Après 3 semaines passées au Sri Lanka, c’est l’heure du bilan

Après 3 semaines passées au Sri Lanka, c’est l’heure du bilan

Après 3 semaines passées au Sri Lanka, c’est l’heure du bilan

Ça y est, le récit de notre périple au Sri Lanka c’est fini ! Place maintenant au bilan de notre voyage !

L’histoire d’une rencontre manquée

Ça commence bien hein ?! Autant préciser que ce qui va suivre n’engage que nous et n’est en aucun cas une généralité sur les Sri Lankais ou leur pays. Je reste consciente que chaque voyage est différent, et que parfois, certains facteurs peuvent influencer largement un ressenti, que ce soit en positif comme en négatif. Une rencontre, un paysage, un itinéraire ou tout simplement la météo, tout cela peut faire changer la donne. (Bah oui, il faut bien reconnaitre qu’une plage paradisiaque sous la pluie ça n’a quand même pas la même saveur qu’en plein soleil !).

Bref, nous n’avons pas eu de coup de cœur pour le Sri Lanka. Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas aimé ce pays ou le voyage en général, mais c’est juste que ça n’a pas été un réel coup de foudre. Ceci pour plusieurs raisons…

  • Les arnaques à répétition

Nous nous sommes fait pas mal arnaquer pendant notre voyage, ou du moins nous avons du faire face à pas mal de tentatives, notamment dans les bus et les restaurants. Et s’il y a quelque chose que je ne supporte pas, c’est bien le sentiment de me faire avoir ! Du coup, plus on avançait dans notre voyage, plus on devenait méfiants. Et aller à la rencontre des habitants d’un pays en étant constamment sur la défensive, généralement ça ne fonctionne pas vraiment…

  • Un manque cruel de communication

Les Sri Lankais parlent – et comprennent – très mal l’anglais. Il a été très difficile de communiquer avec eux, et le manque d’échange s’est rapidement fait ressentir. Ajoutez à cela leur tendance à toujours dire “Yes ! Yes ! Yes !”, même s’il ne comprennent pas ce que vous dites, et certaines situations peuvent devenir très vite agaçantes… Cette façon de dire “oui” à tout-va est vraisemblablement culturelle, mais malheureusement, pour nous, ça n’a apporté qu’un sentiment de frustration, voire même d’exaspération, car on n’arrivait vraiment pas à se faire comprendre.

  • Un sentiment oppressant en continu

Les Sri Lankais nous ont paru très oppressant (trop) souvent, même si je dois bien avouer que cela se ressentait surtout dans les endroits touristiques. (Au Nord de l’île, sur la péninsule de Jaffna, nous n’avons eu aucun soucis…). Ainsi, il arrivait parfois que des hommes nous suivent pendant de longs mètres, même après leur avoir dit calmement et à de nombreuses reprises “No, thank you !” lorsqu’ils nous proposaient une adresse de guesthouse, un tuk-tuk, une excursion… Ils pouvaient être parfois plusieurs autour de nous, ce qui pouvait devenir rapidement insupportable. On a eu du mal à s’adapter à cette vie oppressante, où l’on est souvent sollicités et pas toujours de façon très amicale, il faut aussi le reconnaître…

  • Une culture différente

Ce que j’aime le plus en voyageant, c’est aller à la rencontre des gens et découvrir de nouvelles cultures. Mais pour la première fois, je n’ai pas été réceptive à ce que j’ai pu voir et cela m’a davantage laissée de marbre. Les Sri Lankais peuvent paraître malpolis. Pas une seule fois un chauffeur de bus ou un commerçant nous a dit bonjour ou nous a esquissé un sourire. Les Sri Lankais ne se gênent pas non plus pour vous pousser, ne disent jamais merci, passent devant vous dans les files d’attente, interviennent quand vous êtes en pleine discussion… Par exemple, quand on a acheté notre ticket de train au guichet d’une gare, cela n’a pas empêché un Sri Lankais de nous pousser, et de tendre un billet à l’agent pour avoir, lui aussi, un ticket. “Euh… t’as pas deux secondes là qu’on finisse de payer ?!”.

  • Une relation uniquement basée sur l’argent

Je dirais que 90 % des personnes avec qui nous avons discutées avaient une idée derrière la tête. Pendant ces trois semaines, les Sri Lankais ne nous ont parlés que par intérêt, ou presque ! Si dans la rue quelqu’un vous demande où vous allez, c’est pour mieux vous sortir la carte d’une guesthouse où il touchera une commission, essayer de vous proposer un tuk-tuk ou vous vendre quelque chose. Les éternelles questions que l’on entendait cachaient toutes quelque chose… Alors à ces fameux “Tu vas où ?” et “Tu fais quoi ?”, j’ai envie de répondre “Nulle part” et “Rien”, un point c’est tout !

En même temps, les touristes sont clairement pris pour des vaches à lait. Pour visiter les sites culturels, une double tarification est pratiquée : un touriste peut payer son ticket d’entrée jusqu’à dix fois plus cher qu’un Sri Lankais ! Et ceci est aussi valable pour l’alimentation dans les magasins…

  • De beaux paysages, mais…

Le Sri Lanka est le seul et unique pays d’Asie que nous avons visité jusqu’à présent, donc peu de points de comparaison. Quoi qu’il en soit, à aucun moment je n’ai été émerveillée pendant mon voyage… Alors oui, c’est joli, mais les paysages ne nous ont pas parus extraordinaires non plus. Le Sri Lanka est un beau pays, mais je pense que c’est loin d’être le plus beau d’Asie.

  • Se sentir observée, partout, tout le temps

Dernier point, et pas des moindres, le regard des Sri Lankais ! On aura beau dire ce que l’on voudra, il y a quelque chose de malsain qui se dégage de beaucoup d’hommes Sri Lankais. Ils vous observent tout le temps, au restaurant, dans la rue, partout… Un Sri Lankais pouvait passer tout un trajet de bus à me regarder. Si d’habitude je trouve ça drôle, c’est bien la première fois où je me suis sentie mal à l’aise. Il est même arrivé que je me fasse tripoter les fesses dans la rue par un homme à Kandy.

Pourquoi avons-nous eu un tel ressenti au Sri Lanka ?

En rentrant en France, j’ai eu un réel sentiment de frustration. J’ai même fais quelques recherches sur Internet afin de recueillir l’avis d’autres voyageurs. Je voulais comprendre et j’ai été étonnée du nombre de personnes ayant un avis mitigé sur ce pays. Je suis notamment tombée sur le blog Un sac sur le dos d’une autre Amandine, qui exprime également son malaise lors de son voyage, ainsi que sur le blog Tong & Sri Lanka, qui a récemment revu son jugement et qui déconseille désormais aux femmes seules de s’y rendre…

Nous nous sommes peut-être trompés sur notre façon de voyager dans ce pays… Nous aurions peut-être dû prendre une voiture avec chauffeur privé, comme le font beaucoup de personnes, même si ce n’est absolument pas ce que l’on aime lorsque l’on voyage… Peut-être que le fait d’avoir à nos côtés un Sri Lankais aurait permis d’éviter toutes ces arnaques, sollicitations, et autres problèmes durant notre séjour. En tout cas, il me semble que les personnes voyageant ainsi apprécient beaucoup plus le Sri Lanka. Cela supprime tous les tracas, et les galères d’organisation dans un pays où la population ne parle pas anglais.

Tous ces points additionnés les uns aux autres ont fait qu’on est restés insensibles aux richesses que peut offrir le Sri Lanka, et qu’on a pas eu l’occasion d’aller à la rencontre de sa population et d’en apprendre davantage sur leur culture. Je suis sûre que c’est un pays extraordinaire, mais nous ne l’avons pas vu ainsi. Pour nous, clairement, notre voyage au Sri Lanka, c’est l’histoire d’une rencontre manquée, et c’est bien dommage…

ET VOUS ?

Avez-vous eu l’occasion de voyager au Sri Lanka ? Quel a été votre ressenti sur ce pays ?

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Sri Lanka #10 – À l’abri derrière les remparts du fort de Galle

Nous voila arrivés à la dernière étape de notre voyage au Sri Lanka, dans la vieille ville fortifiée de Galle, située à la pointe sud-ouest du Sri Lanka. Dès que nous passons les remparts, nous sommes immédiatement soulagés. A l’intérieur se cache une petite ville très jolie, classée au patrimoine de l’UNESCO. La ville de Galle a été construite par les Européens et ça se voit. L’intérieur des remparts abrite des ruelles pavées où l’on peut encore voir quelques anciennes demeures néerlandaises. Je suis d’ailleurs étonnée qu’il reste encore de tels bâtiments, puisque la ville a été dévastée par le tsunami en 2004.

Des retrouvailles au “paradis” !

Nous sommes trop heureux de retrouver Mathilde et Corinne pour finir notre séjour ensemble, et elles nous ont pas mentis, la Guesthouse est vraiment bien située, c’est propre, et les propriétaires sont toujours souriants. Derrière les fortifications, il y a principalement des touristes (et des boutiques !), et j’ai quelque part honte de le dire puisque nous avons passé notre séjour à les fuir, mais ça nous a fait du bien. Galle aura été une petit bulle dans laquelle nous sommes restés 4 jours. Beaucoup plus qu’il ne faut pour visiter la ville, mais c’était l’endroit idéal pour se préparer à notre retour en France.

Dans un premier temps, nous visiterons la ville et ses fortifications. Une partie du fort a été construite en 1588 par les Portugais pour défendre la ville, puis au milieu du XVIIème sicle, les Néerlandais l’ont considérablement développé en étendant les remparts tout autour de la ville, en ajoutant des tours de guet et en aménageant un tribunal, une église, un hôpital… La ville de Galle est ensuite passée dans les mains des Britanniques de 1815 a 1948, date de son indépendance.

La balade autour des remparts est a faire, en chemin on peut voir le phare, la mosquée Meera et la tour édifiée pour le jubilé de la Reine Victoria en 1883.

On en profite pour observer le coucher de soleil du haut des remparts, tous les touristes se rassemblent et il y règne une bonne ambiance.

Sur la plage d’Unawatuna

Nos copines de voyage étant reparties à Colombo avant nous, et ayant fait à peu près 10 fois le tour de Galle, on se motive pour sortir des remparts et se rendre sur la plage d’Unawatuna, située à quelques kilomètres de là.

De là à dire qu’elle a une allure de plage polynésienne (cf. les guides touristiques), faut pas exagérer non plus ! Quoiqu’il en soit, on a bien aimé Unawatuna avec son petit coté balnéaire, et qui avait l’avantage de se situer loin de la route principale. C’est donc à la plage, affalés sur un transat, que nous avons passé nos 2 derniers jours au Sri Lanka, à siroter des jus de fruits frais, à manger des ananas fraichement coupés et à boire des noix de coco à la paille… Oui, j’avoue y’a pire !

Un retour mouvementé

La veille du départ, nous décidons de nous rapprocher de Negombo et de l’aéroport afin d’être plus tranquilles pour le départ… et qu’est-ce qu’on a bien fait ! Un conseil, arrivez toujours la veille de votre vol, le passage autour de Colombo peut s’avérer très compliqué ! C’est ainsi que commence notre expédition. Je vous passe les détails mais il nous aura fallu pas moins de 2 tuk-tuks, 1 bus Intercity, 3 bus locaux … et un accident de bus ! Ah oui, et des litres de transpiration… Ça nous a pris pratiquement une journée pour rejoindre Negombo…

Nous passerons notre dernière soirée au Sri Lanka à admirer le coucher de soleil sur la plage de Negombo, et a déguster un dernier rice & curry bien épicé… complètement maso ? Nous ?!

INFOS & ASTUCES
#1 : De Tangalle à Galle, comptez 3h de bus.
#2 : Nuit à Galle : Fort Inn Guesthouse, 3000 Rs sans clim. Tout en haut il y a une petite terrasse avec vue sur les toits de la ville. Les chambres sont un peu défraîchies mais il y a vraiment de bonnes ondes dans cette Guesthouse !
#3 : Pour vous rendre à la plage d’Unawatuna, prenez un bus (8 Rs) ou un tuk-tuk (350 Rs). Attention, nous nous sommes fait arnaquer la première fois que nous avons pris le bus pour y aller, puisque nous avons payé 30 Rs par personne…
#4 : Tout est très cher dans l’enceinte du Fort, mais pour manger, je vous conseille Indian Hut avec vue sur la mer et des prix les plus bas de la ville ! Et en plus c’est bon.
#5 : Si vous êtes en manque d’un petit déjeuner bien français, allez au restaurant La Clochette, qui propose des petits-déjeuners certes chers, mais vraiment très bons… Ça a été notre QG pour les derniers jours !
#6 : Pour rejoindre Negombo de Galle, prenez un bus Intercity pour Colombo, c’est un bus climatisé tout confort qui est direct et qui se prend à la gare routière. Attention de ne pas vous faire embrouiller par les autres chauffeurs de bus locaux. Par contre, il vous arrête au sud de la ville, il faudra donc prendre un tuk-tuk ou un bus local pour rejoindre la gare routière de Colombo, puis reprendre un autre bus local pour Negombo. C’est un périple, et il faut bien compter une bonne demi-journée.

Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Après avoir quitté Ella, le moral n’est pas vraiment là. Est-ce du au fait que nous approchons de notre retour en France, le blues de la Nouvelle-Calédonie, ou bien tout simplement le pays qui ne nous convient pas (et pourtant il y a de si jolies choses à voir !)… Quoi qu’il en soit, nous décidons d’avancer et de retrouver les plages et la chaleur. Nous ne ferons donc pas étape à Haputale comme prévu, ni de crochet par Arugam Bay sur la côte Est (ce n’est pas vraiment la saison de toute façon…). C’est ainsi qu’on met le cap sur Tissamaharama, au Sud du Sri Lanka.

Ella – Tissamaharama : le trajet de l’horreur !

Mais pour arriver à Tissamaharama depuis Ella en bus, il faut avoir le cœur bien accroché. Au Sri Lanka, les bus ressemblent à de vieux tas de ferrailles colorés et bruyants. L’intérieur est plus kitsch que jamais, un mélange de dorures et de guirlandes scintillantes. Et si la vue de ces panneaux lumineux ne suffit pas à gâcher ton voyage, et que tu penses que tu vas t’ennuyer pendant les 3h de trajet, ne t’inquiète pas, le Sri Lankais a tout prévu pour ton plus grand bonheur : tous les bus sont équipés de baffles crachant à plein volume de la musique sri lankaise… non stop ! NOOON STOOOP ! Au bout d’un moment tu n’as qu’une envie c’est de sauter par la fenêtre tellement que le son aigu et perché de la chanteuse est insupportable ! Vraiment ! Ajouté à cela, le Sri Lankais a la main plutôt lourde sur le klaxon, et tout cela au rythme de la musique, bien entendu ! Tu as déjà avalé toute la boîte de Doliprane et tu penses sérieusement à tuer ton voisin sri lankais s’il recommence à te sourire de toutes ses dents rouges ravagées à force de mâchouiller des feuilles de bétels… Ambiance garantie ! Et comme si cela ne suffisait pas, nous voici donc dans un bus vieux comme Bouddha, à dévaler à une vitesse folle les routes sinueuses qui descendent en direction de Tissamaharama. D’un côté il y a le vide, sans barrière de sécurité, ça ne servirait à rien bien sur… parce que les freins, bon sang… t’as pensé aux freins ? Pendant toute cette descente infernale, je ne pense qu’à ça… Est-ce que les Sri Lankais se soucient et vérifient vraiment l’état de leurs freins ?! Vu l’allure de leur taudis de bus, j’en doute… Laisse tomber le Doliprane, fais un signe de croix et passe directement au Lexomil, c’est plus sûr !

Se faire alpaguer pour un safari à Yala !

Notre arrivée à Tissa (pour les intimes) suscite un engouement général. Il faut savoir que Tissa est le point de départ des excursions pour le fameux Parc National de Yala. Celui-ci est fermé pendant le mois de septembre, mais il est sensé rouvrir le lendemain de notre arrivée. Malgré tout, les chauffeurs de jeeps sont déjà sur le qui-vive, flairant le client de loin. Quelques kilomètres avant la gare routière, les rabatteurs guettent les touristes dans les bus et se jettent à l’intérieur pour “saisir” leur proie ! C’était mal me connaitre, un regard assassin plus tard, les rabatteurs n’ont même pas osé insister. Mais une fois descendus du bus, on se rendra vite compte que c’est encore plus l’enfer… Dès que tu marches dans la rue, les jeeps vrombissantes s’arrêtent à côté de toi et leurs chauffeurs t’alpaguent en te disant “safari ?!”… 1 fois, ça passe ! 2 fois, je tolère ! 3 fois, c’est limite… mais 50 fois… NON PU#$% JE NE VEUX PAS FAIRE DE SAFARI ! (Surtout qu’on a déjà eu l’occasion de faire un safari quelques jours plus tôt…)

Une balade autour du lac de Tissamaharama

Après avoir rejoint la Guesthouse, nous enfourchons les vélos mis à notre disposition afin d’aller faire le tour du lac de Tissa. Greg se retrouve avec un vélo de lilliputien et moi je tente tant bien que mal de rouler avec une pédale en moins… Une chose est sûre on ne risque pas de faire la Grande Boucle avec ! Néanmoins la ballade est sympa. Nous faisons le tour du lac (Tissa Wewa), un réservoir artificiel construit au IIIème siècle av. J.-C. En fin de journée, le spectacle est agréable puisque la faune environnante commence à sortir pour aller boire et se rafraichir.

Par chance, nous verrons plusieurs animaux :

  • Des buffles d’eau sauvages en plein bain
  • Un crocodile se reposant sur une bute. Pour l’anecdote, c’est un petit Sri Lankais qui nous l’a gentiment montré en passant, puis… qui nous a demandé (aussi gentiment) de l’argent pour le service rendu… WTF ?!

  • Des arbres recouverts de chauves-souris, c’est assez impressionnant !
  • Un énorme varan
  • Des tas d’oiseaux : un héron pourpré (Ardea purpurea), une perruche à collier (Psittacula krameri) et un guêpier à queue d’azur (Merops philippinus)
  • Des libellules et des papillons

Un kottu roti… sans épices… ou presque !

Le soir, on décide de braver tous les interdits en allant chercher à manger dans le centre-ville, même si je n’en peux plus des rotis épicés qui te procurent de douloureuses brûlures d’estomac. On s’installe dans une petite bicoque locale et je demande un rôti SANS épices SANS chili, RIEN ! J’explique même au serveur que je n’en peux plus de manger si épicé et que c’est beaucoup trop pour une européenne comme moi. “Oui, oui” qu’il me fait de la tête ! Et là, ne m’accusez pas, j’ai demandé confirmation ! Quelques minutes plus tard, arrive dans mon assiette un roti avec plein de petits points rouges. Ces fameux petits points rouges seront ta hantise pendant tout ton voyage… Car ces petits points rouges sont du piment ! Le serveur me confirme : “Non, non, ce n’est pas épicé, il y a juste un peu de piment !”. Apportez-moi une corde… Vite, je vous en supplie !

Une escale à Tangalle

Le lendemain, nous reprenons la route en direction de Tangalle, notre première étape sur la côte Sud ! Alors forcément, on se dit : “Enfin des plages ! Elles nous manquaient tant depuis la Nouvelle-Calédonie !”. Comme d’habitude, on arrive à l’arrache dans la ville, et on se dirige à pied vers le coin des Guesthouses en bord de plage… En chemin, on fait la connaissance d’un Français… Il nous dit que cela fait 7 ans qu’il vient au Sri Lanka, toujours au même endroit, dans la même Guesthouse, qui est bien et vraiment pas chère… Bref, on se dit “Wouahou, elle doit être super cette Guesthouse pour y revenir 7 fois de suite !”… Bon OK, on se dit plutôt : “Wouahou, mais faut être barge pour revenir 7 fois au même endroit !”.

On le suit aveuglement et c’est comme ça qu’on atterrit dans une Guesthouse plutôt glauque. Les chambres sont (en apparence) propres, mais le cadre, ce n’est pas vraiment ça… On ne demande pas quelque chose de luxueux, mais au moins que ce soit chaleureux ! Alors pourquoi sommes-nous restés me direz-vous ?! Parce que d’une part, quand tu as 30 kilos sur le dos et qu’il fait une chaleur à crever, tu n’as qu’une envie c’est de te poser au premier endroit venu, et que, d’autre part… je ne sais pas en fait, un moment de faiblesse ça compte ?! On se ballade le long de la plage, on voit d’anciens hôtels qui n’ont jamais été reconstruits après le tsunami de 2004. On tentera même une baignade dans cette eau d’une couleur plus que douteuse…

Et comme je vous le disais, c’est quand les situations semblent désespérées que tout s’arrange… On reçoit un mail de Mathilde et Corinne qui nous disent avoir trouvé un petit coin de paradis ! Youpi !!! Sans même hésiter une fraction de seconde, on se dit que le lendemain on va directement à Galle et tant pis pour Matara, Mirissa et je sais plus trop quoi…

Une guerre sanglante avec des moustiques…

A 21h, on est déjà au lit… A 22h, on commence à se gratter. (On trouve ça bizarre puisque l’on s’est aspergé de produit anti-moustiques et que l’on a une moustiquaire autour du lit)… A 23h, on dirait deux psychopathes de la démangeaison… A minuit, on allume la lumière et là : c’est le drame ! Une invasion de moustiques. Sans rire, il y en avait des dizaines et des dizaines partout SOUS la moustiquaire ! C’est alors que commence une lutte acharnée ! Un vrai carnage… On vous passe les détails, mais la moustiquaire a fini totalement rouge… Il faut dire que comme les moustiques nous avaient piqués pendant des heures, ils étaient bien repus. Le lendemain, on est partis sans demander notre reste, les propriétaires devaient être ravis… !

INFOS & ASTUCES

#1 : De Ella à Tissamaharama, il faut compter 3h de bus. L’arrêt de bus dans la ville n’est pas indiqué, mais vous verrez de nombreux touristes avec leurs valises sur le bord de la route. Coût du trajet : 110 Rs. Attention, renseignez-vous sur les horaires, il n’y a pas beaucoup de bus par jour.

#2 : Nuit à Tissamaharama : Y’a du laisser aller, on n’a plus le nom mais la Guesthouse est dans le Guide du routard, 2400 Rs sans clim, très propre. Ils louent également des vélos (pourris !) pour 100 Rs.

#3 : Trajet de Tissa à Tangalle, il faut compter 1h30 de bus. Coût du trajet : 90 Rs.

#4 : Nuit à Tangalle : Malheureusement on n’a plus le nom non plus… 1500 Rs sans clim, mais fuyez ! Indice : elle n’est dans aucun guide touristique…

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Journée nostalgique car nous avons du dire au revoir à Mathilde et Corinne, qui changeaient d’itinéraire… Mine de rien, c’était un réel réconfort que de les savoir avec nous. Comme deux pauvres âmes en peine, nous patientons à la gare de Kandy le train qui nous emmènera vers une étape très attendue de ce voyage : les montagnes du Centre et la découverte des plantations de thé.

On aura largement le temps de méditer sur une citation écrite en gros dans la gare et qui me plait beaucoup :

Success is never final, failure is never fatal, it is courage that counts !

Prendre le train au Sri Lanka, une attraction en soi !

Ce trajet en train est connu comme incontournable du fait de la beauté des paysages lors de la traversée. Et nous n’avons pas été déçus. Prendre le train au Sri Lanka est plutôt folklorique : il roule très lentement, il est souvent bondé, et il traverse des endroits magnifiques. Et puis vous pouvez passer tout le trajet sur le marchepied du train, histoire d’avoir un peu d’air frais. Par contre, il ne faut pas se leurrer, sur le trajet Kandy – Nuwara Eliya – Ella, il n’y a que des touristes. J’ai dit touristes ? Ah non désolée, je voulais dire Asiatiques !

Une fois que vous aurez joué des coudes avec 2 ou 3 Asiatiques touristes en plein selfie, vous pourrez vous aussi accéder à un marchepied et faire de superbes photos de la vue. Changement radical de décor, ce sont des plantations de thé à perte de vue qui défilent devant nos yeux.

La tête dans les nuages à Nuwara Eliya

 Nous voilà donc en plein cœur des montagnes du Centre, à Nuwara Eliya. La ville la plus haute du pays, située à 1 900 m d’altitude, est noyée dans un brouillard persistant et froid… ça change des grandes chaleurs du Triangle Culturel ! Mais la région est également réputée pour la culture du thé. En se promenant dans la ville, qui est plutôt agréable soit dit en passant, on aperçoit un certain nombre de bâtiments construits sur le modèle des maisons britanniques, notamment le bureau de poste en brique rose. Les Britanniques étaient friands de cette ville lors de la colonisation, ce n’est pas pour rien qu’elle est aussi appelée “Little England” !

Nuwara Eliya a également un petit marché typique, situé dans une longue allée, avec des étals toujours très bien rangés. Mention particulière pour la boucherie… Seuls les plus courageux pourront s’y arrêter !

Nous venions également dans l’espoir de négocier les prix afin de passer une journée dans le Parc National d’Horton Plains, mais peine perdue, les tarifs sont prohibitifs. 9000 Rs pour faire une randonnée, faut pas pousser mémé dans les orties hein ! C’est pas l’Himalaya non plus quoi !

Déguster l’un des meilleurs thés du monde

C’est sur la plantation de Mackwoods Labookellie Estate que nous avons jeté notre dévolu. Cette plantation de 10 000 hectares, fondée en 1841, produit l’un des meilleurs thés noirs au monde sous la marque Mackwoods.

Après une courte visite de l’entreprise, et une dégustation gratuite de thé dans un environnement “so British”, nous voilà arpentant la plantation.

Avant de partir, nous faisons un tour à la boutique de l’usine… et c’est là que commence une guerre sans merci pour repartir avec quelques boites de thé ! 1/ Si tu veux te faire remarquer par les vendeurs et atteindre la caisse, il faut que tu ais au minimum 1 ou 2 cartons pleins de boites de thé dans la main. Nous, avec nos 5 boites, vous imaginez bien qu’on ne faisait pas le poids face aux Russes et Asiatiques qui en achetaient pour des centaines d’euros ! La folie ! A croire qu’ils avaient prévu une valise entière rien que pour rapporter du thé. 2/ Lorsqu’un vendeur se décide enfin à réapprovisionner un rayon, et qu’il pose les cartons sur le sol avant de les ranger, il faut absolument que tu te jettes dessus et que tu attrapes tant bien que mal quelques boites. Parce que tel un toxicomane de la théine, l’Asiatique ne te fera pas de cadeau ! 3/ Autre stratégie : s’intéresser à leur thé blanc, connu pour sa légèreté et son exceptionnelle finesse, mais qui vaut environ 100 euros… les 40 g. Gloups ! En tant que VIP du thé, la caisse vous est grande ouverte ! Pour info, ce thé a même été servi à Buckingham pour le 60ème jubilé de la Reine d’Angleterre. Et pour ne pas vous tromper dans votre choix parmi toutes les boites en vente, voici les qualités de thé par ordre décroissant (du plus raffiné au plus abordable) :

  • Aiguilles d’argent (Silver Tea)
  • Thé Blanc
  • Thé Vert
  • Thé Noir Orange Pekoe (OP) > Broken Orange Pekoe (BOP) > Broken Orange Pekoe Fannings (BOPF)

A noter que bien évidemment, plus la feuille est entière, meilleur sera le thé.

Muni de notre butin, nous retournons à Nuwara Eliya et attrapons un train en direction d’Ella. Nous traverserons des plantations de thé gigantesques, dans lesquelles on peut apercevoir les fameuses “pluckers” à l’action, les cueilleuses de thé.

Ella, elle l’a… Ouhou ouhou ouh ouhou !

Ella a ce je ne sais quoi qui la rend attirante. Il s’agit plutôt d’un minuscule petit village de station de ski, avec 2 ou 3 bars/restaurants un peu branchés, mais avec des prix élevés. C’est calme, avec un aspect montagnard, et c’est plutôt plaisant. Par contre, il pleut beaucoup et il fait froid ! C’est comme ça que l’on atterrit chez Lizzie, une petite mamie Sri Lankaise qui fêtait ses 77 ans le jour de notre arrivée. On a même eu droit à une part de son gâteau d’anniversaire, de quoi commencer la visite des alentours sous les meilleurs hospices ! Requinqués, nous nous lançons dans la randonnée du Little Adam’s Peek. Mais avant ça, on aura l’immense plaisir de tomber sur Mathilde et Corinne ! Malheureusement, les retrouvailles sont de courte durée, elles s’en vont retrouver la chaleur sur la côte Sud, n’en pouvant plus de ce temps humide. Avant de partir on se fait une promesse : celui qui trouve un petit coin de paradis au Sri Lanka contacte l’autre !

Le Little Adam’s Peak

A défaut de pouvoir faire l’ascension du Pic d’Adam, car nous sommes hors saison, nous nous lançons dans une ballade de 9 km A/R en direction de son petit frère, le Little Adam’s Peak. Le chemin passe par les plantations de thé, c’est vraiment très sympa, et le matin vous pouvez observer les familles Tamoules à la cueillette. Malheureusement, les conditions de travail de ces femmes laissent à désirer… Elles ont donc trouvé le bon filon, en vous appelant de loin avec un “photo !”, photo qu’il faudra bien évidemment rémunérer si vous souhaitez vous approcher d’elles… Mais cela se comprend, elles portent un sac accroché à leur front qui doit peser très vite lourd, elles ramassent les feuilles à la vitesse de l’éclair, en plein soleil parfois, et elles doivent être payées une misère à la fin du mois… C’est un peu à te dégoûter de boire du thé quand même…

En haut du pic, la vue est dégagée sur les montagnes aux alentours et les fabriques de thé. Par chance, on aura une éclaircie juste à ce moment-là !

Marcher sur les rails, en direction de l’Ella Rock

L’Ella Rock est une autre ballade à ne pas manquer car elle consiste à suivre les rails du train. Attention toutefois, bien qu’il ne passe pas souvent, il faut rester prudent ! Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout par manque de temps, mais c’est marrant de voir les enfants en costume rentrer de l’école, les femmes à l’abri sous leur parapluie, les restaurants sur les bords des rails, les habitations… Bref, la voie de train est une autoroute à elle toute seule !

INFOS & ASTUCES

#1 :
Nuwara Eliya est située à une centaine de km au sud de Kandy. Pour s’y rendre, il faut absolument prendre le train. Le trajet à travers les plantations de thé est juste magnifique. Coût du trajet en 3ème classe : 160 Rs, pour une durée de près de 3h. Attention, il n’y a pas de gare à Nuwara Eliya, il faut dont descendre à Nanu Oya, située à 8 km, et prendre un tuk tuk ou un bus sur la route.
#2 :
La visite de la plantation Mackwood Labookellie est gratuite (donation attendue par le guide). C’est très court par contre, vous risquez de rester sur votre faim. Vous pourrez ensuite acheter du thé dans le magasin d’usine (moins cher qu’ailleurs, on a vérifié !) et aller vous balader dans leur plantation de thé. Pour y accéder, prendre un bus à la gare routière de Nuwara Eliya et arrêtez-vous à Labookellie.
#3 :
Nuit à Nuwara Eliya : 3000 Rs sans clim (mais pas besoin…), la Guesthouse est top, on a beaucoup aimé le côté montagnard. Par contre, à ce prix là pas de vue dégagée sur la vallée ! Malheureusement… impossible de se souvenir du nom, mais il est dans le Guide du routard 🙂
#4 :
Train pour Ella : 60 Rs en 3ème classe
#5 :
La randonnée du Little Adam’s Peak : comptez entre 1h et 1h30, pour 9 km A/R.
#6 :
Nous avons également beaucoup entendu parler des “guides” qui vous accostent sur les rails pour vous emmener jusqu’à l’Ella Rock pour un prix élevé, et qui profitent du fait que le chemin soit mal balisé sur la fin… Personnellement nous n’en avons pas rencontrés, mais peut-être ne sommes nous pas allés assez loin…
#7 :
Nuit à Ella : Chez Lizzie, 2700 Rs sans clim (mais toujours pas besoin !). C’est sommaire mais propre.

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Après cette parenthèse (presque) magique avec les éléphants du Minneriya National Park, nous décidons de rejoindre la ville de Kandy. Mais avant, en chemin, on demande à notre chauffeur de bus de nous arrêter à Nalanda Gedige. Comme d’habitude, il nous dit “oui oui” avec un mouvement de tête tel un cobra sortant de son panier au son d’une flûte, mais en fait, soyons précis, il n’a rien compris ! Si vous avez bien suivi les premiers pas, vous me direz que nous avons fait une erreur fatale : ne pas demander de confirmation de sa part ! Alors forcément, on ne va pas s’étonner de s’être retrouvés quelques dizaines de kilomètres trop loin, déposés au pied d’un jardin d’épices (on en reparle un peu plus tard…). En attendant… Pu@#$% de chauffeur de bus de mer$% ! Voilà qui est dit ! Une séance de relaxation plus tard, on prend malgré tout avantage de la situation et on dépose nos (énormes) sacs à dos à l’entrée de ce fameux jardin d’épices (quitte à y retourner, autant que ce soit pour quelque chose d’utile !). On reprend ensuite un bus pour revenir sur nos pas… et forcément… énième tentative d’arnaque de notre nouveau chauffeur de bus ! Alors cette fois, il nous demande un prix exorbitant pour à peine 10 km, la tension monte… Mathilde, dans l’énervement, se foule une cheville et en tombant manque de baisser le pantalon du rabatteur en s’y agrippant… On est chaud là, on est chaud, je vous le dis moi !

Nalanda Gedige, un temple hindou à l’abri des regards

30 min plus tard on se retrouve au pied d’un temple hindou en pierre, construit entre le VIIIème et le Xème siècle. Pas un touriste à l’horizon (ouf !), et le site, perdu au milieu de la végétation, a un petit côté bucolique. Les murs sont richement décorés dans un style du Sud de l’Inde, et le temple présente des éléments hindous, comme le mandapa (une salle à colonne) ou le vestibule. Cependant, on y retrouve également une représentation de Kubera (le dieu des richesses), une figure typique du Sri Lanka. Nalanda Gedige est donc un curieux mélange d’architecture bouddhiste et hindoue, unique en son genre. Pour ceux que ça intéresse, il y a aussi quelques figures érotiques, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils avaient de l’imagination… et à plusieurs tant qu’à faire !

Le jardin d’épices n°99, un piège à touristes !

Nos sacs à dos soigneusement déposés (pour ne pas dire pris en otage !) dans le jardin d’épices n°99 de la route menant à Kandy, on se décide d’en faire le tour, même si des cars entiers de tours organisés s’y arrêtent. Il y a des guides pour toutes les langues, et tous portent un costume s’il vous plait… un poil ridicule tout de même ! Avouons-le, ces visites sont clairement des pièges à touristes, et très honnêtement on n’a rien appris d’extraordinaire, mais on a quand même bien rigolé, surtout au moment de la “petite école” comme nous disait notre guide. Greg, relativement bien fourni en poil, a du servir de cobaye pour tester un de leurs produits : une crème dépilatoire complètement naturelle. Vu la tête des produits cosmétiques, je n’y croyais pas une seconde, mais 5 min plus tard il n’avait plus un poil (enfin, sur la zone où la crème avait été appliquée !). Bluffée sur le coup, je reste persuadée qu’ils ont rempli leur pot de crème dépilatoire Veet, c’est pas possible autrement ! Malheureusement, je ne me souviens plus du nom de la plante miracle qui, à elle seule, enlèverait tous les poils de la Terre, mais si jamais elle existe vraiment, donnez-la moi s’il vous plait, je veux devenir riche !

Pas de gros crush pour la ville de Kandy

(Crush… Kandy… Candy Crush… OK, c’est bon, je sors !). Nous débarquons en fin d’après-midi dans la ville de Kandy, située au centre du Sri Lanka. Et bonne nouvelle : c’est la dernière étape du Triangle Culturel ! Youpiiiii ! J’exagère, on a vraiment aimé ce passage, mais voir toute la journée des dagobas et des bouddhas… On fini par s’en lasser. La ville sacrée de Kandy forme donc le dernier point du Triangle Culturel du Sri Lanka, composé également, d’Anuradhapura et de Polonnaruwa, que nous avons visité précédemment.

C’est donc tout excités que nous nous lançons à la découverte de Kandy. Mais malheureusement, la ville, considérée par certains guides touristiques comme l’une des plus belles du Sri Lanka, ne nous a pas plus emballés que ça… C’est bruyant et pollué. Et la ville n’est pas franchement jolie non plus. Je crois surtout que ce qui aura eu raison de nous, c’est le coup du Sri Lankais qui se permet de tripoter les fesses des touristes dans la rue (dont les miennes au passage…). On décide donc d’écourter notre séjour ici, sans visiter le fameux Jardin botanique, mais on prendra quand même le temps de visiter le Temple de la Dent.

A la recherche de la dent de Bouddha !

Le temple a été endommagé plusieurs fois par des attentats, mais il a été entièrement restauré à chaque fois, c’est peut-être pour ça qu’il a un aspect aussi moderne. Dès l’entrée ça commence mal, on se fait réprimander par le garde car nous avons mis nos chaussures dans notre sac à dos, au lieu de les donner à la consigne… Sérieusement ?! Déjà que tous les touristes payent alors que c’est gratuit pour les Sri Lankais, il faut en plus donner nos chaussures à la consigne où il faut encore payer ?! Décidément, on n’adhère pas du tout avec cette façon de procéder, et on a de plus en plus le sentiment de n’être considérés que comme des distributeurs de billets sur patte…

L’intérieur du temple est une nouvelle fois bien décoré. (Ouais, enfin dans le style sri lankais quoi… Comprenez des dorures partout !). Nous faisons rapidement le tour de l’étage inférieur (Palle Malaya) pour monter à l’étage supérieur (Weda hitina maligawa) où se ruent les fidèles pour prier, avant de finir dans la salle contenant la relique la plus précieuse du pays. C’est là que se trouve la chambre de la relique, plus connue sous le nom de “Haldun Kunama”. Notre excitation est à son comble, ça y est, nous allons enfin voir cette fichue dent !

Oui, mais voilà, vous ne verrez jamais la Dent de Bouddha, il faut vous y faire… La relique est abritée dans 7 coffrets d’or incrustés de pierres précieuses, ayant la forme de dagobas. Tout ceci, bien évidemment, est caché derrière une porte dorée qui ne s’ouvre que 3 fois par jour, à l’aube, à midi et au crépuscule. A ce moment-là, c’est la folie, les fidèles se pressent pour défiler devant les portes ouvertes, mais la seule chose que l’on voit lors de ces rituels ce sont donc les coffrets d’or contenant la Dent, mais pas la Dent (la fameuse) elle-même ! Quant à nous, qui sommes venus hors des heures de rituels, nous repartons bredouilles, sans même avoir pu apercevoir les coffrets d’or !

Nous ferons rapidement un tour à l’extérieur du temple avant de prendre le train pour partir découvrir une toute autre facette du Sri Lanka… les montagnes du Centre et les plantations de thé !

INFOS & ASTUCES

#1 :
Pour rejoindre Kandy depuis Sigiriya, il faut faire un changement de bus à Dambulla. Comptez une centaine de roupies.

#2 : Le prix d’entrée au Temple de la Dent est de 1000 Rs.

#3 : Nuit à Kandy : Lake Bungalow pour 2500 Rs sans clim (mais pas besoin !). L’endroit est un peu “old school”, mais c’est propre et bien situé, puisque le centre-ville de Kandy est facilement accessible à pied, il vous suffira de longer le lac.

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Il était hors de question pour moi de faire un safari au Sri Lanka. Trop touristique, trop de jeeps, trop artificiel, trop de pollution, trop cher, trop “tout” en fait ! Mais d’un autre côté, j’avais très envie de voir des éléphants, léopards ou buffles d’eau dans un environnement en liberté. Alors petit à petit, l’envie s’est faite de plus en forte, et je me suis dit que je n’aurais pas l’occasion d’en revoir avant un sacré bout de temps. J’ai résisté jusqu’à ce que Chandi (vous savez, celui qui tient la Guesthouse Lakmini Lodge à Sigiriya) nous dise qu’il restait encore 4 places dans une jeep, à un tarif vraiment avantageux. Le Minneriya National Park ne fait pas partie des parcs les plus touristiques puisqu’on ne peut pas voir de léopards (comme au Yala National Parc), ça nous a donc paru être un bon compromis. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés, Corinne, Mathilde, Greg, deux autrichiennes et moi, embarqués dans un 4×4 pour un safari dont on se souviendra encore longtemps !

L’envers du décor : une pollution à l’état pur

Dès que nous sommes arrivés à l’entrée du parc, j’ai vite été refroidie. Sur le parking, des dizaines de 4×4 garés attendaient les clients. Ce qui m’a le plus gênée, c’est de les voir partir avec seulement 2 personnes à bord alors que la jeep compte 6 places… Je comprends que ça fait partie du business pour les Sri Lankais, mais si tout le monde vient 2 par 2, imaginez le nombre de jeeps dans le parc, la pollution, les dégradations et le stress pour les animaux sauvages… 

Dès que l’on pénètre dans le parc, ça bouchonne, car il n’y a qu’une seule route. Et qui dit bouchon, dit gaz d’échappement. Récapitulons : nous sommes donc en pleine nature, dans un parc national, arrêtés sur un chemin derrière une dizaine d’autres jeeps, et ça pue les gaz d’échappement à ne plus pouvoir respirer. Sérieusement ? Je me suis détestée à ce moment-là, ça allait à l’encontre de tous mes principes et je me suis demandée ce que je faisais là…

Profiter malgré tout de cet instant unique

La route mène à une sorte d’immense réservoir d’eau, et c’est là que l’on peut observer les éléphants lorsqu’ils y vont pour boire, le plus souvent tôt le matin et en fin d’après-midi. Nous avons de la chance, malgré un ciel plutôt gris plusieurs rayons de soleil arrivent à percer les nuages et illuminent l’immense étendue d’herbe, les couleurs sont magnifiques. Et pour la première fois du séjour, il ne pleuvra pas en fin de journée ! Le chemin pour accéder au réservoir d’eau est boueux, les jeeps s’embourbent et certaines restent coincées ! Cela aura valu de grands moments de rigolades, à cause des dérapages incontrôlés du véhicule, et des éclaboussures de boue qui nous arrivaient en pleine face sans prévenir. Remarquez, ça met dans l’ambiance “safari” immédiatement !

Nous observons dans un premier temps des oiseaux et des singes… mais nous, on vient surtout pour les éléphants !

Un éléphant ça trompe énormément !

C’est quelques centaines de mètres plus loin que nous tomberons sur notre premier groupe… Un moment riche en émotion… S’il n’y avait pas une dizaine de jeeps autour de nous… et d’eux. Il y a des éléphanteaux, et bien évidemment, les parents sont rapidement stressés car ils se retrouvent entourés par les jeeps.

Nous verrons 2 ou 3 groupes en avançant autour du réservoir. Certains sont loin, mais la plupart sont vraiment très près des jeeps, on peut même sentir leur odeur et entendre leur respiration ! Les plus téméraires traverseront la route à 1 m de notre véhicule… Sensations garanties !

Je suis également tombée sous le charme d’un éléphant “punk”, vraiment magnifique, d’autant plus sublimé par une lumière de fin de journée.

A la fin du “safari”, notre guide nous arrête au pied d’un observatoire sur lequel nous grimpons pour admirer la vue aux alentours. Enfin, soyons précis, nous faisons la queue au milieu des autres touristes pour monter en haut ! Lors de ma rencontre avec les éléphants, j’avais complètement occultée les autres touristes, mais non, les voilà bien revenus !

Si c’était à refaire…

Si vous voulez vraiment faire un safari, passez votre chemin, ou allez en Afrique ! Je ne dis pas que c’est mieux là-bas, je n’en sais rien, mais cette visite du Minneriya National Park ne correspond pas à l’idée que je me faisais d’un safari. J’ai trouvé que cela s’apparentait plutôt à une visite de zoo (un peu comme le Safari de Peaugres, pour ceux qui connaissent). Et quand je m’imaginais en pleine nature, parmi les animaux sauvages, je n’avais qu’à lever la tête pour apercevoir face à moi d’énormes pylônes électriques ! Je ne sais pas comment ces parcs sont protégés, ni qui s’en occupe, mais ils devraient faire en sorte de regrouper les touristes dans les jeeps et de mieux contrôler le nombre de véhicules ayant accès au parc. Ceci dit, je suis d’un autre coté contente de l’avoir fait puisque nous n’avons jamais revu d’éléphants en liberté durant notre séjour. Je rêve juste maintenant d’aller les observer ailleurs, d’une façon beaucoup plus naturelle et surtout en mode écotourisme…

INFOS & ASTUCES

#1 :
Chandi (de la Guesthouse Lakmini Lodge à Sigiriya) propose des tarifs très avantageux pour les safaris au Minneriya National Park. Il s’arrange lui-même pour remplir au maximum les jeeps (6 personnes), ce qui diminue fortement le coût de l’expédition. 4200 Rs par personne, tout inclus (jeep, entrée du parc, trajet). Par contre, à ce prix là il n’y a pas de guide. Comptez également un petit pourboire pour le chauffeur…

#2 : De Sigiriya au Minneriya National Park, il faut compter environ 45 min de route.

#3 : On vous proposera de faire le safari le matin ou en fin d’après-midi… Préférez la dernière solution qui est pour moi la meilleure, ne serait-ce que pour profiter d’une lumière de fin de journée sur le parc.

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