Surfer à Waikiki Beach – “And my dream came true !”

Surfer à Waikiki Beach – “And my dream came true !”

Surfer à Waikiki Beach – “And my dream came true !”

J’ai toujours voulu faire du surf. Prendre ma planche sous le bras, rejoindre les vagues depuis Waikiki Beach et surfer sur les plus gros rouleaux du monde, Kelly Slater à mes côtés. Alors quand nous avons décidé d’aller faire un tour à Honolulu sur l’île d’Oahu, le berceau du surf, il était impensable que je ne prenne pas un cours.

Hawaï, la Mecque du surf

C’est pour cela que sur la plage de Waikiki, il y a des dizaines de stands qui proposent 1 ou 2 heures de surf, en cours collectifs (4 à 5 pers), semi-collectifs (2 à 3 pers) ou privés. Il y en a pour tous les prix, j’avoue qu’on a passé pas mal de temps à tout comparer, car je voulais un cours professionnel et surtout pas un attrape touriste. Bon, pour finir, j’ai fini au stand jaune fluo situé au milieu de la plage (avec les touristes…), faute de temps surtout. Un conseil, si vous souhaitez des cours un peu plus pros, réservez à l’avance !

Mais où sont les vagues à Waikiki Beach ?!

Alors déjà, soyons francs, il n’y a pas de grosses vagues à Waikiki Beach. Que dalle, nada, rien du tout ! Ce sont de toutes petites vagues, idéales pour débuter certes, mais je suis sceptique : comment est-il possible de surfer ?! Première déception passée, je m’embarque dans un cours collectif d’une heure, histoire de voir ce que ça donne. On est 2 élèves par cours, ça aurait pu être pire. Commence alors le fameux cours sur la plage, celui où, tu sais, tu rames dans le sable avec tes petits copains de cours. On s’entraîne à se lever sur la planche, s’allonger, tourner, ramer… et ce pendant 15 bonnes minutes. Une fois les bases posées, on s’attaque à l’océan. Deuxième constatation, le surf, c’est physique ! Le surf, ça fait mal au bras surtout ! Quand vient mon tour, le moniteur m’indique comment me positionner sur la planche, maintient ma planche de surf en attendant une « vague » et… me pousse ! Et là, miracle, l’espace d’un instant je me suis prise pour Duke Kahanamoku*, ou presque. Je prends de la vitesse (OK c’est bon… j’avais une impression de vitesse !), et surtout j’arrive à tenir debout un bon moment sur ma planche. Quelle fierté ! Jusqu’à ce que je vois les photos bien sûr… Oui, parce que : 1/ Je me répète, la vague est petite ! 2/ La fin se termine par une chute inévitable dans les coraux car il n’y a presque pas d’eau. (C’est bourré d’oursins en plus !) 3/ En réalité, comme le moniteur te donne de la vitesse, cela veut dire que tu as presque 100 % de chance de prendre la vague et de te lever… ça fausse un peu la donne ! Une heure et une dizaine de vagues plus tard, je suis lessivée mais quand même bien contente d’avoir essayé. D’ailleurs, partie sur ma lancée, j’ai loué une planche de surf le lendemain histoire de voir ce que je pouvais faire toute seule… Bilan : aucune vague ! Moi la prochaine Kelly Slater au féminin ? C’est pas gagné !

INFOS & ASTUCES

#1 : Si vous allez à Waikiki Beach, vous ne pourrez pas passer à côté d’un cours de surf. Vous verrez des tas et des tas de petits stands sur la plage… qui sont pour touristes. Si c’était à refaire, je m’éloignerais un peu des zones touristiques pour trouver quelque chose de plus « pro ».

#2 : N’hésitez pas à négocier les prix, surtout si vous êtes plusieurs ! Comptez $40 pour un cours collectif (4-5 pers) d’1 heure, $60 pour un cours semi-collectif, et aux alentours de $100 pour un cours privé.

* Duke Kahanamoku, natif de Waikiki, a démocratisé ce sport. C’est l’une des personnalités les plus importantes du monde du surf.

Rendez-vous sur le plus haut volcan d’Hawaï : le Mauna Kea

Rendez-vous sur le plus haut volcan d’Hawaï : le Mauna Kea

Rendez-vous sur le plus haut volcan d’Hawaï : le Mauna Kea

4207 m, c’est la hauteur du Mauna Kea. Si on considère sa partie immergée dans l’océan, le Mauna Kea est même plus élevé que l’Everest. C’est donc à la conquête de cet impressionnant volcan endormi que nous avons décidé de nous lancer lors de notre passage sur Big Island, l’une des 5 îles constituant l’archipel d’Hawaï. On avait entendu dire que le coucher de soleil y était l’un des plus beau du monde, nous n’avons pas été déçus.

Un tel coucher de soleil, ça se mérite !

 

Pour l’occasion, nous avons loué un 4×4 pour nous permettre de monter au sommet, un superbe Nissan Rogue presque flambant neuf (détail qui a son importance pour la suite !). En hauteur, le ciel est plutôt dégagé. Autant dire que toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette ascension un succès ! La première étape se situe au “Visitor Information Station”, situé à 2804 m d’altitude. Il est indispensable de s’arrêter ici au minimum 30 min, afin de s’acclimater à l’altitude… et croyez-moi, vous allez en avoir besoin ! C’est très bien fait, pour patienter, des télescopes sont mis à disposition des visiteurs pour observer le ciel. Il commence à faire très froid, c’est la fin de l’après-midi, on enfile autant de couches de vêtements que possible, nous n’étions bien sûr pas du tout équipé ! (Ben oui quoi, à la base on venait pour profiter du soleil et des plages !).

Choisissez bien votre véhicule pour la montée…

 

C’est à ce momentlà que le doute nous envahit. A force de voir partout des panneaux sur la dangerosité du parcours, photos de voitures accidentées à l’appui, et la nécessité d’avoir un 4×4, je cite « fully-operable 4-WD vehicles with a low-range », on commence à stresser et à se dire qu’il faudrait peut-être se servir d’autre chose que du mode automatique parce que dans les côtes ça va pas le faire. En voyant notre véhicule, un ranger nous déconseille même fortement de continuer la montée ! Bon, on comprend pas vraiment tout ce qu’il nous raconte à part « dangerous », « shut down », « stop here », « car broken ». C’est mal nous connaitre ! On stresse mais il est impensable pour nous de s’arrêter si près du plus haut volcan d’Hawaï, surtout qu’il ne nous reste plus que 13 km à parcourir !

Aveuglés par l’envie d’atteindre le sommet, on reprend la route qui nous offre des vues magnifiques. Mais voilà, au détour d’un virage, le 4×4 commence à ralentir… puis le moteur s’arrête en pleine côte ! On arrive tout juste à faire demi-tour et redescendre un peu pour se garer sur un des parkings bordant la route. Gros coup de stress à ce moment-là. Le coucher de soleil arrive dangereusement, nous ne sommes même pas sûrs que le 4×4 marche encore, et nous sommes coincés à 5 km du sommet. Heureusement, nous arrivons à arrêter une voiture de touristes russes, qui acceptera de nous emmener pour les derniers kilomètres jusqu’au sommet ! (C’était pas gagné, car les quelques 4×4 qui montent au sommet sont ceux des tours opérateurs, beaucoup moins généreux eux !)

Une vue extraordinaire au-dessus des nuages

 

La vue du sommet est époustouflante, vraiment. Le sol ressemble à un désert lunaire (les astronautes feraient d’ailleurs certains entraînement ici). Devant nous se dresse un gigantesque tapis de nuage. Pour mieux observer le coucher de soleil, nous sommes installés à côté du plus grand observatoire d’astronomie du monde. Le seul problème, c’est qu’à 4207 m, il y a 40 % d’oxygène en moins qu’au niveau de la mer ! Faire le moindre effort était un supplice, gros mal de tête et fortes nausées, mais le spectacle vaut le coup, c’est sans aucun doute le plus beau coucher de soleil que nous avons observé.

Épilogue : Nous sommes arrivés à redescendre avec notre 4×4, et nous avons joué les prolongations en nous arrêtant une nouvelle fois à la Station située plus bas, où nous avons pu profiter des télescopes et observer les planètes…

INFOS & ASTUCES


#1 :
Faites bien attention au modèle de 4×4 que vous louez ! Une bonne Jeep manuelle sera bien plus utile qu’un 4×4 électronique automatique, qui s’arrêtera en cours de chemin dû à une trop grande variation de température. (Enfin, c’est comme ça qu’on l’a compris – et qu’on nous l’a expliqué !) Par ailleurs, tous les loueurs n’assurent pas les voitures sur la route qui monte au sommet. Bon, entre nous, la route est bonne et vous avez peu de chance d’avoir un problème en chemin… si vous choisissez bien votre véhicule ! CQFD !


#2 :
Vous entendrez souvent qu’il faut absolument passer par un tour opérateur pour monter au sommet. Les prix sont ridiculement élevés, et franchement, si on l’a fait, vous pouvez le faire par vous-même ! On a même vu une décapotable passer devant nous… décapotée, of course !


#3 :
Prévoyez des vêtements chauds, lunettes de soleil et crème solaire ! A cette altitude, il fait très froid et le soleil n’est pas votre meilleur ami !


#4 : 
L’accès au sommet est gratuit.

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