Sri Lanka #4 – Sous le charme de Polonnaruwa, la cité sacrée

Sri Lanka #4 – Sous le charme de Polonnaruwa, la cité sacrée

Sri Lanka #4 – Sous le charme de Polonnaruwa, la cité sacrée

Après cette parenthèse hors du temps sur la péninsule de Jaffna, nous voici de retour dans le Triangle Culturel, plus précisément à Polonnaruwa. Épuisés par les 7h de bus, nous arrivons en pleine nuit, dans une ville qu’on ne connait pas, sous une pluie battante, avec nos sacs à dos qui pèsent une tonne (oui OK, pas vraiment, mais à ce moment-là j’aurais presque juré que c’était vrai !) à la recherche d’une Guesthouse. C’est souvent quand la situation semble désespérée que tout s’arrange… Nous allons en effet rencontrer celles qui vont égailler notre séjour au Sri Lanka, Corinne et Mathilde, la mère et la fille. Comme elles font à peu près le même trajet que nous, on ne va presque plus se quitter pendant les 2 semaines restantes.

Polonnaruwa, ancienne capitale du Sri Lanka

Historiquement, la cité de Polonnaruwa est la deuxième capitale du Sri Lanka, après la chute d’Anuradhapura. Elle a été le siège du pouvoir des rois cinghalais du XIème au XIIIème siècle. Également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité de Polonnaruwa présente de nombreux monuments encore bien conservés, en tout cas bien mieux que ceux d’Anuradhapura !

Une fois encore, je vous conseille fortement de faire le tour de la cité en vélo. En plus, c’est beaucoup moins étendu qu’à Anuradhapura, et les voies d’accès aux différents sites sont vraiment bien faits. Bon par contre, il fera tout aussi chaud ! Nous avons passé une journée entière au milieu des vestiges, si vous avez du temps, c’est la durée idéale à consacrer au site.

Que la visite commence !

Commencez absolument votre visite par le musée archéologique. D’une part, il est vraiment très bien fait (et Dieu sait que je ne raffole pas des musées habituellement !), et d’autre part, c’est quand même mieux pour comprendre ce que vous allez voir par la suite non ?! En plus, c’est l’endroit où vous devrez acheter vos billets d’entrée pour le site…

Il va ensuite falloir mettre en place une véritable stratégie digne des plus grands mousquetaires pour visiter le site ! Je m’explique. Certains sites sont très populaires et envahis par les foules, donc si vous voulez un peu de tranquillité, je vous conseille d’aller directement tout au nord et de revenir sur vos pas au fur et à mesure de la journée. D’une part, vu qu’il est tôt, vous êtes encore plein d’entrain et d’énergie pour pédaler, et d’autre part, parce que le site le plus connu de Polonnaruwa se trouve tout au bout du parcours. Vous éviterez ainsi les touristes qui auront choisis à 95 % de faire la visite en avançant progressivement vers le nord de la cité sacrée.

Il y a vraiment beaucoup de sites magnifiques à Polonnaruwa, je vais citer ceux qui nous ont le plus marqués, mais franchement, allez tout voir si vous le pouvez !

  • Le Gal Vihariya

C’est l’endroit où les foules se pressent ! Mais comme vous allez appliquer scrupuleusement mon conseil précédent, vous commencerez la visite par l’extrême nord du site, et vous aurez ainsi le Gal Vihariya pour vous tous seuls ! Vous pourrez donc admirer tranquillement les fameux immenses bouddhas sculptés dans une grande paroi rocheuse de granite : le premier est assis en méditation dans la position du lotus (5 m de haut), le deuxième se tient debout les bras repliés sur la poitrine, position synonyme de son illumination (7 m de haut), et enfin le troisième est couché sur le côté, ses pieds indiquant qu’il est parvenu au nirvana. Mise au jour il y a plus de cent ans, il s’agit d’une des plus larges sculptures de l’Asie du Sud-Est avec ses 14 m de long.

Le seul problème, c’est que tout ce beau petit monde est protégé par un immonde toit en tôle… pour faire de belles photos, accrochez-vous ! Ah, et j’espère également que vous avez pris des chaussettes, parce que sinon, courage, ça brûle !

  • Tivanka Image House

Bâti au XIIème siècle par le roi Parakramabahu, cet endroit doit son nom à la grande statue de bouddha, qui possède 3 “courbures”, une position normalement réservée aux statues de femmes. Aujourd’hui, on voit encore ces 3 ondulations, mais malheureusement, la tête et les bras ont disparu. Encore plus intéressant, ce sont les fresques peintes de femmes à l’intérieur du bâtiment, difficilement visibles avec le temps, mais remarquablement fines et travaillées. Oulalaaa, Polonnaruwa aura eu raison de moi, me voici à parler comme une vraie historienne !

  • Lankatilaka

Le roi Parakramabahu (encore lui !) a construit un bâtiment qui ressemble à une cathédrale, avec deux immenses colonnes à l’entrée et un bouddha de pierre géant au fond de l’édifice. Bon, il ne reste pas grand-chose, le bouddha n’a pas de tête ni de bras, mais l’endroit est imposant et on peut admirer de belles sculptures sur les parois.

  • Le plus bel ensemble de vestiges, la terrasse de la Dent

Au début de notre voyage au Sri Lanka, on se demandait souvent “Mais qu’est-ce que c’est que cette Dent, bon sang ?!”. A chaque fois qu’on visitait un site, on tombait face à un temple de la Dent, une terrasse de la Dent, un dagoba de la Dent… On a mis effectivement un petit moment à comprendre qu’il s’agissait d’une relique de la Dent de Bouddha (rien que ça !), et qu’elle était vénérée par les anciens rois cinghalais. Ainsi, à chaque fois qu’un roi s’établissait quelque part au Sri Lanka, il faisait construire un édifice pour conserver cette relique, symbole de son pouvoir. C’est pour cela qu’on en trouve partout dans le pays, notamment à Anuradhapura et Polonnaruwa… Actuellement, elle est conservée dans un temple à Kandy (mais ça, c’est une autre histoire !). Ah la la, qu’est-ce qu’on ferait pas à la gloire de la plus précieuse des reliques du monde bouddhiste cinghalais ! Un volontaire pour faire de même avec mes dents de lait ?!

Quoiqu’il en soit, ce site magnifique est composé d’un ensemble de 6 constructions religieuses, dont la plus impressionnante est le Vatadage (la chambre des reliques), un dagoba desservi par 4 escaliers disposés selon les points cardinaux, au bout desquels on retrouve une statue de Bouddha assis. Chaque escalier est orné de très belles pierres de lunes, et de deux gardiens ayant pour vocation d’éloigner les influences néfastes.

Juste à côté est disposé le Gal Pota, un impressionnant livre de pierre sur lequel sont gravés les textes relatant les exploits du roi. Nous, on est surtout tombés sous le charme d’un énorme varan qui lézardait juste en dessous !

Mis à part les endroits cités, il y a franchement plein de coins sympas au sein de la cité sacrée, en vrac le Ranko Vihara, la salle du conseil de Parakrama Bahu, le dagoba blanc Kiri Vitara, le Kumara Pukuna (le jardin d’eau)… et j’en passe. Une chose est sûre, à Polonnaruwa, on ne s’ennuie pas !

Encore une fois, on passera une bonne heure à photographier les singes à toque, singes endémiques du Sri Lanka. Méfiez-vous, sous leurs airs trop mignons, ils font flipper quand ils montrent les dents !

Le soir, nous reprenons des forces avec nos nouvelles copines à la Guesthouse… Si celle-ci est joliment située au bord des rizières, elle est littéralement envahie de punaises dès la nuit tombée… Attention donc si vous mangez en terrasse de la Guesthouse sous peine d’en avaler une ! Et en plus… qu’est-ce que ça pue !

INFOS & ASTUCES

#1 : L’entrée au site de Polonnaruwa coute 3500 Rs. Les Sri Lankais, eux, payent environ 40 Rs l’entrée. Pour tous les sites touristiques du Sri Lanka, un étranger paiera 10 fois le tarif normal ! Je comprends que les occidentaux n’ont pas les mêmes moyens que les Sri Lankais, mais pour moi, c’est totalement du vol. Cela fait clairement partie des choses que nous n’avons pas du tout appréciées dans le pays.

#2 : Nuit à Polonnaruwa : Thisara Guesthouse, 2500 Rs sans clim (450 Rs le petit déjeuner et 500 Rs le diner). On n’a pas trouvé que c’était le paradis comme décrit par le Guide du routard, mais c’est pas mal non plus… En tout cas les propriétaires sont vraiment très gentils, et on a même eu droit à un petit cadeau en partant !

# 3 : La Guesthouse loue également des vélos pour environ 300 Rs.

Sri Lanka #3 – Immersion dans la culture tamoule, la péninsule de Jaffna

Sri Lanka #3 – Immersion dans la culture tamoule, la péninsule de Jaffna

Sri Lanka #3 – Immersion dans la culture tamoule, la péninsule de Jaffna

Sur un coup de tête, on décide de se rendre à l’extrême nord du Sri Lanka, direction la ville de Jaffna, à 400 km de Colombo. Dans les deux guides en notre possession, toute le Nord de l’île est grisé. Aucun bon plan, aucune adresse, aucune indication sur les moyens de s’y rendre, rien ! A croire que cette partie du pays n’existe pas. Il n’en fallait pas plus pour susciter notre intérêt et nous décider à aller passer 3 jours sur place, hors des sentiers battus.

Jaffna, le Royaume Tamoul

L’histoire de Jaffna est foncièrement très intéressante… mais beaucoup trop longue pour être expliquée ici. La guerre civile opposant les Tamouls et les Cinghalais a duré près de 30 ans. Ce n’est qu’en mai 2009 que l’armée sri-lankaise met fin à cette guerre dans un bain de sang, avec près de 20.000 morts. Même après la guerre, les touristes n’auront pas le droit de se rendre dans cette partie du pays sans autorisation, et ce n’est que depuis récemment qu’une libre circulation a été instaurée. Il faut toutefois rappeler que certaines parties de la province de Jaffna sont encore truffées de mines antipersonnel. Alors forcément ça laisse des marques. Toute la région a été épargnée par une urbanisation massive. Certains habitants ont vu pour la première fois de leur vie un train arriver chez eux en octobre 2014. Il n’y a même pas 18 mois. Alors que pendant ce temps-là, tout le reste du pays s’est complètement développé. Pas étonnant qu’il existe tant de différences culturelles entre le Nord tamoul, et le Sud cinghalais.

Immersion totale

Comme nous sommes un peu partis à la hâte, nous avions eu juste le temps de noter dans un coin l’adresse de l’auberge de jeunesse. “Au cas où” on s’est dit. Le problème de Jaffna c’est que ce n’est pas encore vraiment développé pour les touristes. On a visité le peu de guesthouses qu’il y avait autour de nous, et ils affichaient des prix exorbitants pour une qualité proche de 0. Alors quitte à rester dans un endroit miteux, autant que ce soit le moins cher possible ! On en revient donc à l’unique auberge de jeunesse de la ville, le YMCA. Oui c’est ça, chantez les Village People tant que vous en avez le courage ! Parce que si la chambre elle-même avait tous les critères d’un endroit monacal mais propre, se rendre aux toilettes et dans les douches communes était une toute autre épreuve. Une finale de Koh Lanta revisitée avec 4 épreuves à passer :

  • Physique : Il te faut enjamber des objets non identifiés pour accéder à une douche immonde dans laquelle tu dois te contorsionner pour ne pas toucher serpillères et seaux disposés à même le sol.
  • Visuelle : Ne jamais perdre de vue les cafards qui courent sur le sol pendant que tu es aux toilettes. Il ne faudrait pas qu’il y en ait un qui te grimpe dessus en même temps.
  • Mentale : Une fois que tu as tué ce fameux cafard qui courait dans tes pattes, tu espères au plus profond de toi qu’il va disparaitre par magie et que tu ne le verras plus gisant au milieu de ton chemin chaque fois que tu passes. Et par miracle, le cafard va disparaitre pendant la nuit. Tu ne peux pas partir d’ici sans résoudre ce mystère. C’est tellement important pour toi que tu en parles partout, tout le temps. Mais où disparaissent les cafards écrasés ? Ils montent au ciel ?! Et un matin tu comprends. Heureusement que les fourmis existent. (Non mais vous avez vraiment cru qu’il y avait une femme de ménage ?!).
  • Odorante : Tu travailles ton apnée pour les prochains jeux olympiques en respirant pas plus de 3 fois en prenant une douche. Et par la bouche s’il vous plait ça va pas non !

Heureusement pour vous, il n’y a pas d’épreuve auditive. Euh… le craquement d’un cafard qu’on écrase, ça compte ?!

Passé le choc du logement, on se lance à la découverte de la mystérieuse Jaffna. Nous nous retrouvons face à une ville portant les cicatrices de la guerre. Je ne vous cache pas que de voir ça de ses propres yeux, ça a quelque chose d’émouvant. Cependant, la ville est colorée et a su nous surprendre, dans le bon sens du terme.

Notre chemin nous mène au Fort de Jaffna, un fort hollandais à 5 cotés construit au XVIIème siècle, ouvert depuis peu au public.

Nous tombons ensuite par hasard sur le temple hindou Nallur Kandaswamy Kovil (religion très différente du bouddhisme, majoritaire dans tout le reste du pays). L’intérieur et l’extérieur sont richement ornés, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas radins en décorations !

On a le droit à des scènes parfois surréalistes, avec des fidèles entrant littéralement en état de transe. Les hommes sont torses nus et transpirants, recouverts d’encens, les femmes prient et se jettent sur les grands “chamans” pour faire des offrandes… Pendant la prière (la Puja), j’ai bien essayé de me fondre dans le décor kitsch et disparaitre derrière une tête de serpent sculptée, mais peine perdue ! On était les seuls touristes…

Point Pedro, le point le plus septentrional de l’île

Alors que nous étions prêts à capituler et à redescendre dans la partie intérieure du pays, la faute à notre auberge de jeunesse, un élan de volonté nous traverse. On se motive à rester 1 jour de plus et à visiter la péninsule de Jaffna, notamment Point Pedro, à l’extrême nord de l’île.

C’est le désert. C’est sec. C’est jaune. Personnellement j’adore ce genre de paysage. Ce que j’aime moins, c’est que le chauffeur de bus nous a littéralement oublié, et a dépassé Point Pedro. Il nous dépose donc au milieu de nul part, à proximité d’un temple hindou (encore un !), en pleine Puja, avec une foule de fidèles. Ne nous demandez ni le nom, ni la fête, ni l’endroit… On n’a jamais compris où l’on était !

Notre chemin retrouvé pour Point Pedro, on arrive dans une ville très calme, en bord de mer, avec des gens vraiment accueillants et beaucoup plus ouverts. Le temps semble s’être arrêté, les pêcheurs travaillent sur leurs bateaux, les femmes défont les filets de pêche à l’ombre d’un arbre, et les hommes discutent au bord de la route. Il y a toujours la présence des militaires armés et des tours de gardes, des barbelés et des bâtiments détruits par la guerre. Cela ressemble à un spectacle de désolation.

Malheureusement, nous n’aurons pas le temps d’aller sur l’île de Delft, un endroit qui me tenait pourtant à cœur. Si vous vous aventurez dans le Nord, il parait que c’est un endroit à voir !

Ce passage éclair à Jaffna reste un moment particulier. C’est typiquement le genre d’endroit où il faut prendre le temps, de découvrir les gens, les paysages et leur histoire douloureuse. Il nous a semblé que les Sri-Lankais étaient moins oppressants et cela se voyait qu’ils n’étaient pas habitués à croiser des touristes. Je dois être en fond d’écran de tous les jeunes adolescents prépubères qui ont croisé notre route, si vous voyez ce que je veux dire…

Après cette parenthèse, nous repartons en direction de la foule, du bruit, et de la pollution… Retour au sein du Triangle Culturel, avec la ville de Polonnaruwa.

INFOS & ASTUCES

#1 : Prenez le train pour aller à Jaffna ! Il est tout neuf, confortable et pas cher : 1000 Rs l’aller simple en 1ère classe. Durée du voyage : 3h. Au retour, nous n’avons pas eu d’autre choix que de prendre un bus en direction d’Anuradhapura, puis un autre pour Polonnaruwa, pour un total de 360 Rs, et 7h de trajet !

#2 : Nuit au YMCA de Jaffna. D’accord c’est vraiment pas cher (1000 Rs/nuit, sans clim), mais à moins que vous soyez désespérés, fuyez ! Et loin, très loin !

#3 : L’entrée au fort est gratuite. C’est sympa, mais pas exceptionnel non plus hein !

#4 : Essayez de vous rendre au temple hindou pendant les heures de Puja (se renseigner sur place), il n’y a aucun touriste et l’ambiance vaut le déplacement !

Sri Lanka #2 – Mihintale, le berceau du bouddhisme sri lankais

Sri Lanka #2 – Mihintale, le berceau du bouddhisme sri lankais

Sri Lanka #2 – Mihintale, le berceau du bouddhisme sri lankais

Après la ville sainte d’Anuradhapura, nous voilà au pied de la colline de Mihintale. La légende raconte que Mahinda, le disciple de Bouddha, est venu s’installer ici pour répandre la parole de son Maître. C’est ainsi qu’au IIIème siècle av. J.-C, le roi Dewanampiya Tissa, séduit par son discours, se convertit au bouddhisme, entraînant tous ses sujets dans cette aventure qui allait marquer l’histoire de l’île. On trouve également à Mihintale le premier stûpa du Sri Lanka. Pour pleinement profiter de ce lieu de pèlerinage, il faut compter une demi-journée.

A l’assaut de la colline de Mahinda

De bonne heure, nous voilà donc déposés par le bus au pied de la colline. Après un arrêt express au musée archéologique (donation attendue…), on se lance à l’assaut des 1840 marches qui nous attendent sous un soleil de plomb. En chemin, ne vous arrêtez surtout pas pour manger ! Les singes sont un peu agressifs dans le coin, et au moindre bruit de sac plastique, ils arrivent en courant droit sur vous pour se jeter sur votre butin… et croyez-moi, vous n’avez pas envie de vous battre avec un singe mi-démon, mi-vampire juste pour une banane ! Quoi ?! Qui a dit que ce n’était pas malin d’avoir pris des bananes pour son en-cas ?!

Première plateforme, le dagoba Kantaka Cetiya

C’est complètement liquéfiés que nous arrivons à la première plateforme, sur laquelle se trouve le Kantaka Cetiya, un dagoba de briques rouges (datant du Ier siècle av. J.-C.) entouré d’une superbe frise d’éléphants sculptés. Peu de touristes viennent jusqu’ici, l’endroit est calme et on passera plus d’1h à photographier les dizaines de singes présents.

Deuxième plateforme, les vestiges d’édifices monastiques

Comme son nom l’indique, ce sont des vestiges… Au programme, le réfectoire des moines (Dana Salawa) qui accueillait jusqu’à 3000 moines, avec sa longue écuelle de plus de 10 m de long. A côté il y a la salle des reliques avec notamment 2 stèles gravées retraçant les règles de la vie monastique… “Comment bien se brosser les dents”… hum… ils pensaient vraiment à tout ces moines ! Tout près de là, on peut admirer également le Conversation Hall, il reste surtout une dalle sur laquelle se tenait le dignitaire chargé des discussions lors des réunions monastiques. Dernier vestige, le bain du lion (Sina Pokuna)… il s’agit ni plus ni moins que d’un bassin avec la sculpture d’un lion dressé sur ses pattes arrières… le nom était quand même plus vendeur !

Troisième plateforme, véritable clou du spectacle

C’est vraiment la partie haute de Mihintale qui nous a le plus intéressés. Il s’agit d’une sorte de terrasse avec 4 sites à ne rater sous aucun prétexte !

  • Le Dagoba Ambasthale. Impossible de passer à côté sans le voir, il est en plein milieu du site, tout blanc, et on tombe dessus en arrivant. C’est ici qu’aurait eu lieu la rencontre entre Mahinda et le roi Dewanampiya Tissa avant sa conversion.
  • L’imposante statue blanche de Bouddha, perchée au sommet d’un petit rocher.
  • Le Dagoba Mayaseya à l’intérieur duquel il y aurait un cheveu de Bouddha ! Oui oui, le fameux cheveu que vous ne verrez jamais. L’idéal est d’observer le coucher de soleil depuis cette plateforme. En plus vous ne serez pas tous seuls, il y a beaucoup de singes noirs et gris qui mangent les offrandes à Bouddha. Bon, par contre, eux aussi ne sont pas des plus gentils hein ! Évitez donc de les approcher d’aussi près que nous !
  • Le rocher d’Aradhana Gala, qui permet d’avoir une vue vraiment magnifique sur la cité monastique et les rizières environnantes. Le disciple Mahinda serait arrivé pour la première fois au Sri Lanka par les airs, à cet endroit précis. La montée est pittoresque, les Sri Lankais se bousculent pour grimper au sommet, c’est l’étape ultime à Mihintale pour tout pèlerin qui se respecte ! Et quelle vue extraordinaire !

Toute cette culture nous aura pas mal épuisés, le soir on est donc restés à la Guesthouse pour déguster une spécialité sri lankaise, le fameux rice & curry. C’est un repas sans fin qui commence puisque le serveur nous apporte pas moins de 7 accompagnements ! Pour manger un rice & curry, il faut donc :

  • se préparer mentalement à ingurgiter des aliments très TRÈS épicés
  • s’attendre à cracher du feu au bout de 5 minutes… quoiqu’en 1 minute ça marche aussi !
  • avoir un verre d’eau à proximité pour diluer tout ça
  • avoir une serviette pour essuyer les montées de sueur que cela procure
  • s’attendre à des brûlures d’estomac durant toute la nuit…

Cela dit, celui de notre Guesthouse était de loin le meilleur que nous ayons mangé au Sri Lanka… il faut dire qu’il était peu épicé, spécialement pour les touristes. Le rice & curry, il faut en tester un au moins une fois au Sri Lanka, mais on vous aura prévenu !

INFOS & ASTUCES

#1 : De la gare routière d’Anuradhapura, il faut compter 45 minutes en bus pour rejoindre Mihintale. Comptez 30 Rs.

#2 : L’entrée au site de Mihintale est de 500 Rs, à payer à partir de la deuxième plateforme si l’on veut monter jusqu’au sommet.

#3 : Pour nous, le meilleur rice & curry se trouve au French Garden Guesthouse à Anuradhapura, deux fois plus cher que la moyenne nationale (750 Rs)… mais tellement bon !

Sri Lanka #1 – De Negombo à Anuradhapura, ville sainte du bouddhisme cinghalais

Sri Lanka #1 – De Negombo à Anuradhapura, ville sainte du bouddhisme cinghalais

Sri Lanka #1 – De Negombo à Anuradhapura, ville sainte du bouddhisme cinghalais

C’est en pleine nuit que nous arrivons à Colombo, capitale du Sri Lanka, complètement décalés et attristés de laisser derrière nous cette parenthèse de vie en Nouvelle-Calédonie. Il fait chaud, humide, très très humide même, et nous sommes tout de suite confrontés aux Sri Lankais qui peuvent s’avérer par moment oppressants. Premier tuk tuk, première arnaque, première Guesthouse ! La première nuit se fera à Negombo, située à 1h de route au nord de Colombo.

Après un rapide tour au Fish Market (odorat sensible s’abstenir !), nous décidons d’avancer dans notre périple et de nous diriger vers le nord de l’île… direction Anuradhapura, marquant le début du Triangle Culturel.

De Negombo à Anuradhapura en bus

A ce niveau là, toi, voyageur, tu es encore détendu, en pleine forme et en mode vacances. Mais j’espère que tu as les nerfs solides ! Bientôt tu vas passer en mode “P@#ain mais arrêtez de vous jeter sur moi, oui je veux aller à Anuradhapura, oui oui je veux prendre le bus, non pas de taxi, non pas de tuk tuk non plus !”. Et puis tu vas également comprendre que le Sri Lankais… dit toujours oui ! Quand tu crois avoir attrapé le bon bus, n’oublie pas de demander au conducteur “Le bus, il va bien à Anuradhapura ?”. Trois scénarios possibles s’offrent ensuite à toi :

1/ Le chauffeur te regarde fixement sans aucune expression. Avec un peu de chance il va sourire. Mais toi, dans tous les cas tu n’obtiendras jamais de réponse à ta question.

2/ Tu fais partie des chanceux et le chauffeur/rabatteur sait se mouvoir. A la question posée, il va hocher/secouer/dodeliner la tête comme seuls les Sri Lankais savent le faire. Tu prends ça pour un oui et tu montes dans le bus. Tu as 1 chance sur 2 de te retrouver à l’autre bout du Sri Lanka.

3/ Tu es plutôt insistant et tu reformules ta question en changeant la destination finale. Tu as encore un oui. Retour à la case départ. Mais comme je suis sympa, je te mets les infos à la fin de l’article pour que tu trouves rapidement ton chemin !

Par contre, il faut se préparer mentalement. Tu vas prier Dieu toutes les 3 minutes d’arriver en vie à destination, et de ne pas voir le bus écraser quelqu’un devant toi. Blague à part, c’est vraiment très dangereux, les chauffeurs de bus conduisent comme des fous. On a eu de sacrées sueurs froides pendant notre voyage, mais heureusement, on a eu qu’un petit accident de bus à déclarer !

Une cité sacrée – Un vélo – Une journée

Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Anuradhapura est une ancienne capitale du Sri Lanka composée de 3 ensembles monastiques (le Maha Vihara, l’Abhayagiri Vihara et le Jetana Vihara), fondée par le roi Devanampiya Tissa aux environs du IVe siècle av. J.-C. Si la ville moderne n’a aucun charme comme la plupart des villes du Sri Lanka, la cité sacrée en revanche est très riche en dagobas et autres vestiges de toutes sortes. La vieille ville est vraiment plaisante, avec de grandes allées bordées d’arbres. Mais comme elle s’étend sur plus de 20 km, il faut absolument un moyen de locomotion. C’est donc armés de nos vélos rouillés du siècle dernier que nous sommes partis à la découverte d’Anuradhapura. Par contre, il fait vraiment très chaud ! Attends-toi à transpirer par tous les pores. Et à détester tous les touristes roulant avec chauffeur en voiture climatisée !

En une journée on a eu le temps de visiter toute la cité sacrée, mais c’est quand même juste. Fallait pas trainer ! Avec le recul, ce n’est pas l’endroit qui nous a le plus marqué. Je pense qu’effectivement c’est à voir, mais les cités de Polonnaruwa et de Sigiriya sont beaucoup plus belles. Parmi les endroits les plus marquants, on retiendra :

  • Le Sri Maha Bodhi Tree, l’endroit le plus sacré de la ville car on y trouve l’arbre le plus vieux du monde… Bon, attention spoiler, en fait ce n’est pas vraiment un arbre, c’est une branche soutenue par des étais pour éviter qu’elle tombe ! C’est sous cette branche que Bouddha aurait atteint l’Illumination. Il s’agit donc d’un lieu de pèlerinage, avec beaucoup de fidèles qui prient et font des offrandes à Bouddha. Il faut y aller ne serait-ce que pour l’ambiance du site, très spirituelle. Et puis aussi parce qu’on peut voir pas mal de singes !
  • Le Dagoba Jetavanarama, l’un des plus hauts dagobas du monde, construit par le roi Mahasena. Sa pointe est cassée, mais il reste vraiment imposant. Tout autour, on retrouve des vestiges d’un monastère, ainsi qu’un musée. C’est également à ce moment précis, qu’on a compris qu’un dagoba n’a pas d’entrée et que par conséquent on ne verrait jamais le cheveu ou la clavicule de Bouddha ! Oui allez, avoue que toi aussi tu pensais qu’on pouvait se promener dans un dagoba comme dans une église !

  • Les bains jumeaux de Kuttam Pokuna, très biens conservés, qui servaient de bains purificateurs aux hauts dignitaires.
  • Le Mahasena Temple, pour sa superbe pierre de lune sculptée. (Si toi aussi tu as cru pendant quelques secondes qu’il s’agissait d’une pierre précieuse gravée comme un bijou, lève le doigt !). A proximité du site, on retrouve le Ratna Prasada, un superbe gardien de pierre, un des derniers vestiges du monastère Abhayagiri Vihara.

Il y a largement de quoi faire à Anuradhapura pendant 1 journée, et c’est le temps minimum que je recommande pour profiter pleinement de cette cité sacrée. En voiture privée, il est possible d’aller plus vite, mais ce n’est pas le même charme que de visiter la vieille ville en vélo.

A noter qu’en septembre ce n’est pas la meilleure saison pour visiter le Sri Lanka, un mois durant lequel il a plu pratiquement tous les jours en fin de journée… et pas qu’un peu ! C’est donc sous une pluie harassante et dans la nuit que nous sommes rentrés à notre Guesthouse, après avoir passé plus d’1h pour retrouver notre chemin… ça promet pour demain. Justement demain, on reprend le bus ! Je vous laisse, je vais prier dans le plus vieux temple bouddhiste du Sri Lanka, le temple Isurumuniya.

INFOS & ASTUCES

#1 : Pour aller de Negombo à Anuradhapura, nous avons pris le bus local. Pour cela, rendez-vous à la gare routière de Negombo ! Prendre le bus 34 direction Kurunagala. Au terminus, monter dans n’importe quel bus pour Anuradhapura. Il faut compter 4h. Coût du trajet = 320 Rs.

#2 : L’entrée pour la cité sacrée d’Anuradhapura coûte 3500 Rs, valable uniquement pour une journée. L’accès au temple Isurumuniya n’est pas compris dans le ticket d’entrée, il faut payer un supplément.

#3 : Les lieux sacrés se visitent pieds nus. Mais attention, le sable est tellement brûlant que je vous conseille de prendre avec vous une paire de chaussettes ! Il faut également se couvrir les épaules et les jambes.

#4 : Pour visiter la cité, 2 solutions : louer des vélos pour 300 Rs/jour, ou louer un tuk tuk avec chauffeur.

#5 : Nuit à Negombo : Milano Guesthouse, 2500 Rs/nuit avec clim. Petit-déjeuner très complet à 400 Rs. C’est pas l’endroit le plus glamour pour dormir mais c’est tout neuf, vraiment très propre et les propriétaires sont adorables.

#6 : Nuit à Anuradhapura : French Garden Guesthouse, 3000 Rs/nuit avec clim. Petit-déjeuner à 700 Rs. C’est notre coup de cœur du voyage au Sri Lanka.

Le jour où nous avons gagné la Green Card à la loterie américaine

Le jour où nous avons gagné la Green Card à la loterie américaine

Le jour où nous avons gagné la Green Card à la loterie américaine

Il y a des moments comme ça dans la vie, où l’on a l’impression que le destin nous fait un signe. D’une seconde à l’autre, le chemin tout tracé sur lequel on se trouve est remis en question, et tout se chamboule. Pour nous, ce fut le 1er mai 2013. A 18h précises.

Petite précision: La carte verte ou carte de résident permanent permet aux citoyens non-américains de s’installer et de travailler légalement aux États-Unis sans besoin de visa. En résumé, on peut rester sur le territoire tant qu’on veut, travailler où l’on veut, et pour qui l’on veut. La liberté, la vraie !

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Un bref retour en arrière

Après 1 an passé près de New York en 2011-2012, retour à la case départ pour faute de visa de travail encore valable. Case départ = France. Retour difficile, on s’était habitués à notre vie américaine et l’envie d’en partir n’était pas forcément là. Mais les américains et leurs visas, ça ne rigole pas. Décrocher un contrat de travail sans avoir de visa relève du miracle, tandis que pour avoir un visa, il faut un travail. Bref, c’est un peu le serpent qui se mord la queue. Les visas de travail sont rares, chers et il faut trouver une entreprise qui non seulement sera capable de vous payer le précieux sésame mais qui également vous attendra pendant des mois de paperasses administratives. J’espère que vous avez des compétences exceptionnelles dans un domaine ultra-pointu. Sinon vous êtes foutus.

Dès notre retour en France, nous nous sommes donc mis en quête de Visa. Mais Visa ne se montre pas facilement, et après quelques entretiens téléphoniques, nous avons vite compris qu’il allait falloir passer au plan B : la loterie américaine. Nous avons également pensé au plan C : épouser le pompiste de la station essence près de mon travail qui se proposait pour m’obtenir des papiers… Gloups ! Euh… oubliez le mariage blanc, c’est foireux.

Elle tombait plutôt bien cette loterie, puisque l’inscription avait lieu seulement 2 mois après notre retour, en octobre 2012. Entre temps, on s’était refait une petite situation confortable : chacun un emploi sur Lyon, un appart sympa, des copains. Le top. Mais bon, la loterie était gratuite alors sans trop y croire, une photo d’identité et un tout petit questionnaire plus tard, nous voilà tous les deux enregistrés pour tenter de gagner la carte verte. Résultat du tirage au sort six mois plus tard.

Le 1er mai 2013, le jour où tout a basculé

“Résultats DV lottery”. Voilà ce qui était écrit en rouge dans mon agenda. A 18h, je vérifie consciencieusement mes résultats. Négatifs. Je n’ai pas été sélectionnée. Pas de réelle déception, cela faisait longtemps que j’étais passée à autre chose. Le temps avait fait son œuvre, et nous ne sommes pas du genre à mettre tous nos œufs dans le même panier. En mai 2013, on avait des projets pleins la tête. Je venais de décrocher un CDD sur Paris dans la boite de mes rêves, et Greg était en pourparler pour un poste en Nouvelle-Calédonie pour début 2014. On avait également des rêves d’Australie. Alors je peux vous dire que les États-Unis, c’était devenu un peu le dernier de mes soucis. C’était beaucoup moins le cas pour Greg.

“You have been selected…”

Voilà les quelques mots qui peuvent changer votre vie. Greg a été sélectionné. Le premier truc qui me vient à l’esprit c’est “Et m%#@, mais qu’est-ce qu’on va faire ?”. Pour être honnête, je n’y croyais pas du tout. Être tirés au sort alors que c’est la 1ère fois que l’on joue, ça relève du miracle. Ou du destin. Au choix. Mais que faire alors qu’on se retrouve enlisés dans une équation à 4 inconnues. On récapitule ?

Bon, je vous avoue aussi que le choc passé, on était contents. Très très contents même !

9 374 191 participants et 14 633 767 si l’on compte les conjoints et enfants

C’est le nombre de personnes dans le monde ayant joué à la loterie de la carte verte en 2012 appelée Diversity Visa. Sur ce nombre astronomique de participants, seuls 140 660 ont été tirés au sort. Pour 50 000 visas. Vous comprenez alors que même une fois tirés au sort, le parcours du combattant n’est pas fini. Et que plus de la moitié seront déçus. Dont peut-être nous. Alors règle numéro 1 : ne pas s’emballer.

Continuer à vivre nos rêves et avancer…

Tant que la carte verte n’était pas dans nos mains, hors de question pour nous de faire un choix. Le processus peut prendre jusqu’à 18 mois, voire 24 mois si vous faites traîner les choses. C’est ce que nous avons fait. Nous avons donc continué tranquillement notre vie. J’ai bien fait le CDD de mes rêves à Paris pendant 1 an, puis j’ai rejoint Greg en Nouvelle-Calédonie qui était déjà parti 6 mois avant moi. Et nous avons même voyagé 5 semaines en Australie. Alors oui, nous avons du jongler avec beaucoup de situations bancales, compliquant toutes les démarches du processus, ainsi que des situations de stress intenses. Nous nous sommes mariés en Nouvelle-Calédonie, sommes partis aux Îles Fidji pour un entretien à l’ambassade américaine et avons validés nos cartes vertes en entrant sur le territoire américain à Hawaï. Il y avait beaucoup plus simple comme démarche ! Mais vous verrez que nous, on n’aime pas les choses faciles. Une fois notre carte de résident permanent en poche, on a décidé de profiter de la Nouvelle-Calédonie pendant encore 1 an et de ne pas nous précipiter dans une vie à 100 à l’heure. Mais avant la date buttoir, le 26 novembre 2015, plus le choix, il nous fallait retourner aux US sous peine de perdre nos droits. Oui parce que bon, le but premier d’une carte verte, c’est quand même de vivre sur le territoire américain…

0.015 % de chance d’être tiré au sort

Et pourtant on a gagné ! Du 1er coup même ! Le destin, il faut savoir le provoquer. Il faut aller le chercher. C’est ce que font la plupart des participants en jouant à la loterie. “Jouer”, ce terme est d’ailleurs ironique. En faisant beaucoup de recherches sur Internet concernant cette loterie, j’ai également découvert l’envers du décors. Parmi les 9 399 747 de participants, la plupart sont des gens désespérés, provenant souvent de pays pauvres ou en guerres (beaucoup de participants viennent d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie), et qui espèrent un jour fouler le sol américain afin d’accéder à une vie meilleure. Ce n’est pas un jeu pour eux. Cela fait parfois 5 ou 10 ans qu’ils tentent la loterie pour échapper à leur quotidien. La plupart du temps sans succès. Ceux-ci doivent avoir au minimum le baccalauréat, et de l’argent pour prouver qu’ils ne seront pas une charge pour les US. Il y en a peu qui passent le test et l’entretien à l’ambassade. Indirectement, cette loterie profite également à des escrocs, ceux qui rackettent de l’argent aux gagnants, ou imposent un mariage arrangé afin de faire venir également une cousine, une sœur, ou une connaissance, aux États-Unis. Un vrai trafic s’est instauré autour de cette loterie. Et quand ces personnes sont recalées à l’entretien, elles se retrouvent mariées avec quelqu’un qu’elles ne connaissent pas. Pour la vie. Voilà une autre réalité de cette loterie.

Et puis il y a ceux, comme nous, à qui la vie sourit, et dont le destin a décidé d’ouvrir une autre voie. Pas pour une vie meilleure non, mais pour une vie différente, dans un pays où le rêve américain semble encore possible. Et c’est peut-être là notre avenir…

Vous venez de gagner la loterie ou vous êtes simplement curieux, et vous voulez savoir en détail notre parcours ? C’est par !

INFOS & ASTUCES

#1 : L’inscription à la loterie a lieu une fois par an, généralement au mois d’octobre, et ce pendant 30 jours environ. Toutes les infos concernant la loterie américaine sont sur le site officiel du Bureau des Affaires Consulaires.

#2 : La loterie est totalement GRATUITE. Attention, il existe beaucoup d’arnaques sur Internet et de faux sites qui vous demanderont de payer. C’est très facile de faire les démarches seuls ! Voici l’unique lien officiel pour participer à la loterie :  dvlottery.state.gov.

#3 : Assurez-vous de remplir les 3 caractéristiques suivantes avant de vous inscrire, sinon vous serez disqualifié d’office :

  • Avoir plus de 18 ans.
  • Être titulaire du baccalauréat ou avoir au minimum 2 ans d’expérience dans un emploi qualifiant pour les US (liste disponible sur O*NET OnLine).
  • Être né dans un pays éligible pour la loterie (la liste varie d’une année sur l’autre) – A noter que des cas particuliers s’appliquent pour ce critère, allez voir sur le site du Bureau des Affaires consulaires pour plus d’informations.

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