Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée

Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée

Shark Valley : immersion dans les Everglades en une journée
Vous en avez marre de la plage, du farniente, des palmiers et de manger des glaces affalés sur les superbes plages de Miami Beach ? Vous avez envie de découvrir un environnement unique au monde et vous dégourdir un peu les jambes ? J’ai ce qu’il vous faut, suivez-moi, je vous emmène découvrir les Everglades et plus précisément Shark Valley, situé à moins d’une heure de Miami !

Le Parc National des Everglades

Déclaré réserve de biosphère, inscrit au patrimoine de l’Unesco et classé zone humide d’importance internationale, le parc national des Everglades a été créé pour protéger un écosystème fragile. Il s’agit de la plus grande réserve de nature sauvage subtropicale du continent nord-américain, et de l’écosystème de mangrove le plus étendu de l’hémisphère occidental. C’est également le principal lieu de nidification des oiseaux aquatiques d’Amérique du Nord… oui oui, rien que ça !

Bref, en résumé, les Everglades c’est une vaste prairie humide totalement plate, composée notamment de marais et de marécages, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est sacrément joli.

Les Everglades renferment pas moins de 36 espèces vivantes considérées comme menacées, dont la fameuse panthère de Floride (mon objectif est bel et bien d’en apercevoir une un jour !), le crocodile américain (à ne pas confondre avec les alligators, qui sont beaucoup plus nombreux !) et le lamantin des Caraïbes. À cela s’ajoutent plus de 360 espèces d’oiseaux, 300 espèces de poissons, 40 espèces de mammifères et 50 espèces de reptiles… bref, pour les amoureux de la nature, c’est quand même un endroit sacrément sympa pour l’observation de la faune et de la flore.

BON À SAVOIR

 

D’une superficie de plus de 6.000 kilomètres carrés, le parc national des Everglades s’étend sur quasiment toute la partie Sud de la Floride, mais il n’existe que 3 entrées principales pour accéder au parc :

La partie Nord : via Miami ou Everglades City

Cette partie regroupe la plupart des prestataires d’airboat, ainsi que Shark Valley, lieu idéal pour se promener à deux pas des alligators en toute liberté.

La partie Sud : via Homestead

C’est ici que vous vous enfoncerez véritablement au coeur des Everglades. Tout le long de la route, vous aurez l’occasion de faire plusieurs petits stops afin de suivre des chemins balisés dans le parc (ils sont très courts !). C’est très sympa à faire, et on y voit pas mal d’alligators, et même des lamantins, mais je vous garde les détails pour un autre article !

Techniquement, il faudrait des jours pour explorer l’immense territoire des Everglades… néanmoins, en une journée, il est possible d’en avoir un bel aperçu.

Pour cela, je vous emmène visiter la partie Nord du parc, le long de la Tamiami Road (US41), une route qui relie Miami à Naples.

C’est par ici que se trouve la plupart des attractions des Everglades, et surtout Shark Valley, l’endroit parfait pour observer de nombreux alligators dans leur milieu naturel !

Faire de l’airboat près de Shark Valley

Avant de vous donner mes conseils, par acquit de conscience, je vous alerte tout de même sur le fait que l’airboat, bien que très divertissant il faut le reconnaitre, est particulièrement mauvais pour l’environnement. En effet, l’airboat génère du bruit faisant fuir les animaux, détruit la végétation, et pollue l’environnement… la manière la plus écologique pour le visiter reste bel et bien la marche à pied ou le vélo !

Toute la zone du parc national des Everglades est protégée, vous ne ferez donc jamais d’airboat au sein même de cet espace, c’est tout simplement interdit. C’est pourquoi les prestataires sont tous situés en bordure du parc. Avant d’arriver à Shark Valley, vous allez passer à côté de dizaines de compagnies proposant des tours en airboat, c’est le moment de vous arrêter !

 

L’Airboat, qu’est-ce que c’est ?

 

L’airboat, ou hydroglisseur en français, est une embarcation à fond très plat propulsée par une hélice aérienne, le tout dans un vacarme assourdissant. Cette structure est idéale pour arpenter les Everglades car il lui suffit de très peu de profondeur pour glisser sur l’eau (et on ne peut pas dire que les Everglades soient reconnus pour leurs profondeurs !). Par moment, l’airboat donne carrément l’impression de s’envoler ! Étant donné le bruit que ça fait, il vous sera donc fourni des boules Quies ou un casque pour protéger vos oreilles.

Pour l’avoir fait plusieurs fois, je peux vous dire qu’il existe deux manières très différentes de faire de l’airboat :

 

  • Vous préférez une expérience dans un petit airboat avec peu de touristes en votre compagnie, une visite un peu plus privilégiée des Everglades et un guide un peu plus présent. En bonus, vous ressentirez plus la sensation de “survoler” les marécages. Pour cela, il vous faudra vous y prendre à l’avance et réserver une heure précise (se pointer sur place est une mauvaise idée). Ça, c’est le top du top, d’autant plus que les tours durent de 45 minutes à 1 heure.
  • Vous êtes en vacances et vous voulez profiter sans trop anticiper en terme d’organisation. Après tout, vous ne savez pas à quelle heure vous allez vous lever ce jour-là, ni quel sera le planning de votre journée. Vous optez donc pour une compagnie très touristique, dont les immenses panneaux publicitaires le long de la route vous ont incités à vous arrêter. C’est un bon plan, le tour dure entre 30 et 45 minutes, et en plus, combiné au ticket, il y a un accès à un mini zoo et à un “alligator show” ! Par contre, ce sont des bateaux beaucoup plus grands et lourds, qui offrent moins de sensations. Dans tous les cas, s’il vous plait, on ne porte pas le bébé alligator à la fin du tour dont la gueule est entourée de scotch, et on ne prend pas le pauvre serpent autour du cou !

Observer les alligators à Shark Valley

Il doit être à peu près midi, la chaleur est écrasante, et vous commencez à transpirer à n’en plus pouvoir. Vous n’avez probablement pas vu beaucoup d’alligators (sauvages !) lors de votre folle virée en airboat, vous êtes donc un peu frustré de ce côté-là… Pas de problème, il est maintenant temps de vous rendre à Shark Valley, le paradis des alligators faisant la réputation de la Floride. Personnellement, je n’en ai jamais vu autant que là-bas. Selon les saisons, je dirais même que ça pullule !

Crocodile ou alligator ?

Les deux appartiennent à la même famille bien évidement, mais ils ont des caractéristiques physiques et une répartition géographique bien différentes !

D’abord, le parc national des Everglades est l’unique endroit au monde où les alligators et les crocodiles coexistent, sous la forme de deux espèces : « american alligators » et « american crocodiles ».

  • Crocodiles : ils ont la tête plutôt fine et pointue, taillée en V, et en observant bien (pas de trop près non plus !), vous pourrez voir qu’ils ont les deux grosses dents du bas qui pointent hors de leur museau. Ils sont plutôt marron-vert et évoluent généralement dans l’eau salée. Long de de près de 6 mètres, ils sont plus agressifs que les alligators. Rassurez-vous, il est cependant très rare de les croiser !
  • Alligators : leur museau est plus large et plutôt arrondi, taillé en U. Leur couleur tire vers le gris foncé-noir et ils préfèrent les eaux douces. Plus petits que les crocodiles, environ 4 mètres de long, ils sont moins agités que leurs cousins. À noter que les Caïmans (encore une 3ème espèce !) font partie du groupe des alligators.

Pour info, on dit souvent qu’il faut se méfier des trous creusés dans le sol si vous visitez le parc à la saison sèche, ce sont généralement les alligators qui explorent le sol pour trouver de l’eau, qui reste fraîche l’été et tiède l’hiver.

Oui oui je vous vois venir d’avance… « Mais pourquoi ça s’appelle Shark Valley, on peut voir des requins aussi ?! ». L’endroit doit son nom à la Shark River, la rivière qui approvisionne la majorité de l’eau des Everglades. C’est dans cette rivière que les premiers colons auraient aperçus des requins bouledogues, d’où le nom ! Si vous trouvez cette explication un peu confuse, désolée… moi non plus j’ai pas trop compris !

Que faire à Shark Valley ?

 

Il existe un sentier goudronné de 24 kilomètres de long : le départ se trouve au Visitor Center, et forme une boucle. À mi-chemin, vous atteindrez une tour d’observation offrant une vue dégagée sur les Everglades et permettant d’apprécier l’étendue des marécages. Il y a également deux autres petites boucles de quelques centaines de mètres le long du chemin, le « Bobcat Trail » et « Otter Trail », qui permettent enfin de quitter cette loooongue route goudronnée toute droite !

Tout le long, vous pourrez observer de nombreux alligators, le plus souvent endormis sur l’herbe, parfois nageant dans l’eau. Il faut faire attention où vous marchez, et même où vous roulez en vélo ! On peut parfois être surpris par une queue d’alligator qui dépasse sur la route (et croyez-moi, vous n’avez pas envie de rouler dessus !). Dernier conseil, évitez d’emmener votre bichon avec vous (sérieusement), il risquerait de finir dans la bouche d’un alligator !

Il y a 3 façon de visiter Shark Valley, même si l’exploration en vélo est de loin ma favorite !

EN TRAM

Pour ceux qui n’ont pas envie de faire d’efforts physiques et qui souhaitent bénéficier d’un tour guidé de Shark Valley, sachez que la visite peut se faire en petit tram ! Comptez 2 heures pour le tour complet.

À PIED

Honnêtement, pour effectuer la boucle de Shark Valley de 24 kilomètres à pied, il faut une sacrée bonne condition physique. Non pas à cause de la difficulté de la route (c’est plat et archi plat, et en ligne droite en plus), mais bel et bien à cause de la chaleur écrasante et du fait qu’il n’y a pas un poil d’ombre tout le long du parcours !

EN VÉLO

Visiter Shark Valley en vélo, c’est sans aucun doute le plus agréable. Vous pouvez vous arrêter tranquillement pour observer les animaux et les oiseaux. Comptez 3 heures.

Parce qu’il n’y a pas que les alligators dans la vie, il est aussi possible d’admirer un nombre impressionnant d’oiseaux (ibis blanc, grande aigrette, grand héron, spatule rosée…) ainsi que des tortues de Floride ! Et si vous êtes chanceux, vous tomberez sur un python, une espèce invasive des Everglades qui n’a rien à faire ici…

Horaires d’ouverture : la bonne nouvelle, c’est que la zone de Shark Valley est ouverte 24h/24h ! Si jamais une promenade de nuit vous tente… (faites tout de même attention où vous mettez les pieds !). En revanche, l’accès en voiture n’est possible que de 8h30 à 18h.

Temps de visite : tout dépend de vous, mais je pense qu’une demi-journée c’est bien !

Prix : $25 par voiture, $20 par moto et $8 par vélo/à pied. L’entrée est valide pendant 7 jours !

Conseils :

– apportez à boire et à manger ! Une fois dans le parc, il n’y a plus rien.

– préparez-vous à affronter la chaleur : chapeau, casquette, tout ce que vous voulez… mais le soleil tape vraiment fort.

– protégez-vous des moustiques : ils sont extrêmement foraces, un très bon produit anti-moustique est essentiel !

Le Tram Tour : départ toutes les heures à partir de 9h pendant la haute saison (de janvier à avril). Le reste du temps, il n’y a que 4 départs par jour.

Prix : $25/personne. Moitié prix pour les enfants. Toutes les infos sont à retrouver ici.

Les vélos : soit vous venez avec votre propre vélo, soit vous en louez un sur place : $9/heure (comptez pratiquement 3 heures pour faire le tour tranquillement) mais ne vous attendez pas à des vélos de compétition ! Ils sont vieux et plutôt lourds…

Conseil de sécurité mentale : la haute saison touristique se situe entre décembre et mars. Cette période est sans aucun doute la meilleure pour visiter les Everglades. Il fait beaucoup plus frais, il ne pleut quasiment jamais, et les moustiques sont plus calmes. Le reste du temps, fuyez ! Sérieusement… Toute tentative de pénétrer dans le parc pendant l’été sera un cauchemar, à cause de la chaleur et… des moustiques ultra actifs ! À peine sorti de votre voiture, vous serez littéralement dévoré (même avec du produit anti-moustique…). À bon entendeur !

La Loop Road Big Cypress National Preserve

Et si vous avez encore un peu de temps, pourquoi ne pas continuer avec la Loop Road Big Cypress National Preserve, longue de 24 kilomètres ? Une « boucle panoramique » permettant de pénétrer cette fois-ci dans le parc voisin des Everglades, la Big Cypress National Reserve ! Il s’agit d’une réserve nationale, bordant les prairies humides du parc national des Everglades. Il faut savoir que même s’ils sont tout proches, ces deux parcs sont bien différents : les Everglades présentent une végétation majoritairement basse, avec des herbes hautes, tandis que Big Cypress est une forêt.

Le long de cette route, vous pourrez observer un écosystème unique dominé par une forêt de cyprès humide, ainsi qu’une flore et une faune très riche : mangroves, alligators, serpents, loutres, lynx, coyotes, ours noirs… Ah et dernier avantage, l’accès est gratuit !

Et si une journée dans les Everglades ne vous suffit pas, partez visiter Fort Lauderdale, à 45 minutes au nord de Miami, en vous inspirant de notre Top 10 des activités à faire dans cette ville connue comme la Venise de l’Amérique !

Bonne visite !

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Le Top 10 des activités à faire à Fort Lauderdale en Floride

Cela fait presque deux ans que nous sommes installés à Fort Lauderdale en Floride, et je me rends tout juste compte que je ne vous ai jamais parlé de l’endroit où l’on vit depuis tout ce temps !

Question/réponse type, entendue très (très !) régulièrement :

– “Vous habitez où ?”

– “En Floride”

– “Aaahhh vous habitez à Miami ?! La chanceeeee !”

Bah non, il n’y a pas que Miami en Floride ! C’est comme si Paris était la seule ville de France…

En Floride, il y a aussi Fort Lauderdale. Oui, je sais, cela nous a pris plusieurs mois afin de pouvoir le prononcer de façon fluide, audible, et correcte ! Encore plus compliqué avec l’accent américain… Essayez !

Venez découvrir Fort Lauderdale, la “Venise de l’Amérique” !

Située au coeur de la « Gold Coast », à 47 km au nord de Miami, la ville de Fort Lauderdale s’étend le long de la côte sur environ 11 km. Des kilomètres de belles plages de sable doré, bordées d’une eau turquoise quand toutes les conditions sont réunies (et c’est pas tous les jours malheureusement !). Mais ce qui fait le charme de cette ville, c’est indéniablement ses centaines de kilomètres de canaux et voies navigables intérieures, formant une véritable “autoroute parallèle” ! Contrairement à Venise, ce ne sont pas des gondoles que vous rencontrerez par ici, mais bel et bien des yachts de luxe. Fort Lauderdale est par ailleurs considérée comme la capitale du monde de yachting, avec pas moins de 50 000 yachts enregistrés. Ça en fait du monde sur l’eau !

Ajoutez à cela ses luxueux gratte-ciels, ses maisons à plusieurs millions de dollars, ainsi que ses 100 ans d’histoire, et vous verrez que Fort Lauderdale est une destination de Floride à ne surtout pas oublier ! La preuve, si “seulement” 165.000 personnes ont éte recensées en 2010 à Fort Lauderdale, il faut savoir que la ville accueille jusqu’à 10 millions de touristes par an ! Il s’agit donc d’une véritable station balnéaire, où le soleil règne en maître toute l’année…

La Venise de l’Amérique

Fort Lauderdale est traversée par plus de 400 km de voies d’eau, dont 250 km de canaux navigables pour la plupart creusés au début du XXe siècle, afin de drainer les marécages originels et de permettre le développement urbain. Alors inutile de vous dire que vu d’en haut, c’est magnifique ! Vous comprenez maintenant pourquoi on la surnomme la “Venise de l’Amérique” !

Pour l’anecdote bien kitsch, sachez que la saison 5 des Anges de la téléréalité “Welcome to Florida” avec le fameux “Allo Nabilla” a été tournée non pas à Miami comme tout le monde a pu le croire, mais bien à Fort Lauderdale, dans l’ancienne propriété de Janet Jackson (située à littéralement deux minutes de chez moi) ! Alors, quand je vous disais que Fort Lauderdale, c’est THE place to be, vous me croyez maintenant ?!

Vous êtes donc à présent ultra super motivés pour venir nous voir, mais vous vous demandez quand même ce qu’il peut bien y avoir à faire concrêtement dans le coin… Bah oui quoi, c’est pas l’ambiance de Miami non plus ! Détrompez-vous ! Voici pour vous les 10 activités à ne pas manquer à Fort Lauderdale. Et on rediscutera à la fin de cet article si, “FL” pour les intimes, c’est pas aussi génial que Miami 🙂 #teamfortlauderdale

1/ Remonter le temps au sein de la Bonnet House Museum and Gardens

C’est LA maison historique de Fort Lauderdale ! Située en bordure de la mer, elle tire son nom d’une plante, la Bonnet Lily, plus connue sous le nom de Nénuphar.

Conçue dans les années 1920 par Frederic Clay Bartlett, un artiste américain originaire de Chicago dans l’Illinois, la maison Bonnet est un très bel exemple d’architecture hispanisante, avec ses couleurs vives jaunes et bleues. Les meubles de la maison et l’importante collection d’œuvres d’art ont été conservés sur les lieux. Parmi les œuvres figurent des tableaux de Pablo Picasso et de Paul Gauguin, de même que des tableaux originaux de Frederic Clay Bartlett et de son épouse Lilly.

Mais ce qui rend cette visite vraiment intéressante, c’est bel et bien les jardins luxuriants de cette maison d’époque ! En effet, la propriété ne renferme pas moins de cinq écosystèmes différents : une zone humide et marécageuse, une forêt, un étang, ainsi que des dunes primaires et secondaires donnant sur la mer. Il y a même une salle d’exposition d’orchidées !

Côté animaux, on n’est pas en reste… Des cygnes et tortues se promènent paisiblement le long de l’étang, des ratons laveurs cherchent leur repas de midi, tandis qu’une volière abrite deux perroquets d’Amazonie. Mais le vrai spectacle se situe en hauteur… Ouvrez bien les yeux lors de votre exploration pour dénicher l’un des trois singes-écureuils sauvages du Costa Rica, jouant dans les arbres de la propriété, en toute liberté ! Une rencontre improbable en Floride ! A noter qu’à l’origine, ils étaient 30 ou 40…

Un peu d’histoire…

Cet immense terrain de 14 hectares a été acquis en 1919 par Hugh Taylor Birch, un éminent avocat de Chicago, qui l’a offert en cadeau de mariage à sa fille et à son mari, l’artiste Frederic Clay Bartlett.

La propriété est ouverte du mardi au dimanche, de 9h à 16h. Comptez 2 heures pour la visite.

Horaires des tours (compris dans le prix du billet, il serait dommage de vous en priver !) : toutes les heures, à partir de 9h30. Dernier tour à 15h30.

Pour plus d’informations : www.bonnethouse.org

Entrée : $20 pour les adultes. Pour les résidents de Broward County, vous avez une réduction de $3 sur présentation d’un justificatif de résidence.

Si vous souhaitez seulement visiter les jardins, comptez $10.

Parking gratuit.

2/ Se promener le long de la Riverwalk

Située le long des rives nord et sud de la New River, qui traverse le centre-ville de Fort Lauderdale, la Riverwalk est atypique ! Lors de votre promenade, vous rencontrerez à la fois des parcs, des commerces, de nombreux yachts de luxe et des bâtiment historiques ! Et même parfois, les plus gros iguanes que vous n’aurez jamais vus !

Il s’agit d’une voie piétonne pavée de 1,6 km, permettant de visiter tranquillement le secteur. Sur le chemin, il est possible d’observer de nombreux sites historiques, comme la King-Cromartie House datant de 1907 ou le New River Inn, fondé en 1905, qui est le plus vieil hôtel du comté de Broward. Mention spéciale pour le Stranahan House Museum, situé dans un immeuble qui servait autrefois d’hôtel de ville et de bureau de poste et qui fut construit en 1901 par le fondateur de la ville, Frank Stranahan.

Si vous ne souhaitez pas marcher, une autre option très sympa est de monter à bord d’un bateau effectuant des croisières sur le fleuve ! Une autre façon d’observer avec envie (ou pas !) les yachts de luxe et les résidences somptueuses.

3/ Boire un verre sur Las Olas

Le Boulevard de Las Olas, c’est un peu le Ocean Drive de Miami Beach. Il s’agit d’un boulevard de 4 km, débutant de la plage et s’étendant dans le centre-ville de Fort Lauderdale. Pour ceux qui connaissent Miami, c’est un peu THE place to be SEEN !

On y trouve des petites boutiques, des galeries d’art, des restaurants et des cafés de chaque côté de la rue. Bref, un peu de tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi d’ailleurs : affiches autographiées de groupes de rock connus, vêtements griffés pour les amateurs de Harley Davidson, bijoux ornés de pierres précieuses, vêtements de grandes marques ou encore œuvres d’art.

Si Las Olas a peu d’intérêt en journée pour ma part, en soirée en revanche, c’est le lieu idéal pour profiter de la vie nocturne et écumer les bars, les clubs et les restaurants, la plupart disposant de tables extérieures.

TIPS

Rendez-vous au Riverside Hotel, un établissement historique datant de 1930, représentatif des immeubles pittoresques anciens et des façades de magasins caractérisant ce boulevard.

4/ Lézarder sur Fort Lauderdale Beach

Attention ça ne rigole pas… Fort Lauderdale Beach, c’est 11 km de plages impeccables s’il vous plait ! Aujourd’hui, elle est considérée comme l’une des bandes littorales les plus chics de la Floride. Elle est tellement étendue qu’il vous sera possible de trouver un petit endroit tranquille rien que pour vous ! Petit bémol, il n’y a pas d’ombre partout (notamment au niveau d’Oakland Park, plein soleil assuré) !

Étendez donc votre serviette à l’ombre d’un palmier quand vous en avez trouvé un, et profitez d’une baignade dans une eau hyper chaude, calme et de couleur turquoise !

OÙ POSER SA SERVIETTE ?

  • Le coin le plus “HYPE” : Au niveau de Las Olas, c’est plein de restaurants, bars et boutiques souvenirs pour touristes.
  • Le coin le plus “PAISIBLE” : Au niveau de Sunrise, en face du Hugh Taylor Birch Park !
  • Le coin le plus “SAUVAGE” : Au niveau d’Oakland Park, rare endroit autour de Fort Lauderdale où il n’y a pas d’immeubles qui vous font de l’ombre dès 16h de l’après-midi !
  • Le coin le plus “BALNÉAIRE” : Au niveau de Lauderdale-by-the-sea ! C’est typiquement le genre d’endroit où on a envie de taguer #ilivewhereyouvacation sur Instagram !

5/ Découvrir l’ArtWalk au F.A.T. VILLAGE

Localisé dans le centre de Fort Lauderdale (Downtown) dans le Flagler Village, c’est un peu le mini Wynwood de Miami. Le F.A.T. (Flager + Arts + Technology) Village regroupe des artistes locaux: musiciens, peintres, sculpteurs, photographes, designers. Tous les derniers samedis du mois a lieu en soirée l’ArtWalk, l’occasion de passer une super soirée sur le thème de l’art, la nourriture (food truck) et la musique !

L’ ArtWalk a lieu tous les derniers samedis du mois, de 6pm à 11pm, de janvier à novembre. Les peintures murales sont accessibles librement, il suffit de se balader dans les rues !

Admission gratuite.

Parking gratuit sur NW 1st avenue.

Parking payants à proximité : à l’angle entre la NW 6th Street et NW 1st Avenue, ainsi qu’entre Andrews et NW 4th Street.

Adresse exacte : Au nord de Broward Boulevard, from Andrews Avenue West to the Railroad tracks between 4th and 6th Street.

Pour plus de renseignements : https://www.fatvillage.com

6/ Naviguer sur les canaux de Fort Lauderdale

Venir à Fort Lauderdale et ne pas profiter des centaines de kilomètres de canaux serait une grosse erreur ! Ceux-ci offrent une vue complètement différente sur la ville. On peut y observer les superbes maisons à plusieurs maisons de dollars ainsi que les immenses bateaux amarrés devant. J’aime dire que les canaux sont aussi fréquentés qu’une autoroute ! Le week end se cotoient jets ski, paddles, kayaks, petits et grands bateaux, sur lesquels les habitants n’hésitent pas à bronzer tout en écoutant de la musique. Bref, ça grouille de monde sur les canaux de Fort Lauderdale ! Il existe énormément de manières d’en profiter, en voici les principales:

EN BATEAU

EN JET SKI

EN KAYAK

EN PADDLE

Je vous conseille fortement de vous balader sur les canaux en prenant le WATER TAXI, il s’agit d’un bateau desservant plusieurs arrêts tout le long des canaux, du nord au sud de Fort Lauderdale ! Une manière très sympa de découvrir la ville au fil de l’eau, d’autant plus qu’un membre de l’équipage vous fera une visite guidée des lieux, et vous racontera des anecdotes sur certaines maisons, bateaux ou lieux que vous croiserez en chemin (Comptez $28/jour).

7/ Prendre un verre sur un rooftop

Bonne nouvelle ! Le premier rooftop bar de Fort Lauderdale a officiellement ouvert ses portes en octobre 2017 ! Intitulé le Rooftop @1WLO et haut de 8 étages (je sais, c’est fou fou !), il offre une vue sur la skyline du Downtown. Un lieu idéal pour siroter des cocktails originaux, tout en admirant la vue, dans une ambiance franchement sympa !

Ça se passe par ici, au One West Las Olas, Fort Lauderdale – rooftop1wlo.com

Ouvert tous les jours à partir de 16h, sauf les lundis. Faites attention, il y a une sacrée queue pour y rentrer, surtout les samedis soirs !

Photos courtesy of Rooftop @1WLO

8/ Se cultiver au “Museum of Discovery and Science” 

Cet endroit, c’est un peu la caverne d’Ali Baba. Sous un même toit sont réunis animaux, aquariums, expériences scientifiques interactives et simulateur 3D ! C’est l’endroit où il faut absolument se rendre en cas de mauvais temps.

Sur deux étages, vous pourrez alterner entre l’apprentissage de l’espace, du corps humain ainsi que de la flore et la faune de la Floride:

– Les animaux sont au premier étage, on peut apercevoir de nombreuses loutres de rivière d’Amérique du Nord sous l’eau et à partir des plateformes d’observation. Différentes espèces marines de la Floride sont regroupées dans d’autres aquariums, comme le requin-nourrice et le mérou. Vous verrez également des alligators, des tortues, des chauves-souris, des serpents et des tarentules.

– Les expositions scientifiques sont présentées au deuxième étage.

À noter : Observez la grande horloge de 16 m située tout près de l’entrée principale. Activée par la gravité, elle fait partie des trois seules grandes horloges à énergie cinétique du monde !

9/ Prendre l’air au “Hugh Taylor Birch Park”

Si vous avez bien suivi, le parc doit son nom à Hugh Taylor Birch, le fameux acquéreur de la Bonnet House, située juste en face du parc d’ailleurs.

Situé sur ce qu’on appelle une île-barrière, il est possible de nager dans l’océan d’un côté, pêcher de l’autre et faire du kayak dans la partie centrale ! Vous en connaissez beaucoup vous des parcs comme ça ?! Sans parler des inombrables spots à barbecue pour passer un bon moment entre amis. Il est possible de le parcourir en voiture, à pied, en vélo ou encore même explorer en canoë la lagune d’eau douce appelée Long Lake, qui s’étend sur 1,6 km.

Il existe égalemente quelques sentiers au sein du parc, rien de bien extraordinaire entre nous, mais cela vous permettra de découvrir l’histoire du parc et de connaître son environnement ainsi que sa faune. Certains types de plantes et d’animaux qui s’y trouvent aujourd’hui ont été introduits par Hugh Taylor Birch lui-même.

Et pour finir la journée en beauté, il suffit de traverser la route, et voilà, une plage de sable blanc paisible s’offre à vous !

AVIS AUX COURAGEUX

Tous les samedis et dimanches matin, le parc organise des rencontres avec un ranger, qui vous expliquera tout sur la faune du parc ! Vous pourrez même observer et toucher des serpents et des tortues…

10/ PAsser une soirée sur le fameux Jungle Queen Riverboat

Ok alors là, autant vous dire qu’on entre dans “l’entertainment à l’américaine” ! Le Jungle Queen est un bateau qui vous emmenera tout au long de la New River de Fort Lauderdale, sillonant le long des maisons de Millionnaires “Rich and Famous”, les yachts spectaculaires, et les vues de la ville de nuit. Après cette visite, le bateau vous déposera sur “Tropical Island“, où vous sera servi un diner “All-You-Can-Eat” à base de ribs, poulet et crevettes, le tout sur fond musical. S’ensuivra ensuite un spectacle type “variety show” au sein duquel jongleurs, humoristes, chanteurs vont enchainer les numéros (il faut toutefois bien comprendre l’anglais pour l’apprécier !). Après ceci, il vous restera quelques minutes pour faire le tour de l’île et approcher les pauvres malheureux animaux emprisonnés dans des minuscules enclos pour amuser la galerie.

Bon vous l’aurez compris, pour l’avoir fait, ce genre d’excursion n’est pas ma tasse de thé, mais elle fait quand même partie des excursions populaires de Fort Lauderdale, et elle peut certainement plaire à certains !

Le départ se fait au Bahia Mar Yachting Center sur l’A1A. Il faut se rendre sur place 45 minutes avant le départ.
Prix: $55
L’excursion a lieu de 6pm à 10 pm. Durée de l’excursion: 4h.
Du lundi au dimanche: Juillet et la dernière semaine de Décembre
Du mardi au dimanche: Mars, Avril, Mai, Juin, Août et Septembre
Du mercredi au dimanche: Janvier, Février, Septembre, Octobre, Novembre, Décembre
Pour ceux qui seraient intéressés uniquement par la croisière, il existe d’autres options qui n’incluent pas le repas ! http://www.junglequeen.com

11/ …ET EN EXTRA ?

 

Miami n’est qu’à 1h de route ! 🙂 Alors, vous venez ?!

J’ai testé pour vous… le permis de conduire aux États-Unis

J’ai testé pour vous… le permis de conduire aux États-Unis

J’ai testé pour vous… le permis de conduire aux États-Unis

Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé devoir le repasser un jour ! Le permis de conduire, cela fait presque 15 ans déjà que je l’ai obtenu… Aheum ! Oui, mais voilà, depuis mon arrivée aux États-Unis, impossible de remettre la main sur ce fameux petit bout de papier rose. La loose ! L’égarer était vraiment la dernière chose à faire puisqu’en Floride, il est très facile de l’échanger contre un permis de conduire américain, en cinq minutes c’est fait car certains États américains ont signé un accord de réciprocité avec la France.

Bref, dans mon cas, seules deux options s’offraient à moi :

  • Remplir une déclaration de perte, la renvoyer à la préfecture en France, et attendre – patiemment – de recevoir un duplicata.
  • Repasser mon permis de conduire, ce qui s’avérait être la solution la plus rapide. Pas de panique ! Vous allez vite comprendre que passer cet examen aux États-Unis, c’est – vraiment – très facile ! Je vous donne d’ailleurs les quatre commandements pour le décrocher en un temps record !

Étape n°1 : le DATA test tu passeras

La première chose à faire, c’est de passer le « Drugs, Alcohol and Traffic Awareness Course » (le DATA). C’est d’une simplicité enfantine ! Le test se fait en ligne (enfin, sauf si vous souhaitez à tout prix faire la queue durant de longues heures au DMV, le Department of Motor Vehicles, qui délivre les permis de conduire, afin de le passer sur place !). En d’autres termes : installez-vous confortablement sur votre canapé devant votre émission favorite et vous devriez sans problème réussir ce test, puisque même si vous avez un doute, toutes les réponses se trouvent… sur Internet. Malin !

Le principe ?

4 heures de cours obligatoires concernant les méfaits de la drogue et de l’alcool au volant. Vous n’êtes pas obligés de suivre le programme en une seule fois. Il est divisé en plusieurs chapitres, et à la fin de chacun, hop un petit test pour voir si vous avez bien tout compris. 😉 Easy, easy, easy, je vous dis !

Où passer le test ?

Il existe deux sites pour passer le DATA test en ligne si vous résidez en Floride :

  • High School Driver
  • Florida Drivers Association

Je l’ai passé avec la Florida Drivers Association, mais peu importe, c’est le même prix pour les deux !

Combien ça coûte ?

Comptez $29,95

Étape n°2 : le DMV test tu prépareras

Après avoir complété avec succès votre DATA test et reçu votre diplôme tout beau, tout neuf, prêt à être encadré dans votre salon, il est temps de passer à la phase d’apprentissage du code. Commencez déjà par ne pas vous tromper de code, chaque État américain possède ses propres règles de conduite, pas besoin d’aller apprendre celui du Wisconsin si vous habitez à New York !

Pour la Floride, le manuel est disponible en ligne ici.

Si vous avez déjà eu votre permis de conduire en France, vous connaissez – normalement – toutes les règles de base. Par contre si c’est la première fois que vous le passez, il va tout de même falloir réviser ce bouquin indigeste ! Je vous avoue que même en ayant déjà eu mon permis de conduire, j’ai du réviser toute une semaine pour retenir les subtilités et les différences avec le code de la route français

« Comment ça, on peut tourner à droite même si le feu est rouge ?! Ça commence bien ».

Comment préparer l’examen ?

Les deux sites que je vous ai indiqués un peu plus haut (High School Driver et Florida Drivers Association) offrent gratuitement en ligne des tests pratiques et des vidéos ! Si ça ne suffit pas, vous pouvez également prendre des cours de préparation (payants cette fois-ci) au DMV de votre choix. Je vous le conseille fortement si c’est la première fois que vous passez le permis de conduire !

Combien ça coûte ?

C’est gratuit et en ligne !

Étape n°3: le permit test (code de la route) tu passeras

Après avoir bien révisé votre code de la route et que vous vous sentez prêt, il est temps de vous rendre dans un DMV pour passer l’examen ! Vous aurez droit à un – micro – test de vision, histoire de vérifier que vous n’êtes pas totalement aveugle. Un peu comme chez le médecin, ils vous demandent de lire des lignes de lettres. Elles contiennent surtout des lettres de la fin de l’alphabet… Essayez de dire « X, Y, Z, W, V » en anglais et rapidement ? Oui, voilà, vous avez compris. Ne vous inquiétez pas, j’ai fini d’énoncer ma ligne en français et cela n’a absolument gêné personne.

Ensuite, vous serez installé debout devant un ordinateur pour passer à la phase pratique du test. Le permit test couvre toutes les règles et les signaux routiers de l’État dans lequel vous le passez. Mais pas de panique, il n’y a aucune question piège comme dans notre bon vieux code français.

Certaines questions frôlent même le ridicule. Je vous laisse apprécier :

Vous recevez un SMS alors que vous conduisez, que faites-vous ?

Réponse A : Vous prenez le temps de lire le SMS, mais décidez de répondre plus tard.

Réponse B : Il faut toujours immédiatement répondre aux SMS, c’est important.

Attention, on monte encore d’un cran…

Réponse C : Vous lâchez le volant pour répondre, on ne fait pas attendre ses amis. (J’exagère à peine !)

Réponse D : Vous ne lirez et répondrez à votre téléphone qu’une fois arrêté et en sécurité.

Le tout bien évidemment en anglais (ou en espagnol, c’est comme vous préférez !). A côté de ça, il faut quand même apprendre par cœur les peines de prison encourues et le montant des amendes pour chaque infraction au code de la route, c’est d’ailleurs à ce moment-là que vous vous dites que vous n’avez pas envie d’en commettre une seule !

Le principe ?

L’examen du code de la route est composé de 50 questions, dont 45 concernant les règles de conduite et 5 sur les panneaux de signalisation. Pour valider le test, il faut au moins avoir 40 bonnes réponses.

Comment passer l’examen ?

Si vous avez en dessous de 18 ans, vous pouvez le faire en ligne (mais oui, bien sûr, tant qu’à faire, autant copier les réponses sur Internet !). Par contre, pour ceux qui ont plus de 18 ans, il faut vous rendre obligatoirement dans un DMV après avoir pris rendez-vous bien entendu. Si vous êtes en Floride, c’est par ici ! N’oubliez pas de prendre tous les papiers requis :

  • Deux justificatifs de domicile : facture, contrat de location, etc.
  • Deux justificatifs d’identité : carte verte, passeport, etc.
  • Il faut également avoir sa carte de sécurité sociale américaine.

Ils sont assez intransigeants, alors n’hésitez pas à jeter un œil aux documents acceptés.

Étape n°4 : le permis de conduire tu valideras

Tant que vous êtes lancés, vous pouvez passer le jour même le test de conduite, seulement cinq minutes après avoir passé votre code. Par contre, il vous faudra votre propre voiture ! Je vous entends déjà dire : « OK, mais je fais comment, j’ai pas le permis ! ». Il faut donc venir accompagné par quelqu’un

Les candidats attendent à la queue leu leu sur le parking. Ça défile un peu comme à la caisse d’un supermarché. Lorsque mon inspecteur arrive, il vérifie l’état de la voiture pour être certain que tout fonctionne… À voir sa tête je me dis que ça ne va pas être une partie de rigolade !

Un peu sadique, je lui fais le coup de la française à l’état pur : « Ah non, non, on ne met pas la clim’… Chez nous, on fait sans ! ». Le pauvre a sué comme un porcinet sur le siège de ma voiture, mais cela ne l’a pas empêché de me donner mon permis. Ouf !

Le principe ?

Un examen de conduite dure 10 minutes top chrono ! À aucun moment je n’ai conduit sur la route (WTF ?!). Je suis simplement restée sur un parking de supermarché vide… J’ai du faire une marche arrière en ligne droite, me garer sur une place et effectuer un demi-tour en trois temps, c’est tout !

J’ai quand même eu droit à une question essentielle de la part de l’inspecteur : « Que faites-vous si vous vous garez en côte ? ». Toi, petit malin, arrête avec tes questions à la con, puisqu’en Floride, il n’y a pas une seule côte à l’horizon ! J’ai tout de même répondu en bonne élève : tirer le frein à main, braquer les roues côté trottoir et mettre le levier de vitesse en position « P » (pour les boîtes automatiques hein !).

Combien ça coûte ?

J’ai payé le code et la conduite en même temps, du coup je ne sais pas combien cela coûte séparément, mais pour ces deux examens, j’ai déboursé… $48 !

En une semaine, vous pouvez donc passer votre permis (DATA, code et conduite) pour la modique somme de… $78 tout compris ! Oui, je sais, c’est hors de prix.

Après tout ça, vous vous demandez toujours pourquoi les américains ne savent pas conduire, n’utilisent jamais les clignotants, et multiplient les accidents au quotidien ?! Welcome in America !

Mes conseils

  • N’oubliez pas de faire votre plus beau brushing, si vous ne voulez pas avoir la tête d’un gangster américain sur votre permis de conduire ! La photo sera prise sur place lorsque vous passerez le code.
  • Lors de l’inscription, on vous demandera votre taille en pieds, alors préparez la conversion avant d’y aller !

Changer de vie en 5 minutes top chrono

Changer de vie en 5 minutes top chrono

Changer de vie en 5 minutes top chrono

Il y a ceux qui y jouent depuis de nombreuses années sans succès, et ceux qui ont la chance du débutant, comme nous par exemple ! 🙂 On ne vous parle pas du loto, mais d’une autre forme de loterie, celle pour la carte verte américaine. Vous savez, ce précieux sésame qui vous offre le droit de vous installer et de travailler légalement au pays de l’Oncle Sam sans besoin de visa. Chaque année, 50.000 chanceux, parmi plus de 15 millions de participants, l’obtiennent en jouant à la Green Card Lottery. Et si vous étiez le prochain gagnant ? En tout cas, on vous donne quelques conseils pour vous aider.

Comment participer à la loterie de la carte verte américaine ?

La première chose à savoir est que la participation à la loterie de la carte verte, aussi connue sous le nom de Diversity Immigrant Visa program, est totalement gratuite. Fuyez donc la multitude de sites qui vous réclameront les chiffres de votre carte bancaire sous prétexte de pouvoir faciliter votre inscription ou pour multiplier vos chances, c’est totalement faux, ce ne sont que des escroqueries !

C’est très facile de faire les démarches seuls ! Rendez-vous sur l’unique lien officiel des services consulaires du Département d’État américain pour participer à la loterie de la carte verte.

Vous devrez ensuite compléter un formulaire en ligne. Rien de bien compliqué.

Pour ne pas être disqualifié vous devez remplir certaines caractéristiques comme avoir plus de 18 ans et être originaire d’un pays n’ayant pas encore atteint le quota maximum de ressortissants aux États-Unis. Par exemple, si vous êtes né au Canada, au Royaume-Unis ou encore au Mexique, vous ne pouvez pas y participer. En France, c’est bon !

Vous devez également posséder un diplôme d’études secondaires, comme le baccalauréat, ou avoir au moins deux ans d’expérience dans un emploi qualifiant pour les États-Unis au cours des cinq années précédant votre inscription. Pour savoir si votre profession est admissible vous pouvez aller sur le site O*Net OnLine. Cet emploi devant nécessiter au moins deux ans de formation, vendeur de beignets sur les plages du Grau-du-Roi pendant cinq ans sans le bac, forcément, on oublie !

Vous devrez par ailleurs télécharger une photo d’identité, qui doit être aux bonnes dimensions, au format américain 5cm x 5cm.

Une fois votre inscription terminée, un numéro de participant vous sera attribué, il faudra absolument le conserver.

Au fait, ne perdez pas votre temps à multiplier les demandes de candidature, car votre inscription serait tout simplement annulée… Pour augmenter vos chances, si vous êtes en couple, inscrivez-vous chacun de votre côté, car si votre conjoint est tiré au sort, vous en bénéficierez comme ayant-droit, ou inversement, si vous êtes marié, bien évidement !

Quand y participer ?

L’inscription à la loterie de la carte verte se déroule en ligne, chaque année, durant tout le mois d’octobre.

Les résultats sont connus au mois de mai de l’année suivante. Sachez que vous ne recevrez aucun courrier ou email de la part du gouvernement américain vous félicitant d’avoir gagné à la loterie, vous devrez donc vérifier par vous-même en consultant le site officiel pour connaitre les résultats.

Il faut également savoir que d’être tiré au sort, ce n’est qu’une première étape à l’obtention de la carte verte. Chaque année, entre 120.000 et 140.000 personnes sont en effet sélectionnées pour… 50.000 visas. Vous comprenez alors que même une fois tiré au sort, le parcours du combattant ne fait que commencer… Croyez-en notre expérience 🙂

À vous de jouer, et bonne chance !

Mission Koh-Lanta sur l’île de Cayo Costa dans le Golfe du Mexique

Mission Koh-Lanta sur l’île de Cayo Costa dans le Golfe du Mexique

Mission Koh-Lanta sur l’île de Cayo Costa dans le Golfe du Mexique

Une mission Koh-Lanta, tu en as toujours rêvé ? Si tu te sens une âme daventurier, j’ai exactement ce qu’il te faut : un séjour en plein cœur du parc d’État de Cayo Costa, situé sur une petite île du même nom dans le Golfe du Mexique, au large de la côte Ouest floridienne. Idéal pour se déconnecter du monde moderne, et se ressourcer au calme… Enfin, ça, c’est la théorie ! Passons à la pratique maintenant…

Cayo Costa

24h chrono sur l’île mystérieuse de Cayo Costa

Moi, rien que le nom, ça me faisait rêver. Les photos sur internet aussi : une eau d’un bleu turquoise, un environnement sauvage, des forêts de pins, de la mangrove, de petites cabines en bois avec un porche très accueillant. Je me voyais déjà faire griller au feu de bois mes marshmallows façon Tom Hanks dans Seul au monde, un raton laveur couché à mes côtés. Oui, c’est sûr, j’avais envie de la découvrir cette île !

Attention, instant culturel, c’est parti : le parc d’État de Cayo Costa est une réserve naturelle. L’endroit n’est accessible que par bateau, et celui-ci ne fait la navette qu’une seule fois par jour. Autant dire que tu es à près d’une heure de navigation des premiers secours, et totalement coincé pendant au moins 24 heures (sauf si tu as ton propre bateau, of course). Cependant, tu ne t’ennuieras pas puisque le parc possède de nombreux chemins de randonnées, et 14 km de plage de sable blanc. Enfin, là encore, on reste dans la théorie !

Cayo Costa

Tout avait pourtant si bien commencé…

Une glacière remplie à ras bord, tout l’attirail nécessaire pour faire un barbecue de compétition, des lampes, un parasol de plage, un tire-bouchon… Bref, tout y était. Sans oublier les deux sprays anti-moustiques force 50 sur l’échelle de Richter.

Cayo Costa

Pour embarquer, le point de rendez-vous se situe dans le Nord de Pine Island, au petit port de pêche de Bokeelia. Je ne te fais pas de dessin : ça pue le poisson !

Le bateau est bondé de jeunes adolescents américains prépubères sentant le cannabis la testostérone à plein nez, euphoriques à l’idée de passer 24 heures complètement seuls au monde à se bourrer la gueule. On n’était pas aussi excités qu’eux, je vous l’avoue, surtout quand le capitaine nous a donné quelques détails sur cette fameuse île. Comment ça il n’y a pas d’électricité ? Ni eau chaude ? Les douches sont à l’extérieur ?! Mais comment on va faire pour les glaçoooooooons ?! Bien sûr, il avait attendu d’être au milieu de l’océan pour nous confesser tout ça. Merci.

Cayo Costa

Comment te plomber le moral en un rien de temps

Une fois sur place, alors que l’on charge toutes nos affaires dans le petit tram, (ben quoi, c’est isolé certes, mais il ne faut pas oublier qu’on est aux États-Unis et qu’il faut bien ça pour emmener les américains jusqu’à leur campement, faut pas pousser non plus hein !), les Rangers du parc en remettent une couche.

Cayo Costa

– “Il y a des milliers de moustiques, j’espère que vous n’avez pas oublié les répulsifs. En même temps, si vous n’en avez pas ce n’est pas très grave puisque même un produit à 99% de DEET, ça ne les tuera pas.”

– “Hier, deux filles sont restées seulement trois heures sur l’île, avant de repartir aussitôt. En fait, les cabines en bois sont toutes réservées, mais la moitié sont actuellement vides car les gens n’ont pas supportés de passer plus d’une nuit ici.”

– “Un couple a vidé trois sprays anti-moustiques pendant la nuit. Et ce n’était pas encore suffisant.”

– “Faites très attention, car il y a des raies et des méduses dans l’eau, et de nombreux animaux rôdent aux alentours, des ratons laveurs, des serpents, des rats, des cochons sauvages…”. J’ai perdu le fil à ce moment-là.

– “Ah oui, et ce n’est pas tout, le pire, ce sont les no-see-ums. Il y en a des milliards ! Vous ne les verrez pas, mais ils vont vous dévorer. Là encore, il n’y a rien à faire…”

Merci. Bande de sadiques !

Dans la cabane de Laura Ingalls

Sur l’île, il y a une dizaine de petites cabanes cabines pouvant accueillir jusqu’à six personnes. D’une surface de 10 m², on ne risquait pas d’inviter des amis pour la soirée ! Pur hasard, notre cabane possède un screen porch, une grande moustiquaire. C’est le comble du luxe.

Cayo Costa

Après une réunion du conseil sous l’égide de Denis Brogniart, la troupe décide de mettre en place une stratégie : économiser nos deux sprays anti-moustiques pour la nuit. Pour l’instant, on est plutôt en forme et aptes à supporter les attaques répétées et agressives des moustiques.

Heureusement, on trouve refuge sur la plage, où il doit bien faire 40 degrés (et où visiblement, le sable n’est pas blanc !). Après une thèse digne d’Einstein afin de savoir comment s’installer pour que chacun puisse avoir un peu d’ombre, on finit tous la tête sous le parasol telle une étoile de mer.

Cayo Costa

Une fois dans l’eau, on joue des coudes entre les méduses, les raies, et les choses pas très catholiques qui surgissent un peu de partout. Un poisson ? Un museau de lamantin ? Ou pire, un requin ? “Dans la mer, comme dans la vie, parfois il ne vaut mieux pas savoir…” (Proverbe de moi-même !)

“Ouais d’accord, mais c’est n’importe quoi cette histoire de moustiques, on n’a pas encore une seule piqûre quoi !”, se vante-t-on tout en nous étalant sur nos serviettes de plage. Une réflexion de courte durée ! J’ai à peine eu le temps d’ouvrir le dernier Marie Claire que j’ai compris. Plus la nuit tombait, et plus la plage était envahie par ces insectes invisibles et sournois. Une nuée de bestioles microscopiques, avec un corps tout noir, de petits yeux rouges sanguinolents, et de grandes dents acérées tels des vampires ! Tu les imagines toi aussi ? Parfait !

Cayo Costa

Tous aux abris !

D’un commun accord, (il est fort pour nous mettre tous d’accord ce Denis Brogniart quand même !), nous envoyons le pompier de l’équipe allumer le barbecue pour faire cuire notre repas du soir. Il fait nuit, nous sommes comme des âmes en peine, blottis derrière notre screen porch. Les insectes, quant à eux, plus sadiques les uns que les autres, sont toujours de sortie. La température ne baisse pas, on suffoque, et on sue comme des porcs, la classe quoi ! On finira par manger des cuisses de poulet à moitié cuites. Tant pis, quand il faut survivre, il n’y a pas le choix !

Pour passer la nuit, nous décidons de sortir les matelas (fins et en plastique…) de la cabane, où l’air est vraiment irrespirable. La sentence est tombée pendant le feu de camp, nous dormirons dehors sous le porche, protégés par la moustiquaire trouée, histoire de pouvoir respirer – un peu -. Heureusement, l’un des membres de l’équipe est prévoyant et a apporté des lingettes désinfectantes pour nettoyer les matelas. On ne sait jamais.

Cayo Costa

L’enfer au paradis

Le groupe décide alors de dormir un peu afin de reprendre des forces en vue de l’épreuve d’immunité du lendemain. Mais les esprits de l’île en ont décidé autrement, et souhaitent défier notre mental. Après une demi-heure de sommeil, tous alignés en rang d’oignons, nous sommes réveillés en sursaut par un boucan pas possible dans notre poubelle. Une scène surréaliste dans le noir total. “Un cochon sauvaaaaage !”, hurle l’un des membres de l’équipe en délire. C’est bon, calme toi, ce ne sont que des ratons laveurs. Toi, tu sera éliminé au cours du conseil, c’est sûr.

Un orage comme sait si bien en offrir la Floride s’est ensuite abattu sur l’île avec des éclairs plus flippants les uns que les autres. La foudre est d’ailleurs tombée à quelques mètres de notre cabine. Le ciel s’est tellement illuminé que, sur le coup, je me suis dit que Dieu allait descendre sur Terre pour nous rappeler à lui. “Est-ce que vous croyez qu’on peut mourir électrocuté dans cette cabane ?”, s’exprime un autre membre du groupe. Bon, toi aussi, avec tes questions à la con, tu seras éliminé.

Je récapitule : nous transpirons à n’en plus pouvoir sur des matelas en plastique répugnants, enroulés dans des draps trempés, avec un air chaud chargé d’humidité improbable, tout en nous faisant dévorer par des monstres invisibles, et étant cernés par des ratons laveurs affamés, sans oublier Dieu qui essaye de communiquer avec nous en lançant d’incroyables éclairs à deux pas de notre cabine…

Ambiance. Odeur. Si au début on essayait de se comporter comme des gens civilisés (c’est-à-dire qu’on ne se connait pas depuis très longtemps non plus quoi !), une heure plus tard tout le monde était pratiquement nu. (Pour ton bien être personnel et celui de la planète entière, tu ne verras aucune photo).

Les heures deviennent interminables

5h du matin. “Et si on allait se baigner ?”. Un membre du groupe dit – enfin – quelque chose d’intelligent. Lui, il est bien parti pour la victoire, tiens. “Attention, une raie !”. Histoire de varier les plaisirs douleurs, on passe maintenant aux piqûres de méduses… Le temps s’éternise, la chaleur devient insupportable, alors pour se rafraîchir jusqu’au moment de quitter l’île après ces 24 heures de “calvaire”, on alterne entre des bains dans la mer et des passages sous les douches extérieures.

Cayo Costa

La sentence est irrévocable, toute l’équipe est éliminée

13h, nous étions pile à l’heure et au garde-à-vous devant le bateau, prêts à bondir à l’intérieur afin de quitter les lieux le plus vite possible ! L’ambiance n’était plus du tout à la fête…

Cayo Costa

Épilogue : une chose est sûre, on aime peut-être l’aventure, mais on est encore loin d’être des aventuriers ! Et ce qu’il y a de plus sadique dans toute cette histoire (oui, oui, car il peut encore y avoir pire !), c’est que les boutons dus aux piqûres des no-see-ums ne sont pas apparus tout de suite. Sur le coup, tu sens quelque chose te piquer, mais rien ne se voit sur la peau… jusqu’au lendemain ! Sans exagérer, on avait tout le corps recouvert de boutons rouges, aucune zone n’avait été épargnée et on a passé toute une semaine à se gratter férocement jour et nuit. Décidément, on n’est pas près d’oublier notre excursion sur l’île de Cayo Costa…

INFOS & ASTUCES

#1 : Pour se rendre sur Cayo Costa, il faut d’abord réserver une cabine ou un emplacement de tente sur le site officiel. Prix de la nuit en cabine : $36/nuit pour 6 personnes. C’est une belle affaire je te dis ! Ils imposent généralement de rester au minimum deux nuits, mais notre cabine était libre qu’une seule nuit entre deux réservations et heureusement d’ailleurs !

Ensuite, il faut immédiatement réserver le trajet en bateau avec la compagnie Tropic Star. $45 l’aller/retour par personne pour une heure de navigation. Le bateau part du port de pêche de Bokeelia situé dans le Nord de Pine Island. Il y a sur place un parking à $8 par jour.

#2 : Je te conjure de ne pas y aller pendant la saison chaude et humide. De ne pas faire comme nous en fait ! Je pense que le site est vraiment agréable entre octobre et mars. Sinon, laisse tomber, ton séjour va tourner au cauchemar !

#3 : Sois prêt à te retrouver sur une île sans aucune commodité ! Ni eau chaude, ni électricité, ni magasin, rien. Prévois absolument de tout apporter car il n’y a que de la glace et du charbon de bois en vente sur l’île.

#4 : Malheureusement, nous n’avons pas eu le courage de visiter et de profiter de l’île, qui, faut bien le reconnaitre, avait l’air superbe. Il faisait tellement chaud et les insectes étaient tellement virulents que nous sommes restés “coincés” dans l’eau pendant près de 24h, et n’avons pas dépassé un périmètre de plus de 100 mètres autour de notre cabine.

Le rêve américain, entre joie et désillusion : bilan des 6 premiers mois

Le rêve américain, entre joie et désillusion : bilan des 6 premiers mois

Le rêve américain, entre joie et désillusion : bilan des 6 premiers mois

Ahh le rêve américain… Les États-Unis, pays de la démesure et de tous les clichés ! Nous ne savons pas vraiment dans quoi nous nous embarquons à ce moment-là. Quelques doutes, beaucoup de craintes et un peu d’hésitation se bousculent dans nos têtes alors qu’en même temps une certaine forme d’excitation nous envahi… Il faut bien reconnaitre que nous laissons derrière nous notre petite île paradisiaque, une vie tranquille au soleil, un certain confort en-soi. Avons-nous peur de nous ennuyer à long terme ? Cherchons-nous encore des défis à relever ? Qu’importe, car pour l’instant, tout ce que je me demande en apercevant l’immensité de New York depuis le hublot de notre avion, c’est : “Mais qu’est-ce que nous faisons là ?!”.

New York

Un choc culturel

Le mode de vie, la langue, la gastronomie, le climat, les paysages ou encore la population (et la liste est longue !), on peut dire que tout oppose Nouméa à New York. Nouméa, l’insulaire, la balnéaire, l’apaisante, la tranquille… et New York, la démesurée, l’effervescente, l’imposante, la bruyante, la stressante, ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’on l’appelle la ville qui ne dort jamais… Une bataille perdue d’avance.

Times Square

Pendant 6 mois, nous avons fait face à de nombreuses déconvenues et où beaucoup de questions surgissaient, nous obligeant à nous remettre perpétuellement en question. Heureusement, nous avons aussi vécu des moments beaucoup plus positifs, riches en surprises… Alors, me direz-vous, que s’est-il réellement passé pendant cette période et où en sommes-nous vraiment aujourd’hui ? Je vous explique tout ça !

Vue de la couronne de la Statut de la liberté

Retour à notre premier amour… New York

Une fois que vous posez vos yeux sur Big Apple, vous ne pouvez plus jamais l’oublier. New York, c’est un peu le rêve américain dans toute sa splendeur. Fière, haute, imposante, New York force l’admiration. C’est pour cela que nous décidons de débuter notre aventure américaine par la porte d’entrée historique de tout immigrant sur le territoire de l’oncle Sam.

Statut de la Liberté

Statue de la liberté

Nous arrivons donc en terrain “presque” conquis puisque New York a par ailleurs été notre champ de bataille durant un an lors d’une première expatriation en 2011. Les repères reviennent très rapidement : on sait quoi faire, où le faire et surtout comment le faire, ce qui adoucit un peu notre changement de vie. Par chance, nous retrouvons Linda, son mari Ernie et leur chien Trevor, qui sont véritablement notre famille de cœur américaine. Le temps pour nous de trouver un appartement, nous sommes hébergés chez eux dans le New Jersey.

Chez Linda dans le New Jersey

Une organisation colossale

Les premiers jours sont consacrés aux démarches administratives : obtenir un numéro de sécurité sociale, souscrire à un abonnement téléphonique, chercher un appartement à New York… Nous avions déjà fait cela une fois, Craigslist n’avait plus aucun secret pour nous ! Tout est allé très vite puisqu’en une semaine, nous avons trouvé un appartement en coloc’ sur la 116th street à Harlem. (On aura d’ailleurs l’occasion d’en reparler prochainement avec quelques conseils, parce que franchement pour un nouvel arrivant, ce n’est vraiment pas évident pour s’y retrouver).

Harlem

Ce départ pour une nouvelle vie s’annonçait donc être sous les meilleurs auspices… Oui, mais voilà !

  • Erreur numéro 1 : être trop confiant lors de son arrivée

La suite logique a été de chercher un emploi. Nous étions encore dans un état d’esprit très positif, avec – peut-être – un trop-plein d’optimisme sur notre avenir. Au gré de nos différents déménagements, que ce soit en France ou dans d’autres pays, nous avons toujours trouvé assez rapidement du travail…

Oui, mais voilà !

Cette fois-ci, la recherche d’emploi ne s’est pas réellement passée comme prévue. Après avoir vécue presque deux ans hors des sentiers battus, loin du “droit chemin” dans lequel nous pousse la société, je me suis vite rendue compte que j’étais complètement “out” ! Hors-sujet sur la manière de postuler, sur la rédaction d’une lettre de motivation, sur mes performances lors des entretiens (en anglais bien sûr !), ou encore sur les connaissances des nouvelles tendances et innovations dans mon domaine de prédilection. Bref, je n’étais plus un chasseur dans le monde impitoyable de requins que peut être parfois l’industrie… J’étais devenue une petite sardine frétillante ! Ajoutez à cela une solidarité entre français proche du néant, à New York en tout cas, j’ai donc vite déchanté.

Il s’est passé plusieurs semaines pendant lesquelles je ne postulais même plus aux offres d’emploi, puisque dans ma tête, j’étais complètement bloquée. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de développer ce blog, ma seule échappatoire. C’est un mal pour un bien !

Heureusement, nous avons commencé à voir le bout du tunnel quand Greg a décroché un job dans une boite française installée à Miami, avec un poste au titre plus que prometteur… enfin, sur le papier !

Oui, mais voilà !

Au bout d’un mois de travail, son patron lui annonce qu’il ne peut pas le payer. Il y a malheureusement des gens malhonnêtes partout, et ne croyez pas que d’être de la même patrie dans un pays étranger resserre les liens et permet un traitement de faveur… bien au contraire !

Véritable coup de massue, nous venions de toucher le fond.

  • Erreur numéro 2 : sous-estimer financièrement le coût d’une expatriation

Il faut bien l’admettre : nous sommes arrivés aux États-Unis très mal préparés (ceci est sûrement dû à l’erreur numéro 1), avec peu d’économies. Pendant deux ans, nous avons dépensé pas mal d’argent en voyageant énormément. (Faut bien avoir matière à alimenter ce blog aussi !). Bref, on connait tous le sort réservé à la cigale dans la fable de La Fontaine !

Aux États-Unis, tout coûte cher, et encore plus à New York. Les loyers, les transports, l’assurance santé, la nourriture, les loisirs… Tout, je dis bien tout coûte cher ! Il faut donc arriver avec une somme conséquente d’argent, parce que vivre à New York, ce n’est pas rien financièrement, d’autant plus quand on n’a pas de revenus.

Avec un loyer de plus de 1.300 dollars par mois pour seulement une chambre, nous ne pouvions pas continuer longtemps comme ça. Peu à peu, une question devenait omniprésente : “Avons-nous fait une erreur de tout quitter pour venir aux États-Unis ?”.

  • Erreur numéro 3 : “New York, I love you but you overwhelm me”

“New York, je t’aime mais tu me submerges” n’a jamais autant eu de son sens qu’après ces épisodes successifs où nous avons enchaînés les galères puisqu’une dépression post-installation s’est sournoisement installée. Une fois dans notre appartement en coloc’ à Harlem, nous avons commencé à ne plus trouver de points positifs à vivre ici. Nous n’étions pas en vacances à New York, ce n’était pas pour une période temporaire, on allait y vivre pour une durée illimitée. Unlimited ! Et soudain, tout a pris une autre dimension…

Coucher de soleil skyline

L’hiver à New York n’est pas “wonderful”, Central Park n’est pas “amazing” sous la neige, les rues ne sont pas “so cute” recouvertes de boue.

Pendant plusieurs mois, la ville devient glaciale et mettre le nez dehors devient parfois une épreuve ! N’espère pas sortir sans le minimum vital de tout bon New-yorkais qui se respecte, à savoir : une chapka, plusieurs écharpes en laine, au moins deux paires de gants et surtout de méga Moon Boots. Sinon, tu risques de congeler sur place à tout moment ! Le froid va te cingler le visage comme jamais, des tonnes et des tonnes de neige vont s’abattre sur la ville, tu vas devoir marcher dans la rue avec de la boue jusqu’aux genoux…

Bref, Jonas, l’une des plus grandes tempêtes de neige qui a balayé la côte Est des États-Unis a eu raison de nous.

Nous avions besoin d’habiter dans un endroit où le soleil règne en maître tout au long de l’année.

New York sous la neige

D’un jour à l’autre, nous ne trouvions plus les gens si accueillants et la vie new-yorkaise si excitante.

Les New-yorkais n’ont jamais le temps (don’t forget, time is money), ils sont donc stressés, pressés, agités… Bref, ils vivent à cent à l’heure. Et quand ils ne travaillent pas, ils passent leur temps dans les transports en commun. C’est bien connu, métro, boulot, dodo. Nous avions l’impression d’être aspirés dans une vie qui allait beaucoup trop vite pour nous. La plupart des américains vivent pour travailler, alors que nous, nous souhaitons travailler pour vivre.

Nous avions besoin d’un endroit où les gens prennent le temps.

Notre appartement, qui devait être une solution temporaire, le devenait de moins en moins.

3 mois plus tard, nous étions toujours dans une coloc’ de 5 personnes, que l’on commençait à détester. D’appartement correct de prime abord, il est rapidement devenu trop sombre, plutôt sale, assez petit et extrêmement cher. La vue depuis notre chambre donnait sur un autre immeuble et nous avions l’impression de vivre dans une boite totalement noyée parmi des milliers d’autres.

Nous avions besoin d’espace et d’air frais.

♦ Le concert des klaxons, des sirènes d’ambulances ou encore les excès de décibels sont devenus insupportables.

Qui n’a pas rêvé des célèbres taxis jaunes new-yorkais, de l’ambiance unique de Times Square ou des ambulances qui réveilleraient un mort à la moindre sirène ? New York a cet espèce de bruit ambiant typique et mondialement connu… Seulement au quotidien, ça peut rapidement devenir un véritable cauchemar ! Et quand nous avons commencé à nous focaliser dessus, impossible de nous en défaire : New York est beaucoup trop bruyante pour nous.

Nous avions besoin de calme et de tranquillité.

Une image qui ne nous correspondait plus

Rapidement, nous nous sommes aperçus que l’image que nous avions de New York était totalement faussée par des souvenirs que nous avions idéalisés. New York est et restera toujours la même, c’est nous qui avons changé. Et malheureusement, pendant les 4 mois où nous sommes restés à Big Apple, en attendant que la situation évolue, nous n’avons vraiment pas profité de cette chance d’être dans la capitale du monde. On manquait d’air, de soleil, de plage, de nature, de calme et de tranquillité.

On s’est dit qu’il fallait que ça change. Ces dernières années, nous avons beaucoup déménagé que ce soit en France ou ailleurs, nous entreprenons de nombreux projets, ce qui nous procure ainsi un certain avantage : nous savons rebondir assez rapidement devant n’importe quelle situation et nous ne craignons pas de prendre parfois des décisions radicales.

Du jour au lendemain nous posons le préavis pour notre appartement. La décision est prise : fin février 2016, nous quittons les États-Unis, et abandonnons notre Carte Verte si chèrement acquise.

Oui, mais voilà !

Fin février, nous sommes effectivement partis de New York… mais nous ne sommes pas allés très loin finalement ! Une dizaine de jours avant notre départ définitif, alors que nous hésitions sur notre prochaine destination, j’ai reçu une proposition d’emploi dans une entreprise qui me plaisait, avec un poste qui m’intéressait, dans l’État que l’on désirait… C’était inespéré… Direction le Sud de la Floride !

Miami Beach

Ni une, ni deux, nous avons fait nos valises, et nous avons débarqué à Fort Lauderdale située à une trentaine de minutes de route au nord de Miami. Une situation qui ne pouvait pas être plus parfaite puisque nous retrouvions enfin tout ce qui nous manquait jusqu’à présent : la chaleur, le soleil, la mer et la plage… Bref, le bonheur !

Tout s’est enchainé très rapidement. Grâce à d’autres français rencontrés sur place (enfin un endroit où ils sont solidaires !), nous avons trouvé facilement un appartement. Greg a également décroché un boulot dans une start-up lancée par – encore – un français.

Un second souffle

Aujourd’hui tout va mieux, nous avons su rebondir à temps. On commence doucement à profiter de la Floride et de son extraordinaire environnement, le plus dur de l’installation ayant été accomplie. On aura d’ailleurs l’occasion de reparler très prochainement de cette douce vie dans le Sunshine State !

Moralité de l’histoire : une expatriation ça se prépare. Ne faites pas comme nous. Plutôt que de parcourir le désert australien, grimper au sommet d’un volcan hawaïen et plonger dans les eaux calédoniennes, installez-vous confortablement devant votre ordinateur et potassez votre expatriation ! Même si on a eu extrêmement de chance de décrocher une Green Card, rien n’était joué d’avance. On reconnait être privilégiés, certes, mais il faut savoir se bouger, rester humble et se donner les moyens de réussir. Quoi qu’il en soit, même après toutes ces galères, si c’était à refaire on ne changerait strictement rien… Masos nous ? Pas du tout ! On aime le challenge, fuir la routine et tout simplement vivre nos rêves 🙂

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