Îles Loyauté #2 – À Maré… Fait ce qu’il te plait !

Îles Loyauté #2 – À Maré… Fait ce qu’il te plait !

Îles Loyauté #2 – À Maré… Fait ce qu’il te plait !

Maré, c’est la plus authentique et la plus sauvage des Îles Loyauté. Contrairement à Ouvéa et Lifou, peu de longues plages de sable blanc, mais surtout des kilomètres et des kilomètres de côtes déchiquetées et de falaises coralliennes, bordées d’une eau transparente. Les traditions sont encore bien présentes, et c’est avec hâte que nous nous rendons 4 jours au sein de la tribu de Roh, au gite Seday tenu par Jacques et Suzanne vivant dans le Nord de l’île.

Dépaysement complet et immersion totale

Nous dormirons dans une case typiquement kanak, dans laquelle il faut se plier en deux pour entrer (en signe de respect), et où nous dormirons à même le sol sur un matelas et des nattes. Pas d’eau chaude, confort très sommaire, mais nous avons l’avantage d’être au sein même de la tribu et de vivre à leur rythme, et ça, ça n’a pas de prix. Les soirs, les enfants courent partout, les familles se réunissent autour d’une partie de domino ou chantent des chants kanaks, tout en préparant le repas sur un feu de bois.

A Maré, nous avons pris le temps

Nous sommes restés 4 jours, mais 3 jours pleins suffisent largement pour visiter toutes les petites merveilles de cette île (Randonnée de Shabadran inclue).

Dès le 1er jour, nous avons parcouru une bonne partie de l’île : le Saut du Guerrier, Tadine, La Roche, la plage de Yedjélé et ses milliers d’australiens (malheureusement, un paquebot de croisière venait d’accoster ce jour-là !) et la rencontre avec Mamie Denise, une Kanak absolument géniale qui vendait des barquettes aux touristes sur la plage.

Le 2ème jour étant consacré aux Terrasses de Shabadran, vous retrouverez l’article ici. A peine remis de notre randonnée de la veille, nous sommes repartis pour une petite balade de 2 km, via un sentier dans la forêt longeant plusieurs plages de Kawe à Shini (départ derrière le Nengone Village). Pour le coup, elles étaient désertes et nous n’avons vu personne de l’après-midi ! Au retour, arrêt obligatoire au superbe Aquarium naturel (attention, interdiction de se baigner, il s’agit d’un site tabou !)

Le dernier jour était le bonus de notre voyage, farniente sur la plage, et vie au rythme des habitants…

Par contre à Maré, le plus embêtant c’est la nourriture. L’île est tellement sauvage qu’on ne sait pas où et quoi manger, et le contenu des quelques supérettes donnerait envie de pleurer à n’importe qui ! La seule solution reste alors de manger dans l’un des gîtes de l’île, ce qui en soit est très bien (et bon !), mais qui revient vite cher et contraignant (n’oubliez pas de réserver 24h à l’avance). Heureusement, nous avions pris plein de nourriture dans notre sac (on devait sentir venir le truc, c’est l’expérience qui parle !), mais bon, manger du pâté pendant 4 jours, y’a de quoi en être écœuré.

INFOS & ASTUCES

#1 : Profitez des forfaits Ibozu pour partir sur les Îles Loyauté au meilleur prix ! Billets à réserver avant fin mars pour un départ avant fin juin de chaque année. Prix de base d’environ 14 000 F/pers pour 2 nuits en tribu, avion compris, c’est imbattable.

#2 : Emmenez à manger dans vos valises si vous voulez faire des économies ! Air Calédonie ne facture que 200 F par kilo supplémentaire, alors ne vous privez pas. Sinon vous avez toujours l’option gîte, comptez entre 2000 et 3000 F par plat/pers. En cas de besoin, il y a également des supérettes, mais les rayons sont souvent vides…

#3 : Contrairement à Ouvéa, une voiture de location est indispensable si vous voulez vous déplacer sur l’île à votre rythme. Comptez environ 6000 F la journée.

Îles Loyauté #1 – Le paradis sur terre existe, il s’appelle Ouvéa

Îles Loyauté #1 – Le paradis sur terre existe, il s’appelle Ouvéa

Îles Loyauté #1 – Le paradis sur terre existe, il s’appelle Ouvéa

Ouvéa est sans aucun doute l’un des plus beaux atolls du Pacifique. Il fait partie des 3 îles qui constituent ce qu’on appelle les Îles Loyauté, au nord-est de la Grande-Terre de la Nouvelle-Calédonie. Ces îles sont de petits bijoux du Pacifique, et pour ceux qui souhaitent vraiment aller à la rencontre des tribus, c’est à cet endroit que les coutumes kanaks sont les mieux préservées. Atoll corallien de 25 km de long, Ouvéa est encadré au nord et au sud par un chapelet d’îlots, les Pléiades. C’est donc dans ce décors paradisiaque que nous nous décidons de passer 4 jours pendant les fêtes de fin d’année…

Passer Noël sur une plage de sable blanc baignée de soleil

Après un court vol de 40 min, nous atterrissons sur Ouvéa où vient nous chercher Charly, le propriétaire du Gite Moague situé tout au sud de l’atoll sur la plage de Mouli. Le cadre est magnifique, la paillote est basique mais confortable et surtout… nous avons les pieds dans l’eau !

Aussitôt arrivés, nous voilà partis à pied direction la pointe de Mouli, tout au sud de l’île. Il fera chaud, très chaud même, le trajet nous a paru interminable… heureusement que la journée se finit par une session PMT.

Les falaises de Lekiny

Le lendemain, nous partons en bateau avec Felix pour rejoindre les falaises de Lekiny, situées dans la baie du même nom, et dont la baignade est interdite car il s’agit d’un lieu « tabou » (sacré). Les falaises sont magnifiques, elles se seraient créées suite à la tectonique des plaques (dixit Felix, mais bon, il avait pas l’air bien certain !). Après un arrêt pour visiter une grotte, nous avons même le droit de nous baigner dans la baie (mais elle n’était pas tabou 1h avant ??!), dans laquelle nous pourrons observer 4 ou 5 requins pointe noire ! Nous passons ensuite la fin de journée au pont de Mouli, à se baigner dans l’eau la plus turquoise qu’il nous ait été donnée de voir. Pas de doute, on est bien au paradis !

Nous passons le soir du réveillon de Noël au gite, avec tous les autres touristes dans une ambiance très sympa : langoustes, crabes de cocotiers, crabes de palétuviers, poissons grillés, bougna… tout à volonté ! On n’en pouvait plus.

La nurserie aux requins-citrons

Le troisième jour, nous nous rendons tout au nord de l’île, afin de rejoindre Antoine pour sa célèbre randonnée « Nimeck » qui nous conduit tout droit à la nurserie aux requins-citrons ! C’est parti pour 3h de marche A/R, la randonnée se passe exclusivement sur la plage. Antoine est vraiment intéressant, il nous raconte beaucoup d’anecdotes sur leur façon de vivre… et surtout il se soucie de conserver intacte la nature qui l’entoure. Nous traversons la passe aux requins, dans laquelle nous pouvons observer beaucoup de requins-citrons, certains étant même en plein accouplement. Pause repas à midi, avec baignade et PMT, avant de rentrer en milieu d’après-midi. Si vous allez à Ouvéa, c’est vraiment LA randonnée à faire.

Dernier jour sur l’île, nous visitons les fameux trous bleus, et nous profitons d’une baignade pour jouer avec les enfants de la tribu… grand moment de fous rires !

Un paradis sur terre

L’île d’Ouvéa est vraiment le paradis par excellence. Le paysage est resté sauvage, les plages ne sont pas dénaturées par des constructions touristiques, et l’île est encore préservée du tourisme puisque les croisiéristes australiens ne s’arrêtent jamais là. Vous pourrez vous retrouver seuls sur une immense plage, pendant des heures !

 INFOS & ASTUCES

#1 : Faites attention dans votre choix du gite. Sur Ouvéa, on trouve de tout. Le Gite Moague est une valeur sûre, Charly est adorable, et surtout c’est le seul directement situé sur la superbe plage de Mouli. Pieds dans l’eau garantie !

#2 : Emmenez de la nourriture avec vous ! Les prix des repas du soir en gite sont chers (entre 2000 et 3500 F), et il faut à chaque fois prévenir 24h à l’avance au minimum, ce qui peut être contraignant. Il y a très peu de supérettes pour faire ses courses, et elles sont plutôt au centre et au nord de l’île.

#3 : Si vous n’avez pas réussi à louer une voiture, pas de panique ! Nous avons fait une grande partie de l’île en stop, les Kanaks sont d’une extrême gentillesse et il y a de fortes chances que quelqu’un vous fasse gentiment monter dans la benne du pick-up ! En plus, il n’y a qu’une seule route… ça simplifie les choses !

À la rencontre des baleines à bosse de Nouvelle-Calédonie

À la rencontre des baleines à bosse de Nouvelle-Calédonie

À la rencontre des baleines à bosse de Nouvelle-Calédonie

Chaque année, c’est la même chose… on attend tous avec impatience l’arrivée des baleines à bosse. Et on peut dire que question baleine, on a plutôt de la chance, puisque le lagon Sud, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO est un endroit privilégié pour l’observation de ces cétacés (Megaptera novaeangliae) en Nouvelle-Calédonie… Il faut savoir que cette espèce emblématique constitue un symbole pour les populations kanaks, puisque leur arrivée est directement liée au cycle de l’igname : il est temps pour eux de commencer les plantations. Dès la fin du mois de juin, et ce jusqu’à mi-septembre, ces mammifères marins viennent se reproduire et mettre bas dans le lagon calédonien. Il est alors possible de les apercevoir… et parfois même de les voir de très près !

L’année dernière, nous avions fait une sortie catamaran afin de partir à la rencontre de ces magnifiques cétacés… Seulement voilà, la sortie fut un fiasco total, aucune baleine à l’horizon, de la pluie en veux-tu en voilà, et une ambiance de mort sur le cata pendant près de 12 heures. Ajoutez à ça des skippers foncièrement mauvais. Bref, on avait dit PLUS JAMAIS !

Et puis les mois sont passés, jusqu’à ce que juillet pointe de nouveau le bout de son nez, et que la chanson revienne : « Ça y est, les baleines sont arrivées, elles sont là ! ». Et il faut bien avouer que rester sur l’échec de l’an dernier me frustrait terriblement. J’ai donc profité des vacances de ma sœur en Nouvelle-Calédonie pour l’embarquer avec moi dans une journée cata à la recherche des baleines à bosse… il y aurait 96 % de chances d’en voir, on peut pas être si malchanceux deux fois de suite hein ?!

Mais avant de dévoiler si nous avons ENFIN réussi à voir des baleines ou non, un petit récap’ bien utile pour comprendre pourquoi elles viennent jusque vers chez nous ! Après ça, vous serez incollables sur le sujet 🙂

Drôle de nom ça, pourquoi est-ce qu’on l’appelle Baleine à bosse ?

Souvent, les gens pensent que le nom provient des petites bosses situées sur sa tête. C’est faux ! Leur nom vient du fait qu’avant de plonger, la baleine arque tellement le dos qu’une grosse bosse se forme à la surface.

Mais que viennent-elles faire en Nouvelle-Calédonie ?

Les baleines à bosse migrent entre 2 zones, les zones d’alimentation situées dans les eaux polaires, et les zones d’accouplement et de reproduction dans les eaux tropicales. Elles parcourent donc plus de 8000 km à chaque trajet !

Le cycle des baleines est le suivant :

De juin à septembre : les baleines sont en Nouvelle-Calédonie afin de mettre bas et se reproduire. Pour cela, elles ont besoin d’une eau chaude tropicale, propice pour le développement du baleineau.

D’octobre à décembre : les baleines migrent vers l’Antarctique.

De janvier à mars : une fois dans les eaux polaires, elles recommencent à se nourrir, principalement de krill (petites crevettes des eaux froides). Il faut dire qu’après 6 mois de jeûne, elles ont perdu près d’1/3 de leur poids !

D’avril à juin : après avoir ingurgité d’énormes quantités de nourriture, les baleines à bosse reviennent dans les eaux tropicales pour mettre bas et se reproduire. Une fois dans le lagon calédonien, le baleineau né l’année précédente quitte sa mère et devient autonome… et le cycle peut recommencer.

Et des baleines, il y en a beaucoup dans le lagon Sud de la Nouvelle-Calédonie ?

A ce que j’ai compris, pas tellement ! Il s’agirait d’une petite population de baleines, 500 environ, fidèles au lagon puisqu’elles reviendraient chaque année. Elles auraient peu d’échanges avec les autres populations du Pacifique Sud, et ne montreraient aucun signe d’accroissement significatif… d’où l’importance de les protéger !

Bon et alors, t’en as vu des baleines à bosse finalement ?

C’est un grand OUI ! Et pas qu’une ! Journée en cata au top, ambiance sympa, skippers adorables, soleil au rendez-vous et surtout… baleines à gogo ! Nous sommes tombés sur un groupe de 5 baleines, et quel spectacle ! En voir autant en même temps est plutôt rare en Calédonie… Et elles ont été plutôt coopératives puisque, bilan de la journée :

– Des caudales en veux-tu en voilà !

– Des bosses à gogo !

– Une tête en position dite de « l’espion »

– Un magnifique saut (pas de photo malheureusement, elle a été trop rapide !)

– Et surtout, tellement curieuses, elles ont suivi sur quelques mètres notre catamaran, elles étaient vraiment TRÈS près !

Bref, un moment magique qui a duré 1 bonne heure, puis fût arrivé le temps où pour leur bien-être (et c’est aussi bien comme ça !), nous devions les laisser tranquilles et s’en aller. Au top, le skipper a longé toute la côte Sud et la baie de Prony durant l’après-midi, de quoi en prendre pleins les yeux !

INFOS & ASTUCES

#1 : Pour augmenter ses chances de voir des baleines, mieux vaut partir directement de la baie de Prony, parce que dès le matin, vous êtes dans le feu de l’action contrairement à ceux venant de Nouméa (et qui ont pratiquement 6 à 8h de cata en plus !). Dès 10h on était entourés de baleines !

#2 : Je vous conseille fortement de passer par Calédonie Charter qui est un regroupement de différents prestataires ayant signé une charte de bonne conduite envers les baleines. Le coût est le même pour tout le monde, tout passe par la Maison du Lagon qui centralise les réservations. Nous avons payé 7500 F/pers pour un départ en semaine de Prony. Le week-end, et de Nouméa, c’est forcément plus cher ! Renseignements ici.

Îles Loyauté #3 – Au cœur de la convention protestante de Lifou

Îles Loyauté #3 – Au cœur de la convention protestante de Lifou

Îles Loyauté #3 – Au cœur de la convention protestante de Lifou

Chaque année, lors du week-end de Pâques, Lifou organise l’une des plus grandes fêtes protestantes, la Convention. Cette fois-ci, c’est au tour de la tribu de Dueulu d’accueillir l’événement basé sur le thème « Ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu ». Parfait timing puisque j’étais à Lifou pour le travail, j’ai donc eu la chance d’assister à ce rassemblement unique en son genre, qui regroupe pendant 3 jours toutes les paroisses de Lifou (une trentaine) au sein d’une seule tribu.

Pour l’occasion, les habitants se préparent des mois à l’avance. Tout commence par la construction d’une immense « baraque du lieu de culte » en feuilles de cocotier, le « uma ne drai », le lieu qui servira au rassemblement de près de 3000 personnes. Viens ensuite la préparation/construction/rénovation des baraques et cases : si certains vont simplement changer la paille, d’autres vont construire une toute nouvelle case, qui sera décorée par la suite : les femmes cousent les rideaux et les enfants tressent les feuilles de cocotier. Le principe est simple : chaque maison de la tribu doit accueillir une paroisse pour tout le week-end. Ça fait du monde à loger ! En échange, les tribus accueillies amènent à leurs hôtes des présents, comme des cochons par exemple.

Le programme des festivités est varié : concours de chant, défilé, prédications, prière d’illumination, jeux scéniques… Samedi après-midi, nous nous réunissons donc tous sous le Uma ne drai. Les Kanaks avaient revêtus les couleurs de leur tribu, 18 au total. Les tenues traditionnelles, dont les robes missions, étaient magnifiques.

convention lifou

Je n’ai passé que quelques heures à la Convention, mais le spectacle était magique. Le concours de chant est un moment très attendu par les milliers de paroissiens. Quelques paroisses se sont affrontées les unes après les autres face à un jury digne de The Voice, sous une atmosphère très solennelle. A la fin de chaque prestation, aucun applaudissement, le groupe représentant la tribu repartait aussi silencieusement qu’il était venu. Chaque chorale avait 2 chansons à chanter : 1 chant commun et 1 chant libre, les deux étant chantés le plus souvent en Drehu, leur langue natale.

Pour la première fois, j’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans leur intimité et dans leurs traditions les plus ancrées, bien loin du chemin des touristes. C’était un super moment, qui démontre également que quand ils le souhaitent vraiment, les Kanaks sont capables d’organiser de façon rigoureuse de grands événements…

Le lendemain, le résultat du concours est tombé… ce sont les “jaune et bleu” qui ont gagné ! Ils faisaient partie de mes favoris, ça tombe bien ! Bravo à eux !

Les îles Fidji, un bilan mitigé

Les îles Fidji, un bilan mitigé

Les Îles Fidji, un bilan mitigé

Pour beaucoup, les Îles Fidji évoquent un endroit paradisiaque, avec sable blanc et mer turquoise, perdu dans l’océan Pacifique. Fidji se place même au 5ème rang des destinations les plus désirées au monde… sauf que nous, quand on lit ça, on est plutôt septiques… Il faut dire qu’à la base on n’était pas à Fidji pour des vacances, mais pour un entretien ultra méga important à l’ambassade des États-Unis. Nous avions donc prévu d’y passer 1 semaine pour visiter un peu… et on a été plutôt déçus !

Alors oui, Fidji c’est bien si on n’habite pas déjà à proximité du plus beau lagon du monde ou si on a pas mal d’argent pour se rendre dans les petites îles aux alentours. De notre côté, on avait un budget limité, et on s’est contentés de rester sur l’île principale, la plus grande, Viti Levu. Donc les plages superbes, on ne les a pas vues (et on ne peut donc pas les juger). Après avoir atterri à Nadi, complètement à l’ouest, nous avons loué une voiture pour traverser l’île par la Queens Road, qui longe la côte sud, et ainsi rejoindre la capitale située 200 km à l’est, Suva.

Suva-Market

Nadi est une ville de passage, très touristique. Pas grand chose à faire, mais c’est le point de départ des bateaux pour les îles. Après un petit tour au marché et au plus grand temple indien du Pacifique, le Sri Siva Subramaniya Temple, nous décidons de ne pas nous y attarder et de prendre la route.

Nadi-Sri Siva Subramaniya Temple

Deux jours plus tard, nous voilà arrivés à Suva. La capitale est sale et pas franchement jolie, peu de choses à visiter, heureusement, on est là que pour 2 jours ! Sauf que… tout ne s’est pas passé comme prévu, et nous avons été bloqués 1 semaine de plus à Fidji (l’ambassade avait gardé nos passeports). Le drame. Le temps nous a paru long… très long… TROP long. On n’en pouvait plus d’arpenter en long, en large et en travers les rues de Suva. D’où nos craquages fréquents « Suva ou Suva pas ?! Non, Suva pas du tout ! ». Oui, pathétique vous avez dit ?!

Nous avons donc été obligés de rester plusieurs jours chez Suzie, dans son Bed and Breakfast. Ahhhhhh… mais rien qu’à l’évocation de Suzie, on ne peut réprimer un sourire ! Elle était gentille la Suzie, mis à part qu’elle fumait du cannabis toute la journée, que prendre le petit-déjeuner sans intoxication alimentaire relevait du miracle, et que sa maison était littéralement envahie de centaines de cafards ! Il y en a même un qui a du trouver mes cheveux à son goût et qui y a passé une partie de la nuit.

Alors pour passer le temps, on a visité un peu les alentours : balade au Colo-I-Suva Forest Park, observation des animaux au Kula Eco Park, immersion d’une journée dans une tribu fidjienne (très touristique, on vous le recommande pas vraiment !).

Nous avons également assisté à un « Firewalking Show ». Là encore, on est vraiment dans le spectacle pour touristes, je suis pas fan mais c’était le seul moyen de voir les célèbres marcheurs sur le feu, et c’est plutôt impressionnant ! Bon par contre, rassurez-vous, c’est sur des pierres chaudes qu’ils marchent, pas de vraies flammes !

Histoire de sortir un peu de Suva, et n’en pouvant plus de tous les cafards de chez Suzie, nous avons décidé de passer deux jours sur Leleuvia Island. Peine perdue, cette fois je me suis faite attaquer un œil par un cafard en pleine nuit, qui, aussi apeuré que moi, a jeté une substance marron dans mon œil et sur mon visage, qui m’a littéralement brûlé. A ce moment-là, si j’avais pu prendre l’avion immédiatement direction Nouméa, j’aurais sauté dedans sans hésiter… mais sinon, Leleuvia Island c’est sympa !

Finalement, on récupérera nos passeports – et notre liberté ! – au bout de 15 jours. On a conscience qu’on n’est pas du tout objectif sur les Îles Fidji, mais on n’a pas spécialement aimé ! Il faut dire aussi qu’on était super stressés à cause de cette histoire de passeport et de ce rendez-vous à l’ambassade, on avait aussi des examens médicaux à faire là-bas… bref, on n’était pas sereins et on n’a sûrement pas apprécié l’archipel à sa juste valeur… (et puis les attaques de cafards, c’était de trop !). Mais pour ceux qui se posent la question, une chose est sûre, la Nouvelle-Calédonie n’a rien à envier aux Îles Fidji !

INFOS & ASTUCES


#1 :
Attention, les jeunes touristes australiens envahissent les Îles Fidji ! Si vous avez envie de faire la fête sur des îles paradisiaques, cet endroit est fait pour vous !


#2 :
Ne perdez pas votre temps sur Viti Levu, et encore moins à Nadi et Suva. Allez plutôt sur Vanua Levu et les îles aux alentours !

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