Vanuatu #5 – Plongée sous-marine au cœur de l’imposant SS President Coolidge

Vanuatu #5 – Plongée sous-marine au cœur de l’imposant SS President Coolidge

Vanuatu #5 – Plongée sous-marine au cœur de l’imposant SS President Coolidge

Cela ne fait pas très longtemps que nous avons passé notre niveau I de plongée sous-marine et nous avons peu de sorties exploratoires à notre compteur. Nous avons fait de très belles plongées en Nouvelle-Calédonie, mais s’il y a un endroit dont on a beaucoup entendu parler, c’est bien du fameux SS President Coolidge !

Plongée de jour

Le SS President Coolidge, mais qu’est-ce que c’est ?!

Le SS President Coolidge était un paquebot de luxe construit en 1931, destiné à transporter des passagers cherchant le soleil dans le Pacifique et en Extrême Orient. D’une longueur avoisinant les 198 mètres, il faisait partie des plus grands navires commerciaux des États-Unis à l’époque.

President SS Coolidge

En 1941, durant la Seconde Guerre mondiale, le Coolidge entre au service de l’armée américaine comme bateau de transport pour renforcer la garnison dans le Pacifique, notamment après le bombardement japonais de Pearl Harbour. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à transporter des troupes, des équipements de protection et des armes entre les USA et les bases du Pacifique. Sa fin arriva un beau mois d’Octobre 1942, lorsqu’il heurta par erreur une mine flottante américaine du dispositif de défense anti-sous-marine en entrant dans le canal de Luganville. Touché au niveau de la salle des machines, le capitaine décida de le faire échouer au plus prés de la côte mais ne put s’en approcher suffisamment pour sauver le navire à cause du récif corallien. C’est ainsi que le Coolidge repose sur son flanc bâbord entre 20 et 70 mètres de profondeur. La cargaison et les effets personnels que plus de 5000 soldats ont laissés à bord ont été engloutis en moins de 90 minutes. Depuis 1983, le gouvernement du Vanuatu a interdit toute récupération d’objet provenant du Coolidge, et l’épave du bateau est utilisée pour la plongée récréative.

Plongée de jour

Le Coolidge, une épave mythique dans le monde

Le Coolidge est réputé pour être parmi les meilleures plongées sur épave et la plus grande accessible au monde. Les plongeurs peuvent se faufiler dans les étroits couloirs sombres et silencieux du paquebot, visiter les salles de bain, la pharmacie, la salle de bal, les cuisines, longer les ponts supérieurs et surtout observer tous les équipements militaires qui ont été engloutis. Armes, canons, obus, jeeps, camions, tout est intact. Mais surtout, ce qui rend cette épave mythique, c’est sa fameuse statue de porcelaine The Lady. Située au-dessus de la cheminée, au fond de la salle de bal, cette œuvre représente une femme assise sur une licorne. Et réussir à la voir, c’est un peu le Saint Graal de tout plongeur ! Bon, rassurez-vous, on n’est pas allés jusque-là, car elle est située à 60 mètres de profondeur quand même !

The Lady

En 2007, le Times a élu le SS President Coolidge dans le top 10 des sites de plongée sur épave au monde. Si vous êtes au Vanuatu, c’est donc une plongée à ne surtout pas manquer, et vous allez vite comprendre pourquoi !

Une plongée de jour forte en sensation

Tout commence en début d’après-midi, au club de plongée Santo Island Dive & Fishing. Nous avons opté pour 2 plongées, une de jour, et une de nuit. Contrairement à ce à quoi nous sommes habitués, tout est déjà prêt à notre arrivée, pas besoin de porter le matériel hyper lourd et de charger le bateau… au Vanuatu, on est traités comme des rois ! Nous ne sommes que 2 à plonger ce jour-là, ce qui rend la sortie encore plus privilégiée puisque nous aurons un moniteur rien que pour nous… Voilà de quoi nous rassurer, parce que sur le bateau qui nous emmène au site, on n’en mène pas large ! Il faut dire qu’on a entendu tout et n’importe quoi sur la sécurité des plongées au Vanuatu… Après coup, je peux vous le dire : il n’y a aucun souci à plonger ici !

Nous commençons à descendre doucement vers l’épave, en suivant une corde. L’eau est plutôt trouble, on voit tout juste à 2 mètres, c’est plutôt impressionnant. Soudain, une énorme masse se dessine… très lentement apparaissent les contours de cette épave, posée sur le fond, comme endormie et figée dans le temps. Dès le début, le ton de la plongée est donné, on se retrouve face à face avec une superbe rascasse… Allez, à nous l’exploration de cette épave mondialement connue !

Plongée de jour

Vous ne rentrerez pas à l’intérieur de l’épave lors de la première plongée, prenez-le en compte. C’est une question de sécurité, cela permet à votre moniteur d’évaluer vos capacités sous l’eau, avant de vous autoriser ou non à pénétrer dans les entrailles de ce monstre sous-marin. Pour notre première plongée, nous avons donc seulement longé le paquebot, et nous sommes remontés par le pont supérieur, malgré tout on ne s’est pas ennuyés !

Matthew, notre moniteur, nous conduit vers ce qu’il reste des salles de bain des cabines, nous montre des obus empilés (qu’on peut porter… et c’est lourd !) et nous permet même de pénétrer dans une des cales sombres, renfermant jeeps, tanks et autre matériel militaire.

En remontant le long du pont du bateau et sur la promenade, il nous montre des fusils recouverts de coraux, de la vaisselle, des chaussures, des masques à gaz… En chemin, nous dénicherons un poisson pierre bien caché au milieu des coraux qui poussent sur l’épave.

Le dernier pallier de décompression se fait dans le jardin de corail, proche d’une patate pleine de vie et de poissons. En patientant, on joue avec les poissons-clowns. On n’a pas vu l’heure passer !

Une randonnée palmée à 1 million de dollars !

L’avantage de combiner au minimum 2 plongées, c’est que pendant la pause, le bateau s’arrête à Million Dollars Point, qui vaut le détour ! Pour la petite histoire, le site doit son nom à nos chers américains, qui ont préféré couler tout leur équipement sous l’eau, plutôt que de le donner au Vanuatu qui a refusé de leur racheter pour 1 000 000 de dollars. D’où son nom !

Sous l’eau, c’est un cimetière de ferraille grandeur nature… Il reste des voitures entières, des petits bateaux, des tas et des tas de ferrailles et vieux objets, c’est impressionnant et plutôt marrant à voir ! Nous sommes également tombés sur une ancienne bouteille de Coca-Cola en verre ! Un collector !

Plongée de nuit dans les ténèbres sous-marines

Ce qui vient ensuite est sans aucun doute l’une des expérience qui m’a fait monter le plus d’adrénaline : une plongée de nuit, à l’intérieur de l’épave, dans le noir absolu. A ne louper sous aucun prétexte. Je t’entends dire “J’ai peur, je sais pas trop, et si et si…”. Non, je t’arrête tout de suite, fais la plongée de nuit ! C’est un truc de fou !

Le soleil se couche et nous voilà donc de retour sur le bateau au-dessus de l’épave. On est crevés, il fait froid, le bateau tangue de tous les cotés. Et surtout on flippe à mort. “Je veux rentrer chez moiii !”. Peine perdue, il a fallu sauter dans l’eau. Et là, d’un coup, je suis projetée dans un autre monde : il fait totalement noir, je ne vois absolument rien !  Heureusement, je tiens très fermement dans ma main la fameuse corde qui permet de rejoindre l’épave, et nous sommes accompagnés d’un professionnel qui vérifie régulièrement si on est toujours dans le coin. N’ayant plus aucun repère, nous nous retrouvons, je ne sais trop comment, à pénétrer dans l’une des cales du bateau. Tout est absolument noir, on ne voit strictement rien, je sens juste Matthew qui m’attrape la main, m’entraine dans un endroit étroit et me montre où m’accrocher à l’épave. Et tout d’un coup, apparaissent devant nos yeux, quelque chose d’absolument extraordinaire : des poissons flashs. Partout. Qui s’agitent devant nous à la vitesse de l’éclair, comme des faisceaux de lumière. J’ai l’impression d’être bourrée !

(Malheureusement le spectacle ne rend rien en photo, c’est pourquoi il faut ABSOLUMENT le vivre de ses propres yeux !)

S’ensuit une balade inoubliable dans les méandres du bateau. Nous rallumons les lampes torches, et c’est un tout autre monde qui s’ouvre à nous. Déjà émerveillés par notre rencontre avec les poissons flashs, nous verrons par la suite une superbe lime électrique, un poisson pierre, une énorme murène, et surtout un étrange poisson ballon, qui s’est prêté au jeu le temps d’une passe entre nous 3…

Plongée de nuit

Plongée de nuit

Plongée de nuit

Une expérience unique complètement hors du temps, à 3o mètres de profondeur, dans le noir total, et dans les antres d’un monstre sous-marin… Seriously ?!

Plongée de nuit

INFOS & ASTUCES

#1 : Il y a plusieurs façons d’explorer l’épave sur une même journée. Vous pouvez prendre un forfait 3 plongées (2 en journée et 1 de nuit), un forfait 2 plongées (1 en journée et 1 de nuit), ou seulement 1 plongée de jour. L’avantage des forfaits 2 ou 3 plongées c’est que vous pouvez explorer le site de Million Dollars Point gratuitement entre deux sessions !

#2 : Le prix pour le forfait 2 plongées est de 13000 vt/pers. Pour avoir des prix, passez par Zaza ! N’oubliez pas de prendre sur le bateau votre matériel de PMT pour observer Million Dollars Point dans les meilleures conditions.

Vanuatu #4 – Dans le village de Port-Olry, de battre mon cœur s’est arrêté…

Vanuatu #4 – Dans le village de Port-Olry, de battre mon cœur s’est arrêté…

Vanuatu #4 – Dans le village de Port-Olry, de battre mon cœur s’est arrêté…

J’ai eu beaucoup de coups de cœur au Vanuatu. Ce n’est plus un secret, je suis même tombée amoureuse de ce pays. (Comment ça vous en avez déjà marre que je vous bassine avec le Vanuatu ?!). Mais durant mon séjour, j’ai eu véritablement un coup de foudre. Comme si l’endroit où je me trouvais était une évidence. Comme si plus rien au monde ne comptait et que je ne voulais plus qu’une chose dans ma vie : rester là, ici, pour toujours ! Le petit village de Port-Olry m’a émerveillée, par sa beauté, son authenticité, sa simplicité, et surtout ses enfants. Le temps de deux petits jours, je l’ai senti, là, tout près… Un pur sentiment de bonheur et de légèreté.

Port-Olry

Les cabanes en bois du “Little Paradise Bungalows”

Tout commence chez Tarcisius et ses cabanes en bois toutes mignonnes en bord de mer. Le pauvre a eu droit à tous les noms possibles et inimaginables, tellement on n’arrivait pas à s’en souvenir… “Stratorius ? Non… Spartacus ? Non… Stradivarius ? Non plus !”… Tout y est passé. Et pourtant, Tarcisius est adorable. Ici, pas d’hôtel 4 étoiles, mais un lieu d’un charme fou, tout confort, la cabane de Robinson Crusoé parfaite en somme. Tout y est bricolé avec soin, de la douche extérieure avec pommeau “noix de coco”, à la terrasse meublée de mobilier fait-maison.

Reçus comme des rois, Tarcisius nous emmène immédiatement voir les hommes du village qui, tous les jours en fin d’après-midi, préparent le kava pour alimenter le “Jungle Juice”, le Nakamal du coin (bar à kava).

Nakamal de Port Olry

Un bol de kava en signe d’amitié

Pour ceux qui ne connaissent pas, le kava est une plante originaire du Pacifique occidental dont la consommation, vieille de plusieurs siècles, est ritualisée et régie par la coutume. Le partager est un signe d’amitié, le kava joue donc un rôle fondamental dans la vie religieuse, politique et culturelle de l’ensemble du Pacifique. Traditionnellement, le kava est préparé à partir du rhizome qui est mâché puis recraché sur une feuille de bananier. Laissée quelques heures au soleil, la pâte obtenue est ensuite diluée avec un peu d’eau puis filtrée et consommée dans la coque d’une moitié de noix de coco évidée. (Je reviens, je vais vomir !). Fort heureusement pour nous, la version moderne est un peu plus ragoutante, puisque le rhizome du kava est mis à sécher, réduit en poudre puis mélangé à de l’eau avant d’être filtré plusieurs fois dans, le cas présent, des dessous féminins tant qu’à faire ! Traditionnellement encore, les Nakamals sont réservés aux hommes car les femmes ne consomment pas de kava, mais comme je suis étrangère, j’y ai droit.

Je prends donc mon courage à deux mains pour avaler cul sec cette mixture dont je ne raffole pas, notamment parce que je sais d’avance ce qui m’attend… Le kava possède des propriétés anesthésiantes, myorelaxantes, stimulantes et euphorisantes… A chaque gorgée, j’ai l’impression que mes lèvres ont triplé de volume (Pamela Anderson, welcome back !), je sens de moins en moins ma gorge quand j’avale (à cause de l’effet anesthésiant), sans parler du goût qui est pour ma part, avouons-le une bonne fois pour toute, dégueulasse… Ô joie, bonheur ! Qu’est-ce que je ne ferais pas pour eux 😉

Premiers pas dans une vie authentique

Le bol de kava traditionnel avalé, on se lance à la conquête de ce petit village de 4000 habitants. Et on va vite s’apercevoir que se promener dans Port-Olry, c’est comme remonter le temps. C’est la fin d’après-midi, les enfants sont sortis de l’école et jouent dehors, pieds nus, avec trois fois rien, au milieu des cochons, des poules et des chiens. Les mamies sont rassemblées sur des bancs fabriqués de bric et de broc à radoter discuter. Les maisons sont faites de tôles, ou de feuilles de noix de coco, les cuisines sont sommaires, on sent que les gens n’ont pas grand chose… mais ce qui frappe le plus, c’est le sentiment de légèreté qui règne. Ils ont l’air heureux. Quelle leçon de vie, une vraie claque.

Le crabe de cocotier sauce coco-curry

Tarcisius nous fait faire le tour du coin, et nous montre notamment tout un tas de crabes de cocotier vivants, pendant au bout d’une ficelle sous un abri de fortune… et nous demande si on veut qu’il nous en cuisine un pour le soir. Encore heureux qu’on veut !

C’est donc face à l’océan qu’on nous emmène à chacun un crabe entier complètement désarticulé, baignant dans une sauce au curry et à la noix de coco. C’est ici, au fin fond du Vanuatu, assis sur des tabourets de fortune en bois, au bord d’une superbe plage et face à l’océan, que l’on a mangé les meilleurs crabes de toute notre vie. Un plat 4 étoiles sous un faré qui ne paye pas de mine, au prix d’un bistrot parisien. J’en salive encore.

Quand je vous disais que Port-Olry, c’est le Paradis !

Plage de Port-Olry

Aux alentours du village

Le lendemain matin, nous découvrons notre petit-déjeuner posé devant la porte de notre cabane. Au menu : pamplemousse, brioche, confiture de papaye maison, le tout accompagné d’un jus de coco encore dans la noix. Tarcisius, tu es parfait !

Nous partons ensuite à la découverte des alentours de Port-Olry. Bien évidemment, nous tomberons sous le charme de son école avec les claquettes des enfants laissées devant la porte, de sa banque avec son antenne parabolique géante, son dispensaire, son épicerie et son église.

Chapelle de Port-Olry

La plage est absolument superbe et donne envie de se baigner, mais il faut savoir que l’endroit est très souvent venté. Nous voulions louer une pirogue traditionnelle et pagayer jusqu’à une île en face de la plage, mais impossible vu le vent.

Nous sommes donc partis explorer une autre île, accessible à pied à marée basse via un banc de sable. Attention, paradis garanti ! Malheureusement, nous ne sommes pas encore les prochains Christophe Colomb, aucune découverte notable, si ce n’est un endroit superbe.

Plage de Port-Olry

Coup de foudre à Port-Olry

Il est temps maintenant de vous parler de mon coup de foudre. Rien que de l’évoquer, j’en ai la gorge nouée !

Nous revoilà donc pour la énième fois à arpenter les chemins du petit village de Port-Olry : en long, en large et en travers ! On ne s’en lasse pas. Ici, pas de route bétonnée entre les maisons, mais des chemins de terre, et à chaque détour, chaque virage et chaque recoin se cache quelque chose qui nous émerveille. J’ai mal aux zygomatiques à force de sourire bêtement. Tout le monde nous salue, s’arrête pour dire un petit mot, quant aux plus timides, ils nous sourient tout simplement. En même temps, après avoir fait pratiquement dix fois le tour, les gens ont du commencer à nous repérer et à nous prendre pour des fous ! Mais moi je m’en moque justement, tout ce qui me vient en tête, en boucle et en boucle, c’est : “Je veux vivre à Port-Olry !”.

Pour cet ultime tour, nous avons enfin pensé à prendre les paquets de bonbons qui s’écrasaient dans nos sacs à dos depuis la Nouvelle-Calédonie. J’avais totalement oublié le pouvoir des sucreries sur les enfants ! Tout a commencé tranquillement, sur la petite “place du village”.

Trois petits garçons jouaient avec une voiture en bois fait maison, l’équivalent de la dernière console de jeux vidéo version occidentale, tout le monde en a une ! Le plus téméraire se rapproche timidement de nous par curiosité. On se dit alors que c’est le moment de dégainer notre arme fatale… Commence alors un raz-de-marée !

Enfants de Port-Olry

En quelques secondes et plusieurs signaux d’alerte plus tard, voilà que rappliquent une bonne quinzaine d’enfants surexcités qui nous encerclent pour avoir eux aussi des bonbons.

Les enfants : “Two ! Two ! Two !”

Moi : “Ah non hein, pas tout !”

Ça se passe de commentaires ! J’étais pas sensée savoir qu’ils me parlaient en anglais, puisqu’à la base, Port-Olry est un village francophone du Vanuatu ! J’en connais un qui se moque encore de moi, ça va rester dans les annales !

C’est comme ça que pendant plus d’une heure, nous passerons un moment privilégié avec eux, à bien rigoler. Très intrigués par la GoPro, ils se sont prêtés au jeu des photos et vidéos, dans les rires et la bonne humeur. Certains se poussaient pour être devant tout le monde et apparaitre le mieux à l’écran, tandis que d’autres regardaient curieusement l’écran de l’appareil photo de l’autre coté.

Enfants de Port-Olry

Enfants de Port-Olry

Enfants de Port-Olry

Enfants de Port-Olry

Si vous avez raté la vidéo dans laquelle vous pouvez voir les enfants de Port-Olry, c’est par ici !

Retour émouvant sur Luganville

C’est le ventre noué que nous nous levons le lendemain matin, afin de grimper avec les locaux dans la benne d’un pick-up retournant à Luganville. Heureusement, Tarcisius doit également se rendre sur Luganville, et vient donc avec nous, ce qui adoucit – un peu – les aurevoirs avec cet extraordinaire village. Il nous a très gentiment emmené des bonbons à la noix de coco qu’il a fait lui-même dans son four traditionnel. Les meilleurs du monde, un vrai délice. Haribo peut aller se rhabiller !

Si vous venez à Port-Olry en quête de sensations fortes, vous vous trompez de destination. Port-Olry a beaucoup plus à offrir, notamment d’un point de vue humain. Ces gens vivent avec trois fois rien, et pourtant ils sont généreux et toujours souriants. Une chose est sûre, je n’oublierai jamais ce moment passé avec les enfants de Port-Olry. Et un jour, je reviendrai…

Port-Olry

Port-Olry

INFOS & ASTUCES

#1 : Nuit à Port-Olry : Au Little Paradise Bungalow, chez Tarcisius. Prix par nuit : 5000 vt, petit-déjeuner compris. Les bungalows sont vraiment trop mignons, authentiques, très bien équipés, et font face à la mer.

#2 : Si vous dormez et mangez chez Tarcisius, vous avez droit à une réduction de 50% sur le prix de la carte, ce qui rend les prix vraiment très intéressants ! Et en plus, c’est délicieux ! N’oubliez pas de tester le crabe de cocotier et la viande de bœuf (le Vanuatu est réputé pour sa qualité de viande exceptionnelle). Parole d’une presque végétarienne ;). Crabe de cocotier : 1500 Vt. Steak : 1700 Vt.

#3 :  Pour retourner à moindre frais sur Luganville, il faut se lever très tôt vers 6h30/7h. Le matin, plusieurs personnes du village descendent sur Luganville et font également office de taxi. Il faut monter dans la benne du pick-up, et les cheveux au vent vous pourrez admirer le paysage assis à coté des locaux. Tarcisius s’est occupé de tout, ça ne coûte que 500 vt/pers, pour 1h de trajet !

Vanuatu #3 – 50 nuances de bleu sur la côte Est d’Espiritu Santo

Vanuatu #3 – 50 nuances de bleu sur la côte Est d’Espiritu Santo

Vanuatu #3 – 50 nuances de bleu sur la côte Est d’Espiritu Santo

La côte Est d’Espiritu Santo fait partie des incontournables de l’île, et pour cause. Cet endroit de l’île, c’est un peu le remake du livre de E.L. James, version 50 nuances de bleu ! C’est trop beau. Vous allez voir des couleurs que vous ne soupçonniez même pas. Entre les magnifiques trous bleus dans lesquels vous pourrez sauter à la corde comme Tarzan, et les plages d’une beauté à couper le souffle, vous ne saurez plus où donner de la tête sur la côte Est d’Espiritu Santo !

Lonnoc Beach

Ramer pour voir le trou bleu de Mateluvu

Plusieurs choix s’offrent à vous pour accéder au fabuleux trou bleu de Mateluvu : par la route, ou en remontant la rivière en kayak, et je vous dis sans hésiter : allez-y, suez, râlez, ramez ! Ça vaut vraiment le coup !

Le départ se fait de Oyster Island, une île accessible par bateau qu’il faut appeler en tapant sur un gong depuis l’embarcadère. Heureusement, ce n’est pas La Boule de Fort Boyard qui déboule, mais bien une petite “maison flottante” qui vient nous chercher !

De Oyster Island, on nous montre la rivière à remonter… Dans un cri de désespoir, je dis à la gérante de l’hôtel : “Où ça ? Là-bas ?! De l’autre côté de cet énoooorme bras de mer ? Non mais c’est loiiiiiiiiin !”.

Pour couronner le tout, à l’aller on est face au vent et il faut donc bien compter entre 45 min et 1h de rame, de quoi améliorer son coup de pagaie (pfffff… je sais), mais le chemin que l’on prend pour se rendre au trou est extraordinaire. Un paradis pour les yeux.

Plus on remonte la rivière, plus les couleurs sont magnifiques : le bleu foncé de la mer se transforme petit à petit en une eau translucide, d’une couleur vert émeraude, qui prend graduellement une couleur bleu turquoise dès que l’on s’approche du trou. La rivière se rétrécie de plus en plus, la végétation tropicale semble vouloir nous engloutir… pour, tout d’un coup, s’ouvrir sur un trou bleu d’une couleur électrique, complètement réelle. Pas de doute, dans le monde, il y a vraiment des phénomènes naturels extraordinaires.

Matevulu Blue Hole

Pendant plus d’1h, nous sautons dans l’eau comme des gamins, à l’aide de cordes et d’échelles… Mais qu’est-ce que ça fout la trouille ! Moi, accrochée de toutes mes forces au tronc de l’énorme banian et criant aux 2 ni-vans qui m’encourageaient : “Noooon mais je veux plus sauter làààà, c’est trop hauuuuut !”. Ils se sont bien moqués de moi, eux, qui sautaient de partout, et dans tous les sens !

Matevulu Blue Hole

Quant au retour, on avait tellement faim qu’on a pagayé comme des fous afin de retourner sur l’île et ne pas rater le buffet du dimanche (un autre bon plan de Zaza !), en 30 min c’était plié, et on était déjà à table ! On a ensuite profité de l’après-midi pour se balader sur l’île, avant de rentrer reprendre des forces à Luganville pour notre journée du lendemain… parce que les trous bleus, c’est pas fini !

Qu’est-ce qu’on a ri au trou bleu de Riri !

Histoire de pimenter la visite du sublime trou bleu de Riri et d’explorer la côte Est de l’île, nous embarquons dans la petite voiture de Laurent dit Lolo, ayant une personnalité bien à lui. Et croyez-moi, vous n’allez pas vous ennuyer, Lolo a toujours le mot pour rire ! Il nous dépose donc à notre 2ème trou bleu de Santo… celui de Riri. (Ne cherchez pas, il n’y a ni Fifi, ni Loulou !).

Riri blue hole

Je crois qu’en lui même, le trou bleu de Riri est encore plus extraordinaire que le précédent. L’eau est d’une pureté incroyable, d’une couleur bleu/vert translucide. Vous ne voudrez plus jamais vous baigner ailleurs que dans cette eau magique (“On va se baigner à la Grande-Motte cet été ?”, “Mais noooooon !”).

Une fois encore, tout est prévu pour vous amuser, il y a des cordes avec des petits pontons pour sauter comme des enfants. Qui n’a jamais rêvé de s’agripper à une corde artisanale et de sauter dans une eau turquoise ?! Moment de fous rires inoubliables, de légèreté et de pure insouciance. Le bonheur.

Éblouis par le sable blanc de Lonnoc Beach

On retrouve notre Lolo national qui nous conduit sur l’une des plages les plus blanches que l’on n’ait jamais vu (bon, OK, à part en Calédonie bien sûr !) : la plage de Lonnoc. Par contre, devant tant de beauté sur l’île de Santo, je commence à manquer de superlatif pour cet article ! Alors vous n’avez qu’à regarder les photos !

Plutôt chouette hein ?! Si vous avez le temps entre 2 baignades, mangez sur cette plage à l’ombre des farés, c’est juste parfait.

Lonnoc Beach

Il est temps pour nous de quitter Lolo qui nous dépose tout au nord de l’île d’Espiritu Santo, au petit village de Port-Olry, un vrai coup de foudre que je vais vous raconter très vite. Mais en attendant il n’y a pas à dire, pendant cette journée, Lolo nous a emmené au 7ème ciel !

Santo Island

INFOS & ASTUCES

#1 : Il y a plusieurs trous bleus sur l’île d’Espiritu Santo, mais Mateluvu et Riri sont des incontournables. Encore une fois, pour le trou bleu de Mateluvu, je vous invite franchement à y accéder en kayak. Entrée au trou bleu de Mateluvu : 500 vt/pers, trou bleu de Riri : 500 vt/pers, location des kayaks : gratuit si vous prenez le buffet du dimanche midi, buffet sur Oyster Island : 2400 vt/pers, taxi Luganville/Oyster Island : 1000 vt/pers.

#2 : Pour voyager avec Lolo, contactez Zaza sur sa page Facebook. Prix pour la journée : 5500 vt/pers sans l’entrée à Champagne Beach, une autre plage paradisiaque 😉 L’entrée à Lonnoc Beach est gratuite, mais c’est bien de consommer quelque chose au bar/restaurant de la plage… ça leur permet de vivre, et puis déjeuner sous un faré dans un environnement paradisiaque, y’a pire pour contribuer au développement touristique du coin !

#3 : Une journée suffit pour faire la côte Est. Vous pourrez soit faire l’aller-retour, soit rester 1 jour ou 2 dans le nord de l’île, au village de Port-Olry, ce que je vous conseille fortement, vous ne le regretterez pas !

Costa Rica #1 – Ambiance afro-caribéenne près des parcs de Cahuita et de Manzanillo

Costa Rica #1 – Ambiance afro-caribéenne près des parcs de Cahuita et de Manzanillo

Costa Rica #1 – Ambiance afro-caribéenne près des parcs de Cahuita et de Manzanillo

Notre séjour au Costa Rica commence par l’exploration de la côte caribéenne, beaucoup moins visitée que sa cousine pacifique, mais tellement riche et différente de ce que l’on peut trouver dans le reste du pays. Nous souhaitions absolument découvrir cette communauté afro-caribéenne, et vivre quelques jours au rythme des averses tropicales, des sons jamaïcains, et des dernières ethnies indiennes encore présentes. Longtemps isolée du reste du Costa Rica, la côte caribéenne est celle qui nous a paru être la plus “authentique”. Retour sur 2 petits jours dans le Sud de cette côte encore peu explorée, située à 2 pas de la frontière avec le Panama.

Premiers pas au Costa Rica dans le village de Cahuita

Dès notre arrivée, on a su qu’on allait adorer le Costa Rica. Son ambiance, ses paysages, sa faune, sa flore… et surtout ses habitants. Cahuita a su garder ses vibes caribéennes, et on s’y sent bien. Façades colorées, calme ambiant et habitants charmants et ultra souriants. Et même si, étonnamment, il y avait pas mal de touristes, tout ce mélange des cultures était plaisant. Bon, par contre, autant le dire tout de suite, dans le village, ça sent le cannabis à plein nez ! Vous voilà avertis ! 🙂

Cahuita

Découverte de la faune du “Parque Nacional Cahuita”

A quelques centaines de mètres du village, il est possible de visiter le Parque Nacional Cahuita, petit mais très varié : plages de sable blanc, récifs coralliens à explorer, et forêt tropicale dense grouillante de vie. C’est donc avec un grand sourire qu’on pénètre dans notre premier parc national à la recherche d’animaux plus bizarres les uns que les autres. Et nous n’allons pas être déçus !

Cahuita

La randonnée dans ce parc est vraiment très facile. Impossible de se perdre, il n’y a qu’un sentier de 8 km à travers la jungle, qui longe la plage de temps en temps, appelé le Coastal Trail.

Coastal Trail

Dès l’entrée passée, ça commence à s’agiter au sommet des arbres, on entend du bruit… Nous découvrons ainsi nos premiers sapajou capucins (Cebus capucinus), qui semblent nous viser en nous balançant des fruits verts bien durs qui font bien mal ! Ces capucins, trouvés principalement en Amérique Centrale, sont la seule espèce dont la fourrure est noire sur le corps, les jambes et la queue. Ils ont également une toque noire sur la tête… Ils ont un regard très humain, c’est même assez déstabilisant par moment. Ceux qui nous connaissent savent que nous pouvons passer des heures à observer les animaux sauvages… La journée va être longue !

Un peu plus loin, nous tombons nez à nez avec des singes hurleurs bruns (Alouatta), ayant tendance à rester très haut dans les arbres, et qui sont du coup assez difficiles à observer. Par contre, si on ne les voit pas toujours, on les entend à près de 3 km ! Surtout le matin et en fin de journée, ils poussent des hurlements à vous glacer le sang… de quoi vous figer sur place la première fois que vous entendez ces cris et que vous êtes isolés en pleine jungle !

Singes hurleurs

Au détour du sentier, nous voyons un petit attroupement de touristes observant ce qui sera notre tout premier paresseux à 2 doigts du voyage ! On s’apercevra vite qu’on a eu beaucoup de chance puisque celui-ci était vraiment très près de nous… et actif ! Il faut savoir qu’ils passent quand même près de 80% de la journée à dormir… Il faut avoir de la chance pour les voir bouger un peu ! Sinon, à part une masse endormie marron ou grise selon l’espèce, vous ne verrez pas grand chose.

Le temps passe et il fait de plus en plus humide… Au milieu de la journée, c’est là où vous verrez le moins d’animaux puisque il fait trop chaud. Ça tombe bien puisque la mer des Caraïbes et ses vagues nous appellent. L’endroit est vraiment pas mal du tout… (Parole de fins connaisseurs, ex-habitants de Nouvelle-Calédonie !) Un pur bonheur parce que je vous assure, au Costa Rica il fait vraiment très chaud !

Plage de Cahuita

En fin d’après-midi, les animaux recommencent à s’agiter et alors là, on redevient comme des gosses. Il y en avait partout. On était tellement excités qu’on arrivait pas à tout photographier. Armés d’un appareil et d’une GoPro, on courait dans tous les sens. Et tout cela grâce à 3 enfants costariciens (“Ticos” pour les intimes !), qui avec leurs yeux hyper méga aiguisés capables de détecter le moindre battement d’ailes, nous ont montré plein d’animaux ! Des petites bêtes qui, bien sûr, étaient juste sous nos yeux…

Cahuita

Nous avons donc très TRÈS longuement observés 2 magnifiques serpents : des vipères de Schlegel (Bothriechis schlegelii). Cette espèce de serpent ultra mortelle se retrouve spécifiquement en Amérique Centrale et au nord de l’Amérique du Sud. Leur principale caractéristique est un ensemble d’écailles modifiées sur les yeux, qui ressemblent beaucoup à des cils… Et je vous assure que si vous la regardez dans les yeux, vous aller flipper… Je vous laisse juger par vous-même !

Alors, flippant hein ?!

Tout près, se trouvaient également des crocodiles et un énorme iguane vert lézardant en hauteur sur une branche d’un arbre. J’avoue que ces petits enfants nous ont été d’une grande aide, parce que franchement, c’est vraiment pas évident de trouver certains animaux !

Le Parque Nacional Cahuita est l’un des parcs où nous avons vu le plus d’animaux différents, et il faut lui consacrer la journée entière, surtout si vous voulez également vous baigner ! C’est l’endroit parfait pour allier aventure et plaisir 😉

Le “Refugio Nacional de Vida Silvestre Gandoca-Manzanillo”

Remontés à bloc par toutes nos découvertes de la veille, nous décidons de nous rendre encore plus au sud, afin d’atteindre le Refuge National de Manzanillo, un parc complètement sauvage, hors du chemin des touristes. Je vous conseille fortement de descendre la côte en vélo pour atteindre le parc, au moins vous serez autonome et vous ne dépendrez pas d’un bus qui ne passe que toutes les 2 ou 3h, s’il en a envie.

Arrivés de bon matin dans la ville attenante au parc, Manzanillo, on peine un peu à trouver des infos sur les sentiers à suivre. N’hésitez pas à aller demander dans les “tours opérateurs” du village une carte du parc… En même temps, c’est pas difficile, sans guide, il n’y a qu’un chemin d’accès ouvert, et s’en éloigner peut devenir très vite dangereux… Vous n’avez sûrement pas envie de vous perdre au milieu de dizaines de serpents mortels qui vous attendent la bouche ouverte… Pour une piqûre de rappel, (sans mauvais jeu de mots !) remontez voir les photos ci-dessus ! Nous partons donc sans guide, à l’assaut du parc. Tels des aventuriers de l’extrême, on s’enfonce dans la forêt de plus en plus dense, et là tout de suite, l’ambiance est très différente par rapport à la veille.

Il y a des bruits trop bizarres, on ne croise quasiment personne… jusqu’à arriver suffisamment loin pour ne croiser même plus personne du tout… et c’est devenu carrément flippant au bout d’un moment. Après pratiquement 2h de marche dans la boue, cela devenait de plus en plus difficile d’avancer, on s’enfonçait beaucoup et nous n’avions pas de bottes. Nous avons donc rebroussé chemin, et comme le bus de 14h n’arrivait pas, nous avons profité de la tranquille plage de Manzanillo, au milieu des locaux.

Le refuge de Manzanillo est vraiment très joli et sauvage. Par contre, nous n’avons pas vu d’animaux, si ce n’est quelques singes hurleurs bien cachés. Si vous souhaitez faire ce parc et observer la faune et la flore, il vous faudra un guide expérimenté. Sans guide, nous sommes un peu restés sur notre faim !

Escale dans la ville balnéaire de Puerto Viejo 

Ayant encore un peu de temps l’après-midi, nous faisons un stop à Puerto Viejo sur le chemin du retour. Et à première vue, ce grand village a l’air très touristique, les rues sont remplies de boutiques et de vacanciers… On est donc bien contents de loger dans notre petit village de Cahuita ! Quoiqu’il en soit, Puerto Viejo a son charme, avec ses bateaux et ses habitants lézardant sur le bord de la route, et garde donc une certaine authenticité.

En revanche, nous n’avons pas retrouvé les plages paradisiaques décrites dans les guides, mais je pense que c’était sûrement dû au temps gris. Dans tous les cas, ça donnait pas envie de se baigner 😉

On ne peut pas trop trainer non plus, il est temps de retourner dans notre guesthouse à Cahuita et de nous préparer pour notre expédition du lendemain : rejoindre le Parc Nacional Tortugero par bateau. Soit dit en passant, c’est l’un des parcs les plus isolés du Costa Rica, pour lequel on va complètement tomber amoureux !

INFOS & ASTUCES

#1 : Pour rejoindre le petit village de Cahuita en bus depuis San José, rien de plus simple. Il suffit de se rendre à la gare routière de Terminal Atlantico Norte et de prendre un bus de la compagnie Mepe. Prenez si possible le bus de 7h (venez tôt pour avoir de la place, à 6h30 il y avait déjà la queue !), comptez 4h30 de trajet. Prix : 4700 Cs/pers.

#2 : Nuit à Cahuita : Cabinas Secret Garden, très sympa, basique mais propre, au sein d’un environnement tropical. L’établissement est situé dans le village, à 2 pas de l’entrée du parc et de la “gare routière”. Prix : 13250 Cs/nuit.

#3 : Le Parque Nacional Cahuita est “collé” au village, et est donc très facile d’accès. Personnellement, je ne pense pas qu’il soit indispensable de prendre un guide pour ce parc. L’entrée se fait sur donation, il existe une autre entrée quelques kilomètres plus loin, de l’autre côté du parc, qui elle impose un prix de 10$.

#4 : Pour rejoindre la réserve de Manzanillo depuis Cahuita, si vous ne souhaitez pas le faire en vélo, prenez un bus local depuis la gare routière jusqu’à la ville de Manzanillo. Prix : 1300 Cs/pers. Prévoyez des bottes si vous voulez vous enfoncer profondément dans le parc et surtout : prenez un guide !

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Nous voila arrivés à la dernière étape de notre voyage au Sri Lanka, dans la vieille ville fortifiée de Galle, située à la pointe sud-ouest du Sri Lanka. Dès que nous passons les remparts, nous sommes immédiatement soulagés. A l’intérieur se cache une petite ville très jolie, classée au patrimoine de l’UNESCO. La ville de Galle a été construite par les Européens et ça se voit. L’intérieur des remparts abrite des ruelles pavées où l’on peut encore voir quelques anciennes demeures néerlandaises. Je suis d’ailleurs étonnée qu’il reste encore de tels bâtiments, puisque la ville a été dévastée par le tsunami en 2004.

Des retrouvailles au “paradis” !

Nous sommes trop heureux de retrouver Mathilde et Corinne pour finir notre séjour ensemble, et elles nous ont pas mentis, la Guesthouse est vraiment bien située, c’est propre, et les propriétaires sont toujours souriants. Derrière les fortifications, il y a principalement des touristes (et des boutiques !), et j’ai quelque part honte de le dire puisque nous avons passé notre séjour à les fuir, mais ça nous a fait du bien. Galle aura été une petit bulle dans laquelle nous sommes restés 4 jours. Beaucoup plus qu’il ne faut pour visiter la ville, mais c’était l’endroit idéal pour se préparer à notre retour en France.

Dans un premier temps, nous visiterons la ville et ses fortifications. Une partie du fort a été construite en 1588 par les Portugais pour défendre la ville, puis au milieu du XVIIème sicle, les Néerlandais l’ont considérablement développé en étendant les remparts tout autour de la ville, en ajoutant des tours de guet et en aménageant un tribunal, une église, un hôpital… La ville de Galle est ensuite passée dans les mains des Britanniques de 1815 a 1948, date de son indépendance.

La balade autour des remparts est a faire, en chemin on peut voir le phare, la mosquée Meera et la tour édifiée pour le jubilé de la Reine Victoria en 1883.

On en profite pour observer le coucher de soleil du haut des remparts, tous les touristes se rassemblent et il y règne une bonne ambiance.

Sur la plage d’Unawatuna

Nos copines de voyage étant reparties à Colombo avant nous, et ayant fait à peu près 10 fois le tour de Galle, on se motive pour sortir des remparts et se rendre sur la plage d’Unawatuna, située à quelques kilomètres de là.

De là à dire qu’elle a une allure de plage polynésienne (cf. les guides touristiques), faut pas exagérer non plus ! Quoiqu’il en soit, on a bien aimé Unawatuna avec son petit coté balnéaire, et qui avait l’avantage de se situer loin de la route principale. C’est donc à la plage, affalés sur un transat, que nous avons passé nos 2 derniers jours au Sri Lanka, à siroter des jus de fruits frais, à manger des ananas fraichement coupés et à boire des noix de coco à la paille… Oui, j’avoue y’a pire !

Un retour mouvementé

La veille du départ, nous décidons de nous rapprocher de Negombo et de l’aéroport afin d’être plus tranquilles pour le départ… et qu’est-ce qu’on a bien fait ! Un conseil, arrivez toujours la veille de votre vol, le passage autour de Colombo peut s’avérer très compliqué ! C’est ainsi que commence notre expédition. Je vous passe les détails mais il nous aura fallu pas moins de 2 tuk-tuks, 1 bus Intercity, 3 bus locaux … et un accident de bus ! Ah oui, et des litres de transpiration… Ça nous a pris pratiquement une journée pour rejoindre Negombo…

Nous passerons notre dernière soirée au Sri Lanka à admirer le coucher de soleil sur la plage de Negombo, et a déguster un dernier rice & curry bien épicé… complètement maso ? Nous ?!

INFOS & ASTUCES
#1 : De Tangalle à Galle, comptez 3h de bus.
#2 : Nuit à Galle : Fort Inn Guesthouse, 3000 Rs sans clim. Tout en haut il y a une petite terrasse avec vue sur les toits de la ville. Les chambres sont un peu défraîchies mais il y a vraiment de bonnes ondes dans cette Guesthouse !
#3 : Pour vous rendre à la plage d’Unawatuna, prenez un bus (8 Rs) ou un tuk-tuk (350 Rs). Attention, nous nous sommes fait arnaquer la première fois que nous avons pris le bus pour y aller, puisque nous avons payé 30 Rs par personne…
#4 : Tout est très cher dans l’enceinte du Fort, mais pour manger, je vous conseille Indian Hut avec vue sur la mer et des prix les plus bas de la ville ! Et en plus c’est bon.
#5 : Si vous êtes en manque d’un petit déjeuner bien français, allez au restaurant La Clochette, qui propose des petits-déjeuners certes chers, mais vraiment très bons… Ça a été notre QG pour les derniers jours !
#6 : Pour rejoindre Negombo de Galle, prenez un bus Intercity pour Colombo, c’est un bus climatisé tout confort qui est direct et qui se prend à la gare routière. Attention de ne pas vous faire embrouiller par les autres chauffeurs de bus locaux. Par contre, il vous arrête au sud de la ville, il faudra donc prendre un tuk-tuk ou un bus local pour rejoindre la gare routière de Colombo, puis reprendre un autre bus local pour Negombo. C’est un périple, et il faut bien compter une bonne demi-journée.

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