Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Sri Lanka #9 – Sous le soleil de Tissamaharama et Tangalle

Après avoir quitté Ella, le moral n’est pas vraiment là. Est-ce du au fait que nous approchons de notre retour en France, le blues de la Nouvelle-Calédonie, ou bien tout simplement le pays qui ne nous convient pas (et pourtant il y a de si jolies choses à voir !)… Quoi qu’il en soit, nous décidons d’avancer et de retrouver les plages et la chaleur. Nous ne ferons donc pas étape à Haputale comme prévu, ni de crochet par Arugam Bay sur la côte Est (ce n’est pas vraiment la saison de toute façon…). C’est ainsi qu’on met le cap sur Tissamaharama, au Sud du Sri Lanka.

Ella – Tissamaharama : le trajet de l’horreur !

Mais pour arriver à Tissamaharama depuis Ella en bus, il faut avoir le cœur bien accroché. Au Sri Lanka, les bus ressemblent à de vieux tas de ferrailles colorés et bruyants. L’intérieur est plus kitsch que jamais, un mélange de dorures et de guirlandes scintillantes. Et si la vue de ces panneaux lumineux ne suffit pas à gâcher ton voyage, et que tu penses que tu vas t’ennuyer pendant les 3h de trajet, ne t’inquiète pas, le Sri Lankais a tout prévu pour ton plus grand bonheur : tous les bus sont équipés de baffles crachant à plein volume de la musique sri lankaise… non stop ! NOOON STOOOP ! Au bout d’un moment tu n’as qu’une envie c’est de sauter par la fenêtre tellement que le son aigu et perché de la chanteuse est insupportable ! Vraiment ! Ajouté à cela, le Sri Lankais a la main plutôt lourde sur le klaxon, et tout cela au rythme de la musique, bien entendu ! Tu as déjà avalé toute la boîte de Doliprane et tu penses sérieusement à tuer ton voisin sri lankais s’il recommence à te sourire de toutes ses dents rouges ravagées à force de mâchouiller des feuilles de bétels… Ambiance garantie ! Et comme si cela ne suffisait pas, nous voici donc dans un bus vieux comme Bouddha, à dévaler à une vitesse folle les routes sinueuses qui descendent en direction de Tissamaharama. D’un côté il y a le vide, sans barrière de sécurité, ça ne servirait à rien bien sur… parce que les freins, bon sang… t’as pensé aux freins ? Pendant toute cette descente infernale, je ne pense qu’à ça… Est-ce que les Sri Lankais se soucient et vérifient vraiment l’état de leurs freins ?! Vu l’allure de leur taudis de bus, j’en doute… Laisse tomber le Doliprane, fais un signe de croix et passe directement au Lexomil, c’est plus sûr !

Se faire alpaguer pour un safari à Yala !

Notre arrivée à Tissa (pour les intimes) suscite un engouement général. Il faut savoir que Tissa est le point de départ des excursions pour le fameux Parc National de Yala. Celui-ci est fermé pendant le mois de septembre, mais il est sensé rouvrir le lendemain de notre arrivée. Malgré tout, les chauffeurs de jeeps sont déjà sur le qui-vive, flairant le client de loin. Quelques kilomètres avant la gare routière, les rabatteurs guettent les touristes dans les bus et se jettent à l’intérieur pour “saisir” leur proie ! C’était mal me connaitre, un regard assassin plus tard, les rabatteurs n’ont même pas osé insister. Mais une fois descendus du bus, on se rendra vite compte que c’est encore plus l’enfer… Dès que tu marches dans la rue, les jeeps vrombissantes s’arrêtent à côté de toi et leurs chauffeurs t’alpaguent en te disant “safari ?!”… 1 fois, ça passe ! 2 fois, je tolère ! 3 fois, c’est limite… mais 50 fois… NON PU#$% JE NE VEUX PAS FAIRE DE SAFARI ! (Surtout qu’on a déjà eu l’occasion de faire un safari quelques jours plus tôt…)

Une balade autour du lac de Tissamaharama

Après avoir rejoint la Guesthouse, nous enfourchons les vélos mis à notre disposition afin d’aller faire le tour du lac de Tissa. Greg se retrouve avec un vélo de lilliputien et moi je tente tant bien que mal de rouler avec une pédale en moins… Une chose est sûre on ne risque pas de faire la Grande Boucle avec ! Néanmoins la ballade est sympa. Nous faisons le tour du lac (Tissa Wewa), un réservoir artificiel construit au IIIème siècle av. J.-C. En fin de journée, le spectacle est agréable puisque la faune environnante commence à sortir pour aller boire et se rafraichir.

Par chance, nous verrons plusieurs animaux :

  • Des buffles d’eau sauvages en plein bain
  • Un crocodile se reposant sur une bute. Pour l’anecdote, c’est un petit Sri Lankais qui nous l’a gentiment montré en passant, puis… qui nous a demandé (aussi gentiment) de l’argent pour le service rendu… WTF ?!

  • Des arbres recouverts de chauves-souris, c’est assez impressionnant !
  • Un énorme varan
  • Des tas d’oiseaux : un héron pourpré (Ardea purpurea), une perruche à collier (Psittacula krameri) et un guêpier à queue d’azur (Merops philippinus)
  • Des libellules et des papillons

Un kottu roti… sans épices… ou presque !

Le soir, on décide de braver tous les interdits en allant chercher à manger dans le centre-ville, même si je n’en peux plus des rotis épicés qui te procurent de douloureuses brûlures d’estomac. On s’installe dans une petite bicoque locale et je demande un rôti SANS épices SANS chili, RIEN ! J’explique même au serveur que je n’en peux plus de manger si épicé et que c’est beaucoup trop pour une européenne comme moi. “Oui, oui” qu’il me fait de la tête ! Et là, ne m’accusez pas, j’ai demandé confirmation ! Quelques minutes plus tard, arrive dans mon assiette un roti avec plein de petits points rouges. Ces fameux petits points rouges seront ta hantise pendant tout ton voyage… Car ces petits points rouges sont du piment ! Le serveur me confirme : “Non, non, ce n’est pas épicé, il y a juste un peu de piment !”. Apportez-moi une corde… Vite, je vous en supplie !

Une escale à Tangalle

Le lendemain, nous reprenons la route en direction de Tangalle, notre première étape sur la côte Sud ! Alors forcément, on se dit : “Enfin des plages ! Elles nous manquaient tant depuis la Nouvelle-Calédonie !”. Comme d’habitude, on arrive à l’arrache dans la ville, et on se dirige à pied vers le coin des Guesthouses en bord de plage… En chemin, on fait la connaissance d’un Français… Il nous dit que cela fait 7 ans qu’il vient au Sri Lanka, toujours au même endroit, dans la même Guesthouse, qui est bien et vraiment pas chère… Bref, on se dit “Wouahou, elle doit être super cette Guesthouse pour y revenir 7 fois de suite !”… Bon OK, on se dit plutôt : “Wouahou, mais faut être barge pour revenir 7 fois au même endroit !”.

On le suit aveuglement et c’est comme ça qu’on atterrit dans une Guesthouse plutôt glauque. Les chambres sont (en apparence) propres, mais le cadre, ce n’est pas vraiment ça… On ne demande pas quelque chose de luxueux, mais au moins que ce soit chaleureux ! Alors pourquoi sommes-nous restés me direz-vous ?! Parce que d’une part, quand tu as 30 kilos sur le dos et qu’il fait une chaleur à crever, tu n’as qu’une envie c’est de te poser au premier endroit venu, et que, d’autre part… je ne sais pas en fait, un moment de faiblesse ça compte ?! On se ballade le long de la plage, on voit d’anciens hôtels qui n’ont jamais été reconstruits après le tsunami de 2004. On tentera même une baignade dans cette eau d’une couleur plus que douteuse…

Et comme je vous le disais, c’est quand les situations semblent désespérées que tout s’arrange… On reçoit un mail de Mathilde et Corinne qui nous disent avoir trouvé un petit coin de paradis ! Youpi !!! Sans même hésiter une fraction de seconde, on se dit que le lendemain on va directement à Galle et tant pis pour Matara, Mirissa et je sais plus trop quoi…

Une guerre sanglante avec des moustiques…

A 21h, on est déjà au lit… A 22h, on commence à se gratter. (On trouve ça bizarre puisque l’on s’est aspergé de produit anti-moustiques et que l’on a une moustiquaire autour du lit)… A 23h, on dirait deux psychopathes de la démangeaison… A minuit, on allume la lumière et là : c’est le drame ! Une invasion de moustiques. Sans rire, il y en avait des dizaines et des dizaines partout SOUS la moustiquaire ! C’est alors que commence une lutte acharnée ! Un vrai carnage… On vous passe les détails, mais la moustiquaire a fini totalement rouge… Il faut dire que comme les moustiques nous avaient piqués pendant des heures, ils étaient bien repus. Le lendemain, on est partis sans demander notre reste, les propriétaires devaient être ravis… !

INFOS & ASTUCES

#1 : De Ella à Tissamaharama, il faut compter 3h de bus. L’arrêt de bus dans la ville n’est pas indiqué, mais vous verrez de nombreux touristes avec leurs valises sur le bord de la route. Coût du trajet : 110 Rs. Attention, renseignez-vous sur les horaires, il n’y a pas beaucoup de bus par jour.

#2 : Nuit à Tissamaharama : Y’a du laisser aller, on n’a plus le nom mais la Guesthouse est dans le Guide du routard, 2400 Rs sans clim, très propre. Ils louent également des vélos (pourris !) pour 100 Rs.

#3 : Trajet de Tissa à Tangalle, il faut compter 1h30 de bus. Coût du trajet : 90 Rs.

#4 : Nuit à Tangalle : Malheureusement on n’a plus le nom non plus… 1500 Rs sans clim, mais fuyez ! Indice : elle n’est dans aucun guide touristique…

Vanuatu #2 – Millenium Cave, de l’écotourisme à l’état pur sur l’île d’Espiritu Santo

Vanuatu #2 – Millenium Cave, de l’écotourisme à l’état pur sur l’île d’Espiritu Santo

Vanuatu #2 – Millenium Cave, de l’écotourisme à l’état pur sur l’île d’Espiritu Santo

Espiritu Santo est une étape obligatoire au Vanuatu, car si vous avez une âme d’aventurier, l’île a beaucoup à offrir ! C’est d’ailleurs la plus grande de l’archipel, je vous conseille donc d’y rester au minimum 4 jours, et vous allez voir, vous n’allez pas vous ennuyer.

Dès notre arrivée à Luganville, la principale ville de Santo (pour les intimes !), nous organisons la suite de notre séjour avec Zaza. Il faut savoir que Zaza est une institution au Vanuatu, et c’est mérité. Surtout connue des calédoniens, elle peut vous conseiller et organiser votre séjour au Vanuatu selon vos envies, c’est “à la carte”, et tout ça, gratuitement (non mais what else ?!) ! C’est la 1ère fois que nous avons organisé des vacances avec une tierce personne, mais honnêtement, sans Zaza, on aurait eu beaucoup plus de mal pour réserver et organiser notre séjour. En plus, Zaza, elle est trop gentille, tous les soirs elle boit des coups avec les nouveaux touristes arrivés sur l’île, et c’est comme ça qu’on rencontre plein de monde !

Et pour notre 1ère journée, nous attaquons dans le vif du sujet, direction Millenium Cave (ou Grotte du Millénaire). Au programme : canyoning, nage en eau vive, randonnée et exploration de grotte… Tout ça dans un décor sauvage surréel… Je ne vous en dis pas plus pour l’instant, préparez-vous à vivre une journée intense et sportive !

Millenium Cave, un secret bien gardé

Connue depuis de nombreuses années, les ancêtres des habitants du village de Vunaspef utilisaient l’entrée de la grotte comme réserve de nourriture car oui, la grotte regorge d’hirondelles et… de chauves-souris ! Seulement à l’époque, les anciens avaient peur de s’aventurer dans ses profondeurs, à cause des esprits qui pouvaient y résider… Ce n’est qu’en 1987 que deux habitants du village ont finalement pénétré dans la grotte pour la 1ère fois. Quant à l’ouverture du site aux touristes, il aura fallu attendre jusqu’en 2000, d’où son nom !

En route pour l’expédition !

C’est dans le village de Nambel, à 45 min de route de Luganville que nous retrouvons notre guide local pour la journée, l’attachant Charly. Pour rien au monde je n’aurais souhaité un autre guide pour faire Millenium Cave. Charly est tout ce qu’il y a de plus adorable, patient, avide d’apprendre – et d’enseigner -, et surtout, il te met vraiment en confiance pendant les passages les plus difficiles du parcours. Impossible de ne pas tomber sous son charme !

Millenium Cave au Vanuatu
Charly nous emmène donc nous équiper au village suivant, situé à 30 min de marche, le fameux village de Vunaspef, dont les habitants sont propriétaires de la grotte. Dès le début, les difficultés commencent, la pluie a rendu le sol boueux et glissant… Je te raconte pas le passage sur le pont en bambou, pire qu’une patinoire ! Le chemin traverse une forêt tropicale dense dont le taux d’humidité dans l’air doit être de 300%, on sue comme des bêtes au moindre effort, mais qu’est-ce que c’est beau !

Millenium Cave au Vanuatu

Et encore, je ne te parle pas non plus du village, très petit mais plein de vie, avec le rire des enfants qui jouent dehors à empiler des noix de coco, pieds nus. Il n’y a pas à dire, le Vanuatu est une belle leçon de vie.

Après avoir reçu les consignes pour l’excursion, c’est parti pour 1h30 de marche en direction de la grotte. Rien de bien difficile, si ce n’est que c’est hyper boueux, mais c’est l’aventure, c’est sauvage, j’adore ! Charly nous donne plein d’infos sur la végétation qui nous entoure, les plantes comestibles, urticantes, ou utilisées en médecine traditionnelle, ainsi que sur les racines et autres tubercules. L’espace d’un instant, on se croirait en Amazonie. Et puis à un embranchement, on doit donner toutes nos affaires à des enfants qui nous ont suivis, et qui vont les acheminer jusqu’à la sortie de la grotte… What ?! C’est donc la larme à l’œil que je confie mon appareil photo à un enfant qui s’enfonce avec en sautillant dans la forêt tropicale. Je dois avouer que ce qui m’a surtout gênée à ce moment-là, c’est que “les porteurs” soient des enfants. Non, parce que bon, rien que moi, je croulais sous le poids de mon sac, alors un enfant d’à peine 10 ans… Bref.

Retour au temps de la préhistoire

L’endroit réunit tout ce que j’imaginais dans mes rêves les plus fous : une jungle tropicale luxuriante, des ponts en bambou, des échelles en bois bancales fixées à même les parois des rochers, des cordes, de la boue, une magnifique rivière, des parois rocheuses encore vierges, un canyon, des bruits caractéristiques de la vie de la jungle… Un environnement sauvage et intact digne des plus grands explorateurs !

Millenium Cave au Vanuatu

Au milieu de toute cette végétation dense, nous découvrons l’antre de la grotte cachée sous des épais feuillages verts. Mais avant d’y pénétrer, il est nécessaire de se peindre le visage afin d’apaiser les esprits qui règneraient sur le site… C’est comme cela que Charly nous dessine à l’argile rouge, entre autres, une rivière, une chauve-souris et un chemin.

En silence et un par un, nous pénétrons dans la grotte armés de nos lampes torches, et c’est très impressionnant ! La rivière est glacée, je t’assure que tu n’as pas envie de glisser et de te retrouver entièrement dans l’eau ! Traverser cette grotte longue de près de 500 m est un grand moment, on y rencontre un nombre incalculable de chauves-souris et d’hirondelles, mais également de petites crevettes et des tas d’insectes bien répugnants. Sans parler du fait que pour avancer, tu vas devoir t’accrocher aux rochers dans le noir, littéralement recouverts de fientes d’oiseaux… Je laisse ton imagination fonctionner pour la suite ! Très rapidement, le noir total nous envahit, et sans les lampes torches, on n’y voit plus rien du tout. C’est comme un black-out total. Impressionnant. Ne reste plus que le bruit des oiseaux et la rivière qui s’écoule.

Après 30 min de marche dans l’eau gelée et dans le noir, nous apercevons au loin une faille dans la paroi, laissant passer quelques rayons de lumières. C’est presque rassurés que nous venons de rejoindre la sortie ! Et tant mieux parce que maintenant, c’est le Kai Kai Time au bord de la rivière avec le groupe (l’heure du repas !).

Le plein de sensations fortes

Si la partie dans la grotte était géniale, place maintenant à un peu d’action, une trentaine de minute de descente en canyoning. On va devoir escalader des rochers à mains nues, en descendre d’autres à l’aide de cordes et avancer au dessus de trous sur des échelles en bambou.

Mais le clou du spectacle, c’est bel et bien toute la partie nage en eau vive dans la rivière (glacée je vous le rappelle !). En se laissant porter par le courant, on traverse des canyons à couper le souffle, envahis par la végétation tropicale d’un vert éclatant, c’est purement et simplement magnifique. La nature vierge à l’état pur.

De temps à autre, des cascades surgissent des parois et des promontoires naturels apparaissent pour nous permettre de sauter dans le lit de la rivière. Charly s’arrêtera même pour nourrir les poissons avec des morceaux de noix de coco pré-mâchés… C’est un pur moment de bonheur que nous vivons. Un vrai retour à l’essentiel.

Millenium Cave au Vanuatu

La remontée de l’équipée sauvage

Après plusieurs heures d’expédition, il est temps de retourner au village de Vunaspef. Les parois sont raides, et pour remonter c’est physique ! Heureusement qu’il y a des cordes pour nous aider, et quel régal de trouver à notre retour un thé bien chaud à la citronnelle – naturelle évidemment ! – préparé par les femmes du village.

Le groupe rassemble ses dernières forces pour faire le chemin retour vers le 1er village, Nambel. Dans un élan de courage, j’ai décidé de quitter mes chaussures trempées afin de faire la randonnée en tongs. Ben oui quoi, depuis le début de la journée, notre guide est en claquettes et les enfants pieds nus, ça doit pas être si difficile ! C’est vraiment la mauvaise idée du siècle, j’ai dérapé, glissé et je suis tombée je ne sais pas combien de fois sur les pierres boueuses et les ponts en bambou humides, à faire rire guides et enfants nous accompagnant. Décidément, les Ni-van ont vraiment toute mon admiration !

Écotourisme comme maître-mot

Nous ne pouvons que saluer les habitants de Vunaspef qui ont mis en place il y a quelques années cet “écotour” afin de faire vivre le village. Ils reçoivent des certificats d’excellence à tour de bras et c’est amplement mérité. Leur excursion à la journée fait partie des immanquables sur l’île. Quand vous faites Millenium Cave, vous n’allez pas seulement passer un jour extraordinaire, plein d’aventures, encadrés par des guides locaux d’un professionnalisme à toute épreuve, vous allez aussi supporter la communauté locale. La Millenium Cave Foundation a été fondée grâce aux profits du tour, et s’assure que les villages aux alentours bénéficient aussi du tourisme. Grâce à l’argent récolté, ils ont pu construire deux écoles et une église qu’ils seront extrêmement contents de vous montrer. Une bel exemple de développement que l’on ne peut que soutenir !

INFOS & ASTUCES

#1 : En soit, le Millenium Cave Tour dure entre 3 et 4h, mais il faut bien compter une journée le temps d’y aller et de revenir sur Luganville, surtout si vous souhaitez passer un peu de temps dans le village de Vunaspef. Il faut compter 7 000 vat/personne.

#2 : Pas besoin d’être sportif de haut niveau pour faire Millenium Cave, mais il faut tout de même être en bonne condition physique. Si vous êtes claustrophobe, ce n’est peut-être pas une très bonne idée de traverser la grotte… A vous de voir !

#3 : Équipez-vous bien avant de vous lancer dans le tour, si vous avez des chaussures aquatiques c’est l’idéal, sinon prenez des baskets qui adhèrent bien, parce que… ça glisse !

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Sri Lanka #8 – Dans les montagnes du Centre du Sri Lanka, Nuwara Eliya et Ella

Journée nostalgique car nous avons du dire au revoir à Mathilde et Corinne, qui changeaient d’itinéraire… Mine de rien, c’était un réel réconfort que de les savoir avec nous. Comme deux pauvres âmes en peine, nous patientons à la gare de Kandy le train qui nous emmènera vers une étape très attendue de ce voyage : les montagnes du Centre et la découverte des plantations de thé.

On aura largement le temps de méditer sur une citation écrite en gros dans la gare et qui me plait beaucoup :

Success is never final, failure is never fatal, it is courage that counts !

Prendre le train au Sri Lanka, une attraction en soi !

Ce trajet en train est connu comme incontournable du fait de la beauté des paysages lors de la traversée. Et nous n’avons pas été déçus. Prendre le train au Sri Lanka est plutôt folklorique : il roule très lentement, il est souvent bondé, et il traverse des endroits magnifiques. Et puis vous pouvez passer tout le trajet sur le marchepied du train, histoire d’avoir un peu d’air frais. Par contre, il ne faut pas se leurrer, sur le trajet Kandy – Nuwara Eliya – Ella, il n’y a que des touristes. J’ai dit touristes ? Ah non désolée, je voulais dire Asiatiques !

Une fois que vous aurez joué des coudes avec 2 ou 3 Asiatiques touristes en plein selfie, vous pourrez vous aussi accéder à un marchepied et faire de superbes photos de la vue. Changement radical de décor, ce sont des plantations de thé à perte de vue qui défilent devant nos yeux.

La tête dans les nuages à Nuwara Eliya

 Nous voilà donc en plein cœur des montagnes du Centre, à Nuwara Eliya. La ville la plus haute du pays, située à 1 900 m d’altitude, est noyée dans un brouillard persistant et froid… ça change des grandes chaleurs du Triangle Culturel ! Mais la région est également réputée pour la culture du thé. En se promenant dans la ville, qui est plutôt agréable soit dit en passant, on aperçoit un certain nombre de bâtiments construits sur le modèle des maisons britanniques, notamment le bureau de poste en brique rose. Les Britanniques étaient friands de cette ville lors de la colonisation, ce n’est pas pour rien qu’elle est aussi appelée “Little England” !

Nuwara Eliya a également un petit marché typique, situé dans une longue allée, avec des étals toujours très bien rangés. Mention particulière pour la boucherie… Seuls les plus courageux pourront s’y arrêter !

Nous venions également dans l’espoir de négocier les prix afin de passer une journée dans le Parc National d’Horton Plains, mais peine perdue, les tarifs sont prohibitifs. 9000 Rs pour faire une randonnée, faut pas pousser mémé dans les orties hein ! C’est pas l’Himalaya non plus quoi !

Déguster l’un des meilleurs thés du monde

C’est sur la plantation de Mackwoods Labookellie Estate que nous avons jeté notre dévolu. Cette plantation de 10 000 hectares, fondée en 1841, produit l’un des meilleurs thés noirs au monde sous la marque Mackwoods.

Après une courte visite de l’entreprise, et une dégustation gratuite de thé dans un environnement “so British”, nous voilà arpentant la plantation.

Avant de partir, nous faisons un tour à la boutique de l’usine… et c’est là que commence une guerre sans merci pour repartir avec quelques boites de thé ! 1/ Si tu veux te faire remarquer par les vendeurs et atteindre la caisse, il faut que tu ais au minimum 1 ou 2 cartons pleins de boites de thé dans la main. Nous, avec nos 5 boites, vous imaginez bien qu’on ne faisait pas le poids face aux Russes et Asiatiques qui en achetaient pour des centaines d’euros ! La folie ! A croire qu’ils avaient prévu une valise entière rien que pour rapporter du thé. 2/ Lorsqu’un vendeur se décide enfin à réapprovisionner un rayon, et qu’il pose les cartons sur le sol avant de les ranger, il faut absolument que tu te jettes dessus et que tu attrapes tant bien que mal quelques boites. Parce que tel un toxicomane de la théine, l’Asiatique ne te fera pas de cadeau ! 3/ Autre stratégie : s’intéresser à leur thé blanc, connu pour sa légèreté et son exceptionnelle finesse, mais qui vaut environ 100 euros… les 40 g. Gloups ! En tant que VIP du thé, la caisse vous est grande ouverte ! Pour info, ce thé a même été servi à Buckingham pour le 60ème jubilé de la Reine d’Angleterre. Et pour ne pas vous tromper dans votre choix parmi toutes les boites en vente, voici les qualités de thé par ordre décroissant (du plus raffiné au plus abordable) :

  • Aiguilles d’argent (Silver Tea)
  • Thé Blanc
  • Thé Vert
  • Thé Noir Orange Pekoe (OP) > Broken Orange Pekoe (BOP) > Broken Orange Pekoe Fannings (BOPF)

A noter que bien évidemment, plus la feuille est entière, meilleur sera le thé.

Muni de notre butin, nous retournons à Nuwara Eliya et attrapons un train en direction d’Ella. Nous traverserons des plantations de thé gigantesques, dans lesquelles on peut apercevoir les fameuses “pluckers” à l’action, les cueilleuses de thé.

Ella, elle l’a… Ouhou ouhou ouh ouhou !

Ella a ce je ne sais quoi qui la rend attirante. Il s’agit plutôt d’un minuscule petit village de station de ski, avec 2 ou 3 bars/restaurants un peu branchés, mais avec des prix élevés. C’est calme, avec un aspect montagnard, et c’est plutôt plaisant. Par contre, il pleut beaucoup et il fait froid ! C’est comme ça que l’on atterrit chez Lizzie, une petite mamie Sri Lankaise qui fêtait ses 77 ans le jour de notre arrivée. On a même eu droit à une part de son gâteau d’anniversaire, de quoi commencer la visite des alentours sous les meilleurs hospices ! Requinqués, nous nous lançons dans la randonnée du Little Adam’s Peek. Mais avant ça, on aura l’immense plaisir de tomber sur Mathilde et Corinne ! Malheureusement, les retrouvailles sont de courte durée, elles s’en vont retrouver la chaleur sur la côte Sud, n’en pouvant plus de ce temps humide. Avant de partir on se fait une promesse : celui qui trouve un petit coin de paradis au Sri Lanka contacte l’autre !

Le Little Adam’s Peak

A défaut de pouvoir faire l’ascension du Pic d’Adam, car nous sommes hors saison, nous nous lançons dans une ballade de 9 km A/R en direction de son petit frère, le Little Adam’s Peak. Le chemin passe par les plantations de thé, c’est vraiment très sympa, et le matin vous pouvez observer les familles Tamoules à la cueillette. Malheureusement, les conditions de travail de ces femmes laissent à désirer… Elles ont donc trouvé le bon filon, en vous appelant de loin avec un “photo !”, photo qu’il faudra bien évidemment rémunérer si vous souhaitez vous approcher d’elles… Mais cela se comprend, elles portent un sac accroché à leur front qui doit peser très vite lourd, elles ramassent les feuilles à la vitesse de l’éclair, en plein soleil parfois, et elles doivent être payées une misère à la fin du mois… C’est un peu à te dégoûter de boire du thé quand même…

En haut du pic, la vue est dégagée sur les montagnes aux alentours et les fabriques de thé. Par chance, on aura une éclaircie juste à ce moment-là !

Marcher sur les rails, en direction de l’Ella Rock

L’Ella Rock est une autre ballade à ne pas manquer car elle consiste à suivre les rails du train. Attention toutefois, bien qu’il ne passe pas souvent, il faut rester prudent ! Nous ne sommes pas allés jusqu’au bout par manque de temps, mais c’est marrant de voir les enfants en costume rentrer de l’école, les femmes à l’abri sous leur parapluie, les restaurants sur les bords des rails, les habitations… Bref, la voie de train est une autoroute à elle toute seule !

INFOS & ASTUCES

#1 :
Nuwara Eliya est située à une centaine de km au sud de Kandy. Pour s’y rendre, il faut absolument prendre le train. Le trajet à travers les plantations de thé est juste magnifique. Coût du trajet en 3ème classe : 160 Rs, pour une durée de près de 3h. Attention, il n’y a pas de gare à Nuwara Eliya, il faut dont descendre à Nanu Oya, située à 8 km, et prendre un tuk tuk ou un bus sur la route.
#2 :
La visite de la plantation Mackwood Labookellie est gratuite (donation attendue par le guide). C’est très court par contre, vous risquez de rester sur votre faim. Vous pourrez ensuite acheter du thé dans le magasin d’usine (moins cher qu’ailleurs, on a vérifié !) et aller vous balader dans leur plantation de thé. Pour y accéder, prendre un bus à la gare routière de Nuwara Eliya et arrêtez-vous à Labookellie.
#3 :
Nuit à Nuwara Eliya : 3000 Rs sans clim (mais pas besoin…), la Guesthouse est top, on a beaucoup aimé le côté montagnard. Par contre, à ce prix là pas de vue dégagée sur la vallée ! Malheureusement… impossible de se souvenir du nom, mais il est dans le Guide du routard 🙂
#4 :
Train pour Ella : 60 Rs en 3ème classe
#5 :
La randonnée du Little Adam’s Peak : comptez entre 1h et 1h30, pour 9 km A/R.
#6 :
Nous avons également beaucoup entendu parler des “guides” qui vous accostent sur les rails pour vous emmener jusqu’à l’Ella Rock pour un prix élevé, et qui profitent du fait que le chemin soit mal balisé sur la fin… Personnellement nous n’en avons pas rencontrés, mais peut-être ne sommes nous pas allés assez loin…
#7 :
Nuit à Ella : Chez Lizzie, 2700 Rs sans clim (mais toujours pas besoin !). C’est sommaire mais propre.

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Sri Lanka #7 – Kandy et le Temple de la Dent, dernière étape du Triangle Culturel

Après cette parenthèse (presque) magique avec les éléphants du Minneriya National Park, nous décidons de rejoindre la ville de Kandy. Mais avant, en chemin, on demande à notre chauffeur de bus de nous arrêter à Nalanda Gedige. Comme d’habitude, il nous dit “oui oui” avec un mouvement de tête tel un cobra sortant de son panier au son d’une flûte, mais en fait, soyons précis, il n’a rien compris ! Si vous avez bien suivi les premiers pas, vous me direz que nous avons fait une erreur fatale : ne pas demander de confirmation de sa part ! Alors forcément, on ne va pas s’étonner de s’être retrouvés quelques dizaines de kilomètres trop loin, déposés au pied d’un jardin d’épices (on en reparle un peu plus tard…). En attendant… Pu@#$% de chauffeur de bus de mer$% ! Voilà qui est dit ! Une séance de relaxation plus tard, on prend malgré tout avantage de la situation et on dépose nos (énormes) sacs à dos à l’entrée de ce fameux jardin d’épices (quitte à y retourner, autant que ce soit pour quelque chose d’utile !). On reprend ensuite un bus pour revenir sur nos pas… et forcément… énième tentative d’arnaque de notre nouveau chauffeur de bus ! Alors cette fois, il nous demande un prix exorbitant pour à peine 10 km, la tension monte… Mathilde, dans l’énervement, se foule une cheville et en tombant manque de baisser le pantalon du rabatteur en s’y agrippant… On est chaud là, on est chaud, je vous le dis moi !

Nalanda Gedige, un temple hindou à l’abri des regards

30 min plus tard on se retrouve au pied d’un temple hindou en pierre, construit entre le VIIIème et le Xème siècle. Pas un touriste à l’horizon (ouf !), et le site, perdu au milieu de la végétation, a un petit côté bucolique. Les murs sont richement décorés dans un style du Sud de l’Inde, et le temple présente des éléments hindous, comme le mandapa (une salle à colonne) ou le vestibule. Cependant, on y retrouve également une représentation de Kubera (le dieu des richesses), une figure typique du Sri Lanka. Nalanda Gedige est donc un curieux mélange d’architecture bouddhiste et hindoue, unique en son genre. Pour ceux que ça intéresse, il y a aussi quelques figures érotiques, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils avaient de l’imagination… et à plusieurs tant qu’à faire !

Le jardin d’épices n°99, un piège à touristes !

Nos sacs à dos soigneusement déposés (pour ne pas dire pris en otage !) dans le jardin d’épices n°99 de la route menant à Kandy, on se décide d’en faire le tour, même si des cars entiers de tours organisés s’y arrêtent. Il y a des guides pour toutes les langues, et tous portent un costume s’il vous plait… un poil ridicule tout de même ! Avouons-le, ces visites sont clairement des pièges à touristes, et très honnêtement on n’a rien appris d’extraordinaire, mais on a quand même bien rigolé, surtout au moment de la “petite école” comme nous disait notre guide. Greg, relativement bien fourni en poil, a du servir de cobaye pour tester un de leurs produits : une crème dépilatoire complètement naturelle. Vu la tête des produits cosmétiques, je n’y croyais pas une seconde, mais 5 min plus tard il n’avait plus un poil (enfin, sur la zone où la crème avait été appliquée !). Bluffée sur le coup, je reste persuadée qu’ils ont rempli leur pot de crème dépilatoire Veet, c’est pas possible autrement ! Malheureusement, je ne me souviens plus du nom de la plante miracle qui, à elle seule, enlèverait tous les poils de la Terre, mais si jamais elle existe vraiment, donnez-la moi s’il vous plait, je veux devenir riche !

Pas de gros crush pour la ville de Kandy

(Crush… Kandy… Candy Crush… OK, c’est bon, je sors !). Nous débarquons en fin d’après-midi dans la ville de Kandy, située au centre du Sri Lanka. Et bonne nouvelle : c’est la dernière étape du Triangle Culturel ! Youpiiiii ! J’exagère, on a vraiment aimé ce passage, mais voir toute la journée des dagobas et des bouddhas… On fini par s’en lasser. La ville sacrée de Kandy forme donc le dernier point du Triangle Culturel du Sri Lanka, composé également, d’Anuradhapura et de Polonnaruwa, que nous avons visité précédemment.

C’est donc tout excités que nous nous lançons à la découverte de Kandy. Mais malheureusement, la ville, considérée par certains guides touristiques comme l’une des plus belles du Sri Lanka, ne nous a pas plus emballés que ça… C’est bruyant et pollué. Et la ville n’est pas franchement jolie non plus. Je crois surtout que ce qui aura eu raison de nous, c’est le coup du Sri Lankais qui se permet de tripoter les fesses des touristes dans la rue (dont les miennes au passage…). On décide donc d’écourter notre séjour ici, sans visiter le fameux Jardin botanique, mais on prendra quand même le temps de visiter le Temple de la Dent.

A la recherche de la dent de Bouddha !

Le temple a été endommagé plusieurs fois par des attentats, mais il a été entièrement restauré à chaque fois, c’est peut-être pour ça qu’il a un aspect aussi moderne. Dès l’entrée ça commence mal, on se fait réprimander par le garde car nous avons mis nos chaussures dans notre sac à dos, au lieu de les donner à la consigne… Sérieusement ?! Déjà que tous les touristes payent alors que c’est gratuit pour les Sri Lankais, il faut en plus donner nos chaussures à la consigne où il faut encore payer ?! Décidément, on n’adhère pas du tout avec cette façon de procéder, et on a de plus en plus le sentiment de n’être considérés que comme des distributeurs de billets sur patte…

L’intérieur du temple est une nouvelle fois bien décoré. (Ouais, enfin dans le style sri lankais quoi… Comprenez des dorures partout !). Nous faisons rapidement le tour de l’étage inférieur (Palle Malaya) pour monter à l’étage supérieur (Weda hitina maligawa) où se ruent les fidèles pour prier, avant de finir dans la salle contenant la relique la plus précieuse du pays. C’est là que se trouve la chambre de la relique, plus connue sous le nom de “Haldun Kunama”. Notre excitation est à son comble, ça y est, nous allons enfin voir cette fichue dent !

Oui, mais voilà, vous ne verrez jamais la Dent de Bouddha, il faut vous y faire… La relique est abritée dans 7 coffrets d’or incrustés de pierres précieuses, ayant la forme de dagobas. Tout ceci, bien évidemment, est caché derrière une porte dorée qui ne s’ouvre que 3 fois par jour, à l’aube, à midi et au crépuscule. A ce moment-là, c’est la folie, les fidèles se pressent pour défiler devant les portes ouvertes, mais la seule chose que l’on voit lors de ces rituels ce sont donc les coffrets d’or contenant la Dent, mais pas la Dent (la fameuse) elle-même ! Quant à nous, qui sommes venus hors des heures de rituels, nous repartons bredouilles, sans même avoir pu apercevoir les coffrets d’or !

Nous ferons rapidement un tour à l’extérieur du temple avant de prendre le train pour partir découvrir une toute autre facette du Sri Lanka… les montagnes du Centre et les plantations de thé !

INFOS & ASTUCES

#1 :
Pour rejoindre Kandy depuis Sigiriya, il faut faire un changement de bus à Dambulla. Comptez une centaine de roupies.

#2 : Le prix d’entrée au Temple de la Dent est de 1000 Rs.

#3 : Nuit à Kandy : Lake Bungalow pour 2500 Rs sans clim (mais pas besoin !). L’endroit est un peu “old school”, mais c’est propre et bien situé, puisque le centre-ville de Kandy est facilement accessible à pied, il vous suffira de longer le lac.

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Sri Lanka #6 – Rencontre avec les éléphants sauvages du Minneriya National Park

Il était hors de question pour moi de faire un safari au Sri Lanka. Trop touristique, trop de jeeps, trop artificiel, trop de pollution, trop cher, trop “tout” en fait ! Mais d’un autre côté, j’avais très envie de voir des éléphants, léopards ou buffles d’eau dans un environnement en liberté. Alors petit à petit, l’envie s’est faite de plus en forte, et je me suis dit que je n’aurais pas l’occasion d’en revoir avant un sacré bout de temps. J’ai résisté jusqu’à ce que Chandi (vous savez, celui qui tient la Guesthouse Lakmini Lodge à Sigiriya) nous dise qu’il restait encore 4 places dans une jeep, à un tarif vraiment avantageux. Le Minneriya National Park ne fait pas partie des parcs les plus touristiques puisqu’on ne peut pas voir de léopards (comme au Yala National Parc), ça nous a donc paru être un bon compromis. C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés, Corinne, Mathilde, Greg, deux autrichiennes et moi, embarqués dans un 4×4 pour un safari dont on se souviendra encore longtemps !

L’envers du décor : une pollution à l’état pur

Dès que nous sommes arrivés à l’entrée du parc, j’ai vite été refroidie. Sur le parking, des dizaines de 4×4 garés attendaient les clients. Ce qui m’a le plus gênée, c’est de les voir partir avec seulement 2 personnes à bord alors que la jeep compte 6 places… Je comprends que ça fait partie du business pour les Sri Lankais, mais si tout le monde vient 2 par 2, imaginez le nombre de jeeps dans le parc, la pollution, les dégradations et le stress pour les animaux sauvages… 

Dès que l’on pénètre dans le parc, ça bouchonne, car il n’y a qu’une seule route. Et qui dit bouchon, dit gaz d’échappement. Récapitulons : nous sommes donc en pleine nature, dans un parc national, arrêtés sur un chemin derrière une dizaine d’autres jeeps, et ça pue les gaz d’échappement à ne plus pouvoir respirer. Sérieusement ? Je me suis détestée à ce moment-là, ça allait à l’encontre de tous mes principes et je me suis demandée ce que je faisais là…

Profiter malgré tout de cet instant unique

La route mène à une sorte d’immense réservoir d’eau, et c’est là que l’on peut observer les éléphants lorsqu’ils y vont pour boire, le plus souvent tôt le matin et en fin d’après-midi. Nous avons de la chance, malgré un ciel plutôt gris plusieurs rayons de soleil arrivent à percer les nuages et illuminent l’immense étendue d’herbe, les couleurs sont magnifiques. Et pour la première fois du séjour, il ne pleuvra pas en fin de journée ! Le chemin pour accéder au réservoir d’eau est boueux, les jeeps s’embourbent et certaines restent coincées ! Cela aura valu de grands moments de rigolades, à cause des dérapages incontrôlés du véhicule, et des éclaboussures de boue qui nous arrivaient en pleine face sans prévenir. Remarquez, ça met dans l’ambiance “safari” immédiatement !

Nous observons dans un premier temps des oiseaux et des singes… mais nous, on vient surtout pour les éléphants !

Un éléphant ça trompe énormément !

C’est quelques centaines de mètres plus loin que nous tomberons sur notre premier groupe… Un moment riche en émotion… S’il n’y avait pas une dizaine de jeeps autour de nous… et d’eux. Il y a des éléphanteaux, et bien évidemment, les parents sont rapidement stressés car ils se retrouvent entourés par les jeeps.

Nous verrons 2 ou 3 groupes en avançant autour du réservoir. Certains sont loin, mais la plupart sont vraiment très près des jeeps, on peut même sentir leur odeur et entendre leur respiration ! Les plus téméraires traverseront la route à 1 m de notre véhicule… Sensations garanties !

Je suis également tombée sous le charme d’un éléphant “punk”, vraiment magnifique, d’autant plus sublimé par une lumière de fin de journée.

A la fin du “safari”, notre guide nous arrête au pied d’un observatoire sur lequel nous grimpons pour admirer la vue aux alentours. Enfin, soyons précis, nous faisons la queue au milieu des autres touristes pour monter en haut ! Lors de ma rencontre avec les éléphants, j’avais complètement occultée les autres touristes, mais non, les voilà bien revenus !

Si c’était à refaire…

Si vous voulez vraiment faire un safari, passez votre chemin, ou allez en Afrique ! Je ne dis pas que c’est mieux là-bas, je n’en sais rien, mais cette visite du Minneriya National Park ne correspond pas à l’idée que je me faisais d’un safari. J’ai trouvé que cela s’apparentait plutôt à une visite de zoo (un peu comme le Safari de Peaugres, pour ceux qui connaissent). Et quand je m’imaginais en pleine nature, parmi les animaux sauvages, je n’avais qu’à lever la tête pour apercevoir face à moi d’énormes pylônes électriques ! Je ne sais pas comment ces parcs sont protégés, ni qui s’en occupe, mais ils devraient faire en sorte de regrouper les touristes dans les jeeps et de mieux contrôler le nombre de véhicules ayant accès au parc. Ceci dit, je suis d’un autre coté contente de l’avoir fait puisque nous n’avons jamais revu d’éléphants en liberté durant notre séjour. Je rêve juste maintenant d’aller les observer ailleurs, d’une façon beaucoup plus naturelle et surtout en mode écotourisme…

INFOS & ASTUCES

#1 :
Chandi (de la Guesthouse Lakmini Lodge à Sigiriya) propose des tarifs très avantageux pour les safaris au Minneriya National Park. Il s’arrange lui-même pour remplir au maximum les jeeps (6 personnes), ce qui diminue fortement le coût de l’expédition. 4200 Rs par personne, tout inclus (jeep, entrée du parc, trajet). Par contre, à ce prix là il n’y a pas de guide. Comptez également un petit pourboire pour le chauffeur…

#2 : De Sigiriya au Minneriya National Park, il faut compter environ 45 min de route.

#3 : On vous proposera de faire le safari le matin ou en fin d’après-midi… Préférez la dernière solution qui est pour moi la meilleure, ne serait-ce que pour profiter d’une lumière de fin de journée sur le parc.

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