Sri Lanka #5 – Des grottes de Dambulla au Rocher du Lion de Sigiriya

Sri Lanka #5 – Des grottes de Dambulla au Rocher du Lion de Sigiriya

Sri Lanka #5 – Des grottes de Dambulla au Rocher du Lion de Sigiriya

Le Triangle Culturel, ce n’est toujours pas fini ! (Vous n’en pouvez plus ? Nous non plus !) Le matin, tout le monde est en route pour rejoindre le fameux temple d’Or de Dambulla. 2h de bus plus tard, nous voilà au pied d’un large rocher de granit, devant le Temple Doré et son bouddha de 30 mètres. C’est d’un kitsch à mourir !

Le plus intéressant se trouve après une volée de marches, au sommet du rocher qui renferme un important complexe de grottes le Raja Maha Vihara, datant du Ier siècle. Ce site bouddhiste a été crée par le roi Valagambahu, qui, détrôné d’Anuradhapura par des Tamouls, y trouva refuge.

Nous découvrons alors les 5 principales grottes accessibles (le site en contient plus de 80 !), renfermant un total de 153 statues de Bouddha, 3 statues royales et 4 statues de divinités. De quoi nous occuper un bon moment ! Heureusement, c’est l’un des derniers endroits où nous verrons autant de statues de Bouddha… parce que là franchement, on commence à en être écœurés !

En revanche, les peintures murales sont vraiment très impressionnantes, elles recouvrent tout de même plus de 2000 mètres carrés de parois, on dirait une vraie tapisserie.

La vue sur les alentours vaut également le détour… Dambulla est vraiment un chouette endroit à ne pas rater, et en plus la visite du site est très rapide (comptez une petite demi-journée) !

Après cette visite, le groupe s’agrandit et on repart à 6 en direction de Sigiriya, un endroit que l’on avait hâte de découvrir !

Sigiriya, la forteresse du lion

C’est l’un de nos coups de cœur du Sri Lanka. Nous avons été conquis par la couleur rouge de ce rocher haut de 180 m perdu dans la jungle, ainsi que par la minuscule ville de Sigiriya elle-même. Par contre, grimper au sommet de ce rocher c’est du sport… tu vas transpirer (beaucoup), tu vas flipper (beaucoup), tu vas en baver (beaucoup), mais quelle récompense !

Après s’être littéralement fait délestés de nos roupies à l’entrée (mais qu’est-ce que c’est cher !), on traverse les anciens jardins de la forteresse très bien entretenus, avant de commencer l’expédition… Il y a beaucoup de monde sur le site, c’est très touristique.

En même temps c’est normal, le Rocher du Lion est une ancienne capitale royale du Sri Lanka. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Sigiriya abrite la forteresse du roi Kassyapa, qui est venu s’y réfugier à la fin du Vème siècle après avoir tué son père et chassé son frère du royaume (charmant !). Son frère ayant juré de revenir pour venger la mort de leur père, le roi Kassyapa trouva refuge au sommet de ce rocher, d’où il pouvait voir arriver une armée de loin. Il recréa un royaume tout autour du rocher, et attendit dans la peur le retour de son frère. Lorsque ce dernier est revenu au Sri Lanka pour se venger et reprendre la couronne qui lui revenait de droit, (presque 20 ans plus tard tout de même !) il assiégea la forteresse… car le roi Kassyapa avait pensé à tout, sauf à l’approvisionnement en nourriture ! C’est ainsi que le roi capitula, et se rendit à son frère, qui vengea enfin la mort de leur père (il le tua quoi !). Bon, la fin de l’histoire divergent selon les spécialistes, mais l’idée est là !

L’ascension comprend notamment un escalier en colimaçon, fixé contre la paroi du rocher, qui rappelons-le est à pic. Il date surtout du XIIIème siècle ce qui ne rassure pas vraiment ! Cet escalier mène tout droit aux fameuses Demoiselles de Sigiriya, des femmes du Ceylan médiéval peintes à même la paroi du rocher. Ces fresques uniques sont dans un état de conservation remarquable, car elles sont sous un renfoncement à l’abri de la lumière et de la pluie, et sincèrement, elles sont vraiment très belles. Les Demoiselles de Sigiriya restent une énigme pour beaucoup d’historiens, et de nombreuses théories sont émises à leur sujet. Qui sont-elles vraiment ? Que représentent-elles ? Que font-elles ? En effet, ces peintures, commandées par le roi Kassyapa, ne correspondent pas au style de l’époque…

Après les fresques, le chemin se poursuit à flan de paroi et longe le mur “miroir”, qui s’apparente à la plus grande arnaque du siècle ! Ce mur est d’origine, c’est surprenant car il fait vraiment moderne. Il parait qu’auparavant il était tellement poli que le roi pouvait voir son reflet… Aujourd’hui, il est connu pour ses vieux “graffitis” laissés dès le VIIème siècle… Franchement on ne voit presque rien, je reste sceptique.

Une plateforme suspendue dans le vide plus tard, nous voilà arrivés complètement livides au plateau intermédiaire, où l’on peut voir les fameuses pattes du lion, qui protégeaient l’entrée de la citadelle.

C’est à ce moment-là où tu te jettes dans la gueule du… lion et que tu risques ta vie pour atteindre le sommet ! Tu vas devoir te battre contre une armée de frelons, éviter une chute mortelle dans le vide, et slalomer entre les serpents… Ce n’est pas pour rien que la forteresse a servi de décor a une des scènes d’Indiana Jones… Indiana, si tu m’entends, viens me sauveeeeer !

Les frelons sont la hantise des touristes… La consigne : ne pas faire de bruit en montant. Avec les centaines de chinois autour de nous c’était peine perdue. Pour se protéger, le gouvernement à mis en place des cages dans lesquelles on peut se réfugier en cas d’attaque. (Il y a même eu des morts…). Selon la légende, s’il y a une attaque de frelons, c’est que vous n’êtes pas le bienvenu… Je vous assure que j’ai prié Bouddha très fort pour qu’il m’accepte sur le rocher !

Une fois au sommet, vous aurez donc accès à la citadelle, ainsi qu’à un superbe panorama à 360°, dont une vue plongeante sur les jardins. Il ne reste pas grand chose de la citadelle, seuls quelques morceaux de mur, le trône du roi et la piscine qu’il avait fait construire… rien que ça !

INFOS & ASTUCES

#1 : L’entrée au site de Dambulla coûte 1500 Rs. Pensez bien à payer avant la montée parce que sinon, vous n’aurez plus qu’à descendre et tout recommencer, pas moyen de prendre le ticket en haut !

#2 : Laissez vos sacs à dos au musée, on vous demandera une centaine de roupies par sac. C’est gratuit si vous choisissez de payer une entrée au musée (dont on n’a pas entendu que du bien…)

#3 : Seulement 20 km séparent Dambulla de Sigiriya, vous pouvez donc faire les deux sites dans la même journée. En revanche, je vous conseille très fortement de dormir à Sigiriya, l’endroit est beaucoup plus sympa que Dambulla.

#4 : Le prix d’entrée au site de Sigiriya est carrément du vol, disons les choses, puisqu’il est demandé aux touristes 4200 Rs ! En période de fortes chaleurs, la montée peut être éprouvante, surtout si vous avez le vertige… Il vaut mieux ne pas s’encombrer et emporter le strict nécessaire.

#5 : Nuit à Sigiriya : Lakmini Lodge, chez Chandi, 3000 Rs sans clim, mais petit-déjeuner (copieux) inclus, avec une vue magnifique sur le rocher ! La Guesthouse est d’ailleurs idéalement située pour visiter le site de Sigiriya. Après le French Garden d’Anuradhapura, c’est notre deuxième coup de cœur au Sri Lanka… et puis Chandi et sa famille sont tellement attachants.

Vanuatu #1 – Rencontre avec le volcan Yasur, coeur bouillonnant de l’île de Tanna

Vanuatu #1 – Rencontre avec le volcan Yasur, coeur bouillonnant de l’île de Tanna

Vanuatu #1 – Rencontre avec le volcan Yasur, coeur bouillonnant de l’île de Tanna

Notre première étape au Vanuatu nous emmène sur l’île de Tanna, située dans la partie sud de l’archipel. Cette petite île est la principale destination des touristes et pour cause, elle renferme un trésor inestimable : Yasur, le volcan actif réputé pour être le plus accessible au monde. Pendant 2 jours, nous allons vivre une immersion totale dans la culture ni-van, au rythme du volcan, des habitants de l’île et de leurs coutumes, à boire de l’eau de pluie et à manger local (estomacs sensibles, s’abstenir !).

Volcan Yasur

Une nuit dans les arbres

Nous sommes accueillis par Fred, qui nous récupère à l’aéroport pour nous conduire chez lui au sud-est de l’île. La route en terre est vraiment chaotique, nous mettrons près de 2h à parcourir quelques dizaines de km. En chemin, il nous arrête à une toute petite épicerie afin que l’on puisse se ravitailler en eau et nourriture, parce qu’une fois sur place, il n’y a plus rien !

Fred habite dans un endroit magnifique et possède une cabane perchée à une vingtaine de mètres en haut d’un énorme banian avec une vue magnifique sur Yasur. Nous sommes littéralement au pied du volcan et la première nuit est impressionnante : Yasur gronde, la cabane tremble, et on se réveille recouverts de cendre !

Une rencontre inoubliable avec Yasur

En pleine nuit, nous retrouvons Clémence et Dimitri, un couple rencontré la veille, afin de faire ensemble l’ascension de Yasur pour admirer le lever de soleil depuis ses crêtes. A quatre, ça nous donne plus de courage pour affronter le volcan sans guide. La montée nous a pris 1h30, il faut dire que l’on a essayé de trouver le bon chemin en plein noir malgré les lueurs de nos lampes torches, et en pleine forêt tropicale ! C’est vraiment pas rassurés que nous arrivons au sommet du volcan, il fait encore très sombre. Ce matin là, nous avons eu de la chance, aucun autre touriste ne s’est levé, nous aurons le volcan pendant plusieurs heures rien que pour nous…

Le spectacle de nuit est impressionnant, saisissant, magique, on reste ébahis par cet immense cratère à nos pieds. Avec le sentiment indescriptible d’apercevoir les entrailles de la Terre, on se sent tout petit face à cette lave en fusion qui explose régulièrement dans un grondement sourd. Un sentiment de peur mêlé à de l’excitation nous envahit, plus personne ne parle, on est totalement obnubilés par ce cratère géant. C’est donc en silence que l’on s’installe au bord du cratère, dont les pentes abruptes se trouvent à quelques pas de nous, pour écouter le grondement du volcan et observer ses éruptions.

Petit à petit, le soleil se lève, découvrant les formes du cratère et illuminant le volcan d’une couleur ocre. La couleur rouge de la lave disparait petit à petit, pour laisser place à des gigantesques nuages de cendre. Nos deux acolytes nous abandonnent, un avion les attend. Nous sommes donc seuls au sommet. Sans nous en rendre compte, nous passerons plusieurs heures à regarder avec fascination la lave surgir, parfois peu rassurés quand quelques projections arrivent juste à nos pieds, ou quand les déflagrations nous repoussent ! C’est un moment privilégié que nous partageons avec Yasur, que l’on a rien que pour nous…

Fascinant, effrayant, hypnotisant, inoubliable

 

En redescendant, on admire le paysage que nous n’avons pas pu voir à l’aller. Composé de forêt tropicale, d’immenses fougères et d’un sol recouvert de cendres noires, impossible de ne pas tomber sous le charme de cet endroit…

La découverte de la culture ni-van

Après ce moment inoubliable, retour chez Fred pour un petit déjeuner bien mérité et pour planifier la suite de la journée. Venus uniquement pour le volcan, nous décidons tout de même de nous rendre dans un “village” culturel, le village d’Imayo. Un peu mal à l’aise par le manque d’authenticité, je me dis que c’est pour la bonne cause et qu’ils n’ont quasiment que ça pour vivre sur l’île… On aura tout de même droit à de belles danses traditionnelles, avec le volcan en fond, le cadre est magique !

Un coucher de soleil sur les crêtes du volcan

En fin de journée, nous retournons au sommet du volcan, mais cette fois-ci en 4×4 (je vous rappelle que nous nous sommes levés à 3h du matin pour le lever de soleil !).

Coucher de soleil sur Yasur

L’ambiance est différente car nous ne sommes plus seuls, une vingtaine de touristes sont au sommet. Nous dénichons la meilleure place avec vue imprenable sur le cœur du volcan, l’une des cheminées d’où jaillissent les projections. Cette fois-ci nous ne sommes pas épargnés par les cendres et la fumée. Ça pique les yeux et le nez ! Le coucher de soleil sur le volcan est absolument superbe, et on est tout aussi impressionnés que lors de notre ascension le matin même. On restera après la nuit tombée jusqu’à ce que le volcan rougisse à nouveau…

L’île de Tanna, un véritable coup de cœur

Le lendemain matin, il est déjà l’heure de quitter Tanna. Cette île restera celle que l’on a préférée lors de notre séjour au Vanuatu. On entend souvent que Tanna c’est touristique, tout est relatif car il n’y a pas foule non plus hein !

Ile de Tanna

C’est donc à bord d’un Twin Otter (18 places seulement) et après une pesée obligatoire, que nous rejoignons l’île d’Espiritu Santo afin de rencontrer l’organisatrice de nos vacances : l’inoubliable Zaza !

Twin Otters Tanna

INFOS & ASTUCES

#1 : L’aller-retour entre l’aéroport et chez Fred coûte 5 000 vatu par personne (40 euros). Accrochez-vous, ça va secouer !

#2 : Nuit à Tanna : 5 000 vatu (40 euros) pour 2 personnes par nuit, au Tree Top Lodge, chez Fred & Nancy qui possèdent 3 cabanes dans les arbres avec vue imprenable sur le volcan ! L’endroit est tellement bien situé que le volcan est accessible à pied. Le repas de midi est à 750 vatu par personne (6 euros) et celui du soir à 1 000 vatu (8 euros). C’est simple, mais très copieux (nouilles chinoises, riz, manioc…).

#3 : L’entrée pour le sommet du volcan Yasur est de 3 350 vatu (28 euros) par personne pour la première ascension. Gardez votre ticket puisque les fois suivantes sont à moitié prix, soit 1 675 vatu (14 euros). Trouver le chemin pour accéder au volcan devrait être plus facile dans les prochains mois, puisque les Ni-van étaient “malheureusement” en train de construire un bâtiment en béton avec restaurant et boutique souvenir… ça gâche un peu le charme de l’endroit quand même !

#4 : Si vous ne voulez pas y aller à pied, vous pouvez également faire comme la plupart des touristes et vous faire emmener par la personne chez qui vous logez, d’un coté c’est mieux puisque cela fait partie des prestations qui leur permettent de vivre… Chez Fred, nous avons payé 1 000 vatu par personne (8 euros) pour un aller-retour au sommet du volcan. Le “parking” se trouve à moins de 100 m du cratère !

#5 : Vous pouvez également prendre un guide qui vous accompagnera au sommet du volcan pour 500 vatu (4 euros), mais cela ne nous a pas semblé indispensable, en journée notamment. Une fois encore, c’est quelque chose qui leur permet de vivre… A vous de voir donc.

#6 : Je vous conseille au minimum 2 ascensions du volcan, afin d’assister au lever et au coucher de soleil. Pour l’ascension du matin à pied, partez tôt, entre 3h et 3h30, car il faut compter entre 1h et 1h30 pour y monter (sans compter le temps que vous allez perdre afin de trouver votre chemin dans le noir en pleine nature !). Pour l’ascension en soirée, nous sommes montés vers 16h30 en voiture, et le volcan s’est retrouvé dans le noir total aux alentours de 18h30.

#7 : Partez équipés et prévoyez une lampe torche, un foulard pour éviter de respirer les projections de fumées, et je dirais même des lunettes de soleil pour éviter de recevoir de la cendre dans les yeux !

#8 : Pour visiter le Village d’Imayo, comptez 1 000 vatu par personne (8 euros) pour le transport et 1 500 vatu par personne (12 euros) pour assister aux danses !

Top 5 – Nos plus belles rencontres animalières au parc national de Yellowstone

Top 5 – Nos plus belles rencontres animalières au parc national de Yellowstone

Top 5 – Nos plus belles rencontres animalières au parc national de Yellowstone

S’il y a bien un endroit où nous avons fait de magnifiques rencontres animalières, c’est bien lors de notre road-trip dans l’Ouest américain, et plus particulièrement au parc national de Yellowstone. Si vous êtes passionnés par les animaux sauvages, comme c’est le cas pour nous, cet endroit est fait pour vous !

Le parc renferme la plus large concentration de mammifères, dont 8 espèces d’ongulés (bisons, mouflons, chèvres des montagnes, antilopes d’Amérique, élans, wapitis, daims à queue noire et cerfs de Virginie) et 7 grands prédateurs (ours noirs, lynx du Canada, coyotes, grizzly, loups, couguars et gloutons), rien que ça !

Malheureusement, par manque de temps, nous n’avons pas pu observer toute la faune présente dans le parc national de Yellowstone, et nous rêvons à présent que d’une chose : y retourner pour y passer au moins une semaine et prendre le temps d’apprécier l’endroit…

En attendant, voici les 5 plus beaux animaux que nous avons vu en seulement… 2 jours !

Yellowstone

  • LES BISONS (Bison bison)

Les bisons sont l’emblème du parc national de Yellowstone. Ce sont les plus grands mammifères terrestres de l’Amérique du Nord. Impossible de traverser le parc national sans voir au moins un troupeau de bisons, et ça, c’est vraiment sympa ! Surtout que le Yellowstone est le seul endroit des États-Unis où les troupeaux de bisons sauvages ont élu domicile depuis la Préhistoire ! Ils ont tout de même failli disparaitre puisqu’à une certaine période, à force d’être chassés, les bisons se sont retrouvés au nombre de 24 dans le parc national… Heureusement, ils sont aujourd’hui protégés et ont pu se reproduire.

Combien ? 4 900 bisons broutent les hautes herbes du Yellowstone (estimation 2015).

Où et Quand ? Il est possible de les voir l’été dans les prairies, et l’hiver proche des étendues d’eau ou des rivières (Madison River, Blacktail Ponds, et les zones de Mammoth et Tower). Tout au long de l’année, ils sont visibles dans les Hayden et Lamar Valleys.

On a vu régulièrement des troupeaux de bisons dans le parc national, parfois même au bord de la route, c’est assez impressionnant quand ils passent à côté des voitures ! Selon les rangers, il faut faire attention car ils peuvent être parfois agressifs.

  • LES OURS

Qui n’a jamais rêvé de voir des ours sauvages ? Cet animal mythique, longtemps chassé pour sa viande et sa fourrure, fascine autant qu’il peut effrayer. Aujourd’hui, seulement 8 espèces sont encore vivantes, et 6 sont classées comme vulnérables ou menacées d’extinction. Rien qu’au Yellowstone, il est possible d’observer 2 de ces espèces : les grizzlis (une forme géante d’ours brun) et les ours noirs. De quoi nous en mettre plein la vue ! Et nous serons plutôt chanceux, car en 2 jours, nous verrons les deux espèces.

Les grizzlis (Ursus arctos horribilis)

Le parc national du Yellowstone est l’un des derniers endroits aux États-Unis où il est encore possible de voir des grizzlis. La plupart des spécimens sont concentrés en Alaska et au Canada. Pour les différencier des ours noirs, c’est très simple : le grizzli est plus grand, sa tête est concave, ses oreilles arrondies et il porte une bosse bien visible au dessus de ses épaules. Il ne faut pas se fier à la couleur de la fourrure, puisque pour les 2 espèces, les couleurs vont du blond au noir.

Combien ? Alors je ne vous le cache pas, les grizzlis sont les plus difficiles à observer puisqu’on n’en dénombre que 150 environ à l’intérieur du Yellowstone. Cependant, si l’on inclus les alentours du parc national, il y en aurait entre 674 et 839 (plutôt précis hein ?!).

Où ? Dans les Hayden et Lamar Valleys, sur les pentes nord du Mont Washburn, ainsi que sur le Fishing Bridge de l’entrée Est du parc national.

Quand ? A l’aube et au crépuscule, hors période hivernale. En hiver, les grizzlis qui ont accumulés 200 kg de graisse vont entrer dans un état de léthargie (ce n’est pas une réelle hibernation) et les femelles vont donner naissance à leurs petits en “dormant” (si seulement cela pouvait arriver à tout le monde !).

Malheureusement, nous n’avons pas pu immortaliser notre rencontre avec les grizzlis ! Nous avons pu observer une maman et son petit, qui étaient situés vraiment très haut dans la montagne, grâce à des touristes équipés de jumelles, et d’appareils photos dotés de grands objectifs. Nous, on était vraiment venus les mains dans les poches… Zéro pointé pour l’organisation !

♦ Les ours noirs (Ursus americanus)

Il s’agit de l’ours le plus commun en Amérique du Nord. On le trouve du Nord du Canada et de l’Alaska jusqu’au Nord du Mexique. Il est surnommé à tord ours noir puisque sa fourrure peut prendre de nombreuses nuances : du blanc au noir en passant par chocolat, brun, cannelle et blond.

Petit conseil : en cas d’attaque n’allez pas vous réfugier au sommet d’un conifère, ils grimpent aux arbres !

Combien ? Plus de 10 000 ours noirs peuplent le Yellowstone.

Où ? Ils sont facilement observables dans tout le parc nationale et notamment dans les zones de Mammoth et de Tower.

Quand ? Hors période hivernale, car l’ours noir passe l’hiver dans un état de somnolence en vivant sur ses réserves de graisse accumulées pendant l’automne.

Nous avons eu la chance de voir 5 ou 6 ours en 2 jours, dont certains de très près ! L’un d’entre eux a même traversé la route en courant juste devant nous, un moment magique…

  • LES COYOTES (Canis latrans)

Souvent confondu avec un loup ou même un renard, le coyote fait à peu près 1/3 de la taille du loup, mais est plus grand qu’un renard. La couleur de ses poils varie de l’ocre au chamois, parfois grise, avec des teintes d’orange sur sa queue et ses oreilles. Dans le parc national, les coyotes sont en compétition avec les loups et les couguars, et la cohabitation est parfois difficile. Ils sont régulièrement tués par ces derniers pour des questions de nourriture et de territoire. Au lever du jour ou à la tombée de la nuit, vous pouvez entendre leurs hurlements.

Combien ? Les coyotes sont nombreux dans le parc.

Où ? Il est possible de les observer dans les prairies et les champs, et au bord des routes, quand ils sont à la recherche de petits mammifères, notamment dans la Lamar Valley.

Quand ? Tout au long de l’année.

Nous avons observé pendant un bon moment un coyote qui chassait de petits mammifères dans une prairie située au bord d’une route. Comme il était de couleur grise, nous l’avons confondu d’abord avec un loup… On n’était pas encore au point question mammifères !

  • LA CHÈVRE DE MONTAGNE (Oreamnos americanus)

Cette espèce a la particularité de ne pas être native du Yellowstone, elle a été introduite dans le Montana dans les années 1940, et depuis les années 1990, une petite population s’est établie dans le parc national. Comme leur nom l’indique, les chèvres de montagne vivent dans les zones alpines.

Combien ? Les chèvres de montagne seraient 200 environ au Yellowstone et aux alentours. Elles sont rarement observées.

Où ? Dans les zones alpines du Nord Est et Nord Ouest du parc national.

Quand ? En hiver, sur les pentes raides orientées Sud et aux sommets des crêtes ventées. Au printemps, sur les versants Ouest et Sud. En été, dans les prairies, falaises, ravins, et forêts.

Nous sommes d’autant plus contents d’en avoir vu une car c’est un animal plutôt rare dans le parc national ! Par contre pour les observer, il vaut mieux avoir des jumelles.

  • LES ANTILOPES D’AMÉRIQUE (Antilocapra americana)

Les Antilopes d’Amérique sont une espèce endémique, ce ne sont donc pas de “vraies” antilopes comme celles trouvées en Afrique ou en Asie du Sud-Est ! Si au début du XIXème siècle on dénombrait entre 30 à 60 millions d’individus, il n’en restait plus que 15 000 en 1915, l’espèce était presque éteinte. Aujourd’hui, on compte environ 500 000 individus au Canada et aux États-Unis.

Le mammifère possède un pelage à couleur dominante fauve, qui lui permet de se camoufler dans les hautes herbes de la prairie américaine. En revanche, le ventre, l’intérieur des membres, une zone rectangulaire entre les épaules et les hanches, l’écusson, le croissant sur la gorge et la croupe sont blancs. Elles se différencient des autres cervidés par leurs cornes pointues et fourchues, de couleur noire (surtout chez les mâles), qui tombent chaque année.

Combien ? Les Antilopes d’Amérique seraient entre 350 et 400 dans le parc national.

Où et Quand ? Elles sont visibles l’été dans la Lamar Valley principalement, ainsi que parfois près de l’entrée Nord (Gardiner). L’hiver, elles se situent entre l’entrée Nord et Reese Creek.

Nous sommes tombés par hasard sur un petit troupeau d’antilope, et l’espace d’un instant on se serait crus en Afrique ! Pas d’autres touristes à l’horizon, nous les avons eu rien que pour nous, et en plus elles n’étaient pas très sauvages…

Observer les animaux dans le parc est un grand moment, surtout qu’il y règne un esprit d’entraide entre les visiteurs qui est vraiment sympa. Les gens n’hésitent pas à se prêter le matériel et à indiquer où ils ont vu des animaux. Heureusement pour nous parce que sinon on n’aurait jamais vu les grizzlis et la chèvre de montagne !

Malheureusement, pas de loups (95 individus), couguars (26 à 42 individus seulement), lynx (très rarement vus !) ou gloutons (seulement 7 !) dans nos jumelles… Mais on espère que ce sera pour une prochaine fois ! Il y aurait 67 mammifères différents vivants au Yellowstone, ça nous laisse encore de quoi observer !

INFOS & ASTUCES

#1 : Faites un stop au Visitor Center et demandez aux rangers où vous avez le plus de chance d’apercevoir des animaux. Ceux-ci ont l’habitude et ils vous orienteront vers les sites selon la saison.

#2 : Dès que vous voyez plusieurs voitures sur le bas-côté de la route, arrêtez-vous, c’est qu’il y a quelque chose à voir ! N’hésitez pas à demander aux autres touristes. Par contre, faites attention, s’il n’y a qu’une voiture arrêtée, c’est peut être simplement quelqu’un qui se soulage dans les fourrés… (Ha ! Ha ! Ha !)

#3 : Prévoyez des jumelles pour observer les animaux !

#4 : Si vous campez dans le parc national, faites attention à ne pas laisser trainer de la nourriture qui pourrait attirer les animaux sauvages… Vous n’avez pas envie de vous retrouver face à face avec un ours en pleine nuit en allant aux toilettes !

#5 : Conseil de sécurité si vous voyez un ours : couchez-vous par terre et mettez vos mains derrière la nuque. Rappelez-vous, courir et grimper à un arbre ne sert à rien !

3 semaines en sac à dos au Sri Lanka, ça coûte combien ?

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3 semaines en sac à dos au Sri Lanka, ça coûte combien ?

Vous prévoyez de voyager au Sri Lanka et vous voulez savoir combien coûte un séjour de 3 semaines en sac à dos à travers le pays ? C’est le moment de faire les comptes !

Le Sri Lanka, une destination bon marché

Au total, nous avons dépensé sur place 167 300 Rs (soit 1 065 €) pour 2 personnes, tout compris, pour 3 semaines de voyage en sac à dos. Je ne compte pas le billet d’avion, puisque notre trajet était particulier, nous venions de Nouvelle-Calédonie et nous avons fait une escale au Sri Lanka avant de rentrer en France. Quoi qu’il en soit, le Sri Lanka reste une destination bon marché, même si nous avons été parfois surpris par certains prix affichés.

Les visites culturelles plombent le budget !

On voit quand même que les entrées pour les sites, ceux du Triangle culturel notamment, nous ont presque coûté aussi cher que nos repas ou le logement ! Côté hébergement et nourriture, justement, il est difficile de faire moins… enfin, tout est possible hein !

Un voyage au plus proche de la population locale

  • Nous avons dormi uniquement dans des Guesthouses bon marché, mais nous avons toujours eu de l’eau chaude et au minimum un fan. La nuit la plus chère que nous avons payée était de 3 000 Rs (soit 19 €).
  • Nous mangions rarement dans les Guesthouses, mais plutôt dans des petits “restaurants” locaux. C’était moins cher, et surtout cela nous obligeait à sortir dans la ville le soir !
  • Nous avons voyagé uniquement en train, en bus ou en tuk-tuk, c’est pour cela que le coût des transports est négligeable dans notre budget ! La note augmente fortement si vous louez les services d’un chauffeur privé…
  • Nous avons choisi de visiter tous les sites payants du Sri Lanka, dont le prix des entrées est exorbitant, il faut bien l’avouer… et notre Safari a également alourdi la note 🙂

INFOS & ASTUCES

#1 :
 Demandez absolument à voir une chambre avant de la payer ! Et si celle-ci ne vous convient pas, demandez-en une autre, ou changez de Guesthouse, vous avez l’embarras du choix !
#2 : Si vous voyagez comme nous en septembre, pas besoin de faire de réservations, il y aura de la place partout. Dans tous les cas, quelque soit la saison, négociez les prix ! Les Sri Lankais n’hésitent pas à gonfler leurs tarifs.
#3 : Il est très facile de prendre les transports locaux (bus, train et tuk-tuk), et vous pouvez facilement vous rendre n’importe où au Sri Lanka. Pour les bus, n’hésitez pas à vérifier le prix que payent les Sri Lankais… Nous nous sommes fait avoir plusieurs fois sur le montant.
#4 : Dernier conseil mais pas des moindres : fixez toujours le prix avant de prendre un tuk-tuk, avant de partir pour une excursion, ou tout simplement au restaurant, cela évitera bien des ennuis !

Quelles démarches après avoir été tiré au sort à la loterie de la Carte Verte ?

Quelles démarches après avoir été tiré au sort à la loterie de la Carte Verte ?

Quelles démarches après avoir été tiré au sort à la loterie de la Carte Verte ?

Vous faites partie des heureux gagnants de la loterie américaine ? Félicitations ! Mais sachez que le parcours du combattant ne fait que commencer pour obtenir votre Carte Verte. Alors, par où commencer une fois que vous venez de lire “You have been selected…” sur votre écran ? Voici toutes les étapes à franchir pour décrocher le précieux sésame !

Greg était le gagnant, et nous n’étions pas mariés, je n’avais donc légitimement pas le droit à la Carte Verte. Notre cas étant particulier, vous pouvez suivre en orange comment les démarches ce sont déroulées pour nous… Et comme vous verrez, on n’aime pas les choses simples !

Oncle Sam I Want You

1/ Déchiffrer son Case Number

Chaque personne sélectionnée se voit attribuer un numéro (ou Case Number), selon l’ordre du tirage au sort. Et la première chose à faire est donc de le regarder, puisqu’il va conditionner l’ordre de passage à l’ambassade. Voici un exemple : 2015EU000014350. Cela signifie que vous avez joué à la DV2015, que vous êtes inscrit pour le quota Europe, et surtout… que votre numéro est le 14 350. Plus ce numéro est bas, plus vous avez de chance d’avoir un entretien rapidement à l’ambassade et d’obtenir votre Carte Verte. (Si bien sûr vous remplissez toutes les conditions requises…).

Petit rappel : Chaque année, le gouvernement américain tire au sort plus de 100 000 personnes, alors qu’il ne délivre que 50 000 Cartes Vertes. Cela veut donc dire que plus de la moitié des sélectionnés n’auront jamais le précieux sésame en poche au final, alors ne vous réjouissez pas trop vite. (Oui, enfin, évitez de vendre votre appart et de quitter votre boulot dans l’euphorie quoi !). Ce n’est pas parce que vous êtes sélectionné que vous aurez une Green Card ! De plus, vous êtes sélectionné pour une année fiscale, qui va de septembre à septembre d’une année sur l’autre. Passé ce délai, vous perdez vos droits…

En ce qui nous concerne, nous avions eu comme Case Number le 2014EU00035xxx. Ce n’était pas un super numéro, parce que cela signifie qu’il y avait beaucoup de personnes avant nous et que si le processus aboutissait, cela allait prendre plusieurs mois !

Tableau d'équations

2/ Remplir un dossier

Mise à jour 2018 : la procédure a été “simplifiée” car dorénavant le document à remplir est le DS260 et cela se fait en ligne. Cependant les documents justificatifs à rassembler afin de monter le dossier restent les mêmes.

Une fois que vous avez en tête votre numéro, vous devez remplir un dossier et le renvoyer au KCC (Kentucky Consular Center) qui gère les visas, le tout accompagné de 2 photos d’identité au format américain (5 x 5 cm), et la première lettre de notification imprimée (celle où on vous a dit que vous étiez sélectionné). C’est assez simple à faire si l’on suit correctement les consignes. Pensez à bien noter votre Case Number en haut à droite sur chaque feuille (ils sont très pointilleux les Américains !). Voici les deux documents à remplir :

  • Form DS230 Part I et Part II

La partie I du DS230 concerne votre état civil, ainsi que des infos sur votre conjoint et vos parents, les endroits où vous avez vécu, vos différents emplois, vos diplômes, etc. Attention, il vous est demandé une adresse aux États-Unis. C’est à cette adresse que sera envoyée votre Carte Verte. Vous pouvez inscrire le nom d’un ami, peu importe qui c’est, il faut juste que ce soit quelqu’un de confiance !

La partie II consiste surtout à faire des déclarations sur l’honneur… Cochez NON partout ! (En assumant que vous ne prévoyez pas un attentat dans les prochaines semaines !).

Un exemplaire est à remplir pour chacun des membres de la famille qui va immigrer avec le gagnant.

  • Form DSP122

Les questions sont générales et demandent votre adresse, l’ambassade où vous souhaitez être interviewé (la plus proche de votre lieu de résidence), votre activité professionnelle, vos précédents employeurs, vos études… Rien de bien compliqué encore une fois, répondez juste de façon claire aux questions, et surtout ne vous inventez ni des employeurs ni des diplômes… (Car oui, en plus d’être très pointilleux, les Américains ne supportent pas les mensonges !). Quoi qu’il en soit, ils ne sont pas fous et vont vous demander les justificatifs !

A remplir uniquement par le gagnant de la Carte Verte, celui qui a été tiré au sort. Le conjoint et les enfants ne le remplissent pas.

Dès notre sélection, Greg a renvoyé un dossier mais ne m’a pas mentionnée puisque nous n’étions pas mariés. Une fois la bague au doigt, nous avons renvoyé des nouveaux formulaires en informant le KCC du changement de situation en joignant un certificat de mariage. Comme nous avions également déménagé en Nouvelle-Calédonie, nous avons dû changer d’ambassade : l’entretien n’aura plus lieu à Paris mais à Fidji ! J’ai donc rempli un autre DS230 pour moi, afin que l’on soit bien pris en compte tous les deux. (Il n’allait pas partir sans moi quand même !).

Help

3/ Attendre que votre numéro soit current

Une fois que vous avez envoyé votre dossier, il n’y a plus qu’à attendre ! Mais pas bêtement ! Chaque mois, il faut surveiller le Visa Bulletin, publié par le KCC, qui indique quels sont les Case Numbers qui auront le privilège de recevoir enfin une date d’entretien à l’ambassade ! Les bulletins peuvent être consultés au début de chaque mois ici. Par exemple, il est possible de consulter le bulletin de février 2016 :

Visa Bulletin

Pour le lire, rien de plus simple… Vous choisissez votre région et regardez le chiffre qui se trouve juste à côté. En supposant que vous êtes en Europe, pour le mois de février 2016, les Case Numbers jusqu’à 19 100 vont être appelés. Quelques jours plus tard, vous allez recevoir un mail avec un lien vous permettant de vous connecter sur le site sur lequel vous avez consulté vos résultats… et c’est là que vous verrez la date, l’heure et le lieu de votre rendez-vous ! C’est noté ? Allez, c’est maintenant l’heure d’aller faire un petit check-up chez le médecin !

Notre entretien était prévu pour le 3 juillet 2014… Hors, notre mariage était le 4 juillet ! Nous avons donc dû décaler la date, ce qui nous a valu de sérieux coups de stress et nous avons failli perdre la Carte Verte. Un vrai conseil, ne JAMAIS décaler son entretien ! Cela complique énormément les choses, surtout si l’année fiscale touche à sa fin, ce qui était notre cas. Nous avons donc eu les derniers visas de toute la zone Europe… Quand je vous dis qu’on était au bord de la syncope !

Salle d'attente

4/ Rendez-vous médical

Une fois que vous avez votre date d’entretien, vous pouvez prendre rendez-vous chez le médecin afin de faire une radio des poumons, une prise de sang et un check-up. (Ayez bien vos vaccins à jour !). Attention, pas n’importe quel médecin, il faut qu’il soit agréé par l’ambassade ! N’ouvrez surtout pas l’enveloppe contenant les résultats… Ceci est une cause de refus à l’ambassade…

Il ne sert à rien de prendre rendez-vous chez le médecin avant de connaitre votre date d’entretien à l’ambassade. Les résultats mettent une semaine maximum à être rendus si tout se passe bien.

Si vous avez suivi, nous habitons en Nouvelle-Calédonie, mais nous sommes partis en “vacances” à Fidji afin de passer l’examen médical et l’entretien à l’ambassade. L’examen médical a pris une bonne demi-journée : le temps de faire le check-up chez le médecin, et d’aller à l’hôpital afin de faire une radio des poumons. Je n’ai plus de carnet de vaccinations depuis longtemps, heureusement que le médecin était plutôt compréhensif et que c’est passé comme ça…

5/ Préparer ses documents pour l’entretien

C’est l’étape la plus cruciale du processus… Entre les documents obligatoires et ceux que je vous conseille fortement, voici la liste :

  • 2 photos d’identité au format américain
  • Deuxième lettre de notification contenant la date du rendez-vous à l’ambassade
  • Passeport
  • Examen médical
  • Diplôme du BAC + autres diplômes
  • Certificat de naissance
  • Extrait de casier judiciaire (vierge bien entendu !)
  • Certificat de mariage si nécessaire
  • Documents envoyés au préalable au KCC
  • Argent pour payer les frais de visa
  • Preuve de votre capacité à vous assumer financièrement aux US (relevés bancaires…)

Lorsque les couples se marient après la sélection, l’ambassade américaine n’apprécie pas trop et cela peut vite paraitre suspect. Il faut donc absolument apporter des preuves de votre relation, à savoir des anciennes photos, des factures/loyers/comptes à vos deux noms, des échanges de mails… bref tout ce qui prouve votre relation ! Une particularité également dans notre cas : l’ambassade était à Fidji, nous avons donc dû faire traduire tous nos documents en anglais !

6/ Passer l’entretien à l’ambassade

Les interviews se passent généralement le matin, alors le jour J, levez-vous tôt et habillez-vous bien ! Enfin, pas spécialement en costume-cravate, mais essayez quand même de renvoyer une bonne image de vous, je pense que c’est important. Pour entrer dans l’ambassade, vous devrez passer par un portillon de sécurité : faites attention, les sacs à dos ne sont pas autorisés à l’intérieur. Comme vous êtes prévoyant, vous avez préparé vos documents au moins une semaine à l’avance, histoire de vérifier qu’il ne vous manque rien… et tout est bien rangé dans une pochette pour ne pas faire perdre de temps à l’agent consulaire.

Avant l’entretien “officiel”, on vous appellera à un premier guichet où une personne vérifiera vos documents et vous demandera de vous acquitter de $330 par personne. Ensuite, vous devrez patienter jusqu’à ce qu’une deuxième personne vous appelle pour l’entretien, le vrai ! Respirez un grand coup, relaxez-vous, ça va bien se passer ! Généralement ça ne dure pas plus de 10/15 minutes.

A l’issu de l’entretien vous saurez tout de suite ce qu’il en est :

  • vous avez réussi votre entretien, l’agent consulaire vous a gratifié d’un “Welcome to the USA !” et c’est l’un des plus beaux jours de votre vie…
  • vous avez partiellement réussi et l’agent consulaire vous met en Administrative Processing… Il lui manque des documents ou alors il a une suspicion sur quelque chose et souhaite vérifier… Ayez les nerfs solides car cela peut durer très longtemps ! Rappelez-vous que vous devrez avoir votre Carte Verte avant le mois de septembre sinon vous perdrez vos droits… Alors dépêchez-vous de lui fournir les documents qu’il souhaite !
  • vous avez échoué pour une quelconque raison… Il n’est malheureusement pas possible de faire appel…

Nous avons eu peu de questions. Les voici : “Que faisiez-vous pendant votre stage aux US (moi) ?”, “Comment vous êtes-vous rencontrés ?” – ce à quoi Greg a répondu très fier de lui “Because I love her !” on peut dire qu’il a rien compris à la question (sûrement le stress), heureusement que l’agent consulaire avait de l’humour ! Et une ou deux questions générales dont je ne me souviens plus, mais rien de bien méchant.

Zen Attitide

7/ Attendre de recevoir son passeport contenant le visa temporaire !

Vous avez passé l’entretien avec succès, alors bravo ! Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre de recevoir votre passeport chez vous avec un visa temporaire, valide 6 mois ! Vous avez donc 6 mois (et pas un jour de plus) pour mettre le pied sur le sol américain et déclencher la fabrication de ce petit bout de plastique vert, renouvelable tous les 10 ans ! Allez, vous pouvez maintenant penser à votre nouvelle vie, bonne installation aux US !

Une fois nos passeports reçus, nous avons validé notre Carte Verte en entrant sur le territoire américain pour des vacances… à Hawaï ! C’est seulement un an plus tard que nous avons fait le grand saut, et que nous sommes partis nous installer aux États-Unis.

Visa Green Card

CHRONOLOGIE DE NOS DÉMARCHES

  • Octobre 2012 : Participation à la loterie DV2014
  • 1er mai 2013 : Sélection à la loterie
  • Mai 2013 : Envoi des documents au KCC
  • Janvier 2014 : Greg déménage en Nouvelle-Calédonie
  • Juin 2014 : Je le rejoins à l’autre bout du monde
  • 3 juillet 2014 : Entretien programmé à l’ambassade de Fidji, mais décalé car on n’était pas encore mariés !
  • 4 juillet 2014 : Mariage en Nouvelle-Calédonie
  • 28 juillet 2014 : Visite médicale à Fidji
  • 30 juillet 2014 : Entretien à l’ambassade de Fidji
  • 7 août 2014 : Obtention de nos visas temporaires
  • 29 novembre 2014 : Validation de la Carte Verte, en passant la frontière américaine pour des vacances à Hawaï
  • 14 novembre 2015 : Installation aux US !

Il nous aura donc fallu presque 2 ans de procédure entre le moment où l’on a joué à la loterie, et le moment où nous avons obtenu notre Carte Verte ! Nous avons compliqué chaque étape du processus en déménageant à l’autre bout du monde et en nous mariant à la dernière minute… donc si vous ne voulez pas souffrir d’un ulcère de l’estomac maintenant, surtout ne faites pas comme nous !

Pour ceux qui souhaitent comprendre plus précisément nos démarches, c’est par ici (tout en bas de la page !).

INFOS & ASTUCES

#1 : Contrairement à ce que l’on peut croire, vous n’avez absolument pas besoin d’un avocat pour faire les démarches ! Si vous suivez bien le process, je dirais même que c’est facile, pas besoin d’être bilingue, il suffit juste d’un peu de bon sens…

#2 : Tout au long du process, il faut absolument être honnête ! Les américains détestent les mensonges et ne négocient pas, ce sera un refus direct. Pareil s’ils ont une quelconque suspicion envers vous.

#3 : L’adresse du KCC est la suivante :

U.S. Department of State Kentucky Consular Center 3505 North Highway 25W Williamsburg, KY 40769 U.S.A.

Envoyez bien votre dossier en recommandé avec accusé de réception.

#4 : Je vous donne l’adresse d’un forum qui m’a sauvé la vie pendant tout le processus. Si vous comprenez l’anglais, ce site est une mine d’information !

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