Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Le parc national du volcan Poás est sans aucun doute l’un des lieux les plus visités du Costa Rica. Et pour cause, situé à une trentaine de kilomètres seulement au nord-ouest de la capitale San José, il renferme le Poás, un stratovolcan culminant à plus de 2.700 mètres d’altitude. De quoi terminer notre séjour sur le territoire costaricien par une pure merveille naturelle.

Le Poás, l’un des volcans les plus spectaculaires du Costa Rica

Ce qui rend ce volcan aussi magique, c’est que son cratère principal, d’environ 1.500 mètres de diamètre et profond de 300 mètres, héberge aujourd’hui un superbe lac acide de couleur verte : la laguna Caliente. Ses eaux sont très acides (pH < 1), sulfureuses et chaudes (pouvant atteindre jusqu’à 85°C), et dégagent régulièrement des vapeurs toxiques ! Un vrai chaudron en ébullition permanente donc, c’est pour cela qu’il est préconisé de ne pas rester aux abords du cratère plus de 20 minutes !

Tout comme pour observer le sommet du volcan Arenal, il est très difficile d’admirer le lac du volcan Poás qui se trouve la plupart du temps recouvert par les nuages. Mais ce matin, en nous approchant près du cratère, un spectacle splendide s’offre à nous : alors que le parc vient tout juste d’ouvrir, la vue sur le cratère est totalement dégagée, et cerise sur le gâteau, il fait même très beau. De quoi littéralement tomber sous le charme de cet endroit.

Les bienfaits de l’eau acide du volcan

Il faut savoir qu’il y a plusieurs années, avant que l’endroit ne devienne un parc national, les Ticos récupéraient l’eau acide du cratère à l’aide de bouteilles en verre et s’en servaient à des fins médicinales : soulager les douleurs musculaires, brûler les verrues, appliquer dans le trou d’une carie afin de provoquer la chute la dent… Bref, ça devait quand même faire sacrément mal !

Le charme d’une balade dans le parc national

Le parc national du volcan Poás s’étend sur plus de 6.500 hectares tout autour du volcan. Il existe trois sentiers permettant d’en explorer tous les recoins :

• Le Sendero Botos (1,4 km – 30 min) : il s’agit d’une boucle permettant de traverser une forêt de nuages. En chemin, vous pourrez contempler l’un des autres cratères du volcan, le Botos. Comme son jumeau, le cratère renferme un lac acide, dont l’eau est froide et d’un bleu profond cette fois-ci, appelé la laguna Botos.

• Le Sendero Escalonia (400 m – 10 min) : ce petit chemin se parcourt rapidement et permet de rejoindre le coeur de la forêt depuis le parking du parc. Vous pourrez notamment observer plusieurs espèces de plantes. Pour l’anecdote, vous remarquerez que les plantes souffrent des pluies acides dues au volcan, et ont pour la plupart leurs feuilles perforées !

• Le Sendero Canto de Aves (1.8 km – 45 min) : autant l’avouer, nous ne l’avons pas trouvé ! Il y aurait donc aussi ce sentier permettant de traverser la forêt, mais il serait bien moins fréquenté. En tout cas, il serait propice à l’observation des oiseaux… N’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires 😉

En voiture : Rien de plus facile, il faut compter 1h de trajet depuis San José car la route est très sinueuse par moment. Vous traverserez beaucoup de champs de fraises (n’hésitez pas à en acheter d’ailleurs à un vendeur sur le bord de la route, elles sont délicieuses !) et la vue en prenant de la hauteur est splendide. Sur place, le parking est payant, comptez 1.500 Cs.

En taxi : Si vous avez le budget, n’importe quel taxi se fera un plaisir de vous emmener jusqu’au volcan !

En bus : C’est là où ça se corse ! Pour avoir une chance de voir la superbe couleur du lac acide, il faut arriver impérativement à l’ouverture du parc. Or, le bus de la compagnie Coopetransasi part à 9h de Alajuela depuis le Terminal de Tuasa, et n’arrive pas avant 10h30 sur place… Il redescend ensuite à 14h30, et je vous assure que 4h sur place, c’est long ! Prix : $4,60 l’aller-retour.

Le parc est ouvert de 8h à 15h30. Prix de l’entrée : 8.150 Cs (soit $15) / pers.

Le temps d’observation du cratère étant limité pour éviter de trop respirer les vapeurs toxiques, et les chemins d’exploration du parc étant peu nombreux, la visite se fait très rapidement, en 2 heures tout au plus ! On regrette néanmoins que, depuis le parking, il soit nécessaire d’emprunter à pied une large route goudronnée pour rejoindre le cratère… l’endroit perd ainsi un peu de son charme.

Pour être sûrs d’arriver à l’ouverture du parc, nous avons dormi tout proche à l’Hotel Cabinas Las Fresas. Pour $39, nous avions une immense cabinas ressemblant à un chalet de montagne. Situé sur les hauteurs de San José, l’hôtel offre une superbe vue sur les lumières de la ville dès la nuit tombée. On mange également très bien au restaurant de l’hôtel.

La visite du parc doit ABSOLUMENT se faire à l’ouverture, sinon il y a de fortes chances que le lac acide du volcan Poás soit totalement recouvert par les nuages… Ce serait dommage de louper une telle merveille de la nature !

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Comme prévu, le chemin d’accès à la Réserve biologique de Monteverde n’est pas une partie de plaisir. On a passé beaucoup de temps à se renseigner auprès des locaux afin de trouver la route d’accès la plus “praticable”. Parce qu’il faut savoir qu’il n’y a aucune route goudronnée qui permet de rallier Santa Elena, une petite ville nichée à plus de 1.400 mètres d’altitude, servant de point de départ idéal pour visiter Monteverde et ses alentours.

En route pour la réserve de Monteverde

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Conversation avec les Ticos *

– Hola ! La route d’accès pour Monteverde s’il vous plait ?

– C’est la route 606 via Sardina ! Mais vous n’allez pas y aller avec votre petite voiture quand même ?

– Ben… si señor !

– … Ahahahahah ! (Ticos morts de rire)

* Nom donné aux Costariciens

Bon, vous l’aurez compris, se rendre à Monteverde sans 4×4 n’est pas chose facile, et ça fait beaucoup rire les Ticos ! Cependant, je me dois de nuancer tout ce qu’on a pu lire sur Internet : très honnêtement, la route indiquée par les locaux est loin d’être impraticable, comme les agences des tours opérateurs tenteront de vous le faire croire. Elle est même beaucoup plus praticable que celle empruntée pour rejoindre le Parc National Tenorio ! Mais comme à ce moment-là, on ne le sait pas encore… C’est donc avec un peu d’appréhension que l’on s’engage sur la route 606 (à 1 chiffre près, on était plutôt mal !). Et on a eu raison de tenter l’exploit ! Par contre, si vous êtes sujet à une crise cardiaque, de nature stressée ou complètement parano, ne vous engagez sous aucun prétexte sur ce chemin sans un 4×4…

Trois heures de route plus tard, nous posons nos affaires à Santa Elena, qui ressemble à un petit village de montagne, très touristique quand même, mais perdu au milieu de la forêt dense et humide. On se rendra vite compte que dans les environs, il y a tellement de choses à faire qu’on ne va pas s’ennuyer pendant les deux prochains jours à venir !

Un bol d’air frais dans la réserve de Monteverde

Monteverde fait partie de ces endroits immanquables lors d’un séjour au Costa Rica. Sa réserve biologique a été fondée dans les années 50 après que les quakers venant des États-Unis ont entretenu les grands espaces de la région. Il s’agit d’une forêt tropicale de montagne, très humide, baignant dans une brume quasi permanente, aussi connue sous le doux nom de forêt de nuages.

Cette immense réserve biologique privée de plus de 10.500 hectares abrite une biodiversité incroyable : plus de 100 espèces de mammifères400 espèces d’oiseaux120 espèces de reptiles et amphibiensdes dizaines de milliers d’espèces d’insectes ou encore 2.500 espèces de plantes.

C’est donc avec fascination que nous pénétrons dans la profondeur de cette forêt unique, composée à 90% de forêt vierge et possédant pas moins de 11 sentiers et un pont suspendu. Il faut donc prévoir une bonne journée afin de visiter cette réserve !

Vue imprenable sur la canopée depuis le pont suspendu

Généralement située à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, la canopée est associée à “l’étage supérieur de la forêt” et regroupe plus de 80% du feuillage des arbres. C’est d’ailleurs ici que la majorité de l’énergie solaire est captée ! Depuis le pont suspendu de la Réserve, la vision de cette canopée offre un regard totalement différent sur la forêt tropicale dense. De là-haut, on observe une faune abondante et particulièrement riche de biodiversité.

Une rencontre privilégiée avec le Quetzal resplendissant

Il existe un oiseau légendaire au Costa Rica qui fait fantasmer tous les touristes s’intéressant un minimum à la nature : le mythique Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno). Difficile à observer, cet oiseau tropical rare, répandu dans les forêts humides des montagnes du pays, séjourne habituellement entre 2.000 et 2.700 mètres d’altitude. Monteverde est donc l’endroit idéal pour son observation, c’est pourquoi de nombreux naturalistes se rendent sur place.

Nous espérions beaucoup pouvoir rencontrer cet oiseau lors de nos randonnées à Monteverde. Mais, sans guide, c’était loin d’être gagné ! On ne connaissant pas le son qu’il émettait, ni la hauteur à laquelle le chercher, et puis aussi, il faut bien l’avouer, on ne savait pas exactement à quoi il ressemblait.

Heureusement, dès l’entrée du parc nous avons entendu un guide demander au guichet si des Quetzals avaient déjà été repérés dans la journée… et on a un peu tendu l’oreille, comme ça, l’air de rien ;). Résultat, on savait qu’il y en avait un qui se balladait dans le coin, mais on n’avait pas compris où exactement… (Ben quoi, on n’est pas encore bilingue en espagnol hein !).

Pour dénicher ces oiseaux, on a tout essayé : prendre les chemins les plus reculés (sans succès, c’est là où on a vu le moins d’oiseaux d’ailleurs !), suivre des groupes de touristes ayant un guide, demander aux personnes que l’on croisait d’un air complètement désespérés : “Vous n’auriez pas vu un Quetzal siouplait ?!”… En vain !

En fin de journée, en nous dirigeant vers la sortie, nous étions complètement dépités. C’est alors qu’un miracle s’est produit… Une rencontre magique qui a été possible grâce à l’un des gardes du parc qui nous a gentiment montré un couple de Quetzals préparant son nid dans le tronc d’un arbre depuis près de trois semaines. Sans son aide, autant le dire, nous serions passés au moins 10 fois à côté sans jamais les voir !

Guide ou pas guide ?

Un conseil, si vous souhaitez observer des oiseaux, c’est à Monteverde qu’il faut clairement prendre un guide, autrement vous passerez à côté de nombreuses belles rencontres. En ce qui nous concerne, nous y sommes allés en laissant la chance opérer… ne sachant pas à quel point un guide était important pour profiter pleinement de ce parc.

De loin le plus bel oiseau que je n’ai jamais vu, le Quetzal mesure une trentaine de centimètres (sans compter les plumes sous-caudales du mâle qui peuvent atteindre un mètre de long !) et se reconnaît à la huppe de plumes effilochées qui surmonte sa tête. Hormis ses looongues plumes, ce qui le rend également unique est le contraste de sa couleur dominante, le vert émeraude, à celle de son ventre d’un rouge profond.

Observer les colibris, les plus petits oiseaux au monde

Peu après la sortie du parc se situe une halte à ne surtout pas manquer : le Café Colibri. Mis à part pour déguster un gâteau bien mérité après autant d’efforts, l’intérêt est de pouvoir observer des dizaines de colibris qui envahissent les alentours attirés par de l’eau sucrée.

Ces colibris, également appelés oiseaux-mouches, nous offrent un spectacle superbe : les couleurs de leurs plumes oscillent entre le jaune, le vert, le mauve et le bleu. Leurs petites ailes battent tellement rapidement (de 22 à 78 fois par seconde !), qu’on entend un bourdonnement impressionnant tout autour de nous !

Tels des acrobates du ciel, les colibris sont capables d’effectuer des vols extrêmement performants et rapides, et sont les seuls oiseaux à pouvoir se déplacer vers l’arrière ou demeurer sur place. Bref, j’arrête là les infos type National Geographic, mais vous comprendrez que ces petits oiseaux sont fascinants !

Une randonnée nocturne riche en rencontres

Restés sur un sentiment “d’échec” lors de notre dernière balade de nuit dans le parc national de Tortuguero, nous décidons de réitérer l’expérience à Monteverde. Ce soir-là, c’est Marco qui nous emmène en excursion, et immédiatement, on se rend compte qu’on ne joue pas du tout, mais alors pas du tout, dans la même catégorie que lors de notre sortie à Tortuguero

Les deux sorties ont véritablement deux approches totalement différentes.

À Tortuguero

Nous étions en petit groupe de quatre personnes, la sortie était beaucoup plus sympa et intime. Tout le monde était invité à chercher activement les animaux et les insectes de la forêt. Par contre, comme nous étions le seul groupe à chercher dans la zone, nous avions moins de chance de tomber sur un animal sauvage (ce qui fut le cas, nous n’avions pas vu grand chose…).

À Monteverde

Ce sont des groupes de six à huit personnes accompagnés d’un guide greffé à son talkie-walkie afin de communiquer avec les autres guides. Vous ne serez pas spécialement invités à chercher les animaux (enfin, vous pouvez toujours hein !), en général le groupe va seulement suivre le guide. Mais en retour, vous êtes pratiquement sûrs (enfin, la nature reste toujours imprevisible hein !) d’observer un paquet d’animaux. Pourquoi ? Parce que dès qu’un guide aperçoit quelque chose, il prévient ses petits copains qui accourent aussitôt avec leur groupe. Donc peu de chance de rater ne serait-ce que la patte d’une mygale !

Notez en revanche que dans les deux cas, les sorties se font dans des sortes de mini parcs privés. Bien que ces zones soient délimitées, les animaux sont en totale liberté bien évidemment, sinon cela s’appellerait un zoo 😉 Mais gardez en tête qu’à aucun moment vous ne rentrerez de nuit au sein des parcs nationaux (si quelqu’un a trouvé où et comment faire, je veux bien les infos !). Les deux sorties sont donc incomparables, à vous de voir ce que vous préférez (qualité de la sortie vs quantité d’animaux).

Voilà pour l’aparté ! Revenons à nos moutons grenouilles. Marco a définitivement des yeux de lynx (et un talkie-walkie qui fonctionne visiblement !) car en 1h30, il nous aura déniché plus d’animaux que n’importe qui. Un serpent vert qui attendait patiemment une proie, deux toucans, un paresseux

une mygale cachée dans un tronc, de nombreuses araignées et autres insectes, une superbe chouette, un kinkajou (animal à mi-chemin entre l’opossum, le coati et le panda roux), un tapir, et un opossum peureux. Sans parler des grenouilles qui font la renommée du Costa Rica.

Alors oui, on n’est pas perdus en pleine forêt à chercher les animaux en mode explorateur comme je l’ai imaginé dans mes rêves les plus fous, mais en attendant, on a été comblés ce soir-là !

Se prendre pour Superman au dessus de la Canopée de Monteverde

Monteverde est aussi le lieu idéal pour s’essayer à la tyrolienne. Il également possible de faire de la zip-line aux alentours du volcan Arenal, mais le top du top, c’est quand même d’en faire dans la forêt de nuages.

Après de longues réflexions sur les prix, la longueurs des tyroliennes, le nombre de ponts suspendus, la sécurité… nous optons pour les zip-lines de Selvatura : il est le seul prestataire à être situé en plein coeur de la forêt de nuages de Monteverde. Véritable parc à touristes, tout est extrêmement minuté, pas le temps de trainer ou de profiter entre les tyroliennes. C’est un peu le coté négatif du truc, par moment vous avez à peine posé le pied au sol qu’on vous repousse déjà sur une autre tyrolienne.

Le plus de Selvatura ?

15 tyroliennes, dont une gigantesque qui permet de survoler toute l’immensité de la canopée, et que l’on peut d’ailleurs descendre en se prenant pour Superman : harnaché tête la première. De quoi se prendre pour le roi du monde en ayant l’impression de voler au-dessus de la forêt. Il est également possible de faire un saut de Tarzan, mais celui-là, je vous le laisse !

Dans l’après-midi, on poursuit par les ponts suspendus qui traversent la canopée sur plus de trois kilomètres. Nous traverserons pas moins de huit ponts, allant de 50 à 170 mètres de longueur, et suspendus à des hauteurs comprises entre 12 et 60 mètres ! De quoi observer facilement cet écosystème unique, apercevoir des singes, oiseaux, et même des plantes uniques… et tout ça, avec la tête dans les nuages bien évidemment.

Comment rejoindre Santa Elena ? Si vous n’avez pas de 4×4, empruntez la route 606 via Sardina, et non la 145 ou la route via Gucimale. Les Ticos nous ont affirmé que c’est la route la plus praticable : 32 kilomètres sur une route nouvellement  goudronnée, puis 18 kilomètres sur un chemin de graviers, mais aucun nid de poule à déplorer lors de notre passage.

La Réserve biologique de Monteverde est située à seulement 5 kilomètres à l’est du centre de Santa Elena, facilement accessible en voiture.

Le site est ouvert de 7h à 16h. Prix de l’entrée : $20 / pers.

Il nous a fallu toute la journée pour profiter pleinement de cet endroit exceptionnel.

Après plusieurs réflexions, nous avons fait les tyroliennes et les ponts suspendus de Selvatura Park. Prix : $75 / pers pour les tyroliennes et les ponts suspendus. La zip-line en position de Superman est immanquable ($10 / pers à payer en plus) !

Tour de nuit avec Kinkajou Night Walk. Malgré le manque “d’authenticité”, partir à la découverte des animaux la nuit est quand même à faire au moins une fois au Costa Rica ! Prix : $20 / pers, pourboire non inclus (tarif étudiant, même si on ne l’est plus depuis bien longtemps ! Merci à la Pension Santa Elena !), la navette pour vous y emmener est gratuite. Les tours sont à 17h30, 18h45 ou 20h30. Un conseil, ne prenez pas le premier tour ! En passant après, les guides auront déjà repéré pas mal d’animaux 😉 Malin hein !?

Coup de coeur pour la Pension Santa Elena, auberge de jeunesse à l’ambiance très sympa possédant des chambres doubles très jolies (elles sont toutes neuves !). Nous avons même participé à des cours de yoga gratuits durant notre séjour. Ils ont aussi de nombreuses réductions pour les excursions. Comptez 20.140 Cs / nuit, petit-déjeuner copieux inclus ! Ah, et elle est très bien située en plein centre de la ville… que demander de plus ?

On a également testé la Casa Tranquillo et ses cafards, et franchement, rien à voir, on n’a pas vraiment accroché avec l’endroit ! Mais si le coeur vous en dit, comptez $34 / nuit, petit-déjeuner également inclus.

Il n’y a pas de miracle, pour mettre toutes vos chances de votre côté et observer des Quetzals et autres oiseaux uniques, il vous faut un guide. Si vous souhaitez quand même vous lancer comme nous à l’aventure sans guide, voici notre “astuce” : quand il y a des Quetzals dans le coin, les gardes délimitent des périmètres de sécurité à l’aide de rubans, et souvent un ranger rode assez proche pour surveiller la zone. C’est déjà un premier indice 😉

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

La plupart des touristes ne se rendent pas au Parque Nacional Volcán Tenorio, situé au coeur de la Cordillère de Guanacaste, pour observer son volcan. Recouvert par la végétation et culminant à 1.916 mètres d’altitude, celui-ci est en effet éteint depuis bien longtemps. Non, non, si les visiteurs les plus téméraires se rendent jusque-là, c’est pour admirer le Rio Celeste, une rivière aux couleurs extraordinaires traversant le parc national.

La légende raconte que lorsque Dieu termina de peindre le ciel en bleu, il rinça ses pinceaux dans le Rio Celeste.

Partis de La Fortuna, nous longeons les rives du Lac Arenal en direction de Bijagua, une petite ville située près de l’embranchement de la route menant au parc national. C’est d’ailleurs à cet endroit-là que commencent les difficultés puisqu’il nous faut encore parcourir neuf kilomètres sur une route franchement cabossée : nids-de-poule géants, cailloux demesurés, et tout ça avec de nombreuses montées et descentes… Avec notre petite citadine, nous avons donc pris le risque de rouler sur une route non goudronnée puisque nous voulions absolument voir de nos propres yeux le fameux Rio Celeste.

D’ailleurs, puisque nous l’avons fait, je peux vous assurer que c’est réalisable, mais au prix de sueurs intenses, que je ne vous conseille pas ! « Attends, on ne vient pas de rayer le pare-chocs là, non ? », « Sors de la voiture pour me guider ! », « Ah ! Le châssis vient de racler sur un caillou ! »… Vous voyez le truc ?! Inutile de préciser que dans notre cas, nous n’étions bien évidemment pas assurés sur les routes non goudronnées. Sans 4×4, c’est quand même une sacrée expédition, mais finalement en 20 minutes, emballé, c’est pesé.

La découverte du parc national peut commencer

 

À l’entrée du parc national se trouve une sorte de mini musée des horreurs pour ceux qui apprécient le genre un peu gore : toute une panoplie de pots en verre renfermant têtes de boas coupées (je crois que c’était le pire !), serpents, scorpions, araignées ou autres animaux encore plus étranges les uns que les autres. Tous provenant du parc bien évidemment ! Allez, sur ce, on prend son courage à deux mains et on se lance dans une randonnée de trois à quatre heures.

Le sentier s’enfonce dans la forêt pluvieuse, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est humide… et boueux ! La forêt reçoit en effet plus de 4.000 milimètres d’eau par an, les sols sont donc glissants, les promeneurs dérapent souvent et finissent couverts de boue.

Notre premier arrêt se fait à l’endroit le plus connu et apprécié du parc : la cascade du Rio Celeste. À cet endroit, l’eau possède une couleur magnifique, d’un bleu surréel. La vue en hauteur de cette impressionnante chute d’eau se jettant dans un lac d’un bleu laiteux, entourée de jungle verte, est absolument incroyable.

Tout au long de la randonnée, de nombreux points de vue sur le volcan et les massifs environnants sont à découvrir, mais malheureusement, tout comme pour le volcan Arenal, le sommet du majestueux volcan Tenorio est quasiment tout le temps couverte par une forêt de nuages.

Des bains bouillonnants et des émanations de gaz apparaitront également par endroits. Avec l’humidité ambiante, toutes ces couleurs et ce jacuzzi naturel nous donnent envie de nous jeter à l’eau, mais la baignade est interdite dans le parc national ! On restera donc frustrés toute la randonnée.

En remontant le Rio Celeste, on croise la magnifique laguna Azul, qui porte bien son nom. C’est sans aucun doute le plus beau lac que nous ayons jamais vu. Même les superbes trous bleus du Vanuatu ont du mal à rivaliser avec une telle couleur !

Quelques ponts de fortune plus loin, on atteint le « lieu de naissance » du Rio Celeste, là où tout commence. La magie de la nature, quand deux rivières non colorées se rencontrent et se transforment en un cours d’eau d’un bleu turquoise éclatant.

Pourquoi une telle couleur ?

Le Rio Celeste doit sa couleur à un phénomène chimique unique qui se produit au niveau d’un endroit appelé Teñidero. C’est à cet endroit que se rencontrent deux rivières non colorées : la Quebrada Agria qui possède un pH acide, et le Rio Buenavista qui est chargé en particules de silicates d’aluminium. Sous l’effet de l’arrivée de l’eau acide, la taille des particules minérales augmente, passant de 184 à 570 nanomètres. Une partie de ces particules sédimente (visible sur la photo par le dépôt blanc), mais la majeure partie des autres particules reste en suspension dans l’eau. À ce phénomène chimique s’ajoute aussi un phénomène optique, puisque les particules de minéraux en suspension reflètent la lumière d’une telle façon qu’elles apparaissent pour le plus grand plaisir de l’oeil humain d’une couleur bleu turquoise.

Et les animaux dans tout ça ?

C’est à ce moment-là que nous verrons notre premier serpent vert, nageant dans l’eau bleu turquoise de la rivière (on ne s’en lasse décidemment pas !). Non, ce n’est pas un tuyau d’arrosage !

Un peu plus loin, un coati au nez blanc pointe le bout de son museau et s’approche timidement de nous, sûrement à la recherche de nourriture, bien trop habitué aux visiteurs du parc national.

Le parc national Tenorio n’est pas le plus facile d’accès et nécessite souvent de faire un détour dans votre itinéraire, mais la vue du Rio Celeste est vraiment enchanteresque. On dirait une rivière tout droit sortie d’un dessin animé de Walt Disney.

Voyant les capacités exceptionnelles de notre petite 106 sur les routes défoncées du Costa Rica, nous décidons de repousser encore plus ses limites (et de ne pas tenir compte des avertissements des locaux !), en nous lançant à l’assaut de Monteverde. Ça promet !

Pour accéder au parc national Tenorio depuis La Fortuna, longez le lac Arenal jusqu’à rejoindre la bifurcation avec la piste 927 qui est située sur la droite de la route juste après Nuevo Arenal. En suivant cette piste vous passerez par Tierras Morenas, ce qui permet de rejoindre directement Bijagua située à deux pas du volcan Tenorio.

Ne faites pas la même erreur que nous ! Faute d’essence dans le réservoir, nous avons du faire un détour par Tilaran et Cañas avant de rejoindre Bijagua par la route 6, ce qui nous a empêché de couper par la piste 927 et qui aurait pu nous faire gagner un temps précieux. Avec nos détours, nous aurons mis 3h30 avant d’arriver au parc national Tenorio.

L’entrée du parc national coûte 6.500 Cs / pers. Comptez 1.000 Cs supplémentaires pour payer le parking sur place.

En prenant le temps d’apprécier chaque point d’observation, comptez entre trois et quatre heures de marche !

En sortant du parc national, nous dormirons à Cañas à l’Hotel Cañas, tenu par un gentil papy costaricien. Le lieu est sans aucun charme, mais c’est tout ce que l’on a pu trouver sur la route du retour ! Comptez 19.000 Cs / nuit.

Pensez à bien vérifier les prévisions météorologiques avant de faire tout le trajet pour vous rendre jusqu’au parc national, parce que s’il vient de pleuvoir, les particules ne sont plus visibles et la rivière reprend alors une couleur normale. Dans ce cas-là, vous ne pourrez pas apprécier la superbe vue de l’eau d’un bleu turquoise !

Costa Rica #4 – Le majestueux volcan Arenal et ses sources chaudes

Costa Rica #4 – Le majestueux volcan Arenal et ses sources chaudes

Costa Rica #4 – Le majestueux volcan Arenal et ses sources chaudes

Le Costa Rica est surtout connu pour la richesse de sa faune et sa flore. Et pourtant, ce pays renferme aussi d’autres richesses, comme de merveilleux volcans. Et pas qu’un peu ! Il y en aurait en tout 116, dont 5 actifs, et 2 endormis. Sur le chemin du retour vers San José, en provenance du parc national Manuel Antonio, nous décidons de louer une voiture afin de filer découvrir cette superbe zone volcanique !

Je vous le dis tout de suite : louer une voiture pour visiter cette zone est in-dis-pen-sa-ble. Les bus ne desservent que certains endroits, peuvent vous déposer à des kilomètres de l’entrée d’un parc, et se font très rares en journée. Une question revient souvent sur de nombreux forums : “Faut-il obligatoirement louer un 4×4 ?!”. Ce à quoi nous répondons : oui ! Du moins, nous vous le conseillons fortement car, en ce qui nous concerne, nous avions loué une petite 106, et je peux vous dire que nous avons eu de sacrées sueurs froides !

La Fortuna, charmante bourgade au pied du volcan

Nous filons tout droit en direction de La Fortuna, que je qualifierais de point de départ de toute la zone volcanique. Pour rejoindre cette charmante bourgade, nous passons par le petit village de Sarchi, connu dans tout le Costa Rica pour la fabrication des carretas, ces fameuses charrettes traditionnelles colorées tirées par des bœufs. Cette petite escapade nous aura tout de même pris 4h30, à cause des camions et des embouteillages (si, si, c’est possible en pleine campagne costaricienne !), et tout ça parce qu’encore une fois, j’ai voulu prendre la “foutue scenic road” (dixit Greg). Pour couronner le tout, nous avons tellement trainé que nous l’avons parcourue de nuit, inutile de dire que je n’en menais pas large dans la voiture. Nous avons tout de même eu le temps d’admirer quelques plantations de café et une partie de la superbe Cordillère Centrale avant le coucher du soleil.

Arriver un vendredi soir à La Fortuna, qui est un peu le repère des jeunes voyageurs, (moyenne d’âge : 20 ans, ça file un coup de vieux !), est un très mauvais plan. Les hôtels et les auberges sont pleins à craquer et les prix flambent facilement ! Nous poserons malgré tout nos valises dans l’une des meilleures auberges de jeunesse du pays (5 étoiles s’il vous plait !), après avoir négocié le prix d’une nuit… dans une tente safari ! Nous pousseront même le vice jusqu’à prendre un verre au milieu des jeunes faisant la fête autour de la piscine, histoire de bien prouver que nous ne sommes pas que des vieux croutons quoi !

Le saviez-vous ?

Le volcan Arenal est le plus jeune volcan du Costa Rica et impressionne par sa forme conique quasiment symétrique. Culminant à 1 720 mètres d’altitude, il possède pas moins de 5 cratères ! Entré en éruption depuis 1968, il était alors une étape incontournable du Costa Rica car, de nuit, le spectacle était époustouflant. Pas étonnant donc que les touristes se ruent au pied de ce volcan !

Pour vous donner une idée, voici ce que ça donnait, autant dire que c’était plutôt impressionnant.

Volcan Arenal - Wikipedia

Volcan Arenal – Wikipedia

Mais ce que peu de touristes savent, c’est que le volcan n’est plus en activité depuis 2010 ! Pendant notre séjour dans le pays, nous avons rencontré pas mal de voyageurs déçus, qui vraisemblablement ne s’étaient pas renseignés avant de venir, et qui espéraient admirer de nuit les coulées de lave sur les flancs du volcan. C’est sûr que sans ces fameuses coulées, cela rend l’endroit beaucoup moins attrayant, il faut le reconnaitre.

De notre côté, nous nous y sommes rendus en connaissance de cause, davantage par curiosité, afin de voir de nos propres yeux si l’endroit valait le coup (et puis, nous adorons les volcans aussi !). Mais je dois bien avouer que cela ne nous a pas émoustillé plus que ça…

Le parc national du volcan Arenal, un dédale de sentiers

Nous pénétrons au sein du parc national de bonne heure, afin de pouvoir explorer tranquillement tout le petit réseau de sentiers. Un guide n’est absolument pas indispensable, puisque ce n’est pas le lieu où il est possible d’observer le plus d’animaux au Costa Rica.

  • Sendero Los Heliconias (1 km – 15 min)

    Une boucle plutôt courte qui passe par les coulées de lave de 1968. (Je vous le dis tout de suite : on ne voit absolument pas les coulées !). A l’issue du chemin, il est possible de continuer la route sur plus d’un kilomètre jusqu’à atteindre un premier point de vue sur le volcan : le Mirador.

Volcan Arenal

  • Sendero Las Coladas (2 km – 60 min)

    Un sentier dans la forêt tropicale qui conduit aux coulées de lave de 1992. Du haut de ces coulées, le point de vue sur le volcan est superbe, d’autant plus que le cadre teinté de vert et de noir donne lieu à un endroit unique. Malheureusement, comme 90% du temps je dirais, le sommet du volcan est resté dans les nuages. Nous n’aurons jamais la chance de le voir complètement dégagé. (Il parait qu’il faut se lever très tôt, mais même dans ce cas, il faut avoir beaucoup de chance). Toujours au sommet du sentier, en tournant le dos au volcan, nous avons eu une agréable vue sur le lac artificiel Arenal.

Lac Arenal

  • Sendero El Ceibo (2 km – 80 min)

    Depuis le précédent sentier, il est possible d’enchaîner avec celui-ci qui traverse la forêt secondaire jusqu’à atteindre l’entrée du parc national. Sur le chemin, nous avons pu observer un arbre âgé de plus de 400 ans et mesurant près de 50 m de diamètre ! Assez gigantesque quand même 😉 Et puis, mis à part deux toucans (vus de loin, de dos, et dans le brouillard !), aucun animal à signaler malheureusement.

El Weibo - Arenal

Une fascination pour les serpents

A l’entrée du parc, par contre, nous avons pu admirer l’un des mes animaux préférés, ma copine la vipère de Schlegel, sauf que cette fois-ci, elle était jaune.

Vipère jaune

Plutôt paisible, elle n’aura pas bougée d’une écaille durant les 3h où nous sommes restés dans le parc. (En plus, elle est bien élevée dis donc !). Véritable attraction touristique, je me suis même demandée si elle n’était pas en plastique, ou si le ranger ne venait pas la remettre dans une boite à la fermeture du parc avant de la ressortir le lendemain !

Vipère jaune

Un peu de repos s’impose

L’après-midi même, nous optons pour un programme – extrêmement rare – pendant que l’on voyage : nous allons nous détendre, ralentir le rythme en profitant des sources d’eau chaude du volcan Arenal ! Finalement, depuis qu’il n’entre plus en éruption, le business autour de cette zone ce n’est pas tant le volcan, mais plutôt les centaines de sources d’eau chaude situées à ses pieds ! Les prix sont parfois exorbitants pour le pays, mais il faut aussi dire que certaines sources sont bien mieux aménagées que l’Aqualand de Fréjus ! (Prenez-le comme vous voulez !). De notre côté, nous avons entendu dire qu’il y a des sources gratuites, mais non aménagées, peu importe, nous demandons à quelques locaux de nous indiquer la direction de celles de Taracon, un coin encore tenu “secret”. Bon, nous partageons également ces indications avec vous dans les infos en astuces un peu plus bas ! 😉

Une fois sur place, je ne suis très rassurée, les abords ne sont pas engageants. Pour accéder aux sources, il faut longer un petit sentier, passer sous un pont des plus glauques et sombres, se faufiler à travers des grillages, pour enfin arriver dans un endroit grouillant de monde en contrebas d’une route (sic !). Concernant le côté glamour et relaxant, c’est pas vraiment ça ! Mais nous n’allons pas nous plaindre, c’est gratuit, et ça nous permet de tester au milieu des locaux ces fameuses sources d’eau chaude, qui sont finalement très agréables. Sachez qu’en réalité, l’endroit ressemble davantage à une rivière, plus ou moins chaude selon l’endroit où vous vous asseyez, plutôt qu’à des trous d’eau chaude !

Sources d'eau chaude - Arenal

A ce moment-là, nous ne savions pas encore à quel point nous avions bien fait de nous offrir cette après-midi de relaxation, parce que la découverte de l’extraordinaire Rio Celeste, le lendemain, va mettre nos nerfs à rude épreuve !

INFOS & ASTUCES

#1 : Trajet en bus de Quepos à San José : 4045 Cs, départ à 7h30.

#2 : Pour nous rendre jusqu’au loueur de voitures, situé à l’aéroport d’Alajuela, depuis San José : nous prenons un taxi pour rejoindre la Station Wagon, puis un bus local pour Alajuela. C’est extrêmement galère et il y en a pratiquement pour 1h de trajet ! Si c’était à refaire, nous prendrions directement un taxi pour aller jusqu’à Alajuela.

#3 : Évitez de vous rendre à La Fortuna un week-end, les prix grimpent en flèches les vendredis et samedis soirs ! Nuit à La Fortuna : au Arenal Backpackers Resort… sous une tente ! Mais attention, une tente de luxe dans laquelle il y a un vrai lit ! L’inconvénient c’est que ça peut-être un peu bruyant, vu que les tentes sont toutes côte à côte. Mais l’auberge est top (5 étoiles quand même !) et la piscine est superbe. Prix en week-end : $35/nuit + $5 pour le parking.

#4 : Le parc national du volcan Arenal se trouve à 18 km de La Fortuna. L’entrée coûte $15 (16300 Cs). Comptez entre 2 et 3h pour parcourir tous les trails tranquillement. Attention, il y a deux entrées au parc situées à 500 m l’une de l’autre, qui donnent accès à 2 zones différentes, et qui se concurrencent à coup de “Meilleure vue sur le volcan Arenal” ! La première que vous trouverez sur votre chemin, Arena 1968, est un réseau de chemins privés, ce n’est pas l’entrée officielle du parc national. Nous avons donc failli payer l’entrée à cet endroit-là, jusqu’à ce que nous nous rendions compte que ce n’était pas les randonnées que nous avions prévues de faire ! Faites juste attention d’être à l’endroit souhaité !

#5 : Pour accéder aux sources d’eau chaude gratuites de Tabacon, il faut se garer près du pont du lieu-dit, au niveau d’une barrière jaune située sur votre droite en venant d’Arenal. Une personne se faisant passer pour un garde va vous demander de l’argent pour que vous puissiez stationner votre voiture, mais c’est absolument gratuit, c’est une arnaque, ne lui donnez rien ! Il faut ensuite passer sous le pont et remonter le cours d’eau. Vous ne pouvez pas vous tromper, il y a toujours des locaux qui s’y rendent ! Le soir, ils apportent même des bougies pour éclairer les lieux, ce qui doit donner une atmosphère particulière… A tester donc !

Costa Rica #3 – Rencontres animalières au parc national Manuel Antonio sur la côte Pacifique

Costa Rica #3 – Rencontres animalières au parc national Manuel Antonio sur la côte Pacifique

Costa Rica #3 – Rencontres animalières au parc national Manuel Antonio sur la côte Pacifique

Souvenez-vous, nous venions d’arriver à San José, sans aucune idée de la suite de notre itinéraire. Il est encore tôt et nous avons heureusement le temps de prendre un autre bus afin d’avancer dans notre périple. Un peu au hasard, nous décidons de changer complètement de cap… On embarque ainsi pour quatre heures de route, direction la côte Pacifique et le Parque Nacional Manuel Antonio ! (Bon, OK, j’avoue, on voulait se rendre au fabuleux – j’en suis sûre – parc national Corcovado, mais les hébergements étaient déjà malheureusement tous complets… Alors, si vous aussi vous souhaitez y aller, pensez à réserver suffisamment à l’avance).

Parc Manuel Antonio

Quepos, un bon plan hébergement

Quatre heures de bus, c’est long ! C’est donc tous poisseux que nous posons nos sacs à dos dans l’une des meilleures auberges de jeunesse du coin à Quepos, la ville la plus proche de l’entrée du parc national Manuel Antonio.

Située en bord de mer, cette petite ville n’a rien d’extraordinaire, il s’agit essentiellement d’un pied-à-terre agréable pour les petits budgets, et c’est assez touristique. En tout cas, si vous avez le temps, n’hésitez pas à aller admirer le coucher de soleil depuis le sommet de la digue, le ciel prend à cet instant des couleurs incroyables.

Coucher de soleil

Une nuée de touristes

La route sinueuse menant à l’entrée du parc national Manuel Antonio est jonchée de restaurants et de complexes hôteliers, conçus spécialement pour les touristes qui ne souhaitent pas se “frotter” à la population locale. Une fois sur place, le spectacle est stupéfiant… À peine le temps d’ouvrir les grilles du parc que déjà des dizaines de cars climatisés déposent une flopée de vieux retraités, coiffés de leur chapeau d’aventurier, et agrippant fermement un appareil photo et une paire de jumelles d’explorateur dans leurs mains. Répartis par groupes d’une quinzaine de personnes, ces aventuriers de l’extrême partent à la queue leu-leu à l’assaut de Manuel Antonio accompagnés de leurs guides. Le chemin principal qui s’enfonce dans le parc national devient ainsi une vraie autoroute à touristes ! Et parfois, quand certains groupes prennent trop de temps pour observer un paresseux, cela provoque même des bouchons… Mais que fait Bison Futé ?!

Alors vous aussi, lorsque vous passerez les grilles d’entrée de Manuel Antonio, vous n’y couperez pas, quelques guides téméraires vous approcheront pour vous proposer leurs services. Et leur discours est plutôt rodé !

– “Vous voulez un guide pour voir les animaux ?”

– “Non merci, on va aller se promener tous seuls.”

– “Ah OK, alors vous ne voulez pas voir d’animaux ?! Parce que vous ne verrez rien sans guide !”

(Moment de blanc, d’hésitation, de doute…)

– “Euh… Ben c’est à dire que, vu qu’il y a un guide tous les 100 mètres environ, c’est quand même difficile de rater quoique ce soit ! Mais merci quand même !”

Vente de noix de coco

Un véritable coin de paradis

Le parc national Manuel Antonio, d’une surface de 1 983 hectares, est le plus petit parc du Costa Rica, mais également le plus touristique. Sachez-le. Rien que pour cela, nous avions beaucoup hésité avant d’y aller, mais il s’avère que le parc est absolument magnifique et vaut véritablement le détour. Il a même été classé par la revue Forbes en 2011 parmi les 12 plus beaux parcs nationaux du monde.

Playa Manuel Antonio

Sentiers dans la jungle, plages de sable blanc et falaises côtières

Armés de notre plan du parc national, nous suivons les quelques chemins de “randonnée” (quelques centaines de mètres à chaque fois, alors le terme est assez fort !) que possède Manuel Antonio. Ils sont pour la plupart très bien balisés puisque bétonnés. Les chemins traversent la forêt humide ou longent les plages paradisiaques. En prenant parfois de la hauteur, certains passages offrent des vues époustouflantes sur l’océan Pacifique notamment. Mais en dehors de son environnement, ce qui fait l’intérêt de ce parc, c’est la quantité impressionnante d’animaux en tout genre qui peuplent la zone. Impossible d’en ressortir bredouille !

Paresseux

Une farandole d’animaux

Sur les 650 mètres du chemin menant à La Cascada, nous aurons la chance de découvrir deux superbes grenouilles venimeuses (Dendrobates auratus), en pleine tentative d’accouplement. Elles étaient tellement excitées qu’on a mis plus de 30 minutes pour obtenir une seule photo à peu près nette ! Ces minuscules batraciens mesurent de deux à sept centimètres et sont si teintés de couleurs éclatantes qu’on les surnomme les « grenouilles peintes ». Également connues sous le nom de poison dart frog, ces grenouilles sont toxiques à cause d’une substance fabriquée par leur peau : la batrachotoxine, qui est 250 fois plus puissante que le curare, quand même ! Pour l’anecdote, certains indiens enduiraient d’ailleurs leurs flèches de ce poison avant de partir à la chasse.

Grenouilles vénéneuses (Dendrobates auratus)

Quelques mètres plus loin, nous poursuivons sur le sentier Mirador Punta Serrucho, qui offre une vue à couper le souffle sur les falaises côtières.

Parc Manuel Antonio

En passant devant la plage Gemelas, nous décidons de nous arrêter pour pique-niquer (comment ça, il n’est que 11h ?!), le timing est parfait puisque nous aurons droit à une farandole d’animaux sauvages.

Playa Gemelas

C’est l’heure du show !

On ne savait plus où donner de la tête. Cette plage, c’est littéralement le RASVDA, comprenez le Rassemblement des Animaux Sauvages Voleurs aux Dents Acérées ! Un groupe de sapajous (Cebus capucines) dérobent sous nos yeux un répulsif anti-moustiques et une crème solaire, qu’ils se disputent un sacré moment. Finalement, tous ces capucins se retrouvent mouillés et aspergés de produits qui les démangent et leur brûlent les yeux et la peau !

Sapajou capucins (Cebus capucines)

Une âme charitable a bien essayé de leur reprendre ces produits pour éviter qu’ils ne s’intoxiquent, mais rien à faire, face à des rangées de dents prêtes à mordre, tout le monde a reculé d’un bond. Du coup, en photo, ça donne un enchevêtrement de singes en furie.

Sapajou capucins (Cebus capucines)

En même temps, il nous a fallu gérer avec l’apparition soudaine d’un paresseux à moins d’un mètre de nous, cherchant assidument de la nourriture. Imaginez le cri d’une touriste en délire : “Par iciii, lààà, regardeeez, un paresseuuux ! Wouahhh !!!”.

Paresseux

Puis un énooorme iguane au regard assassin est venu s’installer entre les touristes qui bronzaient, histoire de faire distraction pendant que le paresseux se faisait la malle. (On a l’impression que c’est mou du genou cette bête là, mais je vous assure que ça peut détaler à une vitesse folle !).

Iguane

Et enfin, un groupe de ratons laveurs chapardeurs sont arrivés en courant, se sont mis à ouvrir les sacs plein de nourritures, et à voler tout ce qu’ils pouvaient… C’est ainsi qu’une touriste a manqué de rentrer chez elle… sans culotte.

Paresseux

Moralité, si vous souhaitez voir des dizaines d’animaux, rendez-vous directement sur cette plage Gemelas, c’est leur repère, je vous le dis !

Sapajou capucins (Cebus capucines)

En poursuivant notre chemin, le parc nous apparait d’un coup beaucoup plus calme. Les touristes sont soit déjà repartis, soit agglutinés sur les superbes plages (en même temps, vu la chaleur qu’il faisait, on ne va pas leur jeter la pierre hein !). Nous tomberons face à face avec un bébé paresseux, il n’est pas trop mignon ?!

Paresseux

Une petite pause fraîcheur

Dans un dernier effort, accablés par la chaleur, nous nous rendons par le sentier Catedral sur un isthme au milieu duquel se trouve une forêt dense, la Punta Catedral. La formation de cet isthme a fait naître deux superbes plages : la Playa Manuel Antonio, idéale pour la baignade, c’est celle qui possède le plus de charme selon moi, ainsi que la Playa Espadilla Sur.

Parc Manuel Antonio

Afin de nous rafraîchir, et avant que le parc ne ferme, nous allons tout de même nous baigner dans cette superbe eau turquoise entourée d’une végétation magnifique, tropicale et dense. Ah ben non, oubliez le mot rafraîchir, l’eau doit bien être à plus de 35 degrés 🙂

Le clou du spectacle

Après une recherche intensive, nous verrons enfin la dernière espèce de singes vivant au Costa Rica et qui manquait à notre “checklist animalière” : les fameux singes écureuils (ou Saïmiris), les plus petits singes du Costa Rica.

singes écureuils

Il s’agit d’une espèce en danger d’extinction car il n’en resterait plus que 1.500 à Manuel Antonio, l’un des derniers refuges. Pour maximiser vos chances d’observer ces imprévisibles “stars” du parc difficiles à capturer avec un appareil photo, attendez vraiment la fermeture du parc, quand il est pratiquement vidé de ses touristes et que les animaux commencent à reprendre leurs droits.

singes écureuils

singes écureuils

Il faut bien compter une journée entière pour explorer tout ce que le parc national Manuel Antonio a à offrir. Par contre, ne vous attendez pas à un endroit intime ou très sauvage, c’est plein de touristes, mais cela donne une bonne approche de la faune et la flore du pays. Nous avons beaucoup aimé cet endroit, qui permet d’allier rencontres animalières et moments de détente sur les superbes plages.

En attendant, cela ne résout pas le problème que nous avons avec notre itinéraire (mais qu’est-ce qu’on est mal organisés pour ce voyage !)… Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?!

INFOS & ASTUCES

#1 : Comptez une journée de bus pour vous rendre de San José au parc national Manuel Antonio. Nous avons pris le bus de 9h. Temps de trajet : 8 heures pour 157 km. Prix : 4.045 Cs/pers.

#2 : Nuit à Quepos : Au Wide Mouth Frog Hotel, une auberge de jeunesse vraiment très sympa avec une piscine intérieure et située en plein centre-ville (mais calme). Chambre double sans climatisation (seulement un ventilateur), toute petite mais agréable. Prix : 18.900 Cs/nuit (environ $35).

#3 : On ne donne pas beaucoup d’adresses de restaurant, mais on a eu un coup de cœur pour ce petit boui-boui local : le soda Junior tenu par celui qu’on appelait familièrement “Papi”, où on peut manger de délicieux et copieux casadas. Les jus de fruits frais à la mûre sont à tomber par terre. Attention, par contre je vous préviens, ça ne paye pas de mine et si vous souhaitez le grand luxe, passez votre chemin !

#4 : Les bus en direction du parc national partent de la gare routière de Quepos à partir de 6h, puis toutes les 30 minutes. Comptez 30 minutes de trajet pour 7 km. Prix : 620 Cs.

#5 : Le parc ouvre de 7h à 16h, du mardi au dimanche. Il est fermé les lundis pour laisser les animaux respirer un peu ! Entrée : 16$/personne. L’accès est limité à 600 visiteurs la journée et 800 pendant les week-ends et vacances scolaires, je vous conseille donc d’y aller relativement tôt.

Costa Rica #2 – Immersion dans les canaux du parc national de Tortuguero

Costa Rica #2 – Immersion dans les canaux du parc national de Tortuguero

Costa Rica #2 – Immersion dans les canaux du parc national de Tortuguero

Se rendre au parc national de Tortuguero, ça se mérite ! Le trajet est une vraie expédition à lui tout seul et il faut s’armer de patience, car dans un sens comme dans l’autre, il faut compter une bonne journée pour s’y rendre en transports en commun. Mais une fois sur place, c’est une véritable récompense pour les yeux. Beaucoup disent qu’il ne sert à rien d’y aller si ce n’est pas la saison de ponte des tortues, qui se situe entre les mois de mars et d’octobre. C’est faux et archi-faux ! En tout cas, nous sommes bien contents d’avoir fait le déplacement dans ce parc qui s’apparente être le plus humide du pays. Tortuguero, qui signifie “là où pondent les tortues”, est sans aucun doute un incontournable du Costa Rica, ne serait-ce que pour son ambiance de “bout du monde”, puisqu’il est accessible uniquement par bateau ou par avion !

Faune et flore au rendez-vous d’une excursion au fil de l’eau

Comme nous venons de Cahuita, nous décidons de nous rendre à Tortuguero par bateau, via les canaux. De bon matin, nous voilà en compagnie d’un petit groupe de touristes sur le port de Moin, attendant d’embarquer sur le bateau de l’agence Tropical Wind. L’avantage de remonter les canaux de Moin à Tortuguero, c’est que si votre guide est sympa (la plupart du temps !), il va s’arrêter régulièrement pour vous montrer les différents animaux et oiseaux croisés lors du trajet. Aucun doute, cela permet d’allier l’utile à l’agréable, et ça change un peu du bus local comme moyen de transport !

Le trajet emprunté par le bateau est superbe, et surtout très riche en faune de toute sorte. Tout au long de la navigation, nous admirons entre autres des caïmans, des paresseux, des singes et des iguanes lézardant au soleil…

Ainsi que beaucoup d’oiseaux s’envolant à notre passage !

Un dépaysement assuré

Nous traversons d’immenses plantations de bananes, longeons des habitations faites de bric et de broc, et croisons de nombreux locaux se baignant dans la rivière. Eh oh, t’as pensé aux caïmans ??!. Le temps d’un instant, on pourrait presque se prendre pour des explorateurs s’enfonçant dans les lagunes denses et tortueuses de l’Amazonie…

Tortuguero

Après plus de quatre heures de navigation, la chaloupe dépose tout son petit monde au milieu du village. Bienvenidos al Parque Nacional Tortuguero ! Nous voilà arrivés à l’intérieur d’une extraordinaire réserve de plus de 30 000 hectares sur terre et 520 000 sur l’eau, composée de 11 habitats différents, incluant des forêts humides, des marais, des plages et des lagons… Une chose est sûre, tortues ou pas, on ne va pas s’ennuyer !

Pas à pas dans le village de Tortuguero

Dès le premier regard, on ne regrette pas notre choix. L’endroit me fait penser à un village reconstitué ou à un décor de film, même leurs poubelles sont plutôt bien pensées et prennent tour à tour différentes formes : un toucan, un paresseux ou encore un perroquet ! Tout semble pensé pour les touristes. L’allée principale qui traverse le village est pavée et bordée de petites échoppes. On ne va pas mourir de faim 😉

A noter que dès que l’on sort de cette “autopista de turistas”, très animée en journée, on se rend vite compte que le village de Tortuguero reste authentique, et c’est là que l’on trouve les locaux.

Tortuguero

Tortuguero

Nous avions prévu de passer seulement une nuit sur place, mais totalement subjugués par l’ambiance du village, nous décidons sans hésiter une seule seconde de prolonger notre séjour d’une nuit supplémentaire. On s’apercevra d’ailleurs rapidement que vu tout ce qu’il y a à faire ici, c’est le minimum requis ! On pose donc nos sacs à dos à la cabina La Casona : l’extérieur ne paye pas de mine mais l’intérieur est mignon et doté d’un petit jardin tropical. Qu’est-ce qu’on y est bien ! Le charme continue d’opérer.

Tortuguero

Vivre au rythme des locaux

En fin d’après-midi, la plupart des touristes qui dorment dans les “resorts” situés aux alentours repartent par bateau et vident ainsi les rues. Les hébergements proposés dans le village sont sommaires, mais tellement plus typiques ! La vie locale reprend alors son cours : les enfants sortent de l’école et jouent dans les rues, alors que les plus grands discutent à l’ombre d’un arbre.

Tortuguero

La nuit tombe doucement, et c’est le moment où les photographes dégainent leurs appareils photo pour tenter de capturer l’instant lorsque des dizaines d’oiseaux magnifiques et colorés reviennent se poser sur les branches du village. Le challenge de cette fin d’après-midi : prendre en photo les fameux perroquets, qui sont d’ailleurs plutôt difficiles à dénicher !

Tortuguero

Tortuguero

A la rencontre des animaux nocturnes

Le soir même, on se lance dans un tour de nuit avec l’agence Costa Rica Roots, située dans l’allée principale du village. Habituellement animé par David et sa femme, nous avons rendez-vous ce soir-là avec Juan, un jeune costaricien qui travaille depuis peu avec eux. Chaussés de grosses bottes en caoutchouc, nous nous lançons à l’assaut de cette forêt humide, sombre et terrifiante, excités à l’idée de débusquer des animaux nocturnes de toute sorte.

Notre première rencontre se fera avec… des fourmis ! Mais pas n’importe lesquelles ! Ici les fourmis portent sur leur dos de petits morceaux de feuilles vertes, à la “queue leu leu”, ce qui rend le spectacle fascinant.

Ensuite commence une véritable expédition ! Juan nous explique comment détecter les animaux dans le noir total rien qu’en écoutant les sons émis autour de nous. Un exemple ? Si vous entendez des criquets, vous pouvez être presque sûrs qu’il y a des grenouilles à proximité… Logique, non ?! Encore fallait-il y penser !

Tortuguero

Seulement voilà, le problème c’est que notre ami Juan, bien que très gentil, ne détecte strictement rien. Une heure plus tard, nous n’avons pas vu grand chose, si ce n’est des crevettes d’eau douce et quelques petites araignées. Heureusement, la randonnée en-soi est quand même plutôt sympa : encerclés par des bruits plus étranges les uns que les autres, on avance lentement sur un chemin avec de la boue jusqu’aux genoux !

Armés de notre lampe torche, nous décidons de nous mettre à l’affut du moindre insecte rampant par nos propres moyens… et heureusement ! Grâce à mon radar animalier très entraîné, nous avons pu observer une grenouille verte, une sauterelle et une araignée. (OK, dis comme ça, ça ne fait pas rêver, mais regardez plutôt les photos !). Nous avons même fini en beauté puisque nous avons croisé deux serpents en chemin. (Faut-il encore préciser que Juan n’y a pas été pour grand chose ?!).

Je vous avoue avoir été un peu déçue par cette randonnée nocturne. On sait que la nature sauvage n’est pas un zoo, mais on a quand même eu le sentiment que notre guide n’était pas expérimenté, et que du coup il ne savait pas véritablement observer les animaux en pleine nuit…

Dans les méandres des canaux de Tortuguero

Une fois la randonnée nocturne digérée et afin de changer d’agence (il y en a un paquet sur place !), le rendez-vous est pris à l’aube avec l’Asociación de Guias de Tortuguero. Objectif : arpenter les canaux du parc national et observer – une fois de plus – les animaux. (Non, vraiment, on ne s’en lasse pas !). C’est donc Cristobal qui nous emmène sur son canoë ce matin-là.

Le jour n’est pas totalement levé, mais nous voilà déjà glissant doucement sur l’eau, à la lueur des premiers rayons de soleil. Encore un peu endormis, nous l’admirons se lever lentement sur les canaux de Tortuguero, illuminant la forêt humide de mille couleurs. C’est alors le meilleur moment pour observer les animaux, et on peut dire que Cristobal, il a l’œil !

En quelques coups de rames, Cristobal pénètre dans les canaux les plus tortueux et serrés de Tortuguero, bien loin des bruyants bateaux à moteurs contenant des dizaines de touristes. En toute intimité, nous aurons la chance d’apercevoir des caïmans, une loutre affamée, un iguane, des singes araignées, des tortues et toutes sortes d’oiseaux dont un magnifique héron tigre et une chouette. Et surtout, nous verrons enfin ce que l’on souhaitait observer depuis le début de notre séjour : le superbe basilic vert (Basiliscus plumifrons). Au premier abord on dirait un simple lézard, mais détrompez-vous ! Celui-ci possède l’incroyable capacité de courir sur l’eau grâce à l’agilité et la rapidité de ses deux pattes arrière, tout en déployant une grande crête sur sa tête. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est connu sous le nom de Lézard Jésus-Christ. (Pas du tout présomptueux celui-là !).

Tortuguero

Ce parc contient de quoi régaler les amoureux de la faune et la flore, puisqu’il compte une incroyable variété biologique, avec pas moins de 300 espèces d’oiseaux, plus de 110 espèces de reptiles, une cinquantaine d’espèces d’amphibiens, 60 mammifères, 400 espèces d’arbres, et approximativement 2 200 espèces de plantes. Rien que ça ! Il parait que des chanceux ont eu un jour la chance d’apercevoir un jaguar sur les rives des canaux… Je vous le dis tout de suite, ce n’était pas nous !

En plein cœur du parc national de Tortuguero

Nous puisons dans le peu d’énergie qu’il nous reste pour nous rendre ensuite au parc national de Tortuguero. Quelle mauvaise idée ! Non pas que ce lieu ne soit pas intéressant, bien au contraire, mais il est déjà 11h ! Il fait donc chaud, extrêmement chaud, ce qui rend cette balade d’une dizaine de kilomètres aller-retour assez longue ! Et en plus, à cette heure-ci, les animaux font la sieste…

Autant le dire tout de suite, nous n’avons rien vu de “notable” dans le parc. Déjà, nous n’avions pas pris de guide, et celui que l’on a essayé de suivre en douce pendant quelques instants, n’a rien indiqué de plus gros qu’une sauterelle à ses clients ! En tout cas ce n’est pas grave, cette promenade reste agréable, même si elle peut paraître parfois monotone puisqu’on longe continuellement la plage… Notez qu’il est déconseillé de se baigner à Tortuguero à cause des courants marins et des requins, alors pas moyen de se rafraîchir ! Et pour couronner le tout, on a trouvé le moyen de louer des bottes en caoutchouc qui nous tenaient chaud, alors qu’il n’y avait pas la moindre trace de boue sur le chemin ce jour-là… Enfin, il faut quand même savoir qu’il pleut énormément à Tortuguero, et qu’on a eu beaucoup de chance de ne pas avoir une seule goutte de pluie durant nos 2 jours sur place.

Retour à la civilisation, direction San José la capitale

4h30 du matin, nous sommes déjà à l’embarcadère, afin d’être sûrs d’avoir une place dans le taxi-bateau qui repart une heure plus tard en direction de la civilisation. Oui, c’est tôt, mais prendre le bateau à cette heure-ci est une expérience encore plus extraordinaire. L’embarcation glisse sur les flots des canaux de Tortuguero, en pleine nuit, avec comme seule ambiance sonore le bruit de la faune et de la flore. Peu à peu, alors qu’apparaissent les premiers rayons de soleil, la nature s’éveille, quelques animaux pointent le bout de leur nez… avant de retourner se cacher en haut des arbres ou dans la mangrove pour la journée. Un spectacle magnifique.

Après une heure de trajet, nous débarquons à La Pavona où il nous faut encore prendre 2 bus pour retourner à notre point de départ : San José ! Quand je vous dis qu’aller à Tortuguero, c’est une expédition !

Le problème ? C’est qu’une fois arrivés dans la capitale, nous ne savons toujours pas par où aller pour continuer notre périple au Costa Rica !

Tortuguero

INFOS & ASTUCES

#1 : Pour vous rendre en bateau à Tortuguero, il faut aller embarquer à Moin. De Cahuita, prenez le bus de 7h30 à la gare routière en direction de Puerto Limon (35 km – 1h30 de trajet – 1210 Cs/pers), puis un taxi de Puerto Limon à Moin (10 min – 8000 Cs/trajet, essayez de le partager avec d’autres voyageurs !). Je vous conseille de réserver le bateau 1 ou 2 jours avant dans n’importe quelle agence, surtout si vous voyagez en hors saison, comme nous, car il n’y a pas beaucoup de bateaux disponibles. Prix d’un aller simple pour Tortuguero avec l’agence Tropical Wind : 40$/pers. Les bateaux partent de Moin vers 10h.

#2 : Le trajet est quand même un peu long (plus de 4h), donc pensez à prendre un casse-croûte pour midi ! Rassurez-vous, une pause “pipi” est prévue à mi-chemin sur le trajet !

#3 : Nuit à Tortuguero : Cabina La Casona, situé près du terrain de foot. Nous avions exceptionnellement réservé notre hébergement la veille par Internet pour être sûrs d’avoir un endroit où dormir sur place ! Nous avons donc pris une offre avec petit-déjeuner inclus. Prix : 18360 Cs/nuit.

#4 : La marche de nuit ou “Night Walk” est à faire au moins une fois lors de votre séjour au Costa Rica. A Tortuguero, nous sommes passés par l’agence reconnue Costa Rica Roots. Durée : 2h (de 18h à 20h). Prix : 22$/pers. C’est une agence qui jouit d’une très bonne réputation, mais je pense que notre guide n’était pas assez expérimenté, et ça compte beaucoup… Essayez plutôt de faire votre sortie avec David ou sa femme !

#5 : Pour ne payer qu’une seule fois l’entrée au parc national de Tortuguero, faites la sortie en canoë dans les canaux le matin (vu que l’on pénètre dans une zone du parc, il faut également payer l’entrée…), et enchainez avec la visite du parc l’après-midi. Entrée : 15$/pers.

#6 : Beaucoup d’agences organisent une sortie en canoë dans les canaux à la découverte des animaux. Nous sommes passés par l’Asociación de Guias de Tortuguero qui se trouve juste au niveau de l’embarcadère du village. Durée : 2h. Prix : 20$/pers. Une sortie exceptionnelle. Un autre conseil : ne faites surtout pas comme nous et prenez des jumelles, sinon les animaux dans les arbres vont vous paraitre trèèès loin !

#7 : Pour repartir de Tortuguero, nous avons pris le bateau de 5h30 en direction de La Pavona. Attention, il est vite plein ! (Rassurez-vous, il y en a deux autres en matinée : à 9h et 11h). Durée du trajet : 1h. Prix : 2600 Cs/pers avec 1 bagage inclus. Il vous faudra ensuite prendre le bus de 6h30 pour Cariari, puis un autre bus en direction de San José (ou toute autre destination)… Vous pouvez également reprendre le bateau en direction de la côte Sud-Est (Moin) ou l’avion pour une vue aérienne qui doit être inoubliable !

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