Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée

Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée

Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée
Vous en avez marre de la plage, du farniente, des palmiers et de manger des glaces affalés sur les superbes plages de Miami Beach ? Vous avez envie de découvrir un environnement unique au monde et vous dégourdir un peu les jambes ? J’ai ce qu’il vous faut, suivez-moi, je vous emmène découvrir les Everglades et plus précisément Shark Valley, situé à moins d’une heure de Miami !

Le Parc National des Everglades

Déclaré réserve de biosphère, inscrit au patrimoine de l’Unesco et classé zone humide d’importance internationale, le parc national des Everglades a été créé pour protéger un écosystème fragile. Il s’agit de la plus grande réserve de nature sauvage subtropicale du continent nord-américain, et de l’écosystème de mangrove le plus étendu de l’hémisphère occidental. C’est également le principal lieu de nidification des oiseaux aquatiques d’Amérique du Nord… oui oui, rien que ça !

Bref, en résumé, les Everglades c’est une vaste prairie humide totalement plate, composée notamment de marais et de marécages, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est sacrément joli.

Les Everglades renferment pas moins de 36 espèces vivantes considérées comme menacées, dont la fameuse panthère de Floride (mon objectif est bel et bien d’en apercevoir une un jour !), le crocodile américain (à ne pas confondre avec les alligators, qui sont beaucoup plus nombreux !) et le lamantin des Caraïbes. À cela s’ajoutent plus de 360 espèces d’oiseaux, 300 espèces de poissons, 40 espèces de mammifères et 50 espèces de reptiles… bref, pour les amoureux de la nature, c’est quand même un endroit sacrément sympa pour l’observation de la faune et de la flore.

BON À SAVOIR

 

D’une superficie de plus de 6.000 kilomètres carrés, le parc national des Everglades s’étend sur quasiment toute la partie Sud de la Floride, mais il n’existe que 3 entrées principales pour accéder au parc :

La partie Nord : via Miami ou Everglades City

Cette partie regroupe la plupart des prestataires d’airboat, ainsi que Shark Valley, lieu idéal pour se promener à deux pas des alligators en toute liberté.

La partie Sud : via Homestead

C’est ici que vous vous enfoncerez véritablement au coeur des Everglades. Tout le long de la route, vous aurez l’occasion de faire plusieurs petits stops afin de suivre des chemins balisés dans le parc (ils sont très courts !). C’est très sympa à faire, et on y voit pas mal d’alligators, et même des lamantins, mais je vous garde les détails pour un autre article !

Techniquement, il faudrait des jours pour explorer l’immense territoire des Everglades… néanmoins, en une journée, il est possible d’en avoir un bel aperçu.

Pour cela, je vous emmène visiter la partie Nord du parc, le long de la Tamiami Road (US41), une route qui relie Miami à Naples.

C’est par ici que se trouve la plupart des attractions des Everglades, et surtout Shark Valley, l’endroit parfait pour observer de nombreux alligators dans leur milieu naturel !

Faire de l’airboat près de Shark Valley

Avant de vous donner mes conseils, par acquit de conscience, je vous alerte tout de même sur le fait que l’airboat, bien que très divertissant il faut le reconnaitre, est particulièrement mauvais pour l’environnement. En effet, l’airboat génère du bruit faisant fuir les animaux, détruit la végétation, et pollue l’environnement… la manière la plus écologique pour le visiter reste bel et bien la marche à pied ou le vélo !

Toute la zone du parc national des Everglades est protégée, vous ne ferez donc jamais d’airboat au sein même de cet espace, c’est tout simplement interdit. C’est pourquoi les prestataires sont tous situés en bordure du parc. Avant d’arriver à Shark Valley, vous allez passer à côté de dizaines de compagnies proposant des tours en airboat, c’est le moment de vous arrêter !

 

L’Airboat, qu’est-ce que c’est ?

 

L’airboat, ou hydroglisseur en français, est une embarcation à fond très plat propulsée par une hélice aérienne, le tout dans un vacarme assourdissant. Cette structure est idéale pour arpenter les Everglades car il lui suffit de très peu de profondeur pour glisser sur l’eau (et on ne peut pas dire que les Everglades soient reconnus pour leurs profondeurs !). Par moment, l’airboat donne carrément l’impression de s’envoler ! Étant donné le bruit que ça fait, il vous sera donc fourni des boules Quies ou un casque pour protéger vos oreilles.

Pour l’avoir fait plusieurs fois, je peux vous dire qu’il existe deux manières très différentes de faire de l’airboat :

 

  • Vous préférez une expérience dans un petit airboat avec peu de touristes en votre compagnie, une visite un peu plus privilégiée des Everglades et un guide un peu plus présent. En bonus, vous ressentirez plus la sensation de “survoler” les marécages. Pour cela, il vous faudra vous y prendre à l’avance et réserver une heure précise (se pointer sur place est une mauvaise idée). Ça, c’est le top du top, d’autant plus que les tours durent de 45 minutes à 1 heure.
  • Vous êtes en vacances et vous voulez profiter sans trop anticiper en terme d’organisation. Après tout, vous ne savez pas à quelle heure vous allez vous lever ce jour-là, ni quel sera le planning de votre journée. Vous optez donc pour une compagnie très touristique, dont les immenses panneaux publicitaires le long de la route vous ont incités à vous arrêter. C’est un bon plan, le tour dure entre 30 et 45 minutes, et en plus, combiné au ticket, il y a un accès à un mini zoo et à un “alligator show” ! Par contre, ce sont des bateaux beaucoup plus grands et lourds, qui offrent moins de sensations. Dans tous les cas, s’il vous plait, on ne porte pas le bébé alligator à la fin du tour dont la gueule est entourée de scotch, et on ne prend pas le pauvre serpent autour du cou !

Observer les alligators à Shark Valley

Il doit être à peu près midi, la chaleur est écrasante, et vous commencez à transpirer à n’en plus pouvoir. Vous n’avez probablement pas vu beaucoup d’alligators (sauvages !) lors de votre folle virée en airboat, vous êtes donc un peu frustré de ce côté-là… Pas de problème, il est maintenant temps de vous rendre à Shark Valley, le paradis des alligators faisant la réputation de la Floride. Personnellement, je n’en ai jamais vu autant que là-bas. Selon les saisons, je dirais même que ça pullule !

Crocodile ou alligator ?

Les deux appartiennent à la même famille bien évidement, mais ils ont des caractéristiques physiques et une répartition géographique bien différentes !

D’abord, le parc national des Everglades est l’unique endroit au monde où les alligators et les crocodiles coexistent, sous la forme de deux espèces : « american alligators » et « american crocodiles ».

  • Crocodiles : ils ont la tête plutôt fine et pointue, taillée en V, et en observant bien (pas de trop près non plus !), vous pourrez voir qu’ils ont les deux grosses dents du bas qui pointent hors de leur museau. Ils sont plutôt marron-vert et évoluent généralement dans l’eau salée. Long de de près de 6 mètres, ils sont plus agressifs que les alligators. Rassurez-vous, il est cependant très rare de les croiser !
  • Alligators : leur museau est plus large et plutôt arrondi, taillé en U. Leur couleur tire vers le gris foncé-noir et ils préfèrent les eaux douces. Plus petits que les crocodiles, environ 4 mètres de long, ils sont moins agités que leurs cousins. À noter que les Caïmans (encore une 3ème espèce !) font partie du groupe des alligators.

Pour info, on dit souvent qu’il faut se méfier des trous creusés dans le sol si vous visitez le parc à la saison sèche, ce sont généralement les alligators qui explorent le sol pour trouver de l’eau, qui reste fraîche l’été et tiède l’hiver.

Oui oui je vous vois venir d’avance… « Mais pourquoi ça s’appelle Shark Valley, on peut voir des requins aussi ?! ». L’endroit doit son nom à la Shark River, la rivière qui approvisionne la majorité de l’eau des Everglades. C’est dans cette rivière que les premiers colons auraient aperçus des requins bouledogues, d’où le nom ! Si vous trouvez cette explication un peu confuse, désolée… moi non plus j’ai pas trop compris !

Que faire à Shark Valley ?

 

Il existe un sentier goudronné de 24 kilomètres de long : le départ se trouve au Visitor Center, et forme une boucle. À mi-chemin, vous atteindrez une tour d’observation offrant une vue dégagée sur les Everglades et permettant d’apprécier l’étendue des marécages. Il y a également deux autres petites boucles de quelques centaines de mètres le long du chemin, le « Bobcat Trail » et « Otter Trail », qui permettent enfin de quitter cette loooongue route goudronnée toute droite !

Tout le long, vous pourrez observer de nombreux alligators, le plus souvent endormis sur l’herbe, parfois nageant dans l’eau. Il faut faire attention où vous marchez, et même où vous roulez en vélo ! On peut parfois être surpris par une queue d’alligator qui dépasse sur la route (et croyez-moi, vous n’avez pas envie de rouler dessus !). Dernier conseil, évitez d’emmener votre bichon avec vous (sérieusement), il risquerait de finir dans la bouche d’un alligator !

Il y a 3 façon de visiter Shark Valley, même si l’exploration en vélo est de loin ma favorite !

EN TRAM

Pour ceux qui n’ont pas envie de faire d’efforts physiques et qui souhaitent bénéficier d’un tour guidé de Shark Valley, sachez que la visite peut se faire en petit tram ! Comptez 2 heures pour le tour complet.

À PIED

Honnêtement, pour effectuer la boucle de Shark Valley de 24 kilomètres à pied, il faut une sacrée bonne condition physique. Non pas à cause de la difficulté de la route (c’est plat et archi plat, et en ligne droite en plus), mais bel et bien à cause de la chaleur écrasante et du fait qu’il n’y a pas un poil d’ombre tout le long du parcours !

EN VÉLO

Visiter Shark Valley en vélo, c’est sans aucun doute le plus agréable. Vous pouvez vous arrêter tranquillement pour observer les animaux et les oiseaux. Comptez 3 heures.

Parce qu’il n’y a pas que les alligators dans la vie, il est aussi possible d’admirer un nombre impressionnant d’oiseaux (ibis blanc, grande aigrette, grand héron, spatule rosée…) ainsi que des tortues de Floride ! Et si vous êtes chanceux, vous tomberez sur un python, une espèce invasive des Everglades qui n’a rien à faire ici…

Horaires d’ouverture : la bonne nouvelle, c’est que la zone de Shark Valley est ouverte 24h/24h ! Si jamais une promenade de nuit vous tente… (faites tout de même attention où vous mettez les pieds !). En revanche, l’accès en voiture n’est possible que de 8h30 à 18h.

Temps de visite : tout dépend de vous, mais je pense qu’une demi-journée c’est bien !

Prix : $25 par voiture, $20 par moto et $8 par vélo/à pied. L’entrée est valide pendant 7 jours !

Conseils :

– apportez à boire et à manger ! Une fois dans le parc, il n’y a plus rien.

– préparez-vous à affronter la chaleur : chapeau, casquette, tout ce que vous voulez… mais le soleil tape vraiment fort.

– protégez-vous des moustiques : ils sont extrêmement foraces, un très bon produit anti-moustique est essentiel !

Le Tram Tour : départ toutes les heures à partir de 9h pendant la haute saison (de janvier à avril). Le reste du temps, il n’y a que 4 départs par jour.

Prix : $25/personne. Moitié prix pour les enfants. Toutes les infos sont à retrouver ici.

Les vélos : soit vous venez avec votre propre vélo, soit vous en louez un sur place : $9/heure (comptez pratiquement 3 heures pour faire le tour tranquillement) mais ne vous attendez pas à des vélos de compétition ! Ils sont vieux et plutôt lourds…

Conseil de sécurité mentale : la haute saison touristique se situe entre décembre et mars. Cette période est sans aucun doute la meilleure pour visiter les Everglades. Il fait beaucoup plus frais, il ne pleut quasiment jamais, et les moustiques sont plus calmes. Le reste du temps, fuyez ! Sérieusement… Toute tentative de pénétrer dans le parc pendant l’été sera un cauchemar, à cause de la chaleur et… des moustiques ultra actifs ! À peine sorti de votre voiture, vous serez littéralement dévoré (même avec du produit anti-moustique…). À bon entendeur !

La Loop Road Big Cypress National Preserve

Et si vous avez encore un peu de temps, pourquoi ne pas continuer avec la Loop Road Big Cypress National Preserve, longue de 24 kilomètres ? Une « boucle panoramique » permettant de pénétrer cette fois-ci dans le parc voisin des Everglades, la Big Cypress National Reserve ! Il s’agit d’une réserve nationale, bordant les prairies humides du parc national des Everglades. Il faut savoir que même s’ils sont tout proches, ces deux parcs sont bien différents : les Everglades présentent une végétation majoritairement basse, avec des herbes hautes, tandis que Big Cypress est une forêt.

Le long de cette route, vous pourrez observer un écosystème unique dominé par une forêt de cyprès humide, ainsi qu’une flore et une faune très riche : mangroves, alligators, serpents, loutres, lynx, coyotes, ours noirs… Ah et dernier avantage, l’accès est gratuit !

Et si une journée dans les Everglades ne vous suffit pas, partez visiter Fort Lauderdale, à 45 minutes au nord de Miami, en vous inspirant de notre Top 10 des activités à faire dans cette ville connue comme la Venise de l’Amérique !

Bonne visite !

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Cela fait presque deux ans que nous sommes installés à Fort Lauderdale en Floride, et je me rends tout juste compte que je ne vous ai jamais parlé de l’endroit où l’on vit depuis tout ce temps !

Question/réponse type, entendue très (très !) régulièrement :

– “Vous habitez où ?”

– “En Floride”

– “Aaahhh vous habitez à Miami ?! La chanceeeee !”

Bah non, il n’y a pas que Miami en Floride ! C’est comme si Paris était la seule ville de France…

En Floride, il y a aussi Fort Lauderdale. Oui, je sais, cela nous a pris plusieurs mois afin de pouvoir le prononcer de façon fluide, audible, et correcte ! Encore plus compliqué avec l’accent américain… Essayez !

Venez découvrir Fort Lauderdale, la “Venise de l’Amérique” !

Située au coeur de la « Gold Coast », à 47 km au nord de Miami, la ville de Fort Lauderdale s’étend le long de la côte sur environ 11 km. Des kilomètres de belles plages de sable doré, bordées d’une eau turquoise quand toutes les conditions sont réunies (et c’est pas tous les jours malheureusement !). Mais ce qui fait le charme de cette ville, c’est indéniablement ses centaines de kilomètres de canaux et voies navigables intérieures, formant une véritable “autoroute parallèle” ! Contrairement à Venise, ce ne sont pas des gondoles que vous rencontrerez par ici, mais bel et bien des yachts de luxe. Fort Lauderdale est par ailleurs considérée comme la capitale du monde de yachting, avec pas moins de 50 000 yachts enregistrés. Ça en fait du monde sur l’eau !

Ajoutez à cela ses luxueux gratte-ciels, ses maisons à plusieurs millions de dollars, ainsi que ses 100 ans d’histoire, et vous verrez que Fort Lauderdale est une destination de Floride à ne surtout pas oublier ! La preuve, si “seulement” 165.000 personnes ont éte recensées en 2010 à Fort Lauderdale, il faut savoir que la ville accueille jusqu’à 10 millions de touristes par an ! Il s’agit donc d’une véritable station balnéaire, où le soleil règne en maître toute l’année…

La Venise de l’Amérique

Fort Lauderdale est traversée par plus de 400 km de voies d’eau, dont 250 km de canaux navigables pour la plupart creusés au début du XXe siècle, afin de drainer les marécages originels et de permettre le développement urbain. Alors inutile de vous dire que vu d’en haut, c’est magnifique ! Vous comprenez maintenant pourquoi on la surnomme la “Venise de l’Amérique” !

Pour l’anecdote bien kitsch, sachez que la saison 5 des Anges de la téléréalité “Welcome to Florida” avec le fameux “Allo Nabilla” a été tournée non pas à Miami comme tout le monde a pu le croire, mais bien à Fort Lauderdale, dans l’ancienne propriété de Janet Jackson (située à littéralement deux minutes de chez moi) ! Alors, quand je vous disais que Fort Lauderdale, c’est THE place to be, vous me croyez maintenant ?!

Vous êtes donc à présent ultra super motivés pour venir nous voir, mais vous vous demandez quand même ce qu’il peut bien y avoir à faire concrêtement dans le coin… Bah oui quoi, c’est pas l’ambiance de Miami non plus ! Détrompez-vous ! Voici pour vous les 10 activités à ne pas manquer à Fort Lauderdale. Et on rediscutera à la fin de cet article si, “FL” pour les intimes, c’est pas aussi génial que Miami 🙂 #teamfortlauderdale

1/ Remonter le temps au sein de la Bonnet House Museum and Gardens

C’est LA maison historique de Fort Lauderdale ! Située en bordure de la mer, elle tire son nom d’une plante, la Bonnet Lily, plus connue sous le nom de Nénuphar.

Conçue dans les années 1920 par Frederic Clay Bartlett, un artiste américain originaire de Chicago dans l’Illinois, la maison Bonnet est un très bel exemple d’architecture hispanisante, avec ses couleurs vives jaunes et bleues. Les meubles de la maison et l’importante collection d’œuvres d’art ont été conservés sur les lieux. Parmi les œuvres figurent des tableaux de Pablo Picasso et de Paul Gauguin, de même que des tableaux originaux de Frederic Clay Bartlett et de son épouse Lilly.

Mais ce qui rend cette visite vraiment intéressante, c’est bel et bien les jardins luxuriants de cette maison d’époque ! En effet, la propriété ne renferme pas moins de cinq écosystèmes différents : une zone humide et marécageuse, une forêt, un étang, ainsi que des dunes primaires et secondaires donnant sur la mer. Il y a même une salle d’exposition d’orchidées !

Côté animaux, on n’est pas en reste… Des cygnes et tortues se promènent paisiblement le long de l’étang, des ratons laveurs cherchent leur repas de midi, tandis qu’une volière abrite deux perroquets d’Amazonie. Mais le vrai spectacle se situe en hauteur… Ouvrez bien les yeux lors de votre exploration pour dénicher l’un des trois singes-écureuils sauvages du Costa Rica, jouant dans les arbres de la propriété, en toute liberté ! Une rencontre improbable en Floride ! A noter qu’à l’origine, ils étaient 30 ou 40…

Un peu d’histoire…

Cet immense terrain de 14 hectares a été acquis en 1919 par Hugh Taylor Birch, un éminent avocat de Chicago, qui l’a offert en cadeau de mariage à sa fille et à son mari, l’artiste Frederic Clay Bartlett.

La propriété est ouverte du mardi au dimanche, de 9h à 16h. Comptez 2 heures pour la visite.

Horaires des tours (compris dans le prix du billet, il serait dommage de vous en priver !) : toutes les heures, à partir de 9h30. Dernier tour à 15h30.

Pour plus d’informations : www.bonnethouse.org

Entrée : $20 pour les adultes. Pour les résidents de Broward County, vous avez une réduction de $3 sur présentation d’un justificatif de résidence.

Si vous souhaitez seulement visiter les jardins, comptez $10.

Parking gratuit.

2/ Se promener le long de la Riverwalk

Située le long des rives nord et sud de la New River, qui traverse le centre-ville de Fort Lauderdale, la Riverwalk est atypique ! Lors de votre promenade, vous rencontrerez à la fois des parcs, des commerces, de nombreux yachts de luxe et des bâtiment historiques ! Et même parfois, les plus gros iguanes que vous n’aurez jamais vus !

Il s’agit d’une voie piétonne pavée de 1,6 km, permettant de visiter tranquillement le secteur. Sur le chemin, il est possible d’observer de nombreux sites historiques, comme la King-Cromartie House datant de 1907 ou le New River Inn, fondé en 1905, qui est le plus vieil hôtel du comté de Broward. Mention spéciale pour le Stranahan House Museum, situé dans un immeuble qui servait autrefois d’hôtel de ville et de bureau de poste et qui fut construit en 1901 par le fondateur de la ville, Frank Stranahan.

Si vous ne souhaitez pas marcher, une autre option très sympa est de monter à bord d’un bateau effectuant des croisières sur le fleuve ! Une autre façon d’observer avec envie (ou pas !) les yachts de luxe et les résidences somptueuses.

3/ Boire un verre sur Las Olas

Le Boulevard de Las Olas, c’est un peu le Ocean Drive de Miami Beach. Il s’agit d’un boulevard de 4 km, débutant de la plage et s’étendant dans le centre-ville de Fort Lauderdale. Pour ceux qui connaissent Miami, c’est un peu THE place to be SEEN !

On y trouve des petites boutiques, des galeries d’art, des restaurants et des cafés de chaque côté de la rue. Bref, un peu de tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi d’ailleurs : affiches autographiées de groupes de rock connus, vêtements griffés pour les amateurs de Harley Davidson, bijoux ornés de pierres précieuses, vêtements de grandes marques ou encore œuvres d’art.

Si Las Olas a peu d’intérêt en journée pour ma part, en soirée en revanche, c’est le lieu idéal pour profiter de la vie nocturne et écumer les bars, les clubs et les restaurants, la plupart disposant de tables extérieures.

TIPS

Rendez-vous au Riverside Hotel, un établissement historique datant de 1930, représentatif des immeubles pittoresques anciens et des façades de magasins caractérisant ce boulevard.

4/ Lézarder sur Fort Lauderdale Beach

Attention ça ne rigole pas… Fort Lauderdale Beach, c’est 11 km de plages impeccables s’il vous plait ! Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des bandes littorales les plus chics de la Floride. Elle est tellement étendue qu’il vous sera possible de trouver un petit endroit tranquille rien que pour vous ! Petit bémol, il n’y a pas d’ombre partout (notamment au niveau d’Oakland Park, plein soleil assuré) !

Étendez donc votre serviette à l’ombre d’un palmier quand vous en avez trouvé un, et profitez d’une baignade dans une eau hyper chaude, calme et de couleur turquoise !

OÙ POSER SA SERVIETTE ?

  • Le coin le plus “HYPE” : Au niveau de Las Olas, c’est plein de restaurants, bars et boutiques souvenirs pour touristes.
  • Le coin le plus “PAISIBLE” : Au niveau de Sunrise, en face du Hugh Taylor Birch Park !
  • Le coin le plus “SAUVAGE” : Au niveau d’Oakland Park, rare endroit autour de Fort Lauderdale où il n’y a pas d’immeubles qui vous font de l’ombre dès 16h de l’après-midi !
  • Le coin le plus “BALNÉAIRE” : Au niveau de Lauderdale-by-the-sea ! C’est typiquement le genre d’endroit où on a envie de taguer #ilivewhereyouvacation sur Instagram !

5/ Découvrir l’ArtWalk au F.A.T. VILLAGE

Localisé dans le centre de Fort Lauderdale (Downtown) dans le Flagler Village, c’est un peu le mini Wynwood de Miami. Le F.A.T. (Flager + Arts + Technology) Village regroupe des artistes locaux: musiciens, peintres, sculpteurs, photographes, designers. Tous les derniers samedis du mois a lieu en soirée l’ArtWalk, l’occasion de passer une super soirée sur le thème de l’art, la nourriture (food truck) et la musique !

L’ ArtWalk a lieu tous les derniers samedis du mois, de 6pm à 11pm, de janvier à novembre. Les peintures murales sont accessibles librement, il suffit de se balader dans les rues !

Admission gratuite.

Parking gratuit sur NW 1st avenue.

Parking payants à proximité : à l’angle entre la NW 6th Street et NW 1st Avenue, ainsi qu’entre Andrews et NW 4th Street.

Adresse exacte : Au nord de Broward Boulevard, from Andrews Avenue West to the Railroad tracks between 4th and 6th Street.

Pour plus de renseignements : https://www.fatvillage.com

6/ Naviguer sur les canaux de Fort Lauderdale

Venir à Fort Lauderdale et ne pas profiter des centaines de kilomètres de canaux serait une grosse erreur ! Ceux-ci offrent une vue complètement différente sur la ville. On peut y observer les superbes maisons à plusieurs maisons de dollars ainsi que les immenses bateaux amarrés devant. J’aime dire que les canaux sont aussi fréquentés qu’une autoroute ! Le week end se cotoient jets ski, paddles, kayaks, petits et grands bateaux, sur lesquels les habitants n’hésitent pas à bronzer tout en écoutant de la musique. Bref, ça grouille de monde sur les canaux de Fort Lauderdale ! Il existe énormément de manières d’en profiter, en voici les principales:

EN BATEAU

EN JET SKI

EN KAYAK

EN PADDLE

Je vous conseille fortement de vous balader sur les canaux en prenant le WATER TAXI, il s’agit d’un bateau desservant plusieurs arrêts tout le long des canaux, du nord au sud de Fort Lauderdale ! Une manière très sympa de découvrir la ville au fil de l’eau, d’autant plus qu’un membre de l’équipage vous fera une visite guidée des lieux, et vous racontera des anecdotes sur certaines maisons, bateaux ou lieux que vous croiserez en chemin (Comptez $28/jour).

7/ Prendre un verre sur un rooftop

Bonne nouvelle ! Le premier rooftop bar de Fort Lauderdale a officiellement ouvert ses portes en octobre 2017 ! Intitulé le Rooftop @1WLO et haut de 8 étages (je sais, c’est fou fou !), il offre une vue sur la skyline du Downtown. Un lieu idéal pour siroter des cocktails originaux, tout en admirant la vue, dans une ambiance franchement sympa !

Ça se passe par ici, au One West Las Olas, Fort Lauderdale – rooftop1wlo.com

Ouvert tous les jours à partir de 16h, sauf les lundis. Faites attention, il y a une sacrée queue pour y rentrer, surtout les samedis soirs !

Photos courtesy of Rooftop @1WLO

8/ Se cultiver au “Museum of Discovery and Science” 

Cet endroit, c’est un peu la caverne d’Ali Baba. Sous un même toit sont réunis animaux, aquariums, expériences scientifiques interactives et simulateur 3D ! C’est l’endroit où il faut absolument se rendre en cas de mauvais temps.

Sur deux étages, vous pourrez alterner entre l’apprentissage de l’espace, du corps humain ainsi que de la flore et la faune de la Floride:

– Les animaux sont au premier étage, on peut apercevoir de nombreuses loutres de rivière d’Amérique du Nord sous l’eau et à partir des plateformes d’observation. Différentes espèces marines de la Floride sont regroupées dans d’autres aquariums, comme le requin-nourrice et le mérou. Vous verrez également des alligators, des tortues, des chauves-souris, des serpents et des tarentules.

– Les expositions scientifiques sont présentées au deuxième étage.

À noter : Observez la grande horloge de 16 m située tout près de l’entrée principale. Activée par la gravité, elle fait partie des trois seules grandes horloges à énergie cinétique du monde !

9/ Prendre l’air au “Hugh Taylor Birch Park”

Si vous avez bien suivi, le parc doit son nom à Hugh Taylor Birch, le fameux acquéreur de la Bonnet House, située juste en face du parc d’ailleurs.

Situé sur ce qu’on appelle une île-barrière, il est possible de nager dans l’océan d’un côté, pêcher de l’autre et faire du kayak dans la partie centrale ! Vous en connaissez beaucoup vous des parcs comme ça ?! Sans parler des inombrables spots à barbecue pour passer un bon moment entre amis. Il est possible de le parcourir en voiture, à pied, en vélo ou encore même explorer en canoë la lagune d’eau douce appelée Long Lake, qui s’étend sur 1,6 km.

Il existe égalemente quelques sentiers au sein du parc, rien de bien extraordinaire entre nous, mais cela vous permettra de découvrir l’histoire du parc et de connaître son environnement ainsi que sa faune. Certains types de plantes et d’animaux qui s’y trouvent aujourd’hui ont été introduits par Hugh Taylor Birch lui-même.

Et pour finir la journée en beauté, il suffit de traverser la route, et voilà, une plage de sable blanc paisible s’offre à vous !

AVIS AUX COURAGEUX

Tous les samedis et dimanches matin, le parc organise des rencontres avec un ranger, qui vous expliquera tout sur la faune du parc ! Vous pourrez même observer et toucher des serpents et des tortues…

10/ PAsser une soirée sur le fameux Jungle Queen Riverboat

Ok alors là, autant vous dire qu’on entre dans “l’entertainment à l’américaine” ! Le Jungle Queen est un bateau qui vous emmenera tout au long de la New River de Fort Lauderdale, sillonant le long des maisons de Millionnaires “Rich and Famous”, les yachts spectaculaires, et les vues de la ville de nuit. Après cette visite, le bateau vous déposera sur “Tropical Island“, où vous sera servi un diner “All-You-Can-Eat” à base de ribs, poulet et crevettes, le tout sur fond musical. S’ensuivra ensuite un spectacle type “variety show” au sein duquel jongleurs, humoristes, chanteurs vont enchainer les numéros (il faut toutefois bien comprendre l’anglais pour l’apprécier !). Après ceci, il vous restera quelques minutes pour faire le tour de l’île et approcher les pauvres malheureux animaux emprisonnés dans des minuscules enclos pour amuser la galerie.

Bon vous l’aurez compris, pour l’avoir fait, ce genre d’excursion n’est pas ma tasse de thé, mais elle fait quand même partie des excursions populaires de Fort Lauderdale, et elle peut certainement plaire à certains !

Le départ se fait au Bahia Mar Yachting Center sur l’A1A. Il faut se rendre sur place 45 minutes avant le départ.
Prix: $55
L’excursion a lieu de 6pm à 10 pm. Durée de l’excursion: 4h.
Du lundi au dimanche: Juillet et la dernière semaine de Décembre
Du mardi au dimanche: Mars, Avril, Mai, Juin, Août et Septembre
Du mercredi au dimanche: Janvier, Février, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre
Pour ceux qui seraient intéressés uniquement par la croisière, il existe d’autres options qui n’incluent pas le repas ! http://www.junglequeen.com

11/ …ET EN EXTRA ?

 

Miami n’est qu’à 1h de route ! 🙂 Alors, vous venez ?!

Mexique – Découverte de la Péninsule du Yucatán en 9 jours

Mexique – Découverte de la Péninsule du Yucatán en 9 jours

Mexique – Découverte de la Péninsule du Yucatán en 9 jours

L’avantage de vivre en Floride, c’est qu’il est possible de se rendre dans un nombre incalculable de destinations qui font toutes plus rêver les unes que les autres, et ceci à moins de 2 heures d’avion. Nous profitons donc de nos premières vacances, acquises à la sueur de nos fronts, pour nous envoler vers la Péninsule du Yucatán, située au sud-est du Mexique ! Bordée par la mer des Caraïbes, le golfe du Mexique et la Sierra Madre del Sur, la péninsule englobe trois États : le Campeche, le Yucatán et le Quintana Roo.

Le Yucatán possède les plus belles plages de sable blanc aux eaux turquoises du Mexique, mais ce n’est pas son seul atout : il est aussi un ancien pays Maya qui regorge de sites archéologiques impressionnants, comme Chichen Itzá et Tulum. En somme, une destination parfaite combinant plages paradisiaques et culture !

Des plages de Cancún au fort de Campeche, en passant par les ruines anciennes de Tulum et la gastronomie yucatèque, nous partageons avec vous notre itinéraire de 9 jours qui comporte plein de bons plans ! Soyez tout de même prévenu, il s’agit d’un planning très (voire trop !) dense qui laisse peu de place au farniente : nous avons été actifs 100% du temps, et nous sommes revenus bien plus crevés qu’en partant ! C’est donc à prendre en compte… Pas le temps de poser le moindre orteil sur une plage ! Un jour, nous nous mettrons au slow travel, promis ! En tout cas, si vous souhaitez visiter tranquillement la Péninsule du Yucatán et profiter de ses nombreuses plages, 15 jours sur place semblent plus appropriés.

J1 – De Cancún à Tulum

Cancún, la ville américaine à l’état pur

Par curiosité, on traverse rapidement la zone hôtelière de Cancún, qui borde une immense plage d’eau turquoise. Cancún a toujours été un de mes rêves d’adolescente, et je tenais absolument à aller voir de mes propres yeux ce lieu qui m’avait fait tant fantasmer à l’époque. Sans surprise, cet endroit est monté de toute pièce pour les touristes américains, et nous avons trouvé ça atrocement moche. Si vous souhaitez découvrir le « vrai » Mexique, il ne faut absolument pas rester ici !

Nous avons choisi de dormir chez l’habitant dans le centre de Cancún. Ce sera au Bed and Breakfast Eclipse, tenu par Andrea et Sandra, un couple adorable qui possède une grande maison avec une piscine. Pour $35, petit-déjeuner compris, vous avez accès à une immense chambre, avec une salle de bain encore plus grande. Ils nous ont fait découvrir un endroit typique, très sympa et animé les week-ends.

El Parque de las Palapas est considéré comme le vrai cœur de ville de Cancún. Flânant parmi les locaux, il est possible de manger, boire un verre, écouter de la musique, ou se balader autour de petits cabanons pour acheter quelques souvenirs. Idéal pour vous mettre dans l’ambiance dès votre arrivée !

Río Secreto, un extraordinaire cénote fermé

Situé à une dizaine de minutes après Playa del Carmen (que nous avons visitée seulement à la fin de notre voyage), en direction de Tulum, se trouve le cénote Río Secreto. Je vous avoue que quand nous sommes arrivés devant l’entrée, nous avons pris peur : un parking rempli de minibus et un guichet d’accueil digne de celui de Disneyland ! Après une longue hésitation, nous nous sommes faits violence, beaucoup trop curieux d’en explorer l’intérieur qui avait l’air vraiment magique sur les photos… et nous avons bien fait ! Découvert en 2006, et primé sept fois de suite au World Tourism Awards, Río Secreto est un cénote fermé à ne surtout pas manquer. Il s’agit d’une longue grotte creusée dans une roche calcaire renfermant des milliers de stalactites et stalagmites, et traversée par une rivière souterraine d’une eau cristalline extraordinaire. Alors oui, la visite est extrêmement organisée et minutée. Nous sommes une bonne cinquantaine, voire plus, à revêtir nos équipements, mais très rapidement, chaque guide entraine son petit groupe dans des zones différentes du cénote : nous ne croiserons aucun autre groupe à l’intérieur de la grotte, de quoi s’imaginer finalement seuls au monde ! Et nous pouvons vous confirmer qu’à 20 mètres de profondeur, le spectacle est grandiose.

La visite se fait uniquement avec un guide et les horaires sont à respecter : 9h, 11h, 13h et 14h. Comptez 4 heures de visite : trajet jusqu’à l’entrée de Río Secreto en minibus, choix des équipements, visite de la grotte, sans oublier la « dégustation » du buffet mexicain (pour le coup, il n’est vraiment pas terrible !).

Entrée : $79/pers.

Sachez également que les appareils photos et caméras sont interdits à l’intérieur de la grotte. Pour emporter un souvenir avec vous, il vous faudra alors débourser une seconde fois $79 afin de récupérer les photos prises par un professionnel ! (Je m’étouffe encore à la lecture du tarif, limite indécent…). Du coup, vous comprendrez que nous avons exceptionnellement pris une photo sur Internet pour vous montrer à quoi ressemble l’intérieur du cénote et vous donner envie d’y aller !

Un Cénote, mais qu’est-ce que c’est ?!

Un cénote (du maya dzonoot signifiant « trou d’eau ») est un puit naturel étonnant, rempli d’eau douce, qui peut prendre différentes formes : à ciel ouvert, semi-ouvert ou fermé. Cette classification est directement liée à l’âge du cénote : les plus anciens étant complètement ouverts ! Il existerait près de 10.000 cénotes sur la Péninsule du Yucatán, dont seulement 2.500 enregistrés… Cela vous laisse de quoi encore explorer !

Comment se sont formés les cénotes ?

Autrefois, la péninsule du Yucatán n’était qu’un vaste récif corallien plongé à plusieurs mètres de profondeur sous l’eau. Lors de la dernière ère glacière, le niveau des océans s’abaissa tellement qu’émergea un gigantesque plateau calcaire, correspondant à la péninsule du Yucatán.

Exposé à l’air libre et aux pluies légèrement acides, le massif calcaire s’est retrouvé soumis à l’érosion. Au fil du temps, les fissures créées se sont transformées en cavités de plus en plus grandes, jusqu’à devenir un vaste réseau souterrain de galeries et de grottes, partiellement ou totalement inondées, et où se sont formés stalactites et stalagmites. Le cénote voit le jour lorsque le plafond de la cavité, trop fragile, s’effondre.

Comment ça se prononce ?!

En espagnol, cela se prononce [cé-no-té]… C’est noté ?! (Hahaha !)

Cénote Cristalino, premier cénote à ciel ouvert

Sur les conseils d’un célèbre guide touristique, nous nous rendons au Cénote Cristalino, notre premier cénote à ciel ouvert, situé à une quinzaine de minutes après Río Secreto. C’est une petite déception pour nous. Oui, c’est beau, mais c’est envahi de monde, pas mal bétonné, et pour un samedi après-midi, le cénote ressemble davantage à une piscine municipale qu’à une merveille de la nature. Déçus, nous n’y resterons qu’une trentaine de minutes, histoire d’amortir le prix d’entrée qui est excessif, voire carrément du vol ! (Comptez $8/pers). Il y a des cénotes beaucoup plus jolis et bien moins chers au Yucatán, alors ne vous précipitez pas sur celui-ci !

L’eau transparente du cénote Azul

Nous renouvelons immédiatement l’expérience d’un cénote à ciel ouvert en nous arrêtant au cénote Azul, situé juste à côté du cénote Cristalino, qui s’avérera quand même beaucoup plus sympa. Plus vaste, il est possible de trouver un petit coin assez tranquille pour profiter pleinement du lieu. (Prix : $5/pers).

Ambiance bohème à Tulum

Nous arrivons en fin d’après-midi à Tulum, petite ville pour laquelle nous avons eu un coup de cœur dû à l’ambiance un peu « bobo / baba cool » qu’il s’y dégage. Tulum dispose de plages toutes aussi belles que Playa del Carmen, mais reste beaucoup plus reposante.

À l’auberge de jeunesse El Jardin de Frida, que nous recommandons chaleureusement. Les chambres sont simples, mais propres, bien décorées et spacieuses, avec un hamac à côté du lit ! Prix : 700 pesos/nuit, petit-déjeuner inclus.

En tout cas, pas là où nous nous sommes arrêtés, toujours sur les conseils d’un célèbre guide touristique (que nous avons arrêté de suivre ensuite, rassurez-vous !) : l’établissement Don Cafeto n’est vraiment pas un bon rapport qualité / prix selon nous.

En revanche, nous avons essayé le restaurant El Vegetariano, et sans vous mentir, il nous est resté à l’esprit durant tout le séjour ! Nous avons même fait en sorte de revenir y manger lors de notre retour vers Cancún ! Des tacos au poisson frais, du guacamole délicieux, des ceviches à tomber par terre, sans parler des succulentes salades à base de lentilles. Vous pouvez y aller les yeux fermés, c’est frais, sain, et extrêmement bien préparé, juste devant vous !

En bord de plage, il existe un bar restaurant appelé Mateo’s qui possède un mirador offrant une vue dégagée sur les alentours. Ce soir-là, nous avons pu admirer le coucher de soleil tout en sirotant des margaritas au rythme de la musique d’un groupe local. Une première soirée idéale au Mexique ! À noter que l’happy hour est jusqu’à 19h !

J2 – De Tulum à Bacalar

Les ruines de Tulum, vestiges mayas dans un décor de rêve

Il est déjà 9 heures lorsque nous arrivons aux ruines de Tulum, et apparemment tout le monde a eu la même idée que nous. Malgré cela, Tulum ne nous aura pas déçus, bien au contraire. Ce site maya est absolument magnifique, et offre un panorama sur la mer totalement irréel. Pour en savoir plus sur notre visite et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Le Gran Cénote, une belle surprise pour le snorkeling

Au premier abord, l’entrée du Gran Cénote peut rebuter : accueil digne de la Bank of America, vitre teintée, tourniquet à badge… bref, peu engageant. Mais une fois à l’intérieur, le spectacle est vraiment magnifique : vous pourrez observer les nombreuses stalactites et plonger la tête sous l’eau cristalline du cénote pour observer les stalagmites qui se sont formées. Les rayons de lumière se reflétant sur les formations rocheuses sous-marines offrent un spectacle superbe. Par contre, essayez d’y aller assez tôt car ce cénote est également vite pris d’assaut !

Horaires d’ouverture : de 8h à 17h, mais nous vous conseillons fortement d’y aller tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur… et la foule !

Temps de visite : il faut compter 3 heures pour prendre le temps de faire quelques photos et lire toutes les explications. Nous vous avouons qu’en septembre, la chaleur était tellement insupportable dès 9 heures du matin, que nous avions du mal à nous concentrer ! Nous avons donc zappé quelques explications pour notre survie mentale !

Prix : 65 pesos/pers. Il y a un parking à l’entrée pour se garer, ridiculement cher (70 pesos/jour). Ils vous proposeront de prendre un petit train pour rejoindre l’entrée du site… sauf si vous avez des difficultés pour marcher (ou que vous soyez feignant !), cela ne vaut vraiment pas la peine de payer pour faire 500 mètres !

Prix : 300 pesos/pers.

Prévoyez du matériel de snorkeling, même s’il est possible d’en louer sur place. Possibilité de louer un casier pour 30 pesos.

Située au bord de la lagune, l’établissement Casa Carolina est idéal pour ceux qui aiment la tranquillité et le confort simple. Nous avons été accueillis par un petit papy mexicain, plutôt timide. Quel plaisir le matin d’aller sur le ponton, finir de se réveiller confortablement installés dans des hamacs tout en admirant le lever du soleil qui dévoile les couleurs turquoises de la lagune.

Prix : 550 pesos/nuit.

3 heures de route plus tard, nous arrivons à Bacalar, une étape que nous attendions avec impatience. Nous avons beau être en début de soirée, la lagune offre toujours de superbes couleurs…

J3 – De Bacalar à Calakmul

Les 7 couleurs de la lagune de Bacalar

Sur les conseils de notre papy mexicain, nous partons le matin faire un tour de lancha, un petit bateau à moteur, sur la lagune. Le ciel est couvert, mais dès que les rayons du soleil percent les nuages, la lagune s’illumine de sept couleurs incroyables. Et je peux vous dire que c’est absolument magnifique. Pendant 2 heures, nous traverserons des eaux aux couleurs surréelles, pour finir par nous baigner dans de l’eau douce, la plus turquoise que nous n’avions jamais vue. Notre plus grand regret de ce road-trip au Yucátan, c’est bel et bien de ne pas avoir posé plus longtemps nos sacs à dos au bord de cette lagune afin de profiter de cet endroit enchanteresque. Pour en savoir plus sur la lagune de Bacalar et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Les ruines de Becán, une agréable surprise

Nous écourtons malheureusement notre visite de Bacalar pour avoir le temps de nous rendre aux ruines de Becán, encore très peu visitées aujourd’hui. Ce sont nos premières ruines hors des sentiers touristiques, et nous devons dire que nous sommes agréablement surpris.

Le lieu est encore sauvage et il est même possible de grimper tout en haut des pyramides en gravissant plusieurs marches à pic à l’aide d’une corde ! Composé de quatre gigantesques édifices construits autour d’une place centrale, l’endroit est très calme et reposant. Cherchant l’ombre des arbres, nous sommes qu’une petite dizaine à déambuler sur le site. Les ruines de Becán ont la caractéristique d’être entourées par un fossé, unique dans la région maya, ce qui laisse penser à la nature militaire de cette cité…

Une nuée de chauves-souris dans le ciel

C’est tout excités que nous nous apprêtons à vivre une expérience unique et singulière : observer des millions de chauves-souris sortir en masse d’une gigantesque grotte perdue au milieu de la forêt. Ce bon plan, déniché sur Internet, n’existe – encore – dans aucun guide touristique, alors c’est le moment d’en profiter. L’endroit est uniquement connu grâce au bouche à oreille ! À la tombée de la nuit, quelques chauves-souris tournoient à l’entrée de la grotte afin de repérer les potentiels dangers. Puis, de plus en plus de chauves-souris se joignent à la danse, avant de finalement s’envoler toutes ensemble à la recherche de nourriture. À cet instant, impossible de bouger : il y a tellement de chauves-souris qui volent à côté de nous, qu’au moindre mouvement, elles pourraient buter contre nous ! Par contre, mieux vaut ne pas avoir peur de ces petites bêtes sinon la scène peut rapidement tourner au film d’horreur ! C’est clairement un moment atypique et extraordinaire à vivre au moins une fois dans sa vie…

Nous aurions largement préféré visiter tranquillement la lagune de Bacalar par nous-même, en kayak. Mais manquant de temps, nous nous sommes rabattus sur un tour organisé par El Fuerte de Bacalar, une agence locale qui offre des tours en bateau sur la lagune d’une durée de 2 heures pour 400 pesos/pers.
Entrée : Environ 50 pesos/pers. Temps de visite : 1h à 2h suffisent.

À la borne indiquant le kilomètre 106 en direction de Calakmul, et en venant de Bacalar, vous verrez sur votre droite un court chemin sur lequel vous devrez vous garer, tant bien que de mal. De là, il faut marcher sur un sentier balisé d’une centaine de mètres dans la forêt jusqu’à arriver au bord d’un énorme trou béant au fond duquel se trouve l’entrée de la grotte. C’est hyper impressionnant ! Il est important d’arriver bien avant la tombée de la nuit, pour pouvoir trouver le meilleur spot et être sûr de ne rien rater. Bon, par contre, évitez de vous tromper d’horaire concernant le coucher du soleil pour ne pas faire comme nous et attendre 3 heures dans la forêt avant de voir l’oreille d’une chauve-souris !

Nous avons fait l’erreur de ne pas réserver de logement à l’avance ce soir-là, sachant que les hôtels dans le coin sont assez rares. Après l’observation des chauves-souris, il faisait nuit noire et il était déjà tard. Du coup, pris de panique, nous avons rebroussé chemin pour dormir au Rio Bec Dreams, un endroit un peu trop cher pour nous (1050 pesos/nuit en Jungalows, repas 250 pesos), mais avec des bungalows vraiment super mignons. Si c’était à refaire, nous réserverions au camping qui se situe sur la route au niveau de l’embranchement pour rejoindre Calakmul, histoire d’avoir moins de kilomètres à parcourir le lendemain matin.

J4 – De Calakmul à Campeche

Calakmul, cité maya enfouie dans la jungle

Nous n’aurions manqué les ruines de Calakmul pour rien au monde. Considérée comme l’une des plus puissantes cités mayas (jusqu’à 50.000 personnes vivaient ici à l’époque !), Calakmul renferme également la plus haute et la plus grande pyramide du Yucátan. Aujourd’hui, plus de 7.000 structures restent encore enfouies sous la végétation et attendent de révéler leurs secrets. Et c’est bien ça qui rend la visite de Calakmul si particulière : se prendre pour un explorateur dans un site vierge, totalement enseveli sous la végétation dense, et restant à l’écoute des sons émis par la faune environnante ! Et pour ne rien gâcher au plaisir, vous pénétrez au cœur de la réserve de biosphère de Calakmul, une aire protégée mexicaine couvrant près de 15% de l’État de Campeche. Pour en savoir plus sur notre visite des ruines de Calakmul et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Depuis notre hôtel, nous avons tout de même roulé pendant près d’une heure et demie avant de rejoindre l’embranchement en direction de Calakmul. Ensuite, il faut parcourir 20 kilomètres sur une route intermédiaire, en bon état, avant de rouler pendant près d’une heure sur une petite route défoncée pleine de nid de poule. En chemin, vous devez vous acquitter du droit de passage auprès de trois guichets : le premier coûte 50 pesos/pers, le second 62 pesos/pers, et le troisième 65 pesos/pers.

Nous arrivons sur place, il est déjà 11 heures, d’où l’intérêt de dormir plus proche du parc, surtout si vous voulez voir des animaux. Cependant, d’après les propriétaires de notre hôtel, il est bien plus évident de voir des animaux en fin d’après-midi que le matin… Bon, pour nous, ça a vite été réglé : matin, midi ou soir, nous n’en avons croisé absolument aucun sur la route !

En fin d’après-midi, fatigués par la chaleur, nous nous lançons tout de même dans une expédition pour rejoindre Campeche. Je ne vous le conseille pas : faire 4 heures de route après la visite de Calakmul, c’est épuisant ! Dormez plutôt en chemin dans un endroit réservé auparavant !

Totalement épuisés, nous avons craqué à Champotón où nous avons passé la nuit. Cette ville de bord de mer, endroit exact où les espagnols ont conquis le Mexique, n’est pas désagréable et peut constituer une étape sur votre route. Nuit au Aaktun Kay (ancien Snook Inn), prix 450 pesos/nuit. Simple et propre, mais sans charme !

J5 – De Campeche à Uxmal

Campeche, ville coloniale aux couleurs pastelles

Nous sommes tombés sous le charme de Campeche, sans aucun doute notre ville préférée du Yucatán. Le centre historique, situé à l’intérieur de remparts encore visibles, renferme des rues pavées avec de petites maisons coloniales très colorées. Nous pourrions presque lui trouver un air de Cuba ! Nous consacrerons une bonne demi-journée à déambuler dans les rues et à contempler toute la ville du haut des remparts.

La belle Edzná, cité des grimaces

En arrivant à Edzná, nous nous rendons compte que nous commençons vraiment nous attaquer à de sacrées cités mayas : les édifices sont de plus en plus imposants, superbement bien conservés, et renferment d’incroyables détails. Les bâtiments de la cité d’Edzná sont dispersés sur plus de deux kilomètres de long. Nous admirons des masques de stuc, un amphithéâtre, un jeu de balle et même un système complexe de canaux, mais ce qui impressionne le plus, c’est l’Edificio de los Cinco Pisos, une pyramide à cinq niveaux ! En montant au sommet de cet édifice, qui constitue le plus grand bâtiment du site, il est possible d’apprécier un panorama des principales structures de la cité. Ah oui, et aussi, les visiteurs sont peu nombreux, ce qui permet de profiter pleinement des lieux !

L’entrée coûte 55 pesos/pers. Comptez une petite heure de visite.

Nous avons déniché un endroit vraiment au top, un petit coin de paradis tropical ! Tellement bien que nous avons prolongé d’une nuit supplémentaire… dans les bungalows de The Pickled Onions pour 700 pesos/nuit, petit-déjeuner compris. Nous n’avons absolument rien à redire, Valérie, la propriétaire est aux petits soins, et son personnel, qu’elle embauche du village à proximité, Santa Elena, est adorable. Sans oublier la piscine, qui est à un pur bonheur après une journée de transpiration intense ! L’établissement est idéalement situé plein cœur d’un Mexique authentique, près de la Ruta Puuc, de la cité d’Uxmal, et des cénotes du Sud de Merida.

J6 – Uxmal et la Ruta Puuc

La Ruta Puuc, trop souvent délaissée

Vous devez commencer à le remarquer, mais nous adorons nous rendre hors des sentiers battus ! Alors quand nous avons lu que la Ruta Puuc renfermait plusieurs petits sites mayas très peu visités (nous confirmons, il y avait en moyenne 10 visiteurs par jour à cette période !), nous avons foncé tête baissée. Alors oui, ce ne sont pas des merveilles architecturales, beaucoup de bâtiments sont abimés, mais rien que pour cette ambiance « perdu au Mexique », et si vous avez un peu de temps, ces sites valent tout de même le détour. Nous avons ainsi apprécié de discuter avec les locaux qui attendent les visiteurs à l’entrée des sites. Ils vivent tous dans les villages alentours et en profitent pour vendre du miel local, un pur délice, ainsi que quelques sculptures sur bois. Alors oui, vous les payerez plus chères qu’ailleurs, mais au moins elles ne sont pas « Made In China » comme celles de Chichén Itzá, que je qualifie de temple de l’arnaque concernant les souvenirs ! Pour en savoir plus sur notre visite de la Ruta Puuc et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Uxmal, un spectacle son et lumière

Bien moins visitée que Chichén Itzá (quoique maintenant, les touristes y viennent de plus en plus nombreux), la cité maya d’Uxmal n’a rien à lui envier. Le site est immense, les pyramides sont imposantes et majestueuses, et offrent des détails extraordinaires. Mention particulière pour la Pyramide du Devin, un temple en forme de pyramide inhabituelle, puisque les niveaux sont ovales plutôt que rectangulaires ou carrés ! Le soir, nous prenons place en hauteur afin d’assister au spectacle de son et lumière au sein des ruines. De nuit, l’ambiance est complètement différente, et le spectacle est enchanteresque. Bon, je vous avoue que nous n’avons pas compris grand chose de l’histoire, en espagnol, mais voir les bâtiments s’illuminer de toutes les couleurs vaut le détour. Pour en savoir plus sur notre visite des ruines d’Uxmal et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Le prix d’entrée est le même pour les sites de Lábna, Sayil et Kabah : 50 pesos/pers.

Comptez une demi-journée pour visiter les trois. Pensez donc à effectuer la visite de la Ruta Puuc en matinée pour profiter d’Uxmal l’après-midi.

Nous vous conseillons fortement de visiter les ruines d’Uxmal dans l’après-midi, afin de pouvoir assister le soir même au spectacle de son et lumière !

Entrée sur le site : 213 pesos/pers

Spectacle de son et lumière : 94 pesos/pers

Parking : 30 pesos/jour

J7 – Les cénotes du Sud de Merida

Pixyah, entre cénotes et authenticité

Nous sillonnons la campagne au Sud de Merida à la recherche de cénotes cachés. Nous avons entendu parler de cénotes situés proche du village de Pixyah, sans trouver d’information dans les guides touristiques. Bingo ! Il n’en fallait pas plus pour attiser notre curiosité et nous convaincre de prendre la direction de ce village reculé, disons-le ! Sur place, nous faisons la connaissance d’Ernesto, un jeune mexicain improvisé « guide » pour la journée, qui nous propose de nous emmener découvrir deux cénotes: Nayah et Noh-Mozon. Très rapidement, nous nous rendrons compte que notre ami n’a surement pas dû prendre de douche depuis plusieurs jours… Je vous laisse imaginer le trajet en voiture qui nous a semblé durer une éternité, les vitres ouvertes et la tête penchée vers l’extérieur ! (Est-ce que je vous parle de son haleine de phoque aussi ?!). Malgré de bons fous rires, nous nous baignerons sans aucun doute dans les deux cénotes les plus beaux que nous ayons vus au Yucatán ! C’est aussi ce qui rend la visite de cette région du Mexique encore plus excitante : partir à la recherche des nombreux cénotes peu connus ! Un vrai jeu d’enquête, qui ne peut que vous amener au plus près de la population locale…

Les cénotes à cheval de Cuzumá

Pas encore rassasiés par les cénotes, nous continuons notre route jusqu’à Cuzamá, qui offre la possibilité de visiter trois cénotes complètement différents, mais surtout la visite s’effectue de façon originale : à bord d’un charriot tracté par un cheval ! Expérience unique garantie ! Luis, notre guide, nous a ainsi emmenés visiter un cénote ouvert, un semi-fermé et une grotte souterraine ! Pour en savoir plus sur notre visite des cénotes de Cuzamá et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Il y a de fortes chances qu’un habitant de Pixyah vous arrête lors de votre entrée dans le village. Il semblerait qu’un guide soit recommandé (voire obligatoire ?) pour vous rendre jusqu’à ces cénotes. En même temps, sans guide, nous voyons mal comment les trouver ! Ernesto nous a demandé 50 pesos pour nous y conduire, prix d’entrée des cénotes non compris. Chaque cénotes nous a coûté 30 pesos/pers. Comptez moins de 2h de visite.

Faites attention, il y a deux « agences » côte à côte dont la compétition fait rage dès qu’ils aperçoivent le phare de votre voiture… celui que nous avons fait, et qui est sensé être le plus sympa et beau, et le premier sur votre droite. Comptez une demi-journée pour tout visiter.

Horaires d’ouverture : 8h à 16h

Prix : 350 pesos pour les 3 cénotes

Nous rejoignons la ville de Merida, et plus particulièrement le Nomadas Hotel, une auberge de jeunesse très sympa. Pour 480 pesos/nuit, petit-déjeuner compris, nous passerons la nuit dans une chambre double, toute neuve et tout confort. Ah oui, et la piscine est top aussi, mention spéciale pour les hamacs au dessus de l’eau !

Pour cette soirée, un coup de folie nous prend et on ré-ouvre notre fameux guide touristique. Et là c’est le drame… à vouloir déguster les spécialités locales, on se retrouve dans une immense salle à la Chaya Maya, servis par des serveuses déguisées, le tout au son de groupes de musique mexicains passant de table en table en contrepartie d’un peu d’argent. Les plats « typiques » ne nous emballent pas plus que ça, décidément, jetez-moi ce guide !

J8 – De Merida à Valladolid

La ville blanche de Merida

Arrivés la veille, nous nous lançons tôt le matin dans les rues de Merida. En général beaucoup plus attirés par le charme des petits villages, Merida ne nous conquiert pas plus que ça. Cependant, c’est quand même l’endroit idéal pour acheter des souvenirs, nous repartirons donc avec un hamac fait main et autres bricoles sous le bras… Pas le temps de trainer, nous devons absolument avancer dans notre road trip, vu la journée qui nous attend encore !

Chichen Itzá, l’incontournable cité maya

À notre arrivée à Chichen Itza, c’est en apparence plutôt mal parti: on arrive en début d’après-midi sur le site, qui est donc bien évidemment déjà envahi de touristes, et il doit bien faire 40 degrés sans mentir ! Je sens encore la transpiration qui dégouline en continue dans mon dos rien qu’à y repenser (Amis du glamour, bonjour !). En gros, tout ce que l’on vous déconseille ! Rapidement, on se rend compte également que le site est beaucoup plus grand que ce que l’on pensait, et on vous conseille de bien prévoir 4h pour tout apprécier ! Même si pris par le temps nous avons du faire le tour de cet immense site Maya au pas de course, on s’est régalés face à la majestueuse pyramide El Castillo. Chichen Itzá reste vraiment un endroit incontournable du Yucatán. Pour en savoir plus sur notre visite des ruines de Chichen Itzá et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Valladolid, la ”sultane de l’Orient”

Deuxième ville de l’Etat du Yucatán, Valladolid est une citée vraiment charmante, dont les restes coloniaux sont encore bien présents, avec ses maisons colorées et ses rues pavées. Hormis la superbe Cathédrale de San Servacio qui siège au pied du parc central de la ville, Valladolid offre accès à de nombreux cénotes facilement accessibles, dont le Cénote Zaci. Situé en plein cœur du centre ville (pratique !), nous avons décidé de ne pas y aller tout simplement parce que les cénotes bétonnés et remplis de touristes, ce n’est pas trop notre truc ! Il semblerait qu’il y en ait d’autres autour de la ville, dont le Cenote Dzitnup, si vraiment vous persistez à vouloir les visiter ! Non vraiment, le plus sympa à Valladolid, ce sont quand même ses édifices construits à l’époque des colons espagnols, et ses maisons de styles coloniales, ce qui lui a valu le surnom de « Sultane de l’Orient ». Une ville dans laquelle il est agréable de flâner. Pour son côté atypique, il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des femmes vêtues d’une robe blanche : le traditionnel huipil.

Chichen Itzá a beau être envahi de touriste, il faut absolument le visiter. Et tôt de préférence ! Il faut bien 3 à 4h pour visiter le site tranquillement (et si comme nous, vous voulez absolument toujours tout voir !).

Prix : 213 pesos/pers

Parking : 30 pesos

Étrangement, beaucoup d’hôtels étaient complets à Valladolid cette nuit-là. Sans avoir beaucoup le choix, nous passerons donc notre dernière nuit à l’Hotel Zaci (640 pesos/nuit), propre mais sans grand charme selon nous.

J9 – De Valladolid à Cancún

Pas le temps de trainer, on a beaucoup de route pour retourner à Cancún, d’autant plus que l’on souhaite repasser par la Riviera Maya, et non couper par l’autoroute ! Ok on avoue, plus que pour la Riviera Maya, ce détour est essentiellement du à l’envie de visiter les ruines de Cobá avant de prendre l’avion… trop de voyageurs rencontrés sur notre chemin nous en ont dit du bien !

Cobá, exploration d’un site maya en vélo

À Cobá, on se sent bien. Perdu dans la jungle, les ruines de Cobá sont encore loin d’avoir révélées tous ses secrets au monde, et une grande partie est encore enfouie dans la végétation. Créée avant Chichen Itzá ou Tulum, la cité abritait jusqu’à 40 000 Mayas à son époque la plus faste. La structure des bâtiments est particulière puisqu’elle ne ressemble en rien à celle des sites environnants. Cobá reste donc une sacrée énigme pour les archéologues, et l’ambiance qui règne sur place est particulièrement mystérieuse. A l’intérieur du site, il est également possible de suivre des anciens sacbeob (chemins blancs construits par les Mayas, surélevé d’une cinquantaine de centimètres, entre deux murets de cailloux). Mais ce qui fait la particularité de Cobá, c’est que le site peut se visiter à pied, mais également en vélo, ce que nous vous conseillons fortement ! (Oui enfin, sans chauffeur hein, ça c’est la 3ème option !). Le site n’est pas si étendu que ça et totalement à l’ombre. Nous avons donc pris beaucoup de plaisir à visiter les différents ensembles du site répartis de façon distincte : le groupe Cobá, le groupe Macanxoc, le groupe Nohoch Mul, ainsi que le groupe des peintures. Pour en savoir plus sur notre visite des ruines de Cobá et découvrir tous nos conseils, c’est par ici. À découvrir prochainement !

Playa del Carmen, station balnéaire paradisiaque

Sur le chemin, nous passons par Playa del Carmen. Véritable station balnéaire, cette ville est le coeur de la Riviera Maya. C’est avant tout un lieu d’hébergement pour touristes, ainsi que le point d’accès pour se rendre à Cozumel. Ayant connu un boom démographique énorme en très peu de temps, autant dire que c’est devenu une version américanisée de la Grande Motte. Par contre, il faut avouer que la plage est superbe, mais par manque de temps (et l’arrivée de trombes d’eau déferlant sur nous !), nous ne ferons qu’y passer rapidement, ce qui ne nous a malheureusement pas permis d’apprécier l’endroit à sa juste valeur !

Prix: 57 pesos/pers

Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Costa Rica #7 – Le volcan Poás et son étonnant lac acide

Le parc national du volcan Poás est sans aucun doute l’un des lieux les plus visités du Costa Rica. Et pour cause, situé à une trentaine de kilomètres seulement au nord-ouest de la capitale San José, il renferme le Poás, un stratovolcan culminant à plus de 2.700 mètres d’altitude. De quoi terminer notre séjour sur le territoire costaricien par une pure merveille naturelle.

Le Poás, l’un des volcans les plus spectaculaires du Costa Rica

Ce qui rend ce volcan aussi magique, c’est que son cratère principal, d’environ 1.500 mètres de diamètre et profond de 300 mètres, héberge aujourd’hui un superbe lac acide de couleur verte : la laguna Caliente. Ses eaux sont très acides (pH < 1), sulfureuses et chaudes (pouvant atteindre jusqu’à 85°C), et dégagent régulièrement des vapeurs toxiques ! Un vrai chaudron en ébullition permanente donc, c’est pour cela qu’il est préconisé de ne pas rester aux abords du cratère plus de 20 minutes !

Tout comme pour observer le sommet du volcan Arenal, il est très difficile d’admirer le lac du volcan Poás qui se trouve la plupart du temps recouvert par les nuages. Mais ce matin, en nous approchant près du cratère, un spectacle splendide s’offre à nous : alors que le parc vient tout juste d’ouvrir, la vue sur le cratère est totalement dégagée, et cerise sur le gâteau, il fait même très beau. De quoi littéralement tomber sous le charme de cet endroit.

Les bienfaits de l’eau acide du volcan

Il faut savoir qu’il y a plusieurs années, avant que l’endroit ne devienne un parc national, les Ticos récupéraient l’eau acide du cratère à l’aide de bouteilles en verre et s’en servaient à des fins médicinales : soulager les douleurs musculaires, brûler les verrues, appliquer dans le trou d’une carie afin de provoquer la chute la dent… Bref, ça devait quand même faire sacrément mal !

Le charme d’une balade dans le parc national

Le parc national du volcan Poás s’étend sur plus de 6.500 hectares tout autour du volcan. Il existe trois sentiers permettant d’en explorer tous les recoins :

• Le Sendero Botos (1,4 km – 30 min) : il s’agit d’une boucle permettant de traverser une forêt de nuages. En chemin, vous pourrez contempler l’un des autres cratères du volcan, le Botos. Comme son jumeau, le cratère renferme un lac acide, dont l’eau est froide et d’un bleu profond cette fois-ci, appelé la laguna Botos.

• Le Sendero Escalonia (400 m – 10 min) : ce petit chemin se parcourt rapidement et permet de rejoindre le coeur de la forêt depuis le parking du parc. Vous pourrez notamment observer plusieurs espèces de plantes. Pour l’anecdote, vous remarquerez que les plantes souffrent des pluies acides dues au volcan, et ont pour la plupart leurs feuilles perforées !

• Le Sendero Canto de Aves (1.8 km – 45 min) : autant l’avouer, nous ne l’avons pas trouvé ! Il y aurait donc aussi ce sentier permettant de traverser la forêt, mais il serait bien moins fréquenté. En tout cas, il serait propice à l’observation des oiseaux… N’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires 😉

En voiture : Rien de plus facile, il faut compter 1h de trajet depuis San José car la route est très sinueuse par moment. Vous traverserez beaucoup de champs de fraises (n’hésitez pas à en acheter d’ailleurs à un vendeur sur le bord de la route, elles sont délicieuses !) et la vue en prenant de la hauteur est splendide. Sur place, le parking est payant, comptez 1.500 Cs.

En taxi : Si vous avez le budget, n’importe quel taxi se fera un plaisir de vous emmener jusqu’au volcan !

En bus : C’est là où ça se corse ! Pour avoir une chance de voir la superbe couleur du lac acide, il faut arriver impérativement à l’ouverture du parc. Or, le bus de la compagnie Coopetransasi part à 9h de Alajuela depuis le Terminal de Tuasa, et n’arrive pas avant 10h30 sur place… Il redescend ensuite à 14h30, et je vous assure que 4h sur place, c’est long ! Prix : $4,60 l’aller-retour.

Le parc est ouvert de 8h à 15h30. Prix de l’entrée : 8.150 Cs (soit $15) / pers.

Le temps d’observation du cratère étant limité pour éviter de trop respirer les vapeurs toxiques, et les chemins d’exploration du parc étant peu nombreux, la visite se fait très rapidement, en 2 heures tout au plus ! On regrette néanmoins que, depuis le parking, il soit nécessaire d’emprunter à pied une large route goudronnée pour rejoindre le cratère… l’endroit perd ainsi un peu de son charme.

Pour être sûrs d’arriver à l’ouverture du parc, nous avons dormi tout proche à l’Hotel Cabinas Las Fresas. Pour $39, nous avions une immense cabinas ressemblant à un chalet de montagne. Situé sur les hauteurs de San José, l’hôtel offre une superbe vue sur les lumières de la ville dès la nuit tombée. On mange également très bien au restaurant de l’hôtel.

La visite du parc doit ABSOLUMENT se faire à l’ouverture, sinon il y a de fortes chances que le lac acide du volcan Poás soit totalement recouvert par les nuages… Ce serait dommage de louper une telle merveille de la nature !

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Costa Rica #6 – Dans la forêt de nuages de la Réserve biologique de Monteverde

Comme prévu, le chemin d’accès à la Réserve biologique de Monteverde n’est pas une partie de plaisir. On a passé beaucoup de temps à se renseigner auprès des locaux afin de trouver la route d’accès la plus “praticable”. Parce qu’il faut savoir qu’il n’y a aucune route goudronnée qui permet de rallier Santa Elena, une petite ville nichée à plus de 1.400 mètres d’altitude, servant de point de départ idéal pour visiter Monteverde et ses alentours.

En route pour la réserve de Monteverde

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Conversation avec les Ticos *

– Hola ! La route d’accès pour Monteverde s’il vous plait ?

– C’est la route 606 via Sardina ! Mais vous n’allez pas y aller avec votre petite voiture quand même ?

– Ben… si señor !

– … Ahahahahah ! (Ticos morts de rire)

* Nom donné aux Costariciens

Bon, vous l’aurez compris, se rendre à Monteverde sans 4×4 n’est pas chose facile, et ça fait beaucoup rire les Ticos ! Cependant, je me dois de nuancer tout ce qu’on a pu lire sur Internet : très honnêtement, la route indiquée par les locaux est loin d’être impraticable, comme les agences des tours opérateurs tenteront de vous le faire croire. Elle est même beaucoup plus praticable que celle empruntée pour rejoindre le Parc National Tenorio ! Mais comme à ce moment-là, on ne le sait pas encore… C’est donc avec un peu d’appréhension que l’on s’engage sur la route 606 (à 1 chiffre près, on était plutôt mal !). Et on a eu raison de tenter l’exploit ! Par contre, si vous êtes sujet à une crise cardiaque, de nature stressée ou complètement parano, ne vous engagez sous aucun prétexte sur ce chemin sans un 4×4…

Trois heures de route plus tard, nous posons nos affaires à Santa Elena, qui ressemble à un petit village de montagne, très touristique quand même, mais perdu au milieu de la forêt dense et humide. On se rendra vite compte que dans les environs, il y a tellement de choses à faire qu’on ne va pas s’ennuyer pendant les deux prochains jours à venir !

Un bol d’air frais dans la réserve de Monteverde

Monteverde fait partie de ces endroits immanquables lors d’un séjour au Costa Rica. Sa réserve biologique a été fondée dans les années 50 après que les quakers venant des États-Unis ont entretenu les grands espaces de la région. Il s’agit d’une forêt tropicale de montagne, très humide, baignant dans une brume quasi permanente, aussi connue sous le doux nom de forêt de nuages.

Cette immense réserve biologique privée de plus de 10.500 hectares abrite une biodiversité incroyable : plus de 100 espèces de mammifères400 espèces d’oiseaux120 espèces de reptiles et amphibiensdes dizaines de milliers d’espèces d’insectes ou encore 2.500 espèces de plantes.

C’est donc avec fascination que nous pénétrons dans la profondeur de cette forêt unique, composée à 90% de forêt vierge et possédant pas moins de 11 sentiers et un pont suspendu. Il faut donc prévoir une bonne journée afin de visiter cette réserve !

Vue imprenable sur la canopée depuis le pont suspendu

Généralement située à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, la canopée est associée à “l’étage supérieur de la forêt” et regroupe plus de 80% du feuillage des arbres. C’est d’ailleurs ici que la majorité de l’énergie solaire est captée ! Depuis le pont suspendu de la Réserve, la vision de cette canopée offre un regard totalement différent sur la forêt tropicale dense. De là-haut, on observe une faune abondante et particulièrement riche de biodiversité.

Une rencontre privilégiée avec le Quetzal resplendissant

Il existe un oiseau légendaire au Costa Rica qui fait fantasmer tous les touristes s’intéressant un minimum à la nature : le mythique Quetzal resplendissant (Pharomachrus mocinno). Difficile à observer, cet oiseau tropical rare, répandu dans les forêts humides des montagnes du pays, séjourne habituellement entre 2.000 et 2.700 mètres d’altitude. Monteverde est donc l’endroit idéal pour son observation, c’est pourquoi de nombreux naturalistes se rendent sur place.

Nous espérions beaucoup pouvoir rencontrer cet oiseau lors de nos randonnées à Monteverde. Mais, sans guide, c’était loin d’être gagné ! On ne connaissant pas le son qu’il émettait, ni la hauteur à laquelle le chercher, et puis aussi, il faut bien l’avouer, on ne savait pas exactement à quoi il ressemblait.

Heureusement, dès l’entrée du parc nous avons entendu un guide demander au guichet si des Quetzals avaient déjà été repérés dans la journée… et on a un peu tendu l’oreille, comme ça, l’air de rien ;). Résultat, on savait qu’il y en avait un qui se balladait dans le coin, mais on n’avait pas compris où exactement… (Ben quoi, on n’est pas encore bilingue en espagnol hein !).

Pour dénicher ces oiseaux, on a tout essayé : prendre les chemins les plus reculés (sans succès, c’est là où on a vu le moins d’oiseaux d’ailleurs !), suivre des groupes de touristes ayant un guide, demander aux personnes que l’on croisait d’un air complètement désespérés : “Vous n’auriez pas vu un Quetzal siouplait ?!”… En vain !

En fin de journée, en nous dirigeant vers la sortie, nous étions complètement dépités. C’est alors qu’un miracle s’est produit… Une rencontre magique qui a été possible grâce à l’un des gardes du parc qui nous a gentiment montré un couple de Quetzals préparant son nid dans le tronc d’un arbre depuis près de trois semaines. Sans son aide, autant le dire, nous serions passés au moins 10 fois à côté sans jamais les voir !

Guide ou pas guide ?

Un conseil, si vous souhaitez observer des oiseaux, c’est à Monteverde qu’il faut clairement prendre un guide, autrement vous passerez à côté de nombreuses belles rencontres. En ce qui nous concerne, nous y sommes allés en laissant la chance opérer… ne sachant pas à quel point un guide était important pour profiter pleinement de ce parc.

De loin le plus bel oiseau que je n’ai jamais vu, le Quetzal mesure une trentaine de centimètres (sans compter les plumes sous-caudales du mâle qui peuvent atteindre un mètre de long !) et se reconnaît à la huppe de plumes effilochées qui surmonte sa tête. Hormis ses looongues plumes, ce qui le rend également unique est le contraste de sa couleur dominante, le vert émeraude, à celle de son ventre d’un rouge profond.

Observer les colibris, les plus petits oiseaux au monde

Peu après la sortie du parc se situe une halte à ne surtout pas manquer : le Café Colibri. Mis à part pour déguster un gâteau bien mérité après autant d’efforts, l’intérêt est de pouvoir observer des dizaines de colibris qui envahissent les alentours attirés par de l’eau sucrée.

Ces colibris, également appelés oiseaux-mouches, nous offrent un spectacle superbe : les couleurs de leurs plumes oscillent entre le jaune, le vert, le mauve et le bleu. Leurs petites ailes battent tellement rapidement (de 22 à 78 fois par seconde !), qu’on entend un bourdonnement impressionnant tout autour de nous !

Tels des acrobates du ciel, les colibris sont capables d’effectuer des vols extrêmement performants et rapides, et sont les seuls oiseaux à pouvoir se déplacer vers l’arrière ou demeurer sur place. Bref, j’arrête là les infos type National Geographic, mais vous comprendrez que ces petits oiseaux sont fascinants !

Une randonnée nocturne riche en rencontres

Restés sur un sentiment “d’échec” lors de notre dernière balade de nuit dans le parc national de Tortuguero, nous décidons de réitérer l’expérience à Monteverde. Ce soir-là, c’est Marco qui nous emmène en excursion, et immédiatement, on se rend compte qu’on ne joue pas du tout, mais alors pas du tout, dans la même catégorie que lors de notre sortie à Tortuguero

Les deux sorties ont véritablement deux approches totalement différentes.

À Tortuguero

Nous étions en petit groupe de quatre personnes, la sortie était beaucoup plus sympa et intime. Tout le monde était invité à chercher activement les animaux et les insectes de la forêt. Par contre, comme nous étions le seul groupe à chercher dans la zone, nous avions moins de chance de tomber sur un animal sauvage (ce qui fut le cas, nous n’avions pas vu grand chose…).

À Monteverde

Ce sont des groupes de six à huit personnes accompagnés d’un guide greffé à son talkie-walkie afin de communiquer avec les autres guides. Vous ne serez pas spécialement invités à chercher les animaux (enfin, vous pouvez toujours hein !), en général le groupe va seulement suivre le guide. Mais en retour, vous êtes pratiquement sûrs (enfin, la nature reste toujours imprevisible hein !) d’observer un paquet d’animaux. Pourquoi ? Parce que dès qu’un guide aperçoit quelque chose, il prévient ses petits copains qui accourent aussitôt avec leur groupe. Donc peu de chance de rater ne serait-ce que la patte d’une mygale !

Notez en revanche que dans les deux cas, les sorties se font dans des sortes de mini parcs privés. Bien que ces zones soient délimitées, les animaux sont en totale liberté bien évidemment, sinon cela s’appellerait un zoo 😉 Mais gardez en tête qu’à aucun moment vous ne rentrerez de nuit au sein des parcs nationaux (si quelqu’un a trouvé où et comment faire, je veux bien les infos !). Les deux sorties sont donc incomparables, à vous de voir ce que vous préférez (qualité de la sortie vs quantité d’animaux).

Voilà pour l’aparté ! Revenons à nos moutons grenouilles. Marco a définitivement des yeux de lynx (et un talkie-walkie qui fonctionne visiblement !) car en 1h30, il nous aura déniché plus d’animaux que n’importe qui. Un serpent vert qui attendait patiemment une proie, deux toucans, un paresseux

une mygale cachée dans un tronc, de nombreuses araignées et autres insectes, une superbe chouette, un kinkajou (animal à mi-chemin entre l’opossum, le coati et le panda roux), un tapir, et un opossum peureux. Sans parler des grenouilles qui font la renommée du Costa Rica.

Alors oui, on n’est pas perdus en pleine forêt à chercher les animaux en mode explorateur comme je l’ai imaginé dans mes rêves les plus fous, mais en attendant, on a été comblés ce soir-là !

Se prendre pour Superman au dessus de la Canopée de Monteverde

Monteverde est aussi le lieu idéal pour s’essayer à la tyrolienne. Il également possible de faire de la zip-line aux alentours du volcan Arenal, mais le top du top, c’est quand même d’en faire dans la forêt de nuages.

Après de longues réflexions sur les prix, la longueurs des tyroliennes, le nombre de ponts suspendus, la sécurité… nous optons pour les zip-lines de Selvatura : il est le seul prestataire à être situé en plein coeur de la forêt de nuages de Monteverde. Véritable parc à touristes, tout est extrêmement minuté, pas le temps de trainer ou de profiter entre les tyroliennes. C’est un peu le coté négatif du truc, par moment vous avez à peine posé le pied au sol qu’on vous repousse déjà sur une autre tyrolienne.

Le plus de Selvatura ?

15 tyroliennes, dont une gigantesque qui permet de survoler toute l’immensité de la canopée, et que l’on peut d’ailleurs descendre en se prenant pour Superman : harnaché tête la première. De quoi se prendre pour le roi du monde en ayant l’impression de voler au-dessus de la forêt. Il est également possible de faire un saut de Tarzan, mais celui-là, je vous le laisse !

Dans l’après-midi, on poursuit par les ponts suspendus qui traversent la canopée sur plus de trois kilomètres. Nous traverserons pas moins de huit ponts, allant de 50 à 170 mètres de longueur, et suspendus à des hauteurs comprises entre 12 et 60 mètres ! De quoi observer facilement cet écosystème unique, apercevoir des singes, oiseaux, et même des plantes uniques… et tout ça, avec la tête dans les nuages bien évidemment.

Comment rejoindre Santa Elena ? Si vous n’avez pas de 4×4, empruntez la route 606 via Sardina, et non la 145 ou la route via Gucimale. Les Ticos nous ont affirmé que c’est la route la plus praticable : 32 kilomètres sur une route nouvellement  goudronnée, puis 18 kilomètres sur un chemin de graviers, mais aucun nid de poule à déplorer lors de notre passage.

La Réserve biologique de Monteverde est située à seulement 5 kilomètres à l’est du centre de Santa Elena, facilement accessible en voiture.

Le site est ouvert de 7h à 16h. Prix de l’entrée : $20 / pers.

Il nous a fallu toute la journée pour profiter pleinement de cet endroit exceptionnel.

Après plusieurs réflexions, nous avons fait les tyroliennes et les ponts suspendus de Selvatura Park. Prix : $75 / pers pour les tyroliennes et les ponts suspendus. La zip-line en position de Superman est immanquable ($10 / pers à payer en plus) !

Tour de nuit avec Kinkajou Night Walk. Malgré le manque “d’authenticité”, partir à la découverte des animaux la nuit est quand même à faire au moins une fois au Costa Rica ! Prix : $20 / pers, pourboire non inclus (tarif étudiant, même si on ne l’est plus depuis bien longtemps ! Merci à la Pension Santa Elena !), la navette pour vous y emmener est gratuite. Les tours sont à 17h30, 18h45 ou 20h30. Un conseil, ne prenez pas le premier tour ! En passant après, les guides auront déjà repéré pas mal d’animaux 😉 Malin hein !?

Coup de coeur pour la Pension Santa Elena, auberge de jeunesse à l’ambiance très sympa possédant des chambres doubles très jolies (elles sont toutes neuves !). Nous avons même participé à des cours de yoga gratuits durant notre séjour. Ils ont aussi de nombreuses réductions pour les excursions. Comptez 20.140 Cs / nuit, petit-déjeuner copieux inclus ! Ah, et elle est très bien située en plein centre de la ville… que demander de plus ?

On a également testé la Casa Tranquillo et ses cafards, et franchement, rien à voir, on n’a pas vraiment accroché avec l’endroit ! Mais si le coeur vous en dit, comptez $34 / nuit, petit-déjeuner également inclus.

Il n’y a pas de miracle, pour mettre toutes vos chances de votre côté et observer des Quetzals et autres oiseaux uniques, il vous faut un guide. Si vous souhaitez quand même vous lancer comme nous à l’aventure sans guide, voici notre “astuce” : quand il y a des Quetzals dans le coin, les gardes délimitent des périmètres de sécurité à l’aide de rubans, et souvent un ranger rode assez proche pour surveiller la zone. C’est déjà un premier indice 😉

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

Costa Rica #5 – Face aux couleurs incroyables du Rio Celeste

La plupart des touristes ne se rendent pas au Parque Nacional Volcán Tenorio, situé au coeur de la Cordillère de Guanacaste, pour observer son volcan. Recouvert par la végétation et culminant à 1.916 mètres d’altitude, celui-ci est en effet éteint depuis bien longtemps. Non, non, si les visiteurs les plus téméraires se rendent jusque-là, c’est pour admirer le Rio Celeste, une rivière aux couleurs extraordinaires traversant le parc national.

La légende raconte que lorsque Dieu termina de peindre le ciel en bleu, il rinça ses pinceaux dans le Rio Celeste.

Partis de La Fortuna, nous longeons les rives du Lac Arenal en direction de Bijagua, une petite ville située près de l’embranchement de la route menant au parc national. C’est d’ailleurs à cet endroit-là que commencent les difficultés puisqu’il nous faut encore parcourir neuf kilomètres sur une route franchement cabossée : nids-de-poule géants, cailloux demesurés, et tout ça avec de nombreuses montées et descentes… Avec notre petite citadine, nous avons donc pris le risque de rouler sur une route non goudronnée puisque nous voulions absolument voir de nos propres yeux le fameux Rio Celeste.

D’ailleurs, puisque nous l’avons fait, je peux vous assurer que c’est réalisable, mais au prix de sueurs intenses, que je ne vous conseille pas ! « Attends, on ne vient pas de rayer le pare-chocs là, non ? », « Sors de la voiture pour me guider ! », « Ah ! Le châssis vient de racler sur un caillou ! »… Vous voyez le truc ?! Inutile de préciser que dans notre cas, nous n’étions bien évidemment pas assurés sur les routes non goudronnées. Sans 4×4, c’est quand même une sacrée expédition, mais finalement en 20 minutes, emballé, c’est pesé.

La découverte du parc national peut commencer

 

À l’entrée du parc national se trouve une sorte de mini musée des horreurs pour ceux qui apprécient le genre un peu gore : toute une panoplie de pots en verre renfermant têtes de boas coupées (je crois que c’était le pire !), serpents, scorpions, araignées ou autres animaux encore plus étranges les uns que les autres. Tous provenant du parc bien évidemment ! Allez, sur ce, on prend son courage à deux mains et on se lance dans une randonnée de trois à quatre heures.

Le sentier s’enfonce dans la forêt pluvieuse, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est humide… et boueux ! La forêt reçoit en effet plus de 4.000 milimètres d’eau par an, les sols sont donc glissants, les promeneurs dérapent souvent et finissent couverts de boue.

Notre premier arrêt se fait à l’endroit le plus connu et apprécié du parc : la cascade du Rio Celeste. À cet endroit, l’eau possède une couleur magnifique, d’un bleu surréel. La vue en hauteur de cette impressionnante chute d’eau se jettant dans un lac d’un bleu laiteux, entourée de jungle verte, est absolument incroyable.

Tout au long de la randonnée, de nombreux points de vue sur le volcan et les massifs environnants sont à découvrir, mais malheureusement, tout comme pour le volcan Arenal, le sommet du majestueux volcan Tenorio est quasiment tout le temps couverte par une forêt de nuages.

Des bains bouillonnants et des émanations de gaz apparaitront également par endroits. Avec l’humidité ambiante, toutes ces couleurs et ce jacuzzi naturel nous donnent envie de nous jeter à l’eau, mais la baignade est interdite dans le parc national ! On restera donc frustrés toute la randonnée.

En remontant le Rio Celeste, on croise la magnifique laguna Azul, qui porte bien son nom. C’est sans aucun doute le plus beau lac que nous ayons jamais vu. Même les superbes trous bleus du Vanuatu ont du mal à rivaliser avec une telle couleur !

Quelques ponts de fortune plus loin, on atteint le « lieu de naissance » du Rio Celeste, là où tout commence. La magie de la nature, quand deux rivières non colorées se rencontrent et se transforment en un cours d’eau d’un bleu turquoise éclatant.

Pourquoi une telle couleur ?

Le Rio Celeste doit sa couleur à un phénomène chimique unique qui se produit au niveau d’un endroit appelé Teñidero. C’est à cet endroit que se rencontrent deux rivières non colorées : la Quebrada Agria qui possède un pH acide, et le Rio Buenavista qui est chargé en particules de silicates d’aluminium. Sous l’effet de l’arrivée de l’eau acide, la taille des particules minérales augmente, passant de 184 à 570 nanomètres. Une partie de ces particules sédimente (visible sur la photo par le dépôt blanc), mais la majeure partie des autres particules reste en suspension dans l’eau. À ce phénomène chimique s’ajoute aussi un phénomène optique, puisque les particules de minéraux en suspension reflètent la lumière d’une telle façon qu’elles apparaissent pour le plus grand plaisir de l’oeil humain d’une couleur bleu turquoise.

Et les animaux dans tout ça ?

C’est à ce moment-là que nous verrons notre premier serpent vert, nageant dans l’eau bleu turquoise de la rivière (on ne s’en lasse décidemment pas !). Non, ce n’est pas un tuyau d’arrosage !

Un peu plus loin, un coati au nez blanc pointe le bout de son museau et s’approche timidement de nous, sûrement à la recherche de nourriture, bien trop habitué aux visiteurs du parc national.

Le parc national Tenorio n’est pas le plus facile d’accès et nécessite souvent de faire un détour dans votre itinéraire, mais la vue du Rio Celeste est vraiment enchanteresque. On dirait une rivière tout droit sortie d’un dessin animé de Walt Disney.

Voyant les capacités exceptionnelles de notre petite 106 sur les routes défoncées du Costa Rica, nous décidons de repousser encore plus ses limites (et de ne pas tenir compte des avertissements des locaux !), en nous lançant à l’assaut de Monteverde. Ça promet !

Pour accéder au parc national Tenorio depuis La Fortuna, longez le lac Arenal jusqu’à rejoindre la bifurcation avec la piste 927 qui est située sur la droite de la route juste après Nuevo Arenal. En suivant cette piste vous passerez par Tierras Morenas, ce qui permet de rejoindre directement Bijagua située à deux pas du volcan Tenorio.

Ne faites pas la même erreur que nous ! Faute d’essence dans le réservoir, nous avons du faire un détour par Tilaran et Cañas avant de rejoindre Bijagua par la route 6, ce qui nous a empêché de couper par la piste 927 et qui aurait pu nous faire gagner un temps précieux. Avec nos détours, nous aurons mis 3h30 avant d’arriver au parc national Tenorio.

L’entrée du parc national coûte 6.500 Cs / pers. Comptez 1.000 Cs supplémentaires pour payer le parking sur place.

En prenant le temps d’apprécier chaque point d’observation, comptez entre trois et quatre heures de marche !

En sortant du parc national, nous dormirons à Cañas à l’Hotel Cañas, tenu par un gentil papy costaricien. Le lieu est sans aucun charme, mais c’est tout ce que l’on a pu trouver sur la route du retour ! Comptez 19.000 Cs / nuit.

Pensez à bien vérifier les prévisions météorologiques avant de faire tout le trajet pour vous rendre jusqu’au parc national, parce que s’il vient de pleuvoir, les particules ne sont plus visibles et la rivière reprend alors une couleur normale. Dans ce cas-là, vous ne pourrez pas apprécier la superbe vue de l’eau d’un bleu turquoise !

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